Voici donc le début d'un récit sur lequel je travaille. Il est inspiré d'une bataille que j'ai joué. Je posterais la suite dès que j'en aurais l'occasion. Bonne lecture.
Autobiographie de Messire Beaubourg
Prologue :
Il n'y pas un jour ou Théodore Ier, notre bon roi, ne me rappelle a quel point mon destin fut atypique. Moi, messire Beaubourg, comte bretonien et chef des armées royale, je n'ai pu que constater mainte fois a quel point l'Homme est capable d'oublier durant mon ascension au sein de l'ordre. Le temps est le pire ennemi des chevaliers. Les armures rouillent, les corps vieillissent et les champs deviennent stérile a cause de ce fléau imparable. Tout dans ce monde est éphémère. Ah ! Laissons donc la jeunesse croire a ce rêve fous qu'est l'immortalité. Le temps, comme a chaque fois, saura réduire la folie juvénile de ces Chevaliers du Graal.
Après avoir mené les plus grands guerriers et occis beaucoup d'ennemis sur le champs de bataille, je me rend compte que rien a changé. Je suis aujourd'hui un vieillard qui compte les jours qui lui reste a vivre. Je ne souhaite qu'une chose : la postérité. Peu importe que mon corps soit enterré, l'important c'est que dans les esprits on garde mon souvenir comme celui d'un homme bon et sage.
Ce récit est destiné a celui qui cherche la sagesse plutôt que la gloire impétueuse.
Chapitre 1 : La bataille du mont au vent
L'Homme a cette capacité étonnante d'oublier tous les maux avec le temps, a tel point que la plupart des gens de la cour oublie que je n'étais autrefois qu'un fils de paysans analphabète et sans éducation. A l'époque, peu de gens ne m'aurait appelé « messire », comme aujourd'hui, a moins de fallacieux quolibet. Je répondais au nom de Pier et j'avais 19 printemps. Comme tous les garçons de mon ages, je passais mon temps entre les travaux à la ferme et courir les filles au Lac du Pendu. Etant le garçon le plus rapide de tous le village, je servais parfois de coursier pour les marchands et même quelquefois pour les damoiseaux de la cour. Il m'arrivait souvent d'essayer de déchiffrer les symboles qui ornait les messages. Je voulais apprendre la science des gribouillards, comme on disait dans le villages.. On me récompensait parfois de sucrerie que j'échangeais contre les faveurs des jeunettes.
Grâce a une vente avantageuse au marché, mes parents, John et Mary, venait de faire l'acquisition de 6 poules. A cette époque, des ?ufs représentait un met de choix et c'est donc de bonne humeur que je rentrais à la ferme. En chemin j'aperçu une foule sur la place du village. Un crieur public venait faire une annonce :
« Message du général Ulrich a l'attention de la populace. En ces jours de labeurs un grand danger menace la bretonie. En effet, des hordes de morts vivants viennent en provenance de l'Est. Nous devons donc préparer des défenses. Chacun de vous est concerné et je fais donc appel au devoir du paysans qui nous relie. Tous les hommes en ages de se battre, devront se présenter au château pour recevoir l'instruction du prévôt Burrich. Le reste du village recevra des instructions demain. »
Cette nouvelle me fit beaucoup d'effet. D'un coté, j'étais content de pouvoir prendre les armes mais je savais aussi que j'allais devoir défendre ma vie sur le champs de bataille. Les attaques et les pillages étaient assez fréquents a cette période. Les granges étaient pleine des récentes récoltes. C'était la période la plus propice pour nous attaquer car un pillage de nos réserve entraînerait invariablement une famine pendant l'hiver nous affaiblissant gravement. Demain allait être une dure journée.
