geoff1908
07/01/05 , 14:29
Voilà la première moitié du premier chapitre du premier tome de mon premier livre. Si, c'est vrai. En tout cas pour les deux premiers.
Chapitre 1 : Suicide Provoqué
Sur la planète Tau nommée Elsy?er, l'un des Sept mineurs, on trouve l'un des plus étranges et l'un des plus grands phénomènes de l'empire de cette race émergente : Le Marché de Melkae. Surnommé ?le Grand Dédale? par tous les habitants de ce Sept, le marché de Melkae jouit d'une célébrité impressionnante dans la quasi-totalité de la galaxie.
Evidemment, les marchands et acheteurs sont essentiellement de la race Tau, mais on peut y trouver quelques revendeurs humains, plus ou moins officiels, et parfois on peut croiser une compagnie d'Eldars aux longs habits sombres, se déplaçant rapidement au milieu de la foule, qui à tendance à s'écarter vivement devant la dimension de ces étrangers tristes et sévères.
Le fait de repartir de ce Grand Dédale avec seulement le ou les produits que vous comptiez acheter tient du miracle. Il est impossible de résister aux multiples offres des revendeurs, aux tentations exotiques des fruits ou des viandes, tout comme aux gadgets électroniques incroyablement inutiles, ainsi qu'aux parures étrangères et folkloriques étalées sur les établis quotidiens.
Bien que les 99% de ce marché, étalé sur plusieurs kilomètres carrés, soient consacrés à l'alimentaire, au textile ou à l'électronique, Le Grand Dédale est aussi réputé pour le trafic interdit et secret qui y règne, sous les yeux plus ou moins fermés des dirigeants Tau de la Cité de Melkae. Les armes, les produits biochimiques et biologiques répertoriés toxiques, voir mortels, dans toutes les planètes Impériales et Tau, ainsi qu'une multitude de drogues proscrites circulent dans les ruelles plus sombres qui entourent l'immense place où se tient le marché.
C'est ainsi que vit ce marché imposant, alimenté par des milliers de commerçants et d'acheteurs divers, bénéficiant d'une protection des dirigeants Tau de Elsy?er, car les bienfaits économiques qu'il apporte à la région sont bien plus importants que les désagréments occasionnels qu'il peut causé, s'arrêtant le plus souvent à de simples règlements de comptes, parfois au beau milieu de la foule.
Les vendeurs et leurs clients viennent d'un peu partout, parfois d'une ville voisine, parfois d'une autre galaxie. C'était le cas pour les deux jeunes humains qui avançaient rapidement entre les différents stands colorés et attractifs, ne prenant pas garde aux divers appels des négociants. Leurs visages cachés par des capuches et leurs corps entièrement couverts par de longs et larges habits gris, parfaits pour cacher un quelconque objet indésirable au milieu de ce marché.
Les deux hommes semblaient identiques, cachés sous leur manteau délavé par les pluies de nombreuses planètes très éloignées de celle-ci, bien que l'un semblait plus grand.
Ils gardaient la tête droite, avançant d'un pas grand et sûr. Ils bifurquaient parfois soudainement, entre deux postes de ventes, comme pour s'assurer de ne pas être suivis. Il fallait aussi dire qu'ils avaient des raisons suffisantes pour faire attention à leurs arrières. Ils détenaient à eux deux une bonne douzaine de mandats d'arrestations impériaux signés à leur encontre, récupérés lors des six dernières années, au cours de divers actes condamnables et condamnés par la Police de l'Adeptus Administratum. Il fallait également y ajouter la demi dizaine de primes échangées contre leur tête, proposés par divers chefs de clans ou de gangs de malfrats. Ainsi était leur vie, et ils ne s'en plaignaient jamais, bien au contraire. Karl et Jeff, car c'étaient leurs noms, risquaient d'ailleurs de rajouter un autre mandat à la liste déjà longue qu'ils tenaient, ce jour même.
Ils marchaient ainsi depuis près d'une demi-heure, se dirigeant sensiblement vers le côté Est du Grand Dédale, là où étaient le plus souvent rassemblés les vendeurs clandestins d'armes ou de produits volés et interdits à la vente. Ils arrivèrent à l'extrémité de la zone de l'Electronique n°64, quittant la foule dense et bruyante, et s'arrêtèrent quelques instants devant les entrepôts sombres qui leur faisaient face, quelques mètres plus loin. Ils se trouvaient comme au-dessus d'une frontière invisible, d'un côté une nation riche et paisible, de l'autre une région rongée par la misère et la pollution. Les bâtiments, faits de béton gris et de tôle, dans des nuances de noir et de violet, donnaient un trait de misère cachée au Marché et aux touristes. Quelques étranges oiseaux aux plumes noirs et aux yeux rouges leur lancèrent des cris de prudence, passant d'un immeuble à l'autre.
« Voilà l'un des deux côtés du Bonheur Universel, songea Jeff, un rictus au coin des lèvres. » Il s'approcha de son ami, découvrit puis tendit une main incroyablement blanche vers l'un des bâtiments sombres qui leur faisaient face, tels des montagnes menaçantes. Mais ils n'étaient pas impressionnés, et ils savaient où ils allaient. Ils reprirent leur marche, cette fois plus lente et plus prudente, les mains à l'intérieur de leur long manteau gris, jetant des regards sur leurs côtés. Désormais, ils étaient en territoire ennemi. Leurs sens et leur intelligence étaient leurs seules protections, et ils étaient aux aguets.
