Intro :
Un ilot de vie au milieu du désert, voilà la description la plus exacte qu'on aurait pu donner de Stycal, la ville principale de Estaal VI. A condition de considérer qu'un ilot puisse prendre la forme d'un immense trou dans le sol. Estaal VI, dite ?la resplendissante? était un monde cardinal, on dit même que l'empereur en aurait foulé le sol de ses pieds divins en des temps immémoriaux.
Contrairement aux autres mondes de l'Ecclésiarchie, la planète elle-même était loin d'être un paradis, désert immense balayé par des tempêtes de sable extrêmement violentes.
Mais l'homme, où qu'il soit, adapte toujours son mode de vie aux circonstances, et, en ce lieu à première vue inhabitable, la population vivait dans des cités-puits, s'enfonçant toujours plus dans le sol. Les cités étaient au nombre de 40, à la profondeur très variable.
Mais les plus importantes étaient
incontestablement Stycal, que la chaleur due a la proximité de l'équateur obligeait à garder une ouverture très étroite sur l'exterieur et Mexaan, qui abritait un des temple impériaux les plus grand du Segmentum Pacificus.
Nous pourrions nous étendre sur les beautés de Mexaan, nous extasier devant la richesse de la cathédrale, la taille de la caverne qui l'abrite, mais aujourd'hui c'est Stycal qui nous intéresse. Et plus précisément un personnage curieux, balloté par la foule du niveau -14.2.
?Pardon, excusez-moi, sauriez-vous où se trouve la...? l'interlocuteur d'Isaac ne prit même pas la peine de lever la tête et continua son chemin, empruntant une passerelle rejoignant une plate-forme supérieure.
Isaac grommela une insulte à l'intention de l'homme d'affaires qui disparaissait déjà dans la foule de ses semblables, et essaya de se repérer. La passerelle Epsilon était devant lui et montait à un niveau plus élévé, tandis que sur sa droite le passage Iota-2 plongeait dans les profondeurs de la cité.
Il se mit à l'écart pour éviter la fureur d'un employé pressé et, s'accoudant à une rembarde observa les alentours.
Il se trouvait sur une plate-forme, parmi des milliers d'autres plate-formes, et son objectif se situait sur l'une de ces plateformes. Vue ainsi, sa quête parraissait très incertaine.
Il jeta un coup d'oeil au-dessus de lui : un habile jeu de miroirs permettait, sans aucun éclairage artificiel, de bénéficier de la lumière du jour alors qu'il était à plusieurs centaines de mètres sous la surface de la planète. Le désavantage de ce système était qu'il était impossible de créer des niveaux comme sur les mondes-ruches, et à la place, des plate-formes dépassant rarement les cinquante mètres carrés dépassaient de façon irrégulière des murs-bâtiments du puits. Des centaines de passerelles les reliaient en un enchevêtrement digne des pires cauchemars du jeune Isaac Gordan, scribe dans la noble institution de l'Adeptus Arbites. Un glisseur de police passa près de lui.
Le jeune homme observa l'appareil typique de cette planète. Il équipait toutes les forces de police de ce monde, et était propulsé par des turbines, technologie plus facile à concevoir que les générateurs anti-grav mais nécessitant beaucoup d'énérgie, c'est pourquoi seuls l'état et quelques nobles avaient les moyens d'entretenir de tels engins.
Isaac reprit son chemin et après encore quelques difficultés arriva enfin à son objectif : la Banque de Données Pénales et Policières de Stycal, qui répertoriait toutes les enquètes et tous les procès du système d'Estaal VI depuis des siècles. Le scribe comptempla un instant la facade imposante qui était en fait une dalle de béton géante, sculptée de l'aquila imperialis et du symble d'Estaal VI, un lézard du désert proliférant sur ce monde, et qui, tel les estaalais, avait l'habitude de se terrer dans le sable pour rechercher la fraîcheur.
?Je peux vous aider?? lui demanda d'entrée le réceptionniste, peu habitué à recevoir de la viste autre que des policiers en uniforme de temps en temps.
-Isaac Gordan, scribe de l'arbitrator Josef Praetir. se présenta le jeune homme, se servant du nom de son maître comme laissez-passer.?
L'homme, qu'on avait mis au courant de la situation, lui indiqua la salle correspondant à sa recherche et se replongea dans le journal qu'il avait jusque là habilement dissimulé sous son bureau, craignant que le visiteur ne soit un de ses supérieurs directs.
Isaac arriva dans une salle gigantesque, digne des plus grandes cathédrale sde l'antique Terra. A des dizaines de mètres au-dessus de sa tête un plafond lourdement ouvragé dominait cette immense bibliothèque.
Les rayonnage s'étendaient sur une bonne centaine de mètres en longueur, et Gordan se dit soudain qu'il aurait préféré ne jamais trouver ce bâtiment. Un petit véhicule couvert de poussière servait à se déplacer sur les rayons sur des rails, aussi bien en longueur qu'en hauteur, et était équipé d'un petit ordinateur répértoriant les chemins d'accès aux différentes sections. Le scribe prit pace sur l'étroit bout de métal qui servait de marche-pied, essuya l'écran et tapa :
ENQUETES RECENTES - CRIMINELS CLASSE.
Dans un bruit atroce de grincement et de crissement, l'appareil se mit en branle et monta lentement vers le plafond, Isaac, mal à l'aise, s'agrippa encore plus fort aux poignées. Puis l'engin s'immobilisa devant une série de dossier. Gordan prit les plus intéressants et commença à redescendre lentement.
Déja 23h30. Le cycle quotidien d'Estaal VI étaient de 26 heures, et le soleil commençait à décliner. Isaac fit une pause pour admirer le ?coucher de soleil'. A cette profondeur on n'apercevait même pas le ciel, mais les prismes suspendus et les miroirs renvoyaient tous le soirs de beau temps la lumière jaune-orangée du crépuscule, embrasant la ville.
Pendant une dizaine de minutes, la cité se figea, absorbée dans la comptemplation de ce spectacle magnifique. Puis, lentement, les boucliers en adamantium se fermèrent, et les systèmes de lumière artificielle prirent le relai. L'activité dans les rues diminua peu à peu, les gens rentraient chez eux, dînaient ou se préparaient à sortir.
S'asseyant sur l'encadrement de la fenêtre, il récapitula ce qui l'avait amené sur cette planète, dans cette bibliothèque. Il était un orphelin de la Schola Progenium, et toute son enfance s'était passée dans un orphelinat très strict, encadré par des membre de l'Adeptus Sororitas. Comme la plupart des enfants de la SP, il ignorait qui avaient été ses parents, règle élémentaire pour les préserver de la jalousie et de la discrimination dans l'école.
Mais il se doutait qu'il n'étaient certainement pas des héros de l'impérium, sinon il aurait été assigné à un poste plus valorisant. Son père avait sans doute été un sous-officier de la Garde s'étant raisonnablement illustré, ou un fonctionnaire particulièrement méritant. A moins qu'il ne soit un enfant illégitime d'un haut placé, qu'on aurait voulu écarter gentiment.
Il ne le saurait sans doute jamais, mais il ne demandait pas particulièrement à le savoir. Son rôle, pas toujours très intéressant ni facile, lui plaisait malgré tout. Il lui permettait de voyager, d'être nourri, logé, protégé, bien des avantages dont la majorité des habitants de l'Impérium ne pouvaient pas profiter. Derrière cette fonction de ?scribe?, il était le va-chercher de l'arbitrator Josef Aaron Praetir. Le vieil homme toujours été d'une sèche courtoisie avec Isaac, et ce dernier n'avait pas à s'en plaindre.
Ils étaient arrivés l'avant-veille sur un croiseur aux couleurs de l'Adeptus Arbites qui n'était rester que pour les déposer, lui, l'arbitrator, et une dizaines de guerriers constituant sa garde personnelle.
Les mondes cardinaux n'avaient jamais été connus pour leur insécurité, et une escouade suffisait largement.
Isaac aurait de toute façon mal vu une manipule de soldats lourdement armés progresser sur les passerelles étroites de la citée-puits. Leur mission était de vérifier que la justice locale se conformait aux décrets impériaux et que leur police était compétente et fiable, bref la routine.
Le jeune homme avait parcouru rapidement dans le vaisseau les informations sur ce monde qu'on avait mises à leur disposition : c'était un monde désertique dirigée par un cardinal de l'Adeptus Ministorum, sa température moyenne à l'équateur était de 56° Celsius, la gravité était de 0.96 et il tournait à bonne distance autour d'une géante rouge, deux de ses 6 satellites avaient été terraformés ansi qu'une autre planète du système.
Les satellites, Zagwa et Athan, servaient respectivement de monde-agricole et de monde-minier, et fournissaient la majorité des matières première utilisées par Estaal VI. Politiquement, elles dépendaient complètement d'Estaal. Le monde-ruche Estaal VIII, qu'on appelle communément E-8, avait par contre son propre gouvernement, et l'influence du monde cardinal se faisait plus discrète, bien que toujours présente, économiquement et militairement.
E-8 était un monde-ruche comme on en trouve partout dans l'Impérium, à une différence près: contrairement à ses semblables, qui présentent une grande hétérogénité de niveaux de vie entre les citoyens, la misère et la violence régnait partout sur E-8.
Les quelques habitants qui réussissaient dans un domaine ou un autre (souvent le crime) partaient sur Estaal VI. Le gouvernement accentuait même ce phénomène en affrètant chaque année d'immenses vaisseaux, remplis de vagabonds et de miséreux pour les déporter sur le monde-ruche. E-8 était sacrifiée à la gloire de sa grande soeur, et on se gardait bien de présenter la face sombre de la magnificence du monde-cardinal.
______
vous voulez une suite? ;-)
Que dire... De constructif... A part que c'est un très bon récit, agréable à l’œil autant qu'au cerveau... Nan vraiment c'est très plaisant à lire...
L'histoire en elle-même reste originale et extrêmement bien détaillée, le style n'est nullement reprochable et les fautes d'orthographe sont peu présentes (une par ci par là, mais rien de bien méchant).
Sinon pas mal de petits détails m'ont d'ailleurs fait sourire, comme les "cités-puits" ; j’espère que c'était voulu ; ne lirais-tu pas du Jodorowsky par pur hasard ?
