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Pourquoi lorsqu'on fait tomber sa tartine, elle va forcemment s'écraser du coté de la confiture ?
Grande question! Cas qui nous est tous arrivé un jour!
Robert Matthews, chercheur à Birmingham's Aston University, y a répondu."Quand la tartine tombe, la gravité la fait commencer à tourner. En entrant des valeurs de propriétés de la tartine dans une équation, il est possible de calculer la face qui sera au dessus au moment où elle touchera le sol."
Les équations de Matthews ne sont pas données par la chance, mais une conséquence naturel de la façon d'agir de la gravité.
Si nous étions plus grand, les tables seraient plus hautes. Quelle devrait être notre taille pour avoir une hauteur de table à partir de laquelle la tartine tomberait face beurrée au-dessus' Matthew a fait quelques recherches et en a conclu que 3 mètres devait être la hauteur maximum viable, au-delà ce ne serait pas sain et une chute nous serait fatale.
Pour un homme de 3 mètres de haut, une table devrait être de 1.5 mètres. Personne ne peut le dire par expérience, mais Matthews ayant travaillé sur ce problème, il en a conclu que 1.5 mètres ne seraient pas suffisant pour sauver le tapis.
"La formule donnant la hauteur maximum d'un être humain contient 2 valeurs appelés 'constantes fondamentales de l'univers'. La première détermine la force des liaisons chimiques dans le squelette; la seconde détermine la force de gravité nous maintenant au sol." Les valeurs de ces constantes ont été fixées lors de la mise en place de l'Univers, il y a 15 milliards d'années. Il vous faut donc monter en haut d'une grande échelle, lors de votre petit déjeuner, pour que la tartine ait le temps de se retourner et ainsi laisser une chance supplémentaire à votre moquette.
La solution de Matthews est celle-ci: lorsque vous voyez votre tartine glissez de votre table, donnez lui un mouvement pour l'aider dans sa voie. Cette accélération minimisera le temps d'exposition de la tartine à l'effet de rotation impliqué par l'effet de la gravité.
Cette recherche écarte finalement la théorie populaire que le "syndrome de la face beurée vers le bas" est causé par les différentes aérodynamiques du beurre et du pain grillé. Matthews ajoute solennellement, toast en main, "à la hauteur de la table, l'aérodynamique n'est rien. Ce qui compte c'est la gravité."
Pourquoi tous les feux sont-ils rouges lorsque vous êtes pressé ? Rassurez-vous. Les feux de signalisation ne conspirent pas contre vous ! Et encore moins quand vous être pressé. Notre cerveau a simplement tendance à exagérer les situations lorsqu'elles ne nous conviennent pas. « Pourquoi les prévisions météo sont-elles toujours fausses ? » « Pourquoi à chaque fois que je lave ma voiture, pleut-il dans l'heure ? » L'esprit aime les associations et cherche des pseudo-théories pour justifier ce qui nous arrive. Même fausses, elles sont tellement enracinées dans notre culture que pour bon nombre d'entre nous, ce sont des « vérités ». Les chercheurs ont appelé cet aspect la « corrélation illusoire ». Nous exagérons parfois tellement l'impact des situations présentes qu'il finit par produire des effets réels. Comme l'effet placebo.
Pourquoi la tartine tombe-t-elle toujours du côté beurré ? Connaissez-vous la loi de Murphy ou « loi de l'emmerdement maximal » ? Il en existe de nombreuses variantes, basées sur le fait que toute catastrophe éventuelle a une fâcheuse tendance à se produire. La plus connue est sans doute la loi de la tartine, selon laquelle « toute tartine beurrée livrée à elle-même tombera du côté beurré. » (Ça marche aussi avec de la confiture, et c'est encore plus efficace si vous avez un tapis en dessous.) Généralement, la loi de Murphy est une loi subjective, dans le sens où vous vous souvenez davantage des cas de figures défavorables. Si votre tartine tombe du bon côté, ou si elle tombe avant d'être beurrée, vous aurez tôt fait d'oublier l'incident. De la même manière, dans le journal de 20 heures, on ne vous parle que de catastrophes, les trains qui arrivent à l'heure n'intéressant personne. Tous les automobilistes savent ainsi que la file d'à côté avance plus vite. Les grands voyageurs ont tous remarqué que l'hôtesse sert toujours le café juste avant que l'avion n'entre dans une zone de turbulences. Et aucun responsable de communication n'ignore que ce qui est susceptible d'être compris de travers est toujours compris de travers.