Ils croisèrent quelques tau habillés de vêtements de travail bleu, qui leur jetèrent des regards mauvais. Les travailleurs et habitants de ces taudis n'aimaient pas leurs semblables, et encore moins les étrangers. Ils se trouvèrent bientôt dans une ruelle, où les rayons solaires arrivaient à peine à éclairer les murs délabrés de l'endroit. Ils s'arrêtèrent devant une porte ovale, faite d'un alliage d'acier et contrastant avec le reste du bâtiment. Jeff sortit alors un long fusil laser de sous son manteau et fit tomber sa capuche, qui révéla un visage triste et maigre, des yeux rouges contrastant avec la peau blanche comme neige et ses cheveux argentés. Il jeta quelques regards autour de lui, notamment sur les toits, et hocha la tête. Karl s'agenouilla près de la porte, examina la serrure quelques instants, sortit de son petit sac à dos un outil électronique sophistiqué, de manufacture impériale, le manipula quelques secondes, avant qu'un ?bip? sourd ne résonnasse dans l'air sec. Il rangea rapidement son matériel, sortit à son tour une arme à feu, plus petite que celle de Jeff, ainsi qu'une longue dague. Les deux compères se jetèrent un regard, et Karl poussa lentement la lourde porte de métal'
J'espère qu'il vous a plu, j'espère encore plus que vous le commentrez.
Geoff, qui part vers son ancien bahut.
Edit: Un modo pourrait-il me remplacer le titre ? Une faute pour un titre ça le fais pas... "Abattez l'Aigle" sera mieux. Merci.
Edit Damned: Bien entendu.
Salut,
bon, et bien je trouve que c'est un tres bon debut, tu plante bien le decor, le recit est clair propre et fluide .
Tout a l'air de se derouler comme prevu pour ces deux malfrats mais on sent dans le titre que il y a un maguouille derriere et on s'attend a un evenement facheux, donc, j'attend la suite avec impatience...
petit detail pour chipoter, on dit pas l'Adeptus Administratum au lieu de l'officio Administratum ? (t'as du confondre avec l'Officio Assassinorum...)
en gros, c'est tres bien, continue,
tcho
Lucius- qui critique et qui apprend (elle est po belle la vie ?)
Huron sombrecoeur
07/01/05 , 17:36
C'est tres bien écrit, je n'ai pas relever de fautes de grammaire ou d'orthographe.La description de ton marché me fait pensé au immense marché de l'autre coté de la méditérannée, c'est tres bien décrit. tu ne révèle rien de l'histoire.
On découvre partiellement les personnage au cours de l'histoire en même temps que le décors où ils évoluent. Par contre ya un point noir, aere plus tes texte, saute des lignes, car on peut etre rebuté par le gros tas de mots et de phrases que cela représente. Sinon ce fut une tès bonne lecture, merçi.
Attendons la suite...
geoff1908
08/01/05 , 12:38
. Une odeur de renfermé atteignit rapidement leurs narines, tandis que la lumière s'allumait automatiquement dans le couloir d'entrée. Jeff passa en avant, se souciant trop peu du bruit qu'il pouvait faire, selon son collègue. L'intérieur, dont la peinture en orange s'effritait d'une manière inquiétante, était dépourvue de décoration, quelques fils électriques sortaient aléatoirement du plafond, tandis que des gouttes tombaient régulièrement d'un quelconque tuyau invisible. Karl suivait de près son ami, pointant de temps à autres son pistolet laser dans les pièces vides qui donnait sur le long couloir.
Ils arrivèrent au fond de ce couloir vide, devant des escaliers en colimaçons qui montaient vers un étage sombre et silencieux. Jeff jeta un regard approbateur à Karl, et commença à monter, son fusil pointé, inutilement, vers l'obscurité. Seul les froissements des vêtements étaient perceptibles dans l'atmosphère silencieuse de la demeure, la respiration des deux jeunes humains était saccadée, suivant leurs pas et leurs brusques mouvements d'armes.
Le haut des escaliers donnait sur une porte rectangulaire en plastique épais, entrouverte. Jeff la poussa, et ne pu empêcher un faible couinement.
Derrière cette porte, un grognement se fit entendre, comme celui qu'un dormeur fait lorsqu'il est dérangé, mais ce fut sans suite. Karl passa alors devant son ami, et s'enfonça dans le noir, le pistolet et sa lame métallique baissés. Il avança de quelques pas, avant de voir sur sa droite une pièce faiblement éclairée par les rayons du soleil qui commençait à se coucher et passaient à travers les volets fermés. Une chambre. Il avança prudemment à l'intérieur de celle-ci, tandis que Jeff avait avancé vers une autre pièce sur la gauche.
La salle était vide, le lit défait, les rideaux tirés à moitié et surtout déchirés, quelques vêtements jetés un peu partout, une vraie porcherie en somme. Alors qu'il s'apprétait à faire demi-tour, Karl sentit un bras puissant entourer son coup et un pistolet se poser sur sa tempe, en moins d'un instant.
« Chut' lui chuchota à l'oreille une voix qu'il ne reconnaissait que trop bien. Comment n'avait-il pu sentir l'odeur puante de sa proie ?
« Encore raté, jeune humain, siffla le Tau à ses oreilles. La prudence s'impose chez moi. »
Ce qui suit ne dura que quelques instants : Alors que le Tau allait tirer à bout portant sur la tempe de Karl, une main lui prit le haut du crâne et tira sa tête en arrière, tandis qu'une autre porta un couteau sur sa gorge. Jeff venait de sauver Karl, mais ce dernier ne perdit pas de temps à le remercier. Il se dégagea vivement dès qu'il sentit le relâchement du bras de son ennemi, et d'un coup net et puissant de sa dague, trancha net la main qui tenait le calibre par un revers de sa main droite. Le tau hurla de douleur et se jeta à terre, manquant de s'égorger lui-même. Il faisait un vacarme incroyable de sa voix si susurrante quelques instants auparavant. Jeff et Karl le tenaient en respect, les flammes dansaient dans les yeux du dernier.
« Parle ! ordonna-t-il au tau à genoux, à quelques centimètres de lui.