Le fait qu'il s'appelle "Isaac'' (Asimov inside ?), peu commun pour un gamin à cet époque... Surtout si c'est un orphelin de la Schola Progenium, etc. (On aurait plus facilement donné le nom d'un célèbre soldat mort au champ d'honneur pour l'Empire qu'un nom d'une telle consonance, qui dans notre monde serait judaïque.)
Par contre, j'ai vu le mot "géante rouge", je ne veux absolument pas jouer mon gros empêcheur de tourner en rond, surtout que je suis une merde dès qu'on parle cosmos, astres et autres...Mais ça ma interloqué tout de même, ne serait-ce pas une naine rouge, par le plus grand des hasards, au lieu d'un géante ?!
En tout cas, je veux la suite...
Damned- Morphée m'appelle...
cbalmefrezol
10/02/04 , 0:42
euh très BELLE histoire! en espérant qu'il y est une suite

(fils du tigre bis)
et pour damned c'est géante rouge et naine noire!
je te souhaite un grand succès sur la CFW
Huron sombrecoeur
10/02/04 , 9:03
eh bien que dire si c n'est que ce texte est tres bien ecrit (pas ou tres peu de faute d'orthographes) les phrases ont une excelente relations de cause a consequence , les details sont nombreux sans toufeois lasser.Ton texte comporte une enigme a la roman policier tres bien pensé , qui donne gout a la lecture , tu arrive a allecher le lecteur en donnant un sentiment d'immensiter de cette ruche tout en suivant le deroulement de ton histoire.
eh bien sur que l'on veut une suite^^
la suite la voila, on quitte le monde cardinal et malheureusement on n'y retournera pas de sitot.
mais bon, je vous laisse lire:
CHAPITRE 1 :
Tous les hommes présents sentirent leur estomac se retourner. Les murs et le sol se mirent à trembler. Un luminaire se décrocha et s'écrasa sur le sol, projetant des éclats de verre sur tous les hommes à proximité. Un opérateur radio fut projeté contre une console de commande qui se court-circuita suite au choc, et l'homme fut grillé vif en une fraction de seconde. Un autre homme bascula par-dessus la rembarde et s'écrasa en contrebas. La secousse cessa aussi brusquement qu'elle avait débuté.
?Par l'empereur, c'est quoi ce bordel' maugréa Jim Tarkes en se levant tant bien que mal, tout le monde est entier?
-Pas vraiment, capitaine, lui répondit un des techniciens en montrant les cadavres qui gisaient maintenant sur le sol.
-Et merde... Vous, enlevez-moi ça de là, et qu'est-ce qu'il s'est passé exactement'?
Un des officiers qui était déjà penché sur un écran encore intact répondit d'un air soucieux:
?Aucune idée, cap?taine, on avait aucun problème, le champ de Geller était parfaitement stable, et puis tout d'un coup le navigateur à démarré la procédure de sortie d'urgence du warp.
-J'aurais deux mots à lui dire, à ce crétin.
-Inutile, monsieur, on vient de m'apprendre qu'il aura plus l'occasion de nous refaire ce genre de coup.
-Et bien il faut peut-être mieux pour lui.?déclara le capitaine en feignant l'indifférence.
Tarkes n'avait décidément pas de chance avec les navigateurs, celui-ci était le troisième qui mourrait sur le ShadowLady en moins d'un an. D'autant plus que la nouvelle de la mort du trois-z-yeux, comme l'appelait l'équipage, allait sûrement se répandre très vite parmi les hommes les plus superstitieux, et seul l'emperereur savait ce qu'ils auraient pu inventer.
En théorie il lui était impossible d'en engager, car ils étaient censés être fidèles à l'Impérium, mais suite à des conflits entre eux, certains devenaient des parias et vendaient leur talent au plus offrant. Mais ceux-ci était souvent moins doués que leurs confrères impériaux ou s'adonnaient au culte des dieux sombres, les voyages warp était donc beaucoup plus aléatoires, pour ne pas dire dangereux. Jim avait entendu parler d'un navigateur possédé qui avait tué à mains nues plusieurs dizaines de membres d'équipage avant d'être enfin neutralisé, mais il doutait de la véracité de cette histoire.
?Bien, où est Balther? demanda-t-il, il fallait absolument que son lieutenant lui fasse son rapport.
-Euh, le lieutenant Balther est décédé, monsieur, lui répondit le même homme qui avait annoncé la mort du navigateur.
-C'est facheux. ?
Tarkes réfléchit quelques instants, puis demanda :
?Quel est votre nom, soldat'
-Euh ... Heyus, monsieur...
-Félicitations, Heyus, vous êtes le nouveau second de ce vaisseau.?
Il enchaîna sans lui laisser le temps de réagir :
?-Vous savez où nous sommes'
-On vient de lancer le localisateur, monsieur, on aura la réponse dans quelques minutes.
-Vous avez effectué un scan du périmètre?
-Oui capitaine, rien à signaler, notre sortie du warp n'a pas été repérée.
-Combien de morts'
-Cent quarante-deux, capitaine, plus vingt-quatre blessés graves.
- Et Elle? demanda-t-il en désignant du menton le plafond du vaisseau.
- Le propulseur warp est mort, un des moteurs principaux a surchauffé et le générateur de Geller est inutilisable pour le moment, mais les techniciens disent qu'ils réussiront à le récupérer.?
Il marqua un temps d'arrêt, pensant avoir tout énuméré, mais ajouta très vite il ajouta :
?La cargaison est intacte !
-Très bien !?
Toutes les soutes du Lady étaient remplis à ras-bord de matériel militaire à destination d'une des factions d'une guerre civile, sur une petite planète paumée du Segmentus Tempestum. Etant données les circonstances actuelles, ces armes n'arriveraient sans doute jamais à leurs destinataires, mais ce genre de marchandise étaient toujours très demandées et elles pouvaient donc devenir un argument de poids dans des négociations.
Si tout au moins ils trouvaient quelqu'un avec qui marchander. Perdu dans l'espace avec un équipage réduit de moitié, un vaisseau bloqué en espace normal fonctionnant avec ses moteurs auxiliaires, rien ne garantissait leur retour à la civilisation. Jim se demanda soudain quel était le sort le plus enviable : mourir d'une décharge de plasma de la main d'un commissaire, ou dériver dans l'espace juqu'à l'épuisement des vivres, enfermé dans son propre vaisseau...
Même s'ils trouvaient une planète habitée dans le secteur, Tarkes se voyait mal atterir au beau milieu de soldats impériaux et demander qu'on lui répare son appareil, sans oublier que la planète en question pourrait ne pas être assez évoluée pour lui fournir les pièches détachées.
Pour tromper son anxiété, il fit le tour du centre de commande, s'arrêtant de temps en temps pour observer d'un oeil sévère les hommes occupés à essayer de sauver les équipements électroniques qui avaient particulièrement souffert lors du retour en espace normal.
La passerelle de commandement était située à une dizaine de mètres au dessous du sol de la salle. D'une largeur de quatre mètres et d'une longueur de vingts, elle était occupée actuellement par huit personnes, la moitié de son effectif habituel ayant été tué durant la secousse, et on pouvait encore voir quelques traces de sang sur le sol. A son extrémité, deux plates-formes montaient et descendaient des hommes et du matériel. Un immense écran était accroché à une des parois de la salle, affichant des prises de vue de l'exterieur, donnant ainsi l'impression de voir l'espace à travers une grande baie vitrée. Sur le sol, une autre baie vitrée, réelle celle-là, donnait sur le hall de chargement, actuellement vide.
Les temps était durs pour le ShadowLady, comme pour les autres vaisseaux qui faisaient du "commerce indépendant', ce que les autorités appelaient la contrebande. L'Adeptus Arbites avait déclaré une guerre sans merci à tous les appareils non repertoriés. Même les gouverneurs qui normalement toléraient leurs activités appuyaient maintenant les institutions impériales et il était de plus en plus difficile de trouver ?zones libres', ces astéroïdes où ces enclaves totalement illégales où tous les individus aux activités en marge de la légalité pouvaient se livrer à leurs trafics, et ça sans avoir à craindre une quelconque menace policière. Ces zones étaient découvertes et sécurisées par la force les unes après les autres. Jim avait déjà pu assister à l'une de ces opérations, il ne se la remémorait qu'avec dégoût. La scène s'était déroulée dans les bas-fonds de sa planète-minière d'origine. Des centaines d'hommes armés avait fait irruption dans le réseau de tunnels qu'occupaient les hors-la-loi. Dans le même temps, des vaisseaux avait pris place en orbite et bombardait la mine à ciel ouvert qui servait d'astroport aux pirates. Bénéficiant de l'effet de surprise et de la supériorité numérique, les autorités annihilèrent les dernières poches de résistance en quelques heures. Les quelques prisonniers furent jugés hativement puis fusillés. Aucun des pirates ne survécut à cette journée.
Aujourd'hui Tarkes savait que si son bâtiment était capturé, il serait exécuté sur le champ pour ?activité contraire aux intérêt de l'imperium' et son équipage finirait aux légions pénales pour le même motif. Mais tous ses hommes connaissaient ce qu'ils appelaient les ?risques du métiers'.
Il s'approcha d'un écran horizontal entouré par une équipe de cartographes et avisa un des hommes penché sur l'écran :
?Ca y est' Le programmes est lancé?
-Vous arrivez juste à temps, capitaine, il vient de finir son chargement.?
L'écran tressauta puis afficha une vue extérieure sur l'espace. Cet appareil avait couté une petite fortune au capitaine, mais pour l'instant celui-ci ne regrettait pas son achat car en de nombreuses occasionsil leur avait sauvé la vie. Le logiciel isola chacune des étoiles visibles et les compara à sa banque de données. Un fois cette opération terminée, il calcula la situation du Lady et afficha enfin la carte du secteur.
Celle-ci était en trois dimensions et bien trop compliquée pour le capitaine qui ne maîtrisait pas encore totalement cet appareil, il se fia donc au verdict de ses officiers :
? Il n'y a aucune base de pirates ni de planète libre dans les environs, mais nous avons un monde qui pourrait nous convenir, un monde-ruche, plus ou moins anarchique...?