Pourquoi bâillez-vous lorsque vous voyez quelqu'un bâiller ?
Ne dit-on pas qu'un bon bâilleur en fait bâiller sept autres ? En 2003, des scientifiques américains ont tenté d'en savoir davantage sur l'effet du bâillement. Les participants à l'expérience devaient visionner des vidéos. Les observations ont montré que 41 % des personnes qui regardaient un extrait avec un bâilleur, bâillaient à leur tour. Seulement 9 % pour les autres films. Ils ont démontré que le mécanisme du bâillement dépendait de la faculté d'empathie. Une capacité de se mettre à la place de l'autre et de ressentir ses sentiments et ses émotions. Plus vous bâillez, plus vous êtes disposé à comprendre les autres !
Pourquoi est-ce que c'était toujours « mieux avant » ? N'avez-vous jamais entendu ceci : « on a toujours fait comme ça. Personne ne nous a jamais rien dit », « de mon temps, c'était différent ». L'explication ? Notre résistance au changement. Dès lors que nos habitudes de vie sont bousculées, nous regrettons « le temps d'avant. » Celui que l'on connaît et qui nous rassure. Les pros du marketing ont bien compris cet aspect et ont trouvé la parade : la répétition ! Publicités, affichages, tubes musicaux... le « bombardement » médiatique agit sur nos perceptions sensorielles. Le cerveau comprend alors que la nouveauté ne présente aucune menace. Il transforme la peur d'un produit inédit en un objet séduisant et indispensable.
Pourquoi la file d'à côté avance-t-elle toujours plus vite ? Dans une file d'attente, celle d'à côté avance toujours plus vite. Et si vous changez de queue, la caisse est bloquée par une personne qui a pris un article sans étiquette ! On appelle ce phénomène « l'observation d'Ettore ». Notre cerveau recherche des satisfactions rapides, un service immédiat. Lien avec notre enfance où nous avions besoin qu'on s'occupe de nous avant les autres... et « tout de suite » ! Les commerçants ont pris note de cette loi métaphysique et ont trouvé des solutions au cas par cas. Rien qu'aux rayons traiteurs et produits frais de certains magasins, la parade est toute trouvée : des tickets numérotés. Seul moyen de faire patienter le client. La gestion des caisses est primordiale dans la grande distribution. Le client abandonne la queue si le temps est trop long. Et si l'attente est trop courte, il n'a pas le temps de regarder les produits proposés. Les deux situations font perdre des ventes.
Pourquoi votre ami(e) rit-il (elle) de la même façon que vous ? Une impression de « déjà vu » ? Votre meilleure amie rit, pleure, s'esclaffe, parle comme vous. Rassurez-vous. Ce n'est pas la quatrième dimension. En présence d'une personne aimée et côtoyée, vous prenez des automatismes. Les scientifiques ont baptisé cette observation : l'effet caméléon. Cet effet se réfère à l'imitation automatique de la posture, des manières, des expressions faciales, du rire, des intonations de voix. L'imitation est perçue inconsciemment comme un hommage et renforce les liens entre deux personnes. Une étude a révélé en 2003 qu'un serveur qui imite ses clients (en répétant par exemple chaque phrase de la commande) peut doubler ses pourboires dans la journée.
Pourquoi est-ce toujours de la faute de l'autre ?Vous ratez votre examen de physique. C'est la faute du professeur qui a oublié de vous enseigner la théorie de la relativité. Vous ratez la pose de votre papier peint. C'est le vendeur qui n'a pas su vous indiquer les meilleurs outils. Difficile de reconnaître que nous puissions être la cause de notre échec. Notre cerveau développe un mécanisme psychologique de défense, que les chercheurs ont appelé le biais d'autocomplaisance. C'est toujours la faute de l'autre car nous refusons d'être exclu socialement. Un processus mental qui commence dès l'enfance. Petit exemple. Demandez à un enfant de 3 ans d'expliquer pourquoi il a donné un bonbon à son camarade. Il vous répondra : « Parce qu'il me l'a demandé ». Même question deux ans plus tard. Il répondra : « Parce que je suis gentil ».
Evandree - J'ai vu un Damned! J'ai vu un Damned !