- Enfoirés, bande d'enfoirés... Vous paierez de votre vie votre insolence, se crut bon d'ajouter le blessé, se tenant son moignon de sa main valide.
- Tu seras pas le bourreau, connard. Parle, et ta main sera ta seule perte. Où est ton chef ? Où est Kale?al Läl ?
- Vous pouvez crever, chiens d'humains, siffla le Tau, un sourire au coin des lèvres.
Karl n'apprécia pas ce refus de coopération, et le fit savoir par une balle bien placée, sous la rotule droite. De nouveau cris accueillirent cette frustration très expressive de l'humain.
« Tu finiras par te vider de ton sang si tu refuses. Où est-il ? Nous avons des affaires à régler avec lui. On t'a trouvé, et on finira par le trouver. Mais on a pas que ça à foutre, fouiller la galaxie c'est limite chiant, alors parles maintenant, ou crève. », ajouta Karl en visant la tête de l'estropié.
L'exposé simple et concis de l'homme sembla convaincre le Tau du fait que les deux humains étaient bornés, mais il n'eut pas l'effet escompté. Le blessé sembla remuer sa langue durant quelques instants, en tirer une chose dans sa bouche, la croquer, lancer un regard haineux à l'encontre de ses prédateurs, avant d'ingurgiter la chose. Deux secondes plus tard, il était agité de convulsions frénétiques tandis qu'un amas de bulles baveuses sortait de sa bouche, le tout sous le regard impuissant et dégoûté des deux hommes.
« Une MP dans la joue ? questionna Jeff en jetant un regard consterné à Karl.
- On dirait bien' Faut être complètement fou pour se foutre ça dans la gueule, ajouta-t-il en regardant sa montre.
- Ou complètement parano, corrigea Jeff en fouillant rapidement la cadavre encore baveux. Tu trouves quelque chose ?
- Rien de rien, répondit Karl en jetant les habits dans tous les sens, à la recherche d'un quelconque document. T'as rien vu dans les autres pièces ?
- Si, j'ai récupéré des disques durs, mais je connais pas ce modèle, dit-il en lui tendant trois petits pavés bleus, de quelques centimètres cubes chacun. Ca me semble pas bien lourd. J'ai pas eu le temps de chercher, faut dire, le temps que je me retourne t'avais un flingue sur la tempe?" ajouta-t-il d'un air affligé et ironique.
La recherche dans la petite et toute aussi crasseuse salle d'informatique ne donna de toute façon rien de plus, et quelques minutes plus tard, les deux compères se mirent d'accord sur le fait qu'il était temps de partir, et dans l'immédiat. Les tirs avaient forcément dû éveiller les peurs de quelques voisins, et les forces de l'ordre civil local n'allaient pas tarder à pointer le bout de leur nez, si jamais on pouvait dire ça d'un Tau, se corrigea Karl en rangeant enfin son arme.
« Okay, on se retrouve au Safari, d'ici quatre, cinq heures, expliqua-t-il en descendant les escaliers. Tu te souviens toujours où c'est ?
- Et comment ! Tu crois que le vieux Malek essaiera de nous refiler encore quelques robots ? demanda Jeff en riant.
- Y?a peu de chance que non, admit Karl. Bon, cinq heures. Pas une de plus. Tu graves ?
- Avec plaisir, Monseigneur l'assassin, répliqua Jeff avec un air soudainement mondain. Jeff avait un humour particulier.
Il (re)sortit son couteau, qui avait précédemment gratter la gorge d'un tau désormais réduit à l'état de cadavre, et tandis que son ami partait la capuche sur son visage, le jeune homme gravait une illustration qui leur était propre, à lui et son ami, sur le mur extérieur du bâtiment à un étage. Une gravure explicite : une épée transperçant un aigle. Un aigle à deux têtes.
Voilà ! J'espère que ça vous plaira.
Geoff.
PS: impossible de faire des alinéas. Si quelqu'un pourrait me dire...
Huron sombrecoeur
08/01/05 , 13:52
QUOTE
ur le long couloir. Ils arrivèrent au fond de ce couloir vide
QUOTE
un faible couinement. Derrière cette porte,
je pense que a ces phrases tu peut aller à la ligne ...
c'est plus aéré que le précedent encore un peu et c'est bon. J'aime beaucoup comment tu raconte ton histoire, la narration est calme, fluide, précise. Tu install bien les protagonistes dans leur environnement, on sent qu'il y a une histoire derriere tout ca, que les personnages sont travaillés et qu'il ont un passé, tu est assez réaliste dans le raisonnement de l'histoire ( par la j'entend les causes/conséquences ) et on ne peux que t'en felicité. Je vois aussi que tu as vite poster la suite merci^^
Tres bon récit

Hruon veut en savoir plus...
rakkarth
08/01/05 , 14:02
salu
franchement ton texte est très bien construit on voit bien que c'est toi qui dirige l'histoire ,tu controles tout .Tu dévoiles les aspects de l'histoire par minuscules a-coups ce qui donne vraiment l'envie d'aller plus loin dans ton texte
ton histoire m'a vraiment accroché, autant voire plus que d'autres textes écrits par des pro
bon toout ca pour te dire de continuer on attent tous la suite avec impatiente
geoff1908
09/01/05 , 12:59
Et tout de suite, la suite !
Chapitre II : Jus d'Agrumes.
Le brouhaha du bar était impressionnant, même pour les personnes habituées à en fréquenter des dizaines sur toutes les planètes de l'Imperium. Une bonne centaine de clients étaient rassemblés. Divers voix, diverses langues, diverses intonations se mêlaient dans des conversations parfois calmes, parfois tonitruantes. On parlait surtout affaires, on parlait sport, quelques fois politique.