Tandis qu'il parlait, les caractéristiques de la planète en question s'affichaient à la place de la carte:
?...Contrôlée principalement par des gangs, plus ou moins puissants. On y sera dans une ou deux semaines. Niveau de technologie echo-6 : autrement dit on y trouve à peu près tout si on y met le prix... Hum...Voyons voir... Présence presque nulle des institutions impériales. Police peu efficace...Ah ! il risque d'y avoir un problème...
- Lequel ?
- Des défenses anti-aériennes, principalement des chasseurs légers, et... je ne sais pas si on peux supporter l'effort d'un combat...?
Jim réfléchit quelques secondes. Le Lady avait déjà eu a supporter bien pire, et il n'avaient malheureusement pas le choix.
?On y va? déclara-t-il.
Le cartographe rangea précipitament ses affaires, il n'avait que très peu dormi ces derniers jours.
Avant de regagner sa cabine, il jeta un oeil sur la photo de la planète qui allait les accueillir : Estaal VIII.
QUOTE(Damned @ Lundi 09 février 2004, 23:22)
Sinon pas mal de petits détails m'ont d'ailleurs fait sourire, comme les "cités-puits" ; j’espère que c'était voulu ;
j'espere aussi ;-)
QUOTE
ne lirais-tu pas du Jodorowsky par pur hasard ?
j'ai parcouru du jodorowski
QUOTE
le fait qu'il s'appelle "Isaac'' (Asimov inside ?)
euh... pourquoi pas :-)
QUOTE
peu commun pour un gamin à cet époque...Surtout si c'est un orphelin de la Schola Progenium, etc. (On aurait plus facilement donné le nom d'un célèbre soldat mort au champ d'honneur pour l'Empire qu'un nom d'une telle consonance, qui dans notre monde serait judaïque.)
gamin, gamin , il est quand meme plus vieux que moi !!!
d'autre part pourquoi pas isaac'
on en est qu'au debut de l'histoire et je ne tiens pas particulièrement a ce prenom donc si quelqu'un a une meilleure idée qu'il m'en fasse part ca ne me derange pas de changer un prenom
QUOTE
Par contre, j'ai vu le mot "géante rouge", je ne veux absolument pas jouer mon gros empêcheur de tourner en rond, surtout que je suis une merde dès qu'on parle cosmos, astres et autres...Mais ça ma interloqué tout de même, ne serait-ce pas une naine rouge, par le plus grand des hasards, au lieu d'un géante ?!
des gens mieux informés que moi t'ont répondus
QUOTE
j'ai parcouru du jodorowski
Les lecteurs de l'incal... se font rares de nos jours...Ça fait plaisir...
QUOTE
euh... pourquoi pas :-)
En réalité, j'avais d'autres clins d’œil ou supposés tels, et c'était les seuls dont je me suis rappelé à la fin de la lecture...
Et Isaac Asimov, j'm'en suis rappelé car en ce moment j'attaque Fondation et Empire.
QUOTE
on en est qu'au debut de l'histoire et je ne tiens pas particulierement a ce prenom donc si quelqu'un a une meilleure idée qu'il m'en fasse part ca ne me derange pas de changer un prenom
Ben fils du tigre à l'époque avait mis une liste, dans le forum Fluff 40K, de noms qu'on pouvait donner aux héros de nos récits, et les noms habituels ou originaux pour les compagnies...Si tu le retrouves, je pense que ton vœu sera largement exaucé...
En espérant qu'il n'ait pas été viré car trop vieux...
Mais sinon regarde les noms des dieux antiques (grecs, sumériens, romains, etc.), regarde ceux qui ont un attribut de solitaire, d'intellectuel, etc. A toi après, si tu veux, de les modifier comme Morpheus de Matrix (Morphée, dieu des ténèbres et du sommeil)...
Enfin voilà...
QUOTE
des gens mieux informés que moi t'ont répondus
Pas sûr...Car étant fan de Stanislas Lem (auteur de science fiction), je sais parfaitement qu'une naine rouge, ça existe...Et une naine noire, peut-être aussi, mais j'en ai jamais entendu parler et je ne pense pas que ça ait la même signification...
Damned- Bon, je vais lire la suite au lieu de parler...
Bon, après avoir lu la suite hier soir en étant bien défoncé par les médocs, j'ai réussi à finir en me rappelant de l'histoire parfaitement (l'exploit est à noté).
On va dire que j'ai moins aimé que l'intro, non pas parce que c'est mal écrit, loin de là, tout y est à peu près fidèlement représenté (et bien dimensionné), mais c'était pas tout à fait la suite que j'espérais (tu me diras, c'est que le premier chapitre, tout est encore possible...).
Et je trouve que y a un grand fossé entre l'histoire du premier et du deuxième...Où est passé Isaac ? Etc.
Mais en somme, ça reste quand même quelque chose de monumental, nan vraiment, surtout à ton âge, t'es vraiment doué...
A en donner mal au cœur...Quand je pense qu'à cet âge, à part lire les BD, je lisais rien d'autre... Heureusement, depuis deux ans, je rattrape le temps perdu...
Damned- Veux la suite !
cbalmefrezol
11/02/04 , 22:42
déja la suite! tu passes t'es journées à écrire

? ou tu as tout sur ton disk dur?
enfin bref pour dire que c'est encore mieux action, suspence etc... et le pire c'est tjrs la fin! tu nous laisses sur le plus interraissant!
la SUITE, la SUITE, la SUITE !

cbalm - FAN
QUOTE
Et je trouve que y a un grand fossé entre l'histoire du premier et du deuxième...Où est passé Isaac ? Etc.
Ca s'appelle présenter les personnages, Damned.
Moi au contraire, je trouve que l'intro et le chapitre 1 sont très bien liés ensembles.
Et puis râle pas, tu verras surement la rencontre entre Isaac et Tarkes dans un chapitre ultérieur...

Sinon que dire que les autres n'aient pas déjà dit ?
Que tu aurais pu te contenter d'écrire un texte bateau sur les Space Marines qui, même très bien écrit, aurait été très banal, mais que, au final, tu nous a pondu un récit sur un sujet très original ? Que le style est niquel, de même que l'orthographe ? Que j'ai adoré et que je veux la suite tout de suite ?
A part ca, je vois pas... :D
Kaos - Je peux pas non plus trop te féliciter, après Damned va m'en vouloir... :D
Edit Damned: Nan, aucun excès d'orgueil n'est permis dans un tel récit, il faut rendre à César ce qui appartient à César.
Huron sombrecoeur
12/02/04 , 16:20
en fait quand on lit ce texte on sait que tu est en train de nous pondre un recit vraiment de longue haleine.Apparement tu as transpirer du cerveau en ecrivant ceci, et d'apres le deroulement de ce que j'ai lu ,j'en arrive a me poser les questions suivantes: l'equipage du lady va t'il survivre?Quel est la cargaision du lady?Que va til se passer si ils arrivent a atterrir sur la planete Estaal VI?bref tu sais faire poser de question sur la lecture et entretenir la soif de lire du lecteur.Sinon comme le premier texte c'est bien ecrit(un peu moins bien que le premier je trouve,peut etre pasqu'il ya moins de description)mais c'est en lisant se passage que l'on est impatient de connaitre la suite c'est peut etre une sorte passage de l'histoire , vivement la suite.
le lien entre l'intro et le chapitre ( il s'agit bien de ca et pas d'un chapitre 1 et d'un chapitre 2) va arriver tres bientot, et meme un peu violemment
la suite de l'histoire va se derouler sur E-8 avec tous le personnages connus jusqu'a présent et d'autre encore
mais je dois vous annoncer avec douleur que le rythme des posts va ralentir (et oui, brevet blanc apres les vacances...)
la suite est en route mais elle n'arrivera pas avant une semaine, et la resuite n'arrivera pas avant mi-mars
skalpel
je fais monter le suspense
C'est sur que l'Incal c'est pas trop courant, moi meme je l'ai decouvert par hasard. Mais a y regarder de plus pres c'est vari que l'idée de cité puits avec des passerelles dans tous les sens et des véhicules de police volants.
L'histoire quant a elle est geniale. Le ton est calme, neutre. De belles descriptions, sans surplus, juste de quoi permettre au lecteur de se plonger dans le recit, dans le monde créé ici. Les noms sonnent justes je trouve, la description semble fidele au fluff (meme si je ne suis pas un spécialiste). En bref, des histoires comme on aimerait en lire plus souvent. On sent l'effort de construction de la trame qui manque souvent à ces récites écrits à la va-vite. Là on ressent l'effort de réflexion qui a été fait par avance pour avoir une véritable structure.
Voilà, pour les autres écrivains, sauf Glocauer, relisez bien les mots en gras, c'est la différence entre une histoire et une anecdote!
Galaan, admiratif.
Pour rassasier les fans d'Isaac !!!
c'est court, mais la suite le sera aussi, j'ai decidé de copier sur certain de mes petits camarades
?Bienvenue sur Estaal VIII, monsieur?
L'officier était obligé de crier pour couvrir le bruit des turbines du transport de troupes léger aménagé spécialement pour l'Arbitrator et Isaac.
Le scribe devait se courber pour ne pas souffrir des bourrasques que provoquaient l'appareil, alors que son supérieur semblait être parfaitement à son aise. Le seul signe de gêne de sa part était le plissement de ses yeux, qui renforçait l'allure menaçante que son long manteau noir lui donnait déjà. L'homme chargé de les accueillir était apparemment réceptif à cette intimidation, il trébucha même deux fois avant d'arriver au bureau de son supérieur, et ressentit ce moment comme une libération.
Depuis le temps qu'il faisait partie de cette organisation, Aaron savait qu'une grande partie de la formation d'Arbitrator était la maîtrise de ces procédés. Le jeune homme avait entendu dire que le sien avait quelques années auparavant tenu tête seul à plus de quinze cents gardes impériaux pour arrêter un de leurs supérieur. Même si ce chiffre lui paraissait exagéré, il était sûr que le fond de cette légende était véridique. Isaac connaissait quelques détails secrets : le fait que les chaussures de son supérieurs étaient très légèrement surélevées, les quelques prothèses qui rendaient sa carrure plus impressionante, et le produit qu'on lui avait injecté quelques heures auparavant afin qu'il paraisse ignorer la chaleur assomante qui régnait sur cet astroport.
