J'ai souvent écrit de courts historiques pour les armées que je joues. J'ai donc concocté une petite histoire à propos de ma nouvelle armée de comtes vampires.
J'ai voulu un antihéros méchant : sadique, arrogant, ambitieux, fourbe, et tout, et tout. Comme il convient à un bon vampire bien détestable. J'espère que vous apprécierez et que vous me donnerez vos avis (et conseils pour m'améliorer).
La bataille orque mort-vivant n'est en aucun cas tiré d'une bataille que j'ai jouée (mais j'ai choisis les orque parce que c'est l'armée actuelle de mon adversaire régulier)
Enarek
Enarek lâcha le corps désormais sans vie de la jeune femme, puis marcha tranquillement vers la sortie, tout en essuyant le sang sur ses lèvres. Derrière lui, plusieurs goules commençaient à se disputer leur repas. Il monta les escaliers délabrés jusqu'au second étage. De là, il observa la ville en ruines, désormais occupée par ses serviteurs. Des hordes de zombies erraient dans toute la ville, traquant les survivants des combats s'y étant déroulés.
Les habitants se remettaient à peine d'une attaque orque si destructrice quand il était arrivé. Il lui avait été facile de lever une armée de zombies pendant la nuit. Les défenseurs n'avaient même pas eu le temps d'organiser leurs défenses que Kazeraq était arrivé, guidant le reste de son armée. Depuis, les survivants se terraient dans leurs cachettes, conscients qu'ils seraient repérés quand ils sortiraient, et deviendrait d'autres membres de l'armée mort-vivante.
Si Enarek restait dans cette ville, c'était bien sûr pour préparer son armée, afin de continuer ses ravages, mais ce n'était pas tout : rien ne l'amusait plus que de traquer les humains, puis de rire de leurs désespoirs.
« Maître...
_Qu'y a-t-il, Kazeraq?
_Il semblerait qu'une armée d'orques s'apprête à attaquer la ville.
_Ces créatures veulent me défier? Ou bien ne savent-elles donc pas ce qui les attend? Très bien, je vais leurs montrer ma puissance. Et à l'aube, ces peaux-vertes me serviront! »
Enarek avançait vers la sortie de la ville. Tout autour de lui, des hordes de squelettes et de zombies l'entouraient. Il aperçut Dezaresh, cet ancien roi qu'il avait ressuscité, et qui portait maintenant son étendard. Des chauves-souris géantes tournoyaient au dessus de l'armée de non-morts, des dizaines de goules avançaient, parfois en finissant leur repas.
En face de l'armée mort-vivante, se trouvait une horde de peaux-vertes. Les tambours et les cris de guerre se faisaient entendre même de là où il était. Un gobelin passa au-dessus de lui et atterrit loin derrière. L'armée d'Enarek, ne cessant d'augmenter en nombre, s'avançait vers l'ennemi.
Les deux masses se rencontrèrent. Les peureux gobelins avaient depuis longtemps déserté le champ de bataille, et les plus courageux d'entre eux décampèrent rapidement quand ils virent leurs camarades se relever sitôt abattus. Les orques parvenait à vaincre de nombreux morts-vivants, mais chaque zombie vaincu ressuscitait dans les secondes qui suivaient, ramené à la non-vie par Enarek ou l'un de ses nécromanciens.
Il abattit sa lame sur l'un des peaux-vertes, puis découpa en deux un autre orque. Il aperçut alors celui qui semblait être le chef de l'armée ennemie aux prises avec les anciens guerriers d'élite de Dezaresh, qui l'avaient suivi pour le servir quand celui-ci s'était finalement relevé. Enarek se jeta dans la mêlée, amusé à l'idée de se confronter au plus puissant guerrier de la horde orque (et d'en faire l'un de ses serviteurs). Tandis qu'il fauchait les imprudentes créatures osant l'attaquer, il interpella le chef orque.
« Décidément, le chef est a l'image de son armée. À peine capable de tenir une arme.
_Qu'est-c'que t'as dit? cria l'orque.
_Je disais que même ce gobelin que j'ai coupé en quatre morceaux tout à l'heure se battait mieux que toi!
_Tu vas voir si je me bats moins bien qu'un gob'! »
L'Orque se jeta sur le vampire, haineux, criant et levant sa hache pour finir le combat d'un coup. Enarek évita l'attaque, puis, d'un coup vif et précis, contre-attaqua. L'attaque toucha à l'œil gauche malgré la tentative d'esquive de l'orque, qui cria de douleur. Désireux de se venger, il continua de combattre. Cette fois, le coup porta, blessant profondément Enarek au torse, et l'envoyant au sol.