Karl, lui, ne parlait pas. Il regardait anxieusement sa montre depuis qu'il s'était installé sur l'un des sièges, quelques minutes auparavant. La ponctualité était une de ses qualités, tout comme Jeff, ce qui faisait qu'à chaque retard de l'un, l'autre s'inquiétait immédiatement. C'était comme un mécanisme très complexe et performant, mais qui risquait de s'enrayer à la moindre poussière posée sur un des rouages.
L'air était emplie de fumée grise ou violette (suivant si elles traversaient ou non les faisceaux lumineux décoratifs), et c'étaient ces effluves qui dérangeaient profondément le jeune homme, au point de lui faire pleurer ses yeux gris. Il se demanda un instant s'il n'avait pas l'air ridicule au milieu de tous ces gens tout à fait à l'aise, avant de conclure qu'il n'en avait proprement rien à foutre.
« Je vous sers quoi ? lui demanda un Tau à la mine renfrognée, derrière le comptoir gris tirant sur le bleu. Il portait un habit violet, sombre, et étonnamment il semblait lui aussi avoir du mal à supporter les toxines ambiantes.
- Rien. J'attends quelqu'un, répondit Karl dans le langage local, sans même jeter un regard à son interlocuteur. Le Tau n'insista pas et passa à un autre client. Les humains n'étaient pas de bons clients, de toutes façons.
Karl examina alors du regard ce qui l'entourait. La musique d'ambiance était faible, tout en couvrant parfaitement les murmures voulus discrets. Des tau, en grande majorité, réunis en groupes de deux à cinq individus, autour de tables métalliques rondes, souvent un verre à la main. Quelques humains, ça et là. Trois Kroots, ces sous-fifres des Tau, postés autour des clients, étaient prêts à bondir sur le premier mauvais payeur ou la première menace au repos des clients. Ils jetaient souvent des coups d'?il à Karl, ce qui le faisait sourire derrière son capuchon. S'il le voulait, ils seraient tous morts en moins de trois secondes.
« Karl ? Karl ! C'est toi derrière ce manteau ? s'exclama une voix Tau derrière lui, dans un Gothique ) l'accent plus qu'imparfait.
- Malek ! Malek?Oshi ! sourit alors le jeune homme en se levant et en tendant sa main vers le vieux marchand qui s'avancer en boitant. Comment vas-tu ?
- Hé bien les affaires ne vont pas très bien, enfin jamais autant qu'on le voudrait. Mais la santé va. Tu as l'air troublé, ajouta Malek aussitôt que Karl ôta sa capuche. Où est Jeff ? s'enquit le marchand en regardant derrière lui.
- Il ne devrait pas tarder, le rassura Karl sans y parvenir réellement. Que fais-tu ici ?
- Hé bien moi je viens ici tous les jours, remarqua le vieillard d'un ton rieur. Ta présence est plus surprenante. Vous n'êtes pas venus faire un mauvais coup au moins ? ajouta-t-il dans un ton sermoneur.
- Non, tu sais bien que l'on ne traite plus de ces affaires, mentit Karl. Malek les connaissaient bien, tous les deux, et il ne le crut pas un instant.
- Faites attention à vous deux, jeunes sots. Les esprits humains m'échapperont toujours, ajouta-t-il pour lui-même en soufflant d'un air songeur. Soudain, les yeux du Tau étincelèrent, et il dit : « J'ai reçu le tout dernier drone de défense, que nos guerriers de Feu utilisent contre nos ennemis. Il a été légèrement modifié?
- C'est hors de nos moyens, dit Jeff en s'asseyant brusquement entre ses deux amis.
Les deux jeunes humains s'étreignirent, et Jeff, riant, secoua la main du Tau, à la fois déçu et rassuré. Ils parlèrent quelques minutes, Karl se trouvait beaucoup plus décontracté depuis le retour de Jeff.
« Je me demande où tu arrives à chopper tout ce matos, quand même, questionna Karl en jetant un regard inquisiteur sur Malek.
- J'ai mes sources, et je perdrai des clients si je donnais tous mes tuyaux, rétorqua le Tau avec un sourire malicieux.
- Sûr, répondit Jeff. Mais fais attention, tes os sont vieux, tu ne peux courir aussi vite que nous deux. Nous avons besoin de quitter la planète, Malek, repris l'humain avec un ton plus sérieux. Tu es au courant des prochains départs vers Pelbonte ?
Pelbonte était la colonie impériale la plus proche du secteur, et les échanges commerciaux entre les deux peuples étaient monnaies courantes, même si les tentions étaient parfois fortes, et que la menace d'une guerre se faisait parfois sentir. Le petit milliard d'individu sur cette planète impériale était réunie en une vingtaine d'immenses cités de bâtiments en béton gris, deux étaient protégées par des murs gigantesques d'Adamantium. Les fruits d'une invasion ork, quelques siècles auparavant.
- Pelbonte? répéta le Tau après quelques secondes de réflexion. Oui, certainement demain, ou dans deux jours. Le dernier était il y a 8 cycles. Pourquoi Pelbonte ? demanda le Tau.
- La curiosité est un vilain défaut, disait-on chez moi, répondit Karl avant de demander (enfin, songea le serveur en s'approchant) un verre. Karl, tout comme Jeff du reste, n'était pas un adepte de la transparence?
- Très bien, jeune homme, sourit le vieux Tau. Mais les voyages sont contrôlés, plus aujourd'hui que hier, et moins que demain. Alors je ne connais pas vos buts, mais soyez prudents. Les impériaux, comme nos propres soldats, sont sur les dents en ce moment.