Le commandant de la base était absent, occupé par une tâche obscure dans un autre bâtiment, mais il arriverait bientôt. Bien. Isaac sortit quelques minutes.
Telles de majestueuses montagnes, les ruches dessinaient leurs énormes silhouettes noires toute autour des pistes. Au-dessus, aucun nuage ne venait troubler le ciel d'un bleu pâle au zénith remplacé progressivement par un blanc laiteux lorsqu'on descendait vers l'horizon. L'astroport occupait plusieurs hectares, une mer de béton où flottaient quelques entrepôts et bâtiment administratifs, entre les monts de métal.
On ne voyait presque aucune animation, c'était pourtant l'un des six seuls aéroports de la planète, et le seul à faire office d'astroport. Le scribe ne vit qu'un seul cargo athmosphérique détacher paresseusement sa masse du sol avant de disparaître derrière un des cône noir.
Le commandant arriva enfin, se confondant en excuses. La chaleur était toujours aussi étouffante, et le jeune homme laissa son esprit vagabonder pendant que le militaire suant et le fonctionnaire imperturbable se livraient aux politesses d'usage.
S'ensuivit un court voyage dans un bus blindé ressemblant plus à un char de la Garde impérale qu'à un véhicule de transport urbain. La climatisation tournait à plein régime et empêchait toute conversation. Les mines patibulaires des quatre soldats auraient de toute façon calmé n'importe quel bavard. Les fenêtres étaient étroites et protégées par des grilles, mais à travers, Isaac pouvait encore apercevoir les bâtiments délabrés de la ruche.
Comme à son habitude, il s'était renseigné sur cette planète avant d'y poser les pieds. La quasi-totalité des terres émergées d'E-8 était couverte de ruches, et le reste était constitué d'un désert de poussière où la vie était réduite à de rares buissons d'épineux rachitiques. 30% de la planète étaient composés d'océans empoisonnés par des hydrocarbures et dont la température stagnait autour de 2° Celsius.
Sur le reste de la surface avaient été bâties plusieurs milliers d'années plus tôt les pyramides de béton qui hébergaient les huit-cent quatorze millions d'habitants de la planète. Cet habitat était divisé en secteurs et en districts, et on nommait toujours pour désigner un lieu le numéro de l'un des quatre-vingts dix sept secteurs ; de sa ruche, parmi une petite centaine d'autres ; et le numéro du district, variant entre les ruches d'un douzaine à une soixantaine.
On distinguait quatre types de district : tout d'abord on trouvait des zones vides dont les habitants avaient été exterminés par les épidémies ou avaient émigrés. Certains d'entre eux avaient été abandonnés tellement longtemps auparavant que des segments entiers de ruche s'étaient effondrés. Ces districts représentaient plus des trois quarts de l'habitat, à l'origine conçu pour accueillir plus de dix milliards d'êtres humains.
Les représentants de l'état estaalais n'était présents que dans les ?districts sécurisés', dans lesquels seuls les habitants les plus ?aisés' (par rapports aux critères locaux bien entendu) pouvaient s'installer. Ces zones étaient controlées par la Milice Gouvernementale Estaalaise, habituellement appelée MèGuE. La milice rassemblait quelques volontaires locaux, exclusivement originaires des districts sécurisés, mais le principal de ses forces était représenté par les soldats les moins compétents du système. Une mutation sur E-8 était souvent utilisée comme punition pour des erreurs mineures ne relevant pas de la justice militaire. C'est pourquoi les MèGs étaient bien souvent hargneux et sadiques, traits de caractère flagrants pendant leurs patrouilles quotidiennes hors des zones sécurisées.
Les gangs contrôlaient aussi de larges secteurs. De nombreuses bandes se partageaient les ruches, faisaient régner l'ordre, organisaient la vie quotidienne... Même si cette information était niée farouchement par les autorités estaalaises, la présence de certains gangs garantissait aux habitants de leurs ?territoires' une bien meilleure qualité de vie que celle des districts sécurisés.
Enfin, certains districts étaient complétement indépendants. Cet état était dû soit à un certain isolement par rapport aux zones de forte densité de population, soit à leur présence entre deux territoires de gangs, qui par un accord tacite gardaient une zone préservée de leurs influences.
Le ?car-tank? s'arrêta quelques secondes devant un barrage de police, mais redémarra sans tarder. Dès qu'il eurent repris leur route, le paysage changea du tout au tout. Les bâtiments à moitié écroulés firent place à des immeubles d'habitation visiblement usés mais entiers, et, fait très rare, propres. Ils étaient passés dans le territoire des mègs. Le véhicule stoppa net...
Des nouveaux personnages + une haine fratricide + un astroport en faillite = un nouveau chapitre
et ceci n'est que le début !!!
Quand Joshua émergea du sommeil ce jour-là, le soleil baignait déjà sa chambre où régnait un désordre assez impressionnant. Des tas de vêtement et de disques de données tronaient pêle-mêle sur le sol. Il jeta un coup d'oeil sur la console de communication : il n'y avait eu aucun appel pendant la nuit.
Il s'en serait douté. Depuis qu'il travaillait à l'astroport clandestin d'Emera, soit bientôt un an et demi, il n'avait reçu qu'une dizaine d'appels. L'astroport traversait une grave crise depuis quelques années. Une crise suffisamment grave pour employer un gamin de quinze ans en tant que responsable des communications.
Le centre d'activité qui un siècle auparavant était en ébullition jour et nuit était réduit à des installations poussiéreuses maneuvrées par trois personnes, dont un viellard et un gosse. Il jeta un regard par l'ouverture dans le béton qui lui servait de fenêtre. En dessous de lui il pouvait deviner, avec un effort d'imagination, les portes de métal de l'astroport, parfaitement dissimulées dans un tas de gravats. Ce bijou de technologie et d'ingéniosité n'avait pas servi depuis six mois. Six mois pendant lesquelles aucun appareil n'avait franchi ces portes. Six mois pendant lesquelles Joshua n'avait touché aucun salaire. Son frère et lui ne gardaient cet ?emploi? que par pitié envers le ?vieux Craft', le propriétaire de l'astroport. Sans compter qu'il leur garantissait un logement très correct.
Joshua s'était installé dès son arrivée dans ce qui tenait lieu de tour de contrôle, qui grâce à son indépendance vis-à-vis du reste des installations, lui permettait d'assurer sa deuxième activité, bien plus lucrative celle-ci, celle de ?guide?. De nombreuses années plus tôt il avait découvert que les dalles de bétons entre les niveaux des ruches étaient creuses dans une certaine mesure et parcourues de dizaines de tunnels de maintenance des recycleurs d'air, aujourd'hui inutilisés. Quand il était plus jeune il passait la quasi-totalité de son temps dans ces labyrinthes, tant et si bien qu'il connaissait tous leurs secrets.
Ainsi, il avait constitué avec quelques amis une équipe de guides qui partait chaque nuit dans ces couloirs, vers les districts sécurisés. Là, les jeunes locaux les attendaient pour traverser les mailles des rondes de mègs, et ainsi échapper au couvre-feu de leur district, pour aller s'amuser dans les bas-fonds des ruches. Ces jeunes payaient très chers pour ces escapades nocturnes, et cette source de revenus etait loin d'être négligeable pour Joshua. Il jeta à regard à son disque de crédit en souriant, depuis quelque mois sa réserve d'argent virtuelle avait considérablement enflée. Mais ce trafic était extrêmement dangereux. Tout en réfléchissant il caressa rêveusement la crosse de son pistolet laser, qu'il avait acheté au marché noir. C'était une arme discrète, pas comme les énormes carabines des guerriers du Fuoco, le gang local. Le canon métallique était complétement lisse et peint en noir. Le chargement s'effectuait par le dessous de la crosse, et les recharges étaient du même type que celles que la Garde Impériale utilisait. Bien entendu, la qualité des munitions de l'armée de l'Imperium n'avaient rien à voir avec les contrefaçons qu'on trouvait sur E-8 et qui ne permettait que six tirs. Joshua visa un point invisible dans le ciel bleu en se tenant comme Peter, lui avait appris. Il secoua legèrement son poignet pour mimer l'effet du recul, puis posa le pistolet sur le lit et s'assit sur le rebord de sa fenêtre. Son grand frère Brett ignorait qu'il possédait une arme, il ignorait également le second métier de Josh. Il n'aurait surement pas apprécié.
Brett était de toute façon bien trop protecteur. Peut-être essayait-il de préserver Josh de la folie qui avait frappé leur autre frère, Peter. En fait, ce terme n'était pas très juste, Peter n'était pas fou, il était juste atteint d'un mélange de sadisme et d'ambition qui le rendait dangereux. C'était à cause de ce caractère que Brett et Joshua avaient fui le district numéro quinze. A cause de ça et des Hyènes.
Josh ne voulait pas se remémorer cette partie de sa vie, il s'habilla rapidement, glissa par réflexe son arme à sa ceinture avant de sortir...
SkAlPel - j'suis en forme ce soir
Edit Damned: Je lis ton histoire et je te ponds une critique ce soir.
Comme tu t'en doutes, tes histoires sont une gourmandise pour l'esprit...
La première suite est très justement écrite: les termes, le vocabulaire, les tournures sont parfaits.
Même si l'histoire, je l'avoue, je l'ai trouvée beaucoup moins intéressante.
La deuxième suite est aussi splendide, les descriptions, n'en parlons pas...Pour les détails fluffiques, ils sont dans l'intégralité justes. Bref, splendide.
L'histoire, elle, commence à devenir intéressante (voire enrichissante), mais pas de quoi avoir un bon suspens.
Si j'avais une note à te donner pour ces deux histoires, je te mettrais un bon 16,5-17/20.
J'attends la suite avec impatience.
Damned- Isaac, Josef, Joshua, Aaron... A quand Rabbi Jacob ?!
QUOTE(Damned @ Mardi 24 février 2004, 20:10)
Même si l'histoire, je l'avoue, je l'ai trouvée beaucoup moins intéressante.
il fallait bien je présente E-8, mais c'est finit promis là ça va bouger
QUOTE
mais pas de quoi avoir un bon suspens.
il viendra, il viendra (quelle impatience !)
