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Full Version: Elephant, De Gus Van Sant
La Communauté Francophone du Wargame > Près du Wargame (ou pas, au choix...) > Arts & Culture
geoff1908
Ce matin je me suis levé bien tôt, et Dieu sait si c'est dur de se lever tôt un vendredi (pour moi), afin de partir aux Halles voir le film Elephant, de Gus Van Sant (avec un G, comme Gus) avé tous mes camarades.
Bon, j'oublie de mentionner le moment où le train qu'on devait prendre arrive sur le quai aussi rempli qu'un américain sortant d'un McDo, le fait de voir un seul des potes réussir à rentrer, mais pas à ressortir pour nous rejoindre, mort de rire que nous étions. Vive la SNCF.
Nous arrivons enfin, et le film commence.


Le début est lent, très lent, trop lent. On découvre les personnages, le style de Van Sant fait qu'une scène qui doit durer 1 min en dure 5. Genre un mec rentre dans le lycée, mais on le voit pas pousser la porte, non, on le voit arriver près du lycée, marcher sur la pelouse du lycée, et enfin pousser la porte du lycée. Sans mot dire.
C'est lent, mais on finit par avancer, et on découvre donc nos stéréotypes lycéens.
Le lycéen adulte, qui réprimende son père et l'empèche de faire des conneries, comme conduire totalement bourré. C'est John, qui ressemble à Bryce de Nice, mais en triste :ici
Le lycéen artiste, Elias, photographe :
Le lycéen beau gosse et sportif, Nate, et sa copine (qu'on appelera Bernadette parce que je me souviens plus du nom)
La lycéenne pas gatée par la nature, Michelle (appelée coluche après le film); Michelle Colucci
Les trois lycéennes mignonnes, mais complètement superficielles (dites Kévinas)
Et enfin les deux amis, qui vivent ensemble, et qui ont leur projet pour une journée, leur dernière journée (et aussi la dernière pour d'autres) Alex 'le brun' et Eric 'le blond' Alex, "le meneur"

On les comprend petit à petit, qui ils sont, comment ils vivent.
On comprend que Alex va pas fort.
On apprend que c'est un bon joueur de piano (Lettre à Elise, de Bite au vent) , qu'il peut comme tout américain ayant une trace de neurones se procurer des flingues de guerre, et qu'il ne sait même pas à quoi ressemble Hitler.

Et à force de flash-back au départ un peu fouilli, on voit se réunir l'action autour des lycéens, et même s'il ne la vive pas en même temps et de la même façon, la tuerie arrive.
Et c'est sanglant, c'est un Doom-Like dans un bahut, quelques références aux jeux-vidéos (genre caméra à la 1ere personne pour les tueurs), quelques supplications inutiles...

En plein pendant la tuerie, on tombe sur Benny, un grand black musclé, qui avance au milieu des quelques cadavres qu'il croise, la démarche assurée, presque tout simplement curieux. Il reste muet.
Il avance, et là tombe sur le blond, qui tient en joue le proviseur, mais qui lui tourne le dos.
Alors Benny s'avance doucement, Benny prépare le coup de poing qui va faire mal, et Benny se fait griller par le blond et reçoit une balle dans la poitrine.
Benny est mort.
Les Héros, ça marchent pas chez Van Sant.

L'explication non plus (d'où la vague de débat qui a suivi le film) on ne sait pas pourquoi les deux fous font ça, pas plus que Alex qui reçoit des boules de papier maché en cours. Les victimes et les assassins sont sur un pied d'égalité, on peut presque dire qu'il n'y a ni méchant, ni gentil. Il y a juste deux malades habillé en tenue de camouflage qui font sauter un lycée à coup de rafales de AK et d'explosif.

Et on se dit que les Américains, ils sont vraiment pas net.

Geoff, qui a aimé mais sans plus. 14/20
Damned
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Et on se dit que les Américains, ils sont vraiment pas net.