La voix du vieux tau baissa, jusqu'à n'être plus qu'un murmure :
« Les insectes s'approchent, dit-on. Les enfants de La Dévoreuse ont besoin de nourriture, et notre système est sur son chemin. Certains disent que la fuite sera le seul salut, mais je suis bien obligé de croire que le Bien Suprême saura résister? Croyez-en l'expérience d'un vieux marchand, des guerres j'en ai entendu parler, mais celle-ci me semble être plus qu'une rumeur. Certains commerçants, plus au courant que moi, sont partis, et d'autres continuent de partir. Quant aux Eldars, déjà qu'ils n'étaient pas souvent présents, celà devient un miracle d'en apercevoir, soupira Malek.
- Et bien qui vivra verra. Mais ne te fais pas de soucis, les drones des guerriers de Feu sont extraordinaire il parait, répondit Jeff en lui faisant un clin d'?il.
A ce moment précis, le silence se fit dans le bar. Deux policiers Tau venaient d'entrer, leurs fusils bien en évidence. Les forces de l'ordre avaient la fâcheuse habitude de casser les ambiances, autant dans l'Imperium que chez les Tau. Surtout que la plupart des personnages assis dans cette salle avaient quelques raisons de se méfier.
Ils se dirigèrent vers le gérant du bar, et lui demandèrent, à l'ouie de tous.
« Nous cherchons un Tau du nom de KaMana Malek?Oshi. Le connaissez-vous ?
Toujours pas réussi à faire des alinéas... grrr... icon_censored
Merci pour les commentaires
Geoff
Huron sombrecoeur
09/01/05 , 14:58
Bon la ton récit est beaucoup plus aéré c'est bien. En installant le decor du bar j'ai cru me retrouver dans starwar

. ambiance tres bien décrite personnage intéréssant de profondeur et d'un passé qui m'a l'air rechercher autant pour les perso principales que pour secondaire (ils aident à mieux planter l'histoire).
La ponctuation, les tournures de phrases tout ça est tres réussi. il n'y a rien à redire tu maintient le suspence tout en devoilant un peu ( cf
la devoreuse, deux choix possible ). ensuite que dire de plus tu décrit parfaitement les attitudes et réactions des protagonistes, tu les rends humains ( 'fin, tu leur donne des émotions ).
je n'ai rien a ajouter si ce n'est que l'on sent que c'est de la lecture intelligente, qui est rempli de bonne chose et l'on devine que c'est en accord avec le fluff.
i'am singing in the rain...
alors la, entierement d'accord avec Huron, c'est vraiment bien, toujours aussi clair et agreable a lire, j'aime bien tes personnages, ca change du Space marines heroique etc... (oui bon je sais que j'en suis encore la mais qui sait...) donc toujours du bon texte, j'attend vraiment la suite !
QUOTE
En installant le decor du bar j'ai cru me retrouver dans starwar
exact, et dans Starship troopers pour les "Insectes"...
tcho
Lucius- qui sent que il va y avoir du grabuge...
geoff1908
11/01/05 , 20:16
Suite du chapitre II !
- Je? souffla le gérant, un énorme Tau au double menton, en baissant les yeux. Oui, il est ici.
Jeff vit son ami marchand blêmir, passant d'un teint gris bleuté au blanc en quelques secondes. Il avait dû être dénoncé par l'un de ses collaborateurs de mauvaises affaires' Attendre la fin de sa vie pour être arrêté, c'était une chose difficile à concevoir pour les deux jeunes humains. Le tau semblait résigné, et ses mains tremblaient.
« Où est-il ? Questionna le Tau en uniforme orange d'une voix dure.
Le gérant pointa du doigt Malek. Celui-ci paniqua soudainement, et prit la fuite en direction de la sortie, bousculant tout ce qui se trouvait devant lui. Erreur, songea Jeff en se mordant la lèvre inférieure, quand il vit l'un des deux policiers empoigner son fusil paralyseur. Il ne réfléchit qu'une fraction de secondes et sortit discrètement son fusil laser, qu'il pointa sur le membre des Forces de l'Ordre de Melkae, à travers son manteau gris.
Il ne fut pas assez rapide.
D'abord, un rayon bleuté s'échappa du fusil Tau pour fondre sur le vieux négociant, le frappant dans les côtes du flanc droit. Ensuite, un autre rayon, rouge celui-ci, atteint le policier dans l'épaule, lui faisant tirer un cri de douleur et éclaboussant de sang les clients postés autour de l'agent. Karl avait été plus rapide que Jeff, mais pas assez non plus. Le collègue du Tau blessé sortit alors son fusil, mais celui-ci n'était pas paralyseur. Il pointa son arme vers Karl, avant de s'effondrer, le cerveau fondu par la décharge du fusil de Jeff.
« On est pas dans la merde ! » pensèrent les deux amis simultanément, se frayant un chemin entre les clients, qui hurlaient et courraient presque tous. Malek était inconscient, et ses muscles durs comme de la pierre. Karl le pris tant bien que mal sur ses épaules, suivi par Jeff qui lui tenait toujours son fusil-laser. Mais les problèmes n'étaient pas encore terminés pour le moment.
Les trois Kroots n'avaient pas paniqués et ils cherchaient des yeux les trois individus qui venaient de mettre plus que le souk dans le bar. Ils n'étaient armés que de matraques paralysantes, mais leur force respective était une menace sérieuse pour les os de n'importe quel humain. L'un d'eux aperçut la cape grise de Jeff, alors qu'il fuyait, couvrant ses deux amis, en remontant les escaliers qui menaient à l'air libre. Le kroot bondit de quatre bons mètres, rattrapant l'humain. Il fut accueillit par un coup de pied dans le bas-ventre, et du s'arrêter pour reprendre ses esprits. Il garda néanmoins assez de bon sens pour appeler ses collègues.
« Vite Karl ! Ferme cette putain de porte ! » hurla l'humain albinos en tenant en respect les deux kroots qui s'avançaient vers lui. Il eut juste le temps de passer avec que la porte en plastique renforcé ne claqua.