QUOTE
Isaac, Josef, Joshua, Aaron... A quand Rabbi Jacob ?!
ne pense-tu pas qu'en 39 000 ans dont 10 000 de repression religieuse la religion juive aura completement disparu (comme toutes les autres actuelles) ?
je pense que ces prénoms représentent dans le monde 40K le passé et qu'appeler son gosse comme ça est plus chic
surtout que je cite quand meme d'autres prénoms
Huron sombrecoeur
25/02/04 , 14:33
a la fin de la lecture de ces recit on se doute qu'un evenement va se produire et on l'attend...
La musique du club déchirait les tympans de Joshua et les lumières stromboscopiques lui donnaient la migraine. Il n'était pas d'humeur à la fête ce soir. Près de lui était assis Paulo, seize ans, dont la mine maussade n'avait rien a envier à celle de Josh, et qui, de dépit, avait entrepris de scier la table avec son couteau. Sa soeur Keyria, quatorze ans, mâchait un chewing-gum, le regard dans le vide.
Le cendrier était plein devant eux. Ce soir les guides d'Emera ne menaient pas de riches adolescents à travers les souterrains. Ces derniers n'étaient pas venus. Comme tous les soirs les trois amis étaient allés comme convenu au point de rendez-vous, mais avez trouvé l'endroit vide. Ils terminaient donc la soirée dans une des nombreuses boîtes du secteur.
Toutes les théories possibles s'échafaudaient dans l'esprit de Josh. Le couvre-feu du district sécurisé n'avait pas pu être avancé, les jeunes auraient dû en être informés à l'avance, et ils auraient prévenu leurs guides. Les mègs auraient eu vent de cette activité ? Peu probable, ils leur auraient dans ce cas tendu une embuscade.
Il soupira et observa les danseurs. La réussite des trois amis leur permettait d'éviter les boîtes pour drogués. Ici la clientèle était souvent des dealers ou des maquereaux plutôt importants, et ils faisaient tache à cause de leur jeune âge. Pourtant depuis un an qu'ils fréquentaient ce genre d'établissement, ils n'avaient jamais eu de problèmes.
L'arrêt de leur trafic allait sûrement remettre en cause leur situation. Paulo et Keyria, qui n'avaient pas la chance d'être logés gratuitement, devraient quitter leur appartement. Peut-être Josh pourrait-il convaincre Craft de les héberger.
Plongé dans ses pensées, il ne vit pas le porte-flingue aux lunettes noires et au manteau rouge s'approcher de lui :
?Joshua Thompson ? s'assura l'homme.
- C'est moi.
- Auriez-vous l'obligeance de me suivre ??
Ces paroles sonnaient mal dans le bouche de l'homme de main. La présence d'un représentant du gang Fuoco n'était pas étonnante, ce club leur appartenait, comme tout le secteur.
D'un geste Josh dissuada Paulo d'intervenir. Comme tous les autres gangers, l'homme dissimulait sans doute une carabine laser sous sa cape, et le club devait être bourré de ses collègues. Il le suivit donc docilement vers la porte de derrière. Arrivé dans la ruelle, il tomba nez à nez avec quatre autres guerriers encadrant un petit moustachu, qui ne pouvait dissimuler une certaine tendance à l'embonpoint. L'homme tirait sur un énorme cigare et considérait Josh avec un regard étonné. Le ganger qui était allé le chercher se plaça de façon à bloquer la porte. Plusieurs minutes s'écoulèrent, les porte-flingues restaient aussi immobiles que des statues, les jambes légèrement écartées, le main sur la crosse de leur arme. Le moustachu continuait de fumer.
?Alors' Qu'est-ce-ce qui se passe ? lança Josh en écartant les bras dans un geste d'impuissance.
Son interlocuteur esquissa un sourire.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Eh bien je pensais trouver un individu un peu plus épais. Tu es bien jeune pour agacer à ce point le Don...
Un éclat vicieux brillait dans son regard.
- Je crois que vous avez oublié de vous présenter...
- Et insolent avec ça... Fais attention, jeune Thompson, tu pourrais ne pas être aussi chanceux que ton frère... Je suis Vittorio Teroni, signor Teroni pour toi...
- Très bien, maintenant pourriez-vous me dire ce que je fous là, cher Vittorio... ? lui répondit le jeune homme, qui commençait à perdre patience.
Brett lui avait toujours dit que ce genre de mafieux usait de ce genre d'intimidation, et qu'il ne fallait jamais se laisser impressionner.
L'homme qui se tenait derrière lui lui assèna un grand coup de crosse dans les reins pour le punir de son manquement au protocole. Une chose dont Brett ne lui avait pas parlé. Ignorant le gémissement de Josh, Teroni continua son discours :
?Les dealers du Fuoco du district sécurisé ne touchaient rien depuis bientôt un an, et cela agaçait sérieusement le Don... Puis nous avons compris, les jeunes n'achetaient plus de came car ils te donnaient leur maille, je me trompe ?? Une réponse cinglante brûlait les lèvres de Joshua, mais la douleur dans son dos lui rappelait encore le prix de l'insolence.
?Mais tu es un Thompson. Tes frères travaillent maintenat pour nous et le Don accorde une grande importance à la famille... C'est pourquoi nous consentons à te garder en vie... Comprend bien que maintenant tu devra te plier à l'impôt, comme tout le monde... Mais tu dois aussi nous dédommager pour l'argent que tu nous a fais perdre... Disons... Cent mille UMS et tu sera tranquille... Qu'en pense-tu ?
- Attend voir... Cent mille ? Pour quand ?
- Les scanners nous ont montré que tu avais ton disque de paiement sur toi.. Disons maintenant.
- Laisse moi réfléchir... Va te faire foutre !?
Cette fois ci le coup de crosse l'atteignit à la nuque, il tomba à genoux sur le béton. Il aurait du prendre son flingue. Il aurait du prendre son flingue.
?Je ne t'ai pas reçu dans mon bureau pour cette raison, Thompson, ça m'aurait attristé de mettre du sang sur mes meubles. Tuez-le?
Un de gangers s'approcha de Josh dont la vue était obscurcit par le coup. Il entendit le bruit d'armement d'une carabine. Il avait vraiment besoin d'un miracle. Vite. Maintenant.
?Alors Torenh, tu t'attaques à des gosses maintenant ?? cria une voix narquoise au bout de la rue.
La voix de Peter.
Un miracle. C'était un vrai miracle.
D'où il était Joshua vit Teroni pâlir, puis celui-ci souffla:
?On y va. Mais n'oublie pas que tu as une dette envers moi, Thompson.?
En un instant le mafieux et ses hommes étaient rentrés dans le club. Des mains puissantes soulevèrent Josh et le remirent sur pied. Peter se tenait encadré d'une dizaine de Hyènes, son gang.
Les Hyènes, ce groupe de jeunes qui s'étaient autoproclamés sept ans plus tôt défenseurs du districts quinze, ce même groupe qui avait annihilé l'armée du D-18 et qui avait intégré leur territoire au leur, ce même groupe qui alimentait une haine sanguinaire contre les mègs, ce même groupe dont Peter était le leader, ce même groupe que Brett avait créé sept ans plus tôt...
?Tu as le talent familial pour te foutre dans la merde, on dirait.
- J'en voulais pas particulièrement...
- T'inquiète pas pour ce gros porc. Il voulait combien ?
- Cent mille.
- ?Pour le Don' c'est ça? En fait le Don aurait rien touché ! Mais pour ton petit trafic je pense que c'est fini...
- T'es au courant ?
- Je suis au courant de tout, ici, petit... Le Fuoco tolère de moins en moins ce qui ne lui rapporte rien. J'bosse pour eux maintenant. Ils ont dû laisser entendre au jeunes que te donner de l'argent nuirait à leur santé, si tu vois ce que je veux dire... Tiens toi tranquille quelque temps et ça ira.
- A cause de Teroni ?
- Teroni n'a aucun pouvoir... Même les hommes que tu as vus ne sont pas vraiment sous ses ordres.
En vérité il s'appelle Viktor Torenh, sa mère était une prostituée de la ruche basse... Je ne sais pas d'où vient cette manie du Fuoco de changer de nom..."
Le portable de Joshua se mit a bipper furieusement : le signal de retour.
?On a l'air de t'attendre... dit Peter, et j'imagine que tu n'es pas sensé me parler...
- Pas vraiment... Et, pour tout à l'heure...
- Me remercie pas, tu sauras sur quel frère compter s'il se passe quelque chose bientôt...?
Peter et ses hommes disparurent dans la nuit comme ils étaient venus. Josh se retrouva dans la rue, désemparé. Ses rencontres avec son frère le déstabilisaient toujours. Peut-être étaient-ce les Hyènes, ces guerriers rasés et tatoués, qui provoquaient son malaise. Ou bien la lueur malsaine présente en permanence dans son regard et sa manie de parler par énigmes.
Il chassa ces pensées et rentra en hâte à l'astroport.
Il marchait dans les rues désertes de la ruche, il lui faudrait au moins quinze minutes pour atteindre chez lui. Son portable recommença à émettre des bips. La situation devait être très urgente pour que son frère s'énerve de cette façon. Le garçon accéléra le pas.
E-8 ne possédait aucun réseau satellitaire, le téléphone de Josh fonctionnait sur le système de communication de l'astroport. Il ne pouvait donc pas l'utiliser s'il s'éloignait trop de chez lui. En revanche l'onde du signal de retour était assez puissante pour le suivre sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Quand il arriva dans la salle de contrôle, les lumières étaient coupées. Seule l'ombre de Brett se découpait, face à la fenêtre. Josh n'eut même pas le temps de se demander ce que son frère faisait dans l'obscurité :
?Je sais pour tes virées nocturnes, je sais pour ton embrouille avec le Fuoco...?
Il se retourna, faisant front à son petit frère. La fureur se lisait sur son visage. Le jeune homme qui jouait si souvent la carte de la compréhension et de la bienveillance s'était transformé en un fou furieux :
?Je pensais que tu avais compris. Mais non. Tu suis l'exemple de Peter. Tu suis l'exemple de dizaines de gars que j'ai connu. Des gars très gentils. Des gars qui sont morts, Joshua ! Des gars qui ont crevé à seize ans d'une balle dans la nuque ! C'est ça que tu veux, bordel ?
