Atorgael
12/05/05 , 14:57
Voici un récit en cours dont je vous livre les premiers chapitres.
Commentaires attendus et bienvenus.
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1
Que le jeu commence, le temps est venu.
- L'Impératrice noire avance au quadrant 8 -
Lumières rouge, hurlement des sirènes, message des hauts parleurs.
Un nouveau cycle.
"Bienvenu sur la base stellaire DBX-17-67.
Dirigez vous vers les unités de purification.
Veuillez présenter vos identifications aux points de contrôle.
Que votre séjour soit agréable."
Le bâtiment intergalactique de transport classe Galaxy "Eternité" finissait de se vider de ses passagers.
Voila 3 mois qu'ils avaient quitté le système Capella bientôt en proie à un conflit qui ne manquerait pas de se généraliser à tout le secteur.
Ces voyageurs avaient eu les moyens de fuir les prochaines zones de combats.
Richissimes rentiers, fonctionnaires éminents, personnalités de tous horizons, ils avaient les moyens de partir, de s'établir ailleurs.
Certains avaient laissé des fortunes pour cela, d'autres avaient fait jouer leurs relations, aucun ne retournerait sur Capella tous avaient de grandioses projets en tête.
L'arrivée à la base stellaire DBX-17-67 était un rayon de soleil dans leur long voyage, un moment de détente indispensable aux passagers autant qu'il était nécessaire au vaisseau.
L'Eternité avait en effet rencontré des difficultés lors de sa dernière émergence warp, rien de sérieux à en croire son navigateur mais le commandant avait préféré procéder à quelques contrôles avant de poursuivre.
Paradis des gardes impériaux en transit, la base était un lieu où se dépensaient les derniers crédits des soldats avant leur prochains combats.
Commerces en tout genre, jeux tout était accessible à qui en avait les moyens.
Et les passagers qui venaient de débarquer les avaient.
Le très Vénéré confesseur Guerond avançait d'un pas lent et calculé, entouré de sa cour de mignons, ceux qu'il avait pu embarquer tout du moins.
Fier et arrogant il lança une moue dégoûtée aux fonctionnaires de la base chargés de procéder à la purification hygiénique de cet équipage anodin en ces lieux.
Une fois cette formalité accomplie le très Vénéré s'enquit d'un lieu de repos pour ses saintes prières auprès du second groupe de fonctionnaires chargés eux de contrôler les identification et accréditation des visiteurs.
Fanfreluches, manteaux de fourrure, cyber-chérubins et mignons poudrés attendirent ensuite les quelques bagages indispensables avant de poursuivre leur route.
Ces bagages furent laissé aux porteurs de la station qui se pressaient en nombre devant les zones de débarquement, trop heureux de rendre service pour quelques miettes.
Ainsi débarquèrent nombre de prestigieux voyageurs.
2
Va mon ami, ton temps est arrivé.
- le Bouffon blanc avance au quadrant 8 -
Ma tache commence.
Souffrance, joie, haine.
Lie de la population de la base ils servaient d'hommes à tout faire, bêtes de bat, serviteurs, tolérés et mis à l'écart ils étaient un mal nécessaire en ces lieux, ils étaient les porteurs
Soldats déserteurs, voyageur ruinés, égarés en tout genre ils avaient atterri ici et savaient ne jamais pouvoir en repartir.
Ils formaient une société avec ses règles et ses lois impénétrables pour le voyageur de passage comme pour les résidents.
On ne connaissait pas de chef à cette organisation, mais les troubles dus à un porteur étaient rares et rapidement réglés entre eux, pas d'écrits non plus mais chaque porteur connaissait ses droits et devoirs.
Si un porteur disparaissait victime de la dépravation de son client, personne ne cherchait à savoir ce qui c'était passé.
Parfois le corps réapparaissait parfois non.
Le très Vénéré fut un client pour les porteurs, pas plus brutal qu'un autre, pas moins pervers non plus, il se servit puis rejeta ses jouets à ses mignons qui en firent de même.
Les jouets furent utilisés puis renvoyés à leur misère et à la crasse des sous-sols de la base.
"Dernier appel pour l'Eternité.
Fermeture des accès dans cinq unités.
Dernier appel pour l'Eternité?"
Deux semaines après leur arrivée, les passagers de l'Eternité reprirent ainsi le chemin des étoiles quittant cet endroit dont ils avaient goûté tous les plaisirs et divertissements.