Il fallait maintenant trouver un moyen de fuir, et rapidement. Karl, qui portait tant bien que mal le Tau paralysé, dit :
« Le speeder des Agrumes ! Vite monte ! » Les Agrumes étant le surnom donné aux policiers Tau par les humains, en référence à leur uniforme orange. Une fois Malek installé, il ne fallut que quelques instants à Karl pour faire démarrer le véhicule antigravité xeno, et tandis que les deux Kroots valides sortaient du batiment, il fonça à travers les ruelles sombres qui bordaient le Grand Dédale. Après quelques minutes de fuite, il donna un grand coup de frein, puis jetant un regard consterné à son ami, souffla :
« Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Aucune idée, camarade. Le garage de Malek doit être occupé à l'heure qu'il est. Et l'autre ? questionna le jeune homme, avec une lueur d'espoir dans la voix. Le chasseur ? Tu crois qu'il va nous foutre dehors ?
- Avec un mort des Agrumes sur les bras ? Non, tu penses, il va nous dérouler le tapis rouge, répondit Karl en voyant de qui parlait son ami. C'est mort Jeff, souffla-t-il, alors que son rythme cardiaque commençait tour juste à descendre.
- On n'a pas le choix. Puis, il est mal on dirait, ajouta l'albinos en observant Malek, posé sur la banquette arrière. Ses yeux écarquillés montraient la violence de la décharge qu'il avait reçue.
- On peux pas y aller avec ce tas de ferraille, nota Karl en tapant du poing sur le tableau de bord. Il doit être truffé de mouchards. Et j'pourrais pas tous les détecter, assura-t-il en prévoyant la question de Jeff.
- Bah y?a plus qu'a y aller à pied. On y sera avant l'aube je pense. J'vais lui donner un peu de Petrala à Malek, dit-il avant d'injecter une substance violette par la saignée du blessé.
Karl sortit du véhicule, sortit une pipe en bois gris, y fourra quelques herbes
exotiques, et avant de l'allumer, dit : « Si tu ne cours pas aux emmerdes, elles s'arrangeront pour courir à toi. » Sur cette phrase qu'il avait l'habitude de dire à chaque fois que les problèmes lui tombaient dessus, il alluma ses herbes et tira longuement dessus.
A suivre !
Merci pour les commentaires précédents, ça fait plaisir !
Geoff
Toujours aussi bien, tu maitrise le recit, rien ne manque c'est clair etc...
par contre un truc m'a un peu surpris, d'ou Karl sort il une pipe ? au 41ieme c'est plutot un tube violet fluo d'ou sort une fumee multicolore etc... (tu ne vend pas de baton de la mort...) moi je dis ca mais je ne dis rien c'est ton texte mais une pipe tout de meme...
bref, il n'y avait rien d'autre a dire a part "c'est bien" alors bon...
tcho et ecris vite ! je veut le roman entier sur ce topic d'ici deux jours !
Lucius- je savais qu'il y allait avoir du grabuge...
Huron sombrecoeur
13/01/05 , 14:49
Ce récit et plus difficile à écrire que les autres, je pense, car il est plus agité.
Mais tu arrive à parfaitement décrire dans la mélée, les caractéristiques propre à chaque races.
L'action n'y est pas éffréné mais semble calculé (ya toujours un évènement qui se produit) ce qui fait que l'on arrive a suivre s'en perdre une goutte de ce qui se passe.
L'histoire avance et les deux humains (Jeff et karl)semblent ne pas hésité a se mettre les force de police a dos, nous verront où cela les mènera. Je ne pensais pas aussi que Malek réagirai ainsi pour un vieux roublard comme lui, peut etre le manque d'experience du terrain

huron - wait and see -
geoff1908
16/01/05 , 19:41
Une petite suite, pour faire patienter un petit peu
Deux heures après le passage de Karl et Jeff dans l'immeuble crasseux jouxtant le Grand Dédale, une patrouille de policiers vint faire un tour, suivant les appels de plusieurs voisins effrayés par le coup de feu.
Les deux tau arrivés sur les lieux entrèrent prudemment, pour découvrir le cadavre, au genou droit détruit, à la main droite coupée par une lame tranchante et éfilée (comme le prouvait la découpe quasi-chirurgicale), et aussi aux yeux révulsés et la langue pendante. Tout de suite, une équipe de criminologistes scientifiques furent dépéchés, ainsi qu'un responsable civil.
Les quelques experts, après avoir étudié durant presque trois heures la scène, convoquèrent l'Akashi, le plus haut responsable des policiers tau présent dans la ville. Agé de 48 ans, il avait résolu bon nombre d'affaires similaires au cours de ses 25 années de carrière qu'il trainait derrière lui non sans fierté, même si le rêve de Bien Suprême que poursuivait les tau avait tendance à réduire ce genre d'actes barbares.
Hakaera, c'était son nom, patientait en attendant la conclusion des scientifiques, qui avaient à eux seuls parfois résolus des crimes pourtant promis à une interminable enquête.
Il était adossé au mur du couloir d'entrée, lisant son agenda électronique, se demandant s'il pourrait rentrer avant la tombé de la nuit chez lui. Il chercha du regard quelques secondes le tuyau d'où parvenait l'énervant égouttement régulier, en vain.
Il entendit des pas se rapprocher et descendre les escaliers au fond du couloir sombre, d'où sortirent trois tau en longues chemises blanches.
« Alors, qu'est-ce que vous avez trouvé ? demanda Hakaera en rangeant son calepin.
- Pas grand-chose. A priori, la victime a été torturé, commença le chef de l'équipe en étouffant un baillement, avant d'être tué. Mais c'est là qu'on a un problème, expliqua-t-il en fronçant les sourcils.
- Oh ? Lequel ? s'enquit l'Akashi.