J'y crois pas ! Monter un trafic entre les mègs et le Fuoco ! T'es vraiment con ! hurlait-il, et sur son cou une veine menaçait d'exploser.
- Je te trouve bien informé, pour un type qui se tient loin des gangs ! cracha le garçon.
- Je trouve mes infos ou je veux.
- Tu te prends pour qui ? Pour Papa ?
- Non, je ne suis pas aussi stupide que lui ! Tu sais comment il est mort ? Et bien imagine l'effet d'un bloc de béton qui tombe sur quelqu'un à cause d'un tir de lance-missile, Josh, et après imagine que ce quelqu'un soit ton père. Notre père. Maintenant tu sais, petit ! Et le plus beau c'est qu'après Peter, tu suis les traces familiales ! Bravo !
Tu veux que je te dise ? T'as de la chance que Craft veuille te garder, parce que sinon tu n'habiterais même plus ici !
- T'es au courant pour l'embrouille avec Teroni ? Pourtant je t'ai pas vu quand j'avais un fusil ontre la nuque !?
Il monta les marches de la tour de contrôle, quatre à quatre, et verrouilla la porte de sa chambre. S'allongeant sur son lit, il se remémora les paroles de Peter : ? s'il se passe quelque chose bientôt', mais, plus inquiétant encore, celles de Teroni : ? Tes frères travaillent pour nous'.
Bon que dire...Comme d'hab...Ton récit est vraiment bien ficelé, l'intrigue s'étoffe, mais n'est pas pesante, les dialogues ainsi que les descriptions sont cruellement réalistes...
En bref, c'est encore une suite qui fait mal à mon petit cœur fragile, car penser que tu as 14 ans et écrire comme ça, j'en ai mal au cœur, même fils du tigre (un illustre scribe de ce forum) ne faisait pas mieux...
Tu arrives à créer un monde, on sent la maîtrise de l'environnement...
Nan vraiment, je crois que je vais devoir arrêter de faire des critiques de tes récits, car je suis pas bon pour les compliments...Et j ai l impression de radoter.
Au fait, l'histoire d'appeler ''le Don...'', c'est un peu trop, tout de même, surtout avec leurs noms italiens...Mais bon, c'est un détail obscur et sans intérêt !
Damned- A quand la tête du cheval dans le lit du parrain ?
Huron sombrecoeur
01/03/04 , 21:10
j'ai adorer cet episode , ya un peu d'action , on en decouvre un peu plus sur les personages , les descirption sont toujour d'un ton juste .Tu es vraiment mature dans tes recits c'est assez incroyable . On a l'impression que la personne qui a ecrit ca a une experience de la vie assez poussez , bref t'as penser a te faire publier?Si un jour un fanzine se crée dans se forum tu y aura certainement une place de choix , tu sais manier deroulement de l'histoire attachement des perso brez tout y est , encore bravo.
huron etonner de voir encore des jeunes mure d'esprit si tot vu la tournure actuelle...
QUOTE(Damned @ Lundi 01 mars 2004, 19:48)
Au fait, l'histoire d'appeler ''le Don...'', c'est un peu trop, tout de même, surtout avec leurs noms italiens...Mais bon, c'est un détail obscur et sans intérêt !
Damned- A quand la tête du cheval dans le lit du parrain ?
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leurs noms italiens ils les ont inventé
plus tard dans l'histoire "le Don" explikera d'ou vient tout ca
Après cette longue pause constituée de glande et de traductions pour patato, voici le retour en force de votre feuilleton préferé : Estaal !
Cela faisait bientôt une semaine que Josh n'avait pas parlé à Brett. Il passait très peu de temps à l'astroport, traînant dans la ruche avec ses amis maintenant sans domicile. Les évènements que Peter avait évoqués semblaient se réaliser: des rumeurs de batailles contre les mègs, loin au nord, leur parvenaient, des assauts contre des casernes, des attentats...
Dans les rues la tension semblait palpable. Les guerriers du Fuoco, absents il y a une semaine des quartiers résidentiels, patrouillaient maintenant par deux dans tout le secteur. Dans les territoires plus proches des conflits, un lieutenant avait tenté de profiter de la guerre civile imminente pour renverser le chef du gang, Don Emiliano, avec l'aide d'habitants lassés de payer des impôts. Le traître avait été fusillé, mais le Fuoco ne voulait plus prendre aucun risque.
Le plus inquiétant avait été annoncé au garçon par Peter la veille.
Celui-ci était venu discrètement, à la tombée de la nuit, pour le prévenir : le successeur du lieutenant fusillé n'était autre que Teroni, le propriétaire de la boîte.
Pourtant celui-ci n'avait toujours pas causé de tort au jeune homme.
Josh regarda son disque de paiement. Même s'il avait voulu payer le mafieux, il n'aurait jamais pu.
Son activité de guide lui avait fait gagné soixante mille en un an, somme qu'il avait quelque peu grignotée depuis sa retraite forcée. Son disque ne pouvait de toute façon stocker que soixante-seize mille UMS au maximum.
Le système monétaire d'E-8 était le même que celui de tous les pirates du secteur : il reposait sur les Unités Monétaires Standards.
Un millier d'années plus tôt un consortium de banques s'était retrouvé dans l'impossibilité de stocker l'argent virtuel de ses milliards de clients : elles avaient donc trouvé un système révolutionnaire. Chaque particulier achetait un petit appareil circulaire qui gardait en mémoire les informations relatives à son compte, mais cet appareil ne gardait aucun contact avec la banque.
L'argent virtuel passait directement d'utilisateur à utilisateur sans passer par un ordinateur central.
Le profit de la société résidait dans la vente des disques, qui étaient limités en capacité et que l'utilisateur devait changer si sa fortune devenait trop importante. D'autre part il était impossible de pirater les appareils pour augmenter son pécule : ils étaient protégés par une technologie achetée à un prix mirobolant à la guilde des ingénieurs squats. Ne nécessitant plus de proximité avec une agence, ce système se répandit très vite sur des dizaines de planètes.
Mais plus aucun transit signifiait aussi plus aucun contrôle. L'UMS devint la devise des pirates de tous le Segmentum Pacificus et même au-delà. Ces individus représentaient une part énorme du chiffre d'affaire des banques, elles fermaient donc les yeux sur leur profession.
Aujourd'hui Joshua devait rejoindre Paulo et Keyria dans un district proche ou son ami prétendait avoir découvert des recyclateurs d'air d'origine encore fonctionnels.
Une boîte à outils et un rouleau de fil électrique empruntés à l'astroport sous le bras, il retourna donc dans les tunnels pour les rejoindre.
Tous les équipement électriques des ruches avaient grillés suite à un attentat, bien avant la naissance de Josh. Les terroristes, des séparatistes, dont on entendit plus jamais parler après cet acte, avaient saboté la principale central électrique de la région. Ses réserves de secours, en cas d'arrêt, qui se comptaient en milliards de kilowatts, furent déchargées dans le réseau de la ville. Les recyclateurs d'air, les ascenseurs, les systèmes d'éclairage encastrés dans les murs et dans le sol ainsi que les engins de culture hydroponiques, les métros s'arrêtèrent, la plupart à tout jamais.
Depuis, on avait installé pour subvenir aux besoins vitaux d'immenses panneaux solaires, la plupart financés par le Fuoco, et installés de petits recyclateurs auxiliaires, des réverbères et des luminaires à échelle humaine. Les immenses halogènes capables de reproduire la lumière du soleil et les recyclateurs aux ventilateurs dont les pales des hélices étaient grandes comme des immeubles ne furent jamais remis en état. Pourtant, faire circuler l'atmosphère dans les ruches était vital, pour garantir un taux d'oxygène nécessaire à une grande communauté, mais aussi pour éviter l'accumulation d'humidité et préserver l'habitat des moisissures et des champignons. Certains habitants de districts proches de l'air libre avaient négligé de réinstaller ces systèmes, prétextant que leur situation lui permettait d'évacuer naturellement leur dioxyde de carbone et d'obtenir le dioxygène, mais ils comprirent leur erreur quand ils furent décimés par les épidémies.
Le recyclateur était en effet en état de fonctionner, du moins dans un état qui leur permit de le réparer. Un des branchements d'alimentation était défectueux et c'était sûrement grâce à cette défaillance qu'il avait été protégé du choc éléctrique. Après avoir remplacé ce cable et avoir dégagé le poste de commande de l'épaisse couche de poussière qui s'était accumulée depuis cent-cinquante ans, il vérifièrent le reste de l'installation.
Le reste de leur journée fut occupé à huiler les hélices ou à vérifier que les conduits d'aération n'étaient pas bouchés, et ils eurent plusieurs fois à utiliser leurs connaissances des tunnels.
Vers la fin de l'après-midi Keyria eut enfin l'honneur de mettre en marche l'immense machinerie, qui démarra au quart de tour.
Josh rentra chez lui en fin de journée, harassé après cette journée de travail intense. Il se doucha et se prépara à sortir, quand il crut entendre un son venant d'un coin de sa chambre. Il tendit l'oreille, et soudain comprit.
Il se précipita vers un amas particulièrement énorme de vêtements, jeta ses habits à droite et à gauche pour enfin découvrir le système de communication. Un appel crypté...un appel crypté venant de la stratosphère. Il lança la procédure de décryptage standard et dans le même mouvement appuya sur un énorme bouton rouge. Au même moment des dizaines de lumières se mirent à clignoter dans tout l'astroport : un appareil transplanétaire était en approche. Les affaires reprenaient ...
la re-suite est prête, mais j'ai décidé de vous faire attendre un peu !
et entre temps je vous propose un petit jeu : quel est l'anagramme de Jim K. Tarkes ?
(c'est dingue cette mode de faire des jeux entre les suites)
C'est marrant, j'ai comme une petite idée de qui va atterir...
Perso, j'ai beaucoup aimé cette suite, surtout le côté "livre d'histoire", les éléments sur l'histoire de la cité-ruche, tout ca...