« Alors, qui c'est qui se bat comme un gob'? Déclara le vainqueur, juste avant de se faire décapiter par la lame d'un des squelettes.
_C'est vrai que même un gobelin ne se ferait pas avoir comme ça, répondit Enarek en se relevant »
Le vampire faucha un orque à côté. Démoralisés par la mort de leur chef et le nombre toujours grandissant de leurs ennemis, les orques se dirent qu'il n'était peut-être pas si stupide que ça de courir plus vite que l'ennemi. Enarek en attrapa un avant qu'il ne puisse s'enfuir, lui transperça la gorge et se reput du sang de sa victime.
« Je me souviendrai que le sang orque a un goût horrible, mais c'est toujours mieux que rien. »
Sur ces mots, il jeta le cadavre au sol. Cadavre qui se releva quelques secondes après pour rejoindre l'armée de zombies. Enarek alla voir le corps du chef. Il observa la hache émoussée qu'utilisait le peau verte. Il ordonna à Kazeraq de la ramasser et de l'emmener avec le reste du trésor de guerre. Il récupéra ensuite l'étendard ensanglanté qu'arborait l'armée orque. Il l'arracha de la hampe, et l'observa. Il représentait une hache transperçant ce qui semblait être un crâne humain. Le vampire déchira l'étendard puis jeta les pièces : ce n'était même pas la peine de le garder. Il se mêla aux membres les plus lents de son armée et rentra à la ville. Il allait bientôt partir, car des renforts humains allaient sûrement arriver bientôt, à moins qu'une nouvelle attaque orque ne se produise? En tout cas, il ne savait pas si son armée serait de taille. Il n'avait pas envie de tout recommencer depuis le début, après tout.
Enarek s'arrêta à l'instant même où il posa le pied dans la pièce. Il ne savait pas quoi, mais quelque chose clochait. La lumière de la lune, couplée à l'habitude de l'obscurité, lui permit de remarquer un léger mouvement sur sa droite. C'était donc ça... il avança un peu, puis s'arrêta.
Il para le coup de sa lame, et mit au sol son assaillant d'un balayage. Puis, il se retourna avant même que les deux autres ne soient arrivés à portée. C'était probablement des habitants de la ville. Ils étaient jeunes, étaient équipés d'épées de mauvaise qualité et d'aucune protection. Leur manque de discrétion confirmait qu'ils n'étaient pas expérimentés à un assassinat. Sa lame ouvrit le ventre de l'humain à sa droite, et il esquiva l'attaque de l'autre. Il dégaina alors rapidement une dague et poignarda sa victime.
Enarek se retourna vers celui qu'il n'avait pas encore tué. Son épée se planta dans l'épaule de son assaillant, qui laissa échapper un gémissement de douleur. Il regarda sa victime, amusé. Il entendit soudain un cri venant de derrière lui.
« Abruti, fit-il en retirant sa dague du front de sa quatrième victime, tu penses vraiment que tu peux me vaincre? Surtout en gâchant l'effet de surprise en criant? » Il poussa le corps qui tomba au sol, puis retourna au survivant. La survivante plutôt, car c'était l'une des deux filles du petit groupe (Il n'y avait pas fait attention pendant le combat, mais maintenant il le remarquait). Une adolescente de quinze ou seize ans. Enarek ne comprenait pas cette manie humaine à toujours vouloir gâcher sa vie, mais qu'importait.
« Sale monstre! cracha la jeune fille.
_Je te remercie, répondit Enarek en riant. Je pense que je dois applaudir votre stupidité. J'ai rarement vu une attaque surprise aussi mal préparée. » Mais l'autre ne l'écoutait pas, et continuait « Tu as tué mes parents!
_Mais si tu veux les revoir, c'est possible, tu pourrais même rester avec eux! » Le vampire éclata de rire, tandis que la jeune humaine continuait de parler, sans faire attention aux réponses de son ennemi.
« Je te tuerai! Même morte, je reviendrai pour te tuer, je le jure! »
Le rire d'Enarek s'arrêta, et il regarda la jeune femme avec un air particulièrement mauvais. Celle-ci commençait à se rendre compte qu'elle avait parler trop vite. Elle avait oublié la nature de l'être qui lui faisait face. La créature de la nuit répondit alors :
« Chiche? »
Et voila. J'écrirais peut être une suite si ça vous plaît et que je trouve l'inspiration.
Edit : Notez que je n'ai pas fait parler l'orque en "Fote d'ortograf", parce que c'est particulièrement illisible. Et on ne fait pas de faute d'orthographe quand on parle.
Bk