- Ben, reprit le criminologiste, en fait il semble avoir ingurgité un poison mortel. On a récupéré un échantillon de la salive de la victime qui devrait suffir pour déterminer la substance utilisée. Mais c'est pas ça qui me dérange. En fait, c'est qu'il a été gravement blessé avant de mourir, comme le montre les quelques décilitres d'hémoglobine répandus autour de lui.
- Les assassins se sont amusés ? demanda Hakaera, avec un sentiment d'étonnement et de dégout.
- Possible, avoua le scientifique en enlevant ses gants. Mais ça serait bien la première fois que je vois quelqu'un être contraint à se suicider. Surtout que question discrétion, ça ne servait plus à rien, si vous voyez ce que je veux dire.
- Hum. En effet, ça me semble étrange. Des indices dans la chambre ? demanda le tau en sortant son carnet de notes et commençant à écrire quelques phrases.
- Ni dans la chambre, ni ailleurs. En tout cas nos détecteurs ont aperçu ni empreintes, ni trace quelconque. Les affaires semble avoir été fouillés, on pourra peut-être récupéré quelques tissus, et voir s'ils sont étranger au lieu. Mais ça prendra du temps, avertit le tau en blouse.
- Certes. Prenez le temps qu'il vous faut, l'affaire ne sera pas classée avant un bon petit moment j'imagine. Bien, finit par dire Hakaera en rangeant son carnet et affichant un sourire de circonstance, je vais vous libérer pour aujourd'hui. J'ai quelques comptes à rendre avant la fin de la journée, vous pouvez ranger vos outils. Merci messieurs", conclut enfin le tau en refermant son blouson.
La nuit tombait, le froid la suivait. Il allait devoir se creuser la têtes durant les jours à venir, et il savait qu'il en passerait des nuits blanches.
Il estima que celle de ce soir devait être consacrée au repos, et que ce ne serait pas inutile.
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Je ne pensais pas aussi que Malek réagirai ainsi pour un vieux roublard comme lui, peut etre le manque d'experience du terrain
Je voulais le montrer en train de paniquer, du genre " impossible que ça m'arrive, à moi", en fait c'est pas vraiment un roublard, c'est un vieux trafiquant...
Mais je prend note ^^
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par contre un truc m'a un peu surpris, d'ou Karl sort il une pipe ? au 41ieme c'est plutot un tube violet fluo d'ou sort une fumee multicolore etc...
Ouais, c'est volontaire. Je voulais que ça surprenne.
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Lucius- je savais qu'il y allait avoir du grabuge...
Merde ? Qui t'a vendu le scénario ?
Geoff, encore 5 semaines...
bon, meme chose, toujours tres bien, le texte m'est apparru moitie Kanji moitie francais alors ca m'as pris une demi heure pour le lire mais j'aime toujours autant
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Merde ? Qui t'a vendu le scenario ?
des que j'ai vu le debut du texte je me suis dit que il y avait un filon de marcher alors j'ai envoyer mes espions capturer tes essai, mais t'inquiete je te garde en vie le temps que tu finisse le texte !!!
mais c'est pas une raison pour prendre plus de temps !
non serieux 5 semaine c'est cool, tu as l'intention de faire un gros livre ? tu as deja toute l'histoire ?
t'es pas obliger de repondre mes espions me le diront de toute facon...
tcho
lucius- J-35 !!!
salut
C'est juste un message de felicitation pour cette nouvelle que je suit depuis le debut, et elle est franchement mortel .Tout est bien planté,on decouvre une intrigue au compte goutes qui nous tiens en halene et on a qu'une phrase en tete:la suite garçon!
enfin bref rien a redire

asukail
Huron sombrecoeur
17/01/05 , 16:27
Tu as changer de personage principal, pour continuer l'histoire, et la montrer sous un autre angle, c'est plutot bien ( à mon avis c'est pour aussi faire une sorte d'interlude par rapport a jeff et karl ) cela entraine aussi l'arrivée de personages secondaire.
De plus cela montre que ce que font les personages sont de causes à effets.
A part cela rien a redire sur le reste, c'est parfait...
geoff1908
17/01/05 , 19:45
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non serieux 5 semaine c'est cool, tu as l'intention de faire un gros livre ?
Héhé, je parlais des prochaines vacances.
Comment ça feignasse ? qui à dis ça ? là-bas, dans le fond ? Allez, toute la rangée du fond est collée. Hum...
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et on a qu'une phrase en tete:la suite garçon!
Sir ! Yes Sir !
Mais le 'débit' sera plus lent, plus de boulot en ce moment.
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A part cela rien a redire sur le reste, c'est parfait...
Merci beaucoup, ça fait vraiment plaisir d'être lu -et apprécié, qui plus est-
Geoff
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Sir ! Yes Sir !
Mais le 'débit' sera plus lent, plus de boulot en ce moment
Prend tout le temps qu'il te faut ,il ne faut surtout pas bacler.
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Merci beaucoup, ça fait vraiment plaisir d'être lu -et apprécié, qui plus est
de rien quand quelqun merite d'etre felicité c'est jamais un probleme
bonne continuation mec

asukail
geoff1908
02/03/05 , 19:03
Bon, après avoir lu trois textes ici j'ai eu envie de relancer le mien qui poireaute depuis un moment ^^
Alors pas de blabla, voilà le début du troisième chapitre :
Chapitre III : Bienvenue dans l'antre.
Le corps de Malek perdait de sa rigidité, mais la fatigue faisait que le poids était toujours trop lourd pour les épaules endolories de Karl. Sa fierté le gardait de demander à Jeff, seulement quelques mètres devant lui, de prendre le relais.
Et puis Jeff avait l'ouïe plus fine, admit Karl, ce qui lui permettait de repérer une quelconque présence plus rapidement.