Par contre j'ai pas très bien compris pourquoi les gosses se sont fait chier une journée entière à réparer un recycleur d'air...
Ils veulent jouer les bons samaritains ou quoi ?
Kaos - Et pour l'anagramme, bah je cherche...je trouverai, je trouverai, raaaaah !
Tu ne cesseras jamais de m'étonner, Skalpel !
Ce récit est vraiment beau, d'une grande classe (à tous points de vue) et donne un sens instructif aux pauvres incultes que nous sommes... (enfin qu'ils sont..

)
Cet épisode, même s'il ne fait pas réellement progresser l'histoire, a le mérite (sans la moindre contestation) de faire rentrer le lecteur dans la trame et l’atmosphère que tu crées ! (J'essaye pour la guêpe, et ça depuis le début, et c'est pas le plus facile...)
Enfin bref une bonne quantité de détails comme je les aime !
Du grand art !
J'attends, vivement la suite !
Damned- La suite de la guêpe, vous l'aurez ce soir ou demain ! (Bah oui, j'ai une vie, aussi...)
Gyaume83
26/03/04 , 19:52
D'abord je dois avouer une chose. Je viens juste de lire la série. Je ne m'y était pas interressé, simplement parce que Bof, le titre et les 10 premières lignes ne m'entrainais pas plus que ca. En aujourd'hui, je reçois sur MS un court message de Skapel, qui me dist : J'ai posté. Disposant d'un temps nécesaire, je me mets donc a lire les récit.
Et grande fut lma surpris quand j'ai réalisé ce dont je m'étais privé !
Donc je fais une critique générale.D'abords, j'aime bien la trame, je commence un peu à deviner le point de rencontre de tous les personnages, s'il y en a un.
Ensuite, les descriptions des citée ruche, commerces parallèles, et le reste, c'est vachement bien.
Mais un point me choque ( je peux me tromper, je ne connais pas la politique Impériale au 41èmillénaire et j'ai pas beaucoup de fluff en poche) : Estaal VIII.
Je m'explique. Sur Nécromunda, d'après ce que je sais, Y'a Lord Helmawr qui gouverne, y'a sa police, et après y'a les gangs (familles, en frenchi) qui ont plus ou moins de pouvoir et qui se font la guéguerre.
Hors la, j'ai compris que le Fuoco gouvernait presque la planète, bref a part les megs qui sont la, mais on dirait pas qu'elles sont assez laxistes.
Je peux me tromper bien sur, si c'est le cas Retifiez moi.
Mais a part ça, tes récits sont très précis, très entraînant, on se plait dedans. J'attend ta suite avec Impatience.
QUOTE(Kaos @ 26/03/04 , 8:05)
Par contre j'ai pas très bien compris pourquoi les gosses se sont fait chier une journée entière à réparer un recycleur d'air...
Ils veulent jouer les bons samaritains ou quoi ?
impossible de vivre sans recycleur d'air
et vu qu'ils se sont fai virer de leur appart'
maintenant ils squattent ce district
QUOTE(Gyaume83 @ 26/03/04 , 18:52)
Hors la, j'ai compris que le Fuoco gouvernait presque la planète, bref a part les megs qui sont la, mais on dirait pas qu'elles sont assez laxistes..
On découvre E-8 a travers les yeux de Josh, dont le secteur est sous la domination du Fuoco, mais il est loin de connaitre toute la planète.
Loin au sud, après les Terres des Sauvages, il y a les adeptes du dieu machine du groupe Krastix
A l'Est, les Clans Guerriers et leur curieuse conception de l'honneur.
A l'ouest, la tribu des pêcheurs Söhtras, sur leurs immenses joncques, qui ne s'éloignent jamais de l'océan...
et vous savez quoi ? vous les découvrirez tous... en temps voulus...
édité par moi-meme : j'ai changé le nom des pecheurs, il est plus mieux celui la
Ok, pigé.
Faut dire que j'avais un peu paumé le fil entre les derniers épisodes, étant donné le temps qui les a séparés...
Et j'ai toujours pas trouvé ce foutu anagramme !
Arrgghhhh ! J'y arriverai, j'y arriverai, j'y arriverai...
Kaos - La nuit va être longue...
Nemesis[I]
26/03/04 , 22:08
Hey pas mal Skalp!
Au fait saviez vou ke j'arrive preske a peindre aussi bien que Skalp avec les pieds'
Message modéré par Damned : Nemesis, les messages personnels n'ont aucun intérêt pour les membres de la communauté, sur plus de huit lignes, seules deux restent potentiellement valables ; et encore, seuls trois mots parlent du sujet concerné : "Estaal".
Lis le règlement, merci.
pour nemesis : hé hé bien fait
pour tous les autres :
l'anagramme de Jim K. Tarkes est un personnage qui a la meme profession que lui !
(oh p**** j'espere ne pas me gourer ni sur l'othographe, ni sur la profession du gars en question)
Evandree
26/03/04 , 23:58
James T.Kirk. Capitaine de l'Enterprise dans Star Strek. Je n'ai pas encore lu le long récit mais je suppose que c'est ça.
Je le lis, j'édite ce post pour faire ma critique puis mes rimes enfin tout quoi.
James Tiberius Kirk interpretré par William Shatner.
Voilà j'ai lu. Et ma critique sera bref. WHHHAAAAAAAA. J'en reveux.
Que dire de plus on pénètre dans ce monde, on y découvre ses recoins. On veut continuer l'aventure. Du grand art. J'écris comme ça vient. Je suis sur les fesses. J'ai même pas pensé à érire en rime. Chapeau l'artiste.
Huron sombrecoeur
27/03/04 , 13:58
simpa ce recit mais decevant par rapport autres (je trouve) car ya pas de grande ligne dans ce recit c'est juste extrement descriptif sans avoir de trame ya un evenement perturbateur a la fin (comme toujours) c'est larrivée d'un vaisseai au spatioport , bon je pense que la suite sera plus interessante.
Edit Damned: Halala ces rabat-joie, jamais contents !
Oui marre des rabats-joie, si tu as lu un livre une fois dans ta vie t'as du t'apercevoir que l'élément perturbateur n'arrive pas au bout de trois lignes. Un véritable récit (et non une nouvelle) ça prend du temps, y a des histoires auxiliaires etc etc... en bref tu découvres un nouveau monde tout droit sorti de l'imagination de l'auteur.
Galaan, qui se dit que Skalpel ne peut pas avoir 14 ans seulement... non pas possible (la honte sur moi!).
Message modéré par Damned : Modère tes propos, cher Galaan, car tu oublies sans doute que tu parles à un Modérateur. J'ai supprimé ce qui me semblait bon de supprimer.
Vous vouliez de l'action ? Ben en voilà --->
Le lady dérivait lentement en tournoyant sur lui-même, tous ses systèmes au minimum par souci de furtivité. Ses émissions énergétiques étaient presque nulles. Sauf en ayant le nez sur le vaisseau, on ne pouvait pas le distinguer de l'un des nombreux débris métalliques en orbite autour d'E-8. De temps en temps un des moteurs auxiliaires s'allumait pour corriger la trajectoire du vaisseau.
Sur la passerelle de commandement l'atmosphère était lourde. Les lumières étaient toutes coupées pour économiser le peu d'énergie que l'équipage s'accordait, et la salle n'était éclairée que par la lueur blafarde de l'écran mural. Tous les regards étaient braqués sur l'image que celui-ci projetait : la surface d'E-8 en plongée. L'angle changeait constamment à cause du mouvement rotatif du lady. Quand le champ s'éloignait trop du sol, la caméra changeait en un petit tressautement de l'image.
Loin en contrebas des icônes indiquaient l'emplacement de capteurs braqués sur l'espace. Toutes es personnes présentes savaient que malgrès l'altitude chacun d'eux pouvaient détecter le lady si quelqu'un s'avisait de faire tirer ne serait-ce qu'un de ses canons laser.
Tous se taisaient, comme si ces stations pouvaient entendre leurs conversations. Seul un officier brisait de temps à autre le silence en indiquant leur altitude.
Quand celui-ci indiqua l'entrée en basse atmosphère et que la résistance de l'air fut suffisante pour provoquer un léger tremblement de la coque, Jim K. Tarkes rompit le silence:
?Envoyez le message d'urgence 47B.
- A vos ordres, capitaine.? répondit le Communicator Majoris, en branchant un de ses multiples implants dans la console.
Plusieurs secondes s'écoulèrent, la vibration de la carlingue se fit de plus en plus puissante.
Soudain une sirène se mit en route :
?Capitaine ! La communication vient d'être interceptée par une base gouvernementale ! Un escadron de chasseurs a viré vers nous !?
Aussitôt ce fut le branle-bas de combat :
?Moteurs A-1, A-2 et A-4 à pleine puissance et compensez avec les fusées C-9 et C-10 ! Prenez le cap 080 avec une inclinaison de 45° jusqu'à stabilisation à trois mille mètres ! Rechargez les batteries de flanc ! Recommencez avec le message toutes les quarante-cinq secondes et prévenez-moi dès qu'on a une réponse de la surface ! Vous, chargez les boucliers, je veux avoir une protection complète dans cinq minutes !?
Les lumières revinrent et l'écran murale afficha un schéma du vaisseau en trois dimensions, des zones colorées indiquant l'énergie emmagasinée dans toutes les différentes parties de l'appareil.
Les hommes si immobiles quelques secondes auparavant couraient maintenant en tous sens.
L'appareil plongea vers le sol et tomba comme une pierre. Le tremblement du vaisseau se transforma en spasmes violents. La chaleur due au frottement de l'air fit rougir la coque d'adamantium. Des plaques constituée de métaux plus fragiles sautèrent et se désagrégèrent en un instant dans l'atmosphère d'E-8. Sur le radar on pouvait voir que les gouvernementaux avaient perçu ce changement de trajectoires et envoyaient des intercepteurs par dizaines.
A peine deux minutes plus tard le lady atteint le seuil des trois mille mètres. Les ordinateurs de vol braquèrent les ailerons arrières, et dans le même temps démarrèrent les fusées auxiliaires et les deux énormes turbines accrochées de chaque coté de la coque. Le vaisseau ralentit peu à peu, et à chaque fois qu'une des fusées épuisait sa réserve de carburant, elle était aussitôt larguée, allégeant du même coup le lady.