Tout autant que les zélitistes du cinéma Francais qui lui ont attribués la Palme d'Or et le Prix de la mise en scène.
QUOTE
L'explication non plus

C'est une forme de puissance de suggestion. L'auteur ne démontre rien : il montre des petits faits, et invite le spectateur à réfléchir : la démission des parents, la place des jeux vidéos guerriers, la crise d'identité de l'adolescence, la facilité érigée en seule règle de vie, la vente libre des armes au zunyted steites etc.

D'ailleurs dans le genre réflection inutile... Pourquoi un tel nom, pour un tel film'
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et qu'il ne sait même pas à quoi ressemble Hitler.

A moi, le matin à demi rasé.

Note : 12/20.

Damned- Qui se demande quel cinéma pourrit peut encore avoir à l'affiche un film d'auteur de deux ans d'âges...
geoff1908
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Pourquoi un tel nom, pour un tel film'

C'est Gus, qui a vu un vieux film irlandais des années 30, un film entièrement muet. Des mecs de l'IRA qui flinguent tout ce qui bouge dans un hopital, engliche auf koursse. Bref, une tuerie sans aucune explication, et un titre : Elephant.
Pourquoi celui-ci s'appelle Elephant ?
Oh, 'faites chier.

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A moi, le matin à demi rasé.

Et tu penses à quoi le matin en te rasant ?
Damned président ? (dictateur c'est plus mieux)

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Damned- Qui se demande quel cinéma pourrit peut encore avoir à l'affiche un film d'auteur de deux ans d'âges...

Un cinéma des Halles, joli d'ailleurs, mais avec des affiches d'un autre âge. Le livre de la Jungle (le film, hein), Little Big Man, Afrique je te plumerai, etc.
Il m'a tellement marqué que j'en ai oublié le nom.

Geoff, qui hésite : Vais à l'écrit du bac ? Vais faire un massacre ? L'écrit ? Le massacre ?... Le lit ?...
Lucius
Elephant..... voila un film que j'aime... sans "pourquoi" en effet, c'est a partir d'une histoire vraie et c'est ca le pire, c'est un des reflets de la jeunesse americaine de nos jours. On peut acheter des flings automatiques et des fusil d'assaut comme on achete la nouvelle boite de figurine GW a la Vpc, on peut se ramener dans un lycee avec et buter tranquillement tout le monde sans que les sirenes de la police ne retentissent comme dans tout les films policiers americains ou 5 min apres les coup de feu et le speach du mechant les bagnoles debarquent de nulle part avec le traditionnel "vous etes cernes".

En plus comme l'a dit Geoff on en arrive presque a se demander si les mecs sont vraiment mechants ou si ils sont tout simplement victime, pas de drogue, pas de maltraitage machin, juste quelque boulettes de papier macher qui semble il n'affectent en rien le blaser Alex...
Et autour de ces deux tueurs on a vraiment toute les caricatures du jeune americain moyen, les trois poufiasses qui se font vomir dans les chiottes et qui, encore une fois selon les dires de Geoff, sont tellement superficielles qu'elles ne ressemblent a rien, la Michelle (insultez pas Coluche les mecs !) qui est elle aussi aussi conne que les trois pouffiasses en se rendant insignifiante parce qu'elle a pas les mensurations necessaires pour pouvoir aller en sport comme tout le monde...
ensuite on as les mec normaux ou presque, John qui a un pere apparement alcoolique et donc adulte avant l'age, Nate et sa copine, gens normaux, Elie le mec inspirer etc...

et la bim, au milieu de cette petite vie normale, deux mecs debarquent et font la peau a tout le monde, flinguent le proviseur parce que c'est le proviseur et que c'est un con, Alex qui flingue son pote et qui se retrouve devant Nate et Bernadette et on sait meme pas si il va les flinguer ou non...

je trouve un interet a ce film parce que c'est une histoire vraie, ca peut vous arrivez a tout moment (du moins chez les americains, on en est pas encore la mais ca viendras rassurez vous)

16/20 a voir une fois

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A moi, le matin a demi rase


commence par le milieu de la moustache...

tcho


Lucius- ..........blam !
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