Bon voila le commencement d'un récit à la Guêpe (par sa longueur et son style) et pareil à Apostat (par sa future complexité enigmatique.)
Pour ceux qui lisent, ils reconnaitront facilement une marque d'inspiration voir de copiage honteux d'auteur comme Heinlein et Asimov. (J'ai trop peu de temps, à cause du bac pour concevoir les ficelles d'une nébuleuse orthographique. Oui, honte à moi.)
Sinon je mets au défis de trouver d'ou est sortit cette fameuse citation (enfin de quel film...) qui suit et qui me permet de donner de la cohésion à cette histoire ainsi qu'un file conducteur...
Præsidium
« La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l'?uvre du malin. Béni soit il l'homme de bonne volonté qui au nom de la charité se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J'abaterais alors le bras d'une terrible colère d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'éternel quand sur toi s'abattra la vengeance du tout puissant. »
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« Lot quatre-vingt-dix-sept », annonça le commissaire priseur. « Un jeune garçon ».
Le contact du sol sous ses pieds étourdissait et écoeurait le jeune rejeton. Le négrier avait parcouru plus de quarante année-lumière et transportait dans ses cales la puanteur connu de tous ses astronefs de miseres; un relent de corps sales et amoncelés, de terreur, de vomissure et de ressentiment antique. La dedans, pourtant, le garçon avait été une personne, le membre reconnu d'un groupe, qui avait droit à son repas quotidien et qui avait tout aussi le droit de se battre pour pouvoir le manger en paix. Il avait même eu des amis.
Maintenant, une nouvelle fois, il n'était plus rien, ni personne : une nouvelle fois, on allait le vendre.
Sur l'estrade d'acier, un lot venait d'être adjugé, deux blondes assorties, prétendues jumelles ; les enchères étaient montées rapidement, le prix avait fait de même.
Le commissaire priseur se tourna avec un sourire de satisfaction et désigna le jeune garçon. « Lot quatre-vingt-dix-sept, faites le monter. »
Le gamin fut violemment poussé sur l'estrade et resta debout, jetant des regards tétanisés aux alentour et découvrant tout ce qu'il n'avait pu voir de l'enclos. Le marché aux esclaves était situé du coté de l'Astroport face à la colline couronnée par le célèbre præsidium représentant de l'Empereur Dieu.
Le garçon semblait ne pas le reconnaître comme s'il ignorait même sur qu'elle planète il se trouvait.
Il regarda la foule.
Tout près de l'estrade aux esclaves se tenaient les mendiants, prêts à flatter chaque acheteur au moment ou il exigerait leur bien. Devant eux, le demi cercle des fortunés et des autres privilégiés.
Sur les flancs du groupe de l'élite attendaient près des sous-sols des riches et des palanquins et des chaises à porteurs des plus aisées encore.
Derrière seigneurs et dames, les oisifs, les curieux, les affranchis, les tire-laine, ça et là, qui ne possédaient pas l'attribution ou l'avantage de pouvoir s'asseoir, mais était prêt à faire l'achat d'un porteur, d'un commis, d'un mécano ou tout simplement d'un serviteur.
« Lot Quatre-vingt-dix-sept » réitéra le commissaire priseur. « Un magnifique... adolescent en excellente santé qui fera un très bon page ou un garçon de peine. Imaginez le, mes seigneurs et douces dames, avec la livrée de votre maison. Regardez... » Ses paroles se perdirent dans le hurlement cadencé d'un vaisseau qui, derrière lui, atterrissait au doppler sur l'Astroport.
Le vieux mendiant Job le boiteux tordit son corps à demi nu et fronça les sourcils de son ?il unique en essayant de regarder par-dessus le coin de la tribune.
A son avis, le jeune garçon n'avait pas tellement l'air d'un domestique docile ; il avait l'air d'un animal sauvage, pourchassé, sale, maigre et couvert d'ecchymose.
Sous sa crasse, le dos du serf révélait de longues cicatrices blanchâtres, témoignages de la cruauté des propriétaires précédents.
Ses yeux et la forme de ses oreilles laissait supposer qu'il pouvait être de ligné Terrienne non mutée, mais il n'y avait aucune certitude à son sujet, sinon qu'il était petit, effrayé, de sexe masculin et toujours sur le qui-vive.
Même si Job, lui, semblait apercevoir et ressentir ce que seul lui, su déceler.
Le môme surprit le regard du mendiant et le lui relança.
Le vacarme s'éteignit et un dandy fortuné assis au premier rang agita paresseusement un mouchoir en direction du commissaire priseur. « Ne nous fais pas perdre notre temps, coquin ! Montre nous quelque chose de la qualité du dernier lot. »
- S'il vous plait noble seigneur. Il me faut écouler les lots dans l'ordre du catalogue.
- Alors finis-en ! Ou bien débarrasse toi de cette vermine affamée et montre nous de la vraie marchandise.
- Vous êtes bon, mon seigneur.
Le commissaire haussa la voix. « Il m'a été demandé de faire vite et je suis certain que mon noble employeur serait d'accord. Je vais être franc : ce magnifique adolescent est jeune, son nouveau possesseur devra investir dans son instruction. C'est pourquoi... » Le jeune garçon écoutait à peine.
Il examinait les dames voilées et les hommes élégants en se demandant lequel formerait son nouveau problème.
« ... Un prix très bas et un règlement rapide. Une affaire ! Ais je entendu vingt crédits ?...Dix ? »
Le silence devint embarrassant.
Il en poussa un long soupir. « deviendrais je, sourd ou aveugle ? Quelqu'un a-t-il levé un doigt que je n'ai pus apercevoir ? Réfléchissez... C'est un jeune adolescent frais comme une feuille de papier blanc ; vous pourrez y dessiner tout ce que bon vous semblera. A ce prix incroyablement bas, vous pourrez vous permettre d'en faire un muet ou de le transformer selon votre bon plaisir.
- Qu'est ce qui te fait croire que ce malheureux article vaut quelque chose ? C'est peut être ton fils ! » La rangée des riches d'où était partie cette phrase succéda à un éclat de rire généralisé et non gêné.
Le commissaire-priseur s'en força à sourire. « J'en...serais fier. Je voudrais avoir la permission de vous raconter l'ascendance majestueuse de ce garçon... »
- Ce qui veut dire que tu ne la connais pas.
Le commissaire pinça l'oreille du jeune garçon et tira dessus.
L'esclave se tortilla et lui mordit la main. La foule se mit à rire.
L'homme en écarta la main. « Peste soit ce petit merdeux ! Stupide comme ses pieds qui plus est ?se ressaisissant- mais bon, on ne demande pas à une bête de réfléchir mais d'obéir ! Il est fougueux, certes, mais rien que le goût du cuir ne puisse calmer. »
Le patrion tapi dans l'ombre et assis de toute son autorité s'exclama « Vends-le donc ! »
Le commissaire priseur reprit son souffle. « Oui, mon seigneur. »
Il se rasséréna et poursuivit « L'enchère est donc maintenant laissée au choix de chacun. Bon... Aucune offre une fois... Aucune offre deux fois... »
- Voila, ton offre dit une personne dans l'assistance.
Le vieux mendiant venait de lever deux doigts...
Præsidium (mot latin) : Nom donné en U.R.S.S. à la présidence du conseil suprême (Synonyme de Concile ou conclave).
Damned- "Et voici le plateau Roi mages, fabriqué... à taiwan... Taiwan les bains, dans le Gerse donc et ca pour 595 francs! Oui, mesdames!"