Le premier escadron de chasseur se distingua de l'horizon.
?Capitaine, on les a en visuel.
- Activez les batteries ! Mettez les boucliers en route! Prenez les postes de combat !?
Une nouvelle fois l'écran murale tressauta. Il affichait maintenant une représentation en trois dimensions très schématique de la portion du ciel où se trouvaient le lady et ses agresseurs.
Propulsés par leurs moteurs puissants et avantagés par leur poids plume, les chasseurs furent au niveau du cargo en quelques secondes seulement.
?Ils nous envoient des sommations, je vous les passe ?
- Inutile, les flics sont les mêmes partout.?
Visiblement outrés de cet affront, les appareils gouvernementaux firent feu de concert de leurs lasers légers. Une grêle de tir s'abattit sur le bouclier en une cascade d'étincelles crépitantes.
Chaque tir était négligeable pour le lady, mais la douzaine de petits vaisseaux le harcelait, telle une nuée de mouches voraces, et maintenaient le niveau de surcharge du bouclier à un niveau dangereusement haut. Les batteries de flancs répliquèrent, et quatres chasseurs plongèrent en flammes vers le sol. Quatre des survivants se placèrent derrière le lady dans une formation moins agressive. Le cargo vira aussi brusquement qu'il put avant de plonger, ce qui exposa ses ennemis à ses armes de toit. Deux autres appareils chutèrent.
Mais cette manoeuvre des gouvernementaux n'était en fait qu'un leurre. Profitant de leur altitude plus élevée, le reste de l'escadrille, resté jusque là à l'écart des combats, plongea sur le lady, faisant feu de toutes leurs armes.
Dans la salle de commandes la violence du choc fit s'effondrer les installations mises à mal par la mésaventure du vaisseau quelques semaines auparavant. Un des ascenseurs de la passerelle de commandement s'écroula, offrant à ses occupants un plongeon mémorable.
Les sirènes redoublèrent d'intensité et sur le schéma de la bataille le lady clignotait d'une inquiétante couleur rouge. Une cascade d'information estampillées ?prioritaires' arriva sur les écrans de la passerelle de commandement.
?Capitaine ! Le bouclier vient de lâcher ! La batterie de toit est morte ! On m'indique que moteurs viennent d'atteindre les soixante-dix pour cent de surchauffe !
- Que les artilleurs tribord se préparent ! Barreur, à mon signal, coupez la turbine bâbord et augmentez la puissance de la tribord de cent quarante pour cent ! Transmettez le message à tous : accrochez vous à tout ce que vous pouvez trouver ! Je répète : accrochez-vous !
- Capitaine, que voulez-vous...commença un officier, blanc comme un linge.
- Maintenant ! hurla Tarkes'
Une des turbines s'arrêta. Pendant une fraction de seconde le cargo resta sur sa trajectoire, emporté par son inertie. Au-dessus de lui les chasseurs continuaient de tirer, infligeant de graves dommages à la coque grace à leurs missiles.
Puis, soudain, l'autre turbine augmenta sa puissance et le lady tourna de quatre-vingt dix degrés sur lui-même, exposant aux appareils ennemis son flanc droit, encore intact, et ses batteries laser. Le temps que les tirs des chasseurs commencent à entamer les blindages, les armes de flanc avaient tiré, quasiment à bout portant. Tous les rayons laser touchaient un chasseur et ils tombaient les uns après les autres. Les quelques survivants fuirent sans demander leur reste.
Emporté par son élan, le lady effectua un tonneau complet avant de revenir à la normale.
Tous les hommes se relevèrent en poussant un soupir de soulagement, la plupart n'avaient pas trop souffert de cette manoeuvre quelque peu inhabituelle, mais on ne pouvait pas en dire autant de l'appareil. Celui-ci avait encore perdu de la vitesse et se trainait désormais lamentablement. Sur le radar on pouvait voir plusieurs formation qui convergeaient toutes vers le cargo.
?Incendies maîtrisés. Prochain contact estimé dans 1.2 minute.?
Soudain le responsable des communications s'écria :
?Capitaine on a une réponse au message, on essaie de la repérer !
- Passez-la en audio !? ordonna Jim qui se remettait à peine du combat qu'il venait de mener de main de maître.
Un voix s'éleva, résonnant dans toute la salle, une voix étonnement jeune :
?Ici l'astroport d'Emera, nous avons une piste, mais n'essayez pas de nous repérez, nous avons
plusieurs émetteurs-écho.
- Il dit vrai, capitaine, impossible de le situer.?
Imperturbable, le jeune opérateur radio continua :
?On détecte plusieurs escadrons à vos trousses, on ne pourra pas vous laisser atterrir tant qu'il seront là. Quel sont le type et l'état de votre appareil ??
- Cargo long-courrier AX54 de taille B9, un moteur à plasma hors service, plusieurs failles dans la coque, plus de boucliers.
- Disposez-vous de contre-mesures électroniques large spectre ?
- On en a perdu quatre-vingt seize pour cent. Ca nous accorde quarante-cinq secondes de furtivité.
- Activez-les maintenant !
- Maintenant ? Mais où pouvons-nous atterrir ? Capitaine, une fois le compte à rebours fini ils pourront...
- Obéissez-lui.?
Les contre-mesures se mirent en route. Aussitôt le ciel d'E-8 fut saturé d'ondes radios, sonores et de micro-ondes*, rendant tous les capteurs ennemis inutiles. Seul le canal crypté avec lequel ils communiquaient étaient libre, mais les gouvernementaux n'auraient jamais pu le distinguer du brouhaha électronique.
Cette technique était extrêmement efficace mais consommait une énergie énorme. Sur tous les écrans un compte à rebours, après lequel le lady ne bénéficierait plus de sa furtivité, défilait.
?Je vous transmet les coordonées d'une balise d'atterissage.
- Transfert terminée. Nous nous alignons immédiatement.?
?30 secondes avant arrêt des contre-mesures' annonca une voix digitale dans les enceintes de la salle.
Les ruches défilaient sous le ventre du cargo. Tous essayaient d'apercevoir la piste qui leur avait été promise en zoomant le plus qu'ils pouvaient sur les images de l'extérieur.
?20 secondes'
On activa le pilote automatique sur le signal de la balise. Les moteurs étaient poussés au maximum.
Aucun homme ne pouvait apercevoir l'astroport.
?10 secondes'
?Mon capitaine, on devrait voir la piste maintenant !?
?5 secondes'
Le cargo piquait sur une ruche. Le pilote automatique ne faisait pas mine de ralentir. Le barreur prit les commandes et sortit tous les aérofreins.
?Arrêt des contre-mesures'
L'ombre de la ruche tomba sur le vaisseau. Le sol était à quarantes mètre. Le lady allait toujours trop vite. Le sol était à vingt mètres. Dix mètres.
?Capitaine, on s'est fait piéger ! C'était un putain de piège !? hurla un officier, au bord de la panique.
Une ligne noire se dessina au milieu des gravats. Le sol s'ouvrit.
Dans un nuage de poussière le lady entra dans une salle souterraine immense et se posa lourdement sur le sol, éventrant le béton.
Les radars de collision rendirent l'âme, victimes d'une surcharge.
?C'est ce qu'on appelle des émotions fortes, soldats. Ouvrez la porte avant et appelez le groupe de sécurité. Je vais aller remercier notre ange gardien.?
*ma mere qui regardait par dessus mon épaule à ce moment-là:
"et pourquoi pas des lave-vaisselle?"
Gyaume83
29/03/04 , 20:49
Sympa la bataille aérienne, ç'est bien manié sans tomber dans le gros-vaisseau-immaniable-qui-arrive-quand-même-à-battre-les-minuscules-chasseurs.
J'aime beaucoup cette suite, et bien sur j'attend la suite de la suite.
Guillaume - Soit u(n) la suite géométrique défine sur N par......Ah non pas cette suite, l'autre.
Huron sombrecoeur
29/03/04 , 21:27
alors la , je dois admettre que je m'ennuyer un epu dans la section mais la , c'est du grand art . Plein de chamboulement , de description qui sont de bon ordre mais ou va tu chercher tant d'inspiration' on imagine le lady , immense vaisseau , endommager sur plusieur point effectuer des maneuvres lente et pataude , et tout ces petits inteercepteur autour le harceler , ensuite on imagine ca descente en train de perdre des toles (j'ai vu le dernier saut reussi d'une navette de la nasa en direct et je m'y suis cru seulement ct le d'ecollage pas l'aterrissage) on imagine cette enorme baleine passer entre les batiment et finalement se poser.
C'est pour des recit comme celui ci que j'aime lire des histoires encore merci skalpel.
Evandree
29/03/04 , 21:51
Bon ce soir il me faut un combat spatial. Au faite Gyaume83 dans les trois réponses que tu m'as donné une est fausse.
Sinon l'ambiance est là, la description pas pesante comme j'aime, l'action nous prend au jeu, il faut que maintenant la suite tu bosses.
Va savoir pourquoi, le Lady me fait horriblement penser à un Orca Dropship...
Peut-être le côté fer à repasser, va savoir...
Sinon bah une suite dans la lignée des épisodes précédents, c'est-à-dire de grande qualité.
La suiiiite !
Oui, je sais, c'est pas varié...
Kaos - Bin oui tiens, pourquoi pas des laves-vaisselle ?
Intéressant...
Je pense pas que ma critique te sera utile, puisqu'elle ne sera que la paraphrase de ceux qui m'ont précédé, mais par contre, un grand "bravo !" ne coûte rien à être répété.
L'action donne du piquant à l'histoire, même si moi je ne me lassais pas de la trame continue que tu suivais.
Donc tout comme les autres, j'attends la suite avec empressement.
Damned- Même démotivé pour pondre des critiques constructives...
C'est toujours aussi bien, et dire que ces pov'gars viennent sans le savoir d'atterrir sur une planete qui semble au bord de la guerre civile...
Galaan, le message est court pour eviter les betises, et je m'excuse pour la derniere fois (merci d'avoir modéré Damned) j'étais un peu stressé (comme si ca pouvait etre une excuse valable).