Malek, le vieux tau qui avait reçu le rayon du fusil paralyseur dans les côtes, semblait reprendre conscience quelques fois, mais sa faiblesse l'empêchait encore d'émerger plus d'un instant. La nuit était noire, le ciel couvert de nuages ne laissait pas passer l'éclat des deux lunes, et le manteau gris qui recouvrait Karl jusqu'aux genoux le protégeait tant bien que mal du vent glacial qui parcourait en sifflant les ruelles sales, où les trois individus se déplaçaient, telles des ombres rampantes.
« On est plus très loin, Malek, tiens bon, se surprit à murmurer l'homme au tau. Puis il éleva un peu la voix, s'adressant à Jeff :
« Hé ! Je crois qu'on approche, cet endroit me rappelle un truc.
- Shhh », répondit Jeff en levant la main.
Son ombre se détachait devant lui, l'oreille tendue tentait de capter plus distinctivement un son que Karl ne pouvait lui discerner. Puis le jeune homme se retourna, fit un signe vif de la main et ordonna : « Cache-toi ! Vite ! ».
Karl n'essaya pas de comprendre.
Il se jeta sur le côté, recouvrant le corps de Malek avec son vieux manteau, entre deux gros cartons vides et une borne électrique qui dépassait d'un mur.
Rien ne se passa pendant trente bonnes secondes, ce qui parut bien plus dans le contexte. Au moment où il relevait la tête, il entendit enfin un bruit inquiétant s'intensifier. Un bruit de moteur sourd, qui se rapprochait, mais l'engin d'où provenait ce ronronnement ne pouvait passer dans des rues si étroites, songea Karl, inquiet.
Un antigrav !
Le véhicule imposant passa brusquement à sept ou huit mètres au-dessus de leur tête, un puissant projecteur balayant la ruelle et celles avoisinantes durant de trop longues secondes.
Mais les Tau embarqués dans le petit avion ne virent rien d'autres qu'un drap usé au milieu de cartons et de papiers déchirés à l'endroit où tremblait un jeune bandit recherché activement dans toute la région pour le meurtre d'un policier et la blessure d'un autre.
De son côté, Jeff, presque aussi étonné par les moyens de recherche mis à leur poursuite que son ami, s'était précipité dans un recoin entre deux bâtiments. Il fut le premier à sortir de sa torpeur, quelques trente secondes après que les derniers ronronnements du moteur ne disparaissent.
Il siffla deux fois, et il entendit Karl répondre de même manière.
Tout était allé parfaitement (enfin, c'était relatif, se rectifia Jeff) jusqu'à maintenant, il n'avait du se cacher qu'à trois reprises en une nuit, et deux fois pour de simples ouvriers rentrant chez eux.
Le jeune homme reprit alors sa lente marche, la fatigue et la lassitude causées par cette trop longue journée lui faisaient perdre de son attention.
Son esprit était divisé en deux parties : l'une étaient aux aguets, guettant le moindre signe inquiétant, l'autre divaguait. Ces rues, cette ville? Tout lui faisait penser à sa planète natale (qui était celle de Karl également). Triste, sombre, anonyme. Si familière, mais tout autant étrangère par l'achitecture. Dangereuse et inquiétante, mais également refuge nécessaire. Quelques vers d'un poème lui revinrent en tête, un poème que disait parfois son père :
« Lorsque la Nuit tombe sur nos rues,
Qu'en ces lieux alors tu te sens perdu,
Retourne alors à ton propre repaire,
En attendant que réapparaisse la Lumière »
Tout ça? C'était si loin... Jeff chassa de son esprit l'image souriante de son père, de sa famille, de ses amis. Morts. Passés. Mieux vallait se concentrer sur le présent.
Ils approchaient. Lui aussi reconnaissait l'endroit où vivait celui qui pouvait les aider, le seul. Et encore. Ce n'était pas sûr qu'il les accueille, et impossible que ce soit avec le sourire.
Mais merde, il avait bien été comtent de tomber sur eux, le jour où il avait une balle dans le bras, et près de trois gardes collés à son cul. Sans Karl et lui, il aurait passé un sale quart d'heure avant de crever. Faut dire, assassiner le fils d'un diplomate de l'Imperium, fallait en avoir quand même du talent, et des couilles.
Mais sur ce coup là, tout avait dérapé après le meurtre, leur avait expliqué ultérieurement le Chasseur, sans entrer dans les détails. Et heureusement qu'il avait croisé la route des deux humains dans sa fuite.
Et bam ! se remémora Jeff en avançant dans la nuit sombre, un sourire dessiné sur ses lèvres cachées par son capuchon.
Karl n'avait pas hésité à le sauver, ce tau blessé et effrayé, et la tête du premier homme qui le poursuivait avait explosé, une gerbe de sang écarlate. Le suivant avait reçu une décharge de pistolet laser au travers de la poitrine, le dernier n'avait pas demandé son reste.
Et tant mieux pour lui.
Fallait dire que Karl, autant que lui-même, n'appréciait pas particulièrement l'Imperium et ses représentants, et c'était peu dire.
" On y est ", indiqua enfin le jeune homme à son ami, et en pointant du doigt une porte anonyme, grise et triste.
C'est à vous.
Geoff, scribe ork.
Huron sombrecoeur
02/03/05 , 20:26
Eh bien même si ce n'est qu'un peu de marche on en apprend un peu plus sur le passé de ces "remi sans famille", aucunement leurs motivations tu reste mysterieux a ce sujet .
cela n'empeche pas el récit d'etre interessant sur leur escapade, un bon interlude en somme.
^^
AH ! j'etais a deux doigt de t'envoyer un MP pour savoir si tu aller continuer cette histoire...
c'est comme d'hab, tout est tres bien et l'histoire evolue (dans les deux sens ici mais elle evolue, tant au passe qu'au present)... j'espere que tu as un bon scenard en tete pour la suite parce que la ce serait dommage d'arretter !
tcho
Lucius - rassure...