La base DBX-17-67 ne resterait dans leurs souvenirs que comme un agréable moment parmi d'autre.
Les résidents ne garderaient aucun souvenir particulier de ce contingent, un de plus avant le prochain qui s'annonçait déjà.
3
Le temps n'est rien.
Le temps n'est qu'un instrument.
- L'Empereur blanc entre dans le quadrant 8 -
Cinq ans.
2190 révolutions.
Un souffle.
"Bienvenu sur la base stellaire DBX-17-67.
Dirigez vous vers les unités de purification.
Veuillez présenter vos identifications aux points de contrôle.
Que votre séjour soit agréable."
La frégate impériale qui venait d'accoster à la base était de taille modeste, taillée pour la vitesse et non pour le confort de ses passagers elle n'avait aucune raison de s'arrêter ici, son long rayon d'action lui permettait de rejoindre n'importe quel système en relation avec la base et d'en revenir.
Cette frégate marquée aux armes impériales de l'aigle à deux têtes frappé du sigle de l'inquisition n'apportait sûrement pas de bonnes nouvelles, le chef de pont Romil en était persuadé.
Ces pires soupçons se révélèrent surpassés par l'apparition du personnage qui émergea du sas d'accès.
L'homme était grand, il dépassait de deux têtes tous ses occupants du pont de débarquement.
L'armure de l'homme ne portait pas l'aigle des troupes d'élites de l'imperium mais le sigle de l'Ordo Malleus.
Cette armure séculaire aux reflets dorés était couverte de sceaux cent fois bénis.
Sur le flanc de l'homme un holster de cuir ouvragé portait son arme de poing, dans son dos et sous sa cape pourpre, le manche d'un marteau de guerre ne laissait aucun doute quant aux talents martiaux de l'homme.
L'homme avançait d'un pas souple et rapide, habitué aux champs de batailles le débarcadère encombré de la base ne semblait pas le gêner, il se déplaçait comme dans le hall d'un palais.
Alors que les gardes allaient s'interposer réglementairement et lui demander de déposer ses armes, le sas de débarquement continua de déverser de nouveaux arrivants.
Lui emboîtant le pas comme il sied à la suite d'un seigneur de haut rang, ces hommes débarquèrent à leur tour.
La plupart portaient une longue toge qui ne laissait pas voir grand-chose de leur aspect, les autres semblaient être le résultat de la rencontre forcée entre des machines et des humains.
L'un d'eux semblait observer leur environnement pour le frapper machinalement sur un crypteur dont les connexions étaient directement reliées à la base du crâne.
Un autre était un véritable arsenal ambulant, portant sur lui et en lui assez d'armes pour tenir tête à une escouade complète.
En tout la suite se composait d'une dizaine d'individus.
Sans compter les deux cyber crânes flottant au-dessus et autour de cet équipage.
Voyant le mouvement de recul des gardes, un des individu releva fugitivement la tête laissant apparaître un sourire de satisfaction qui n'échappa pas au chef de pont Romil.
Au même moment il finit par se rendre compte qu'il venait de s'oublier dans son uniforme.
L'homme franchit les postes de purification et de contrôle sans autre forme de cérémonie, ne s'y arrêtant que le temps de se faire ouvrir les portes en grand.
Il poursuivit son chemin en direction des ascenseurs vers les niveaux 10 à 20.
L'intendant général de la base allait avoir une petite visite.
Le chef de pont Romil fit son devoir et averti son supérieur, le superviseur général Ritter, à lui de se débrouiller avec les autorités supérieures de la base; il alla ensuite se changer sous les railleries de ses subordonnés et des quelques porteurs venus pour rien.
"Hey Rom' t'as pris un coup de chaud'
-Tu crois qu'ils sont déjà au courant pour tes arrangements.
-Oh chef vous allez où comme çà?"
Qu'ils aillent se faire voir au niveau -3.
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A suivre...
Atorgael
Huron sombrecoeur
15/05/05 , 23:16
je suis assez interloqué par le "mystère" qui plane autour du récit... bon j'ai pas fait gaffe aux problemes d'écritures, donc je pense qu'il ne dois pas y en avoir...
Les caractères gras me font furieusement penser à une entité qui aime bien faire la pluie et le beau temps...
Bon pas grand chose se déroule ici si ce n'est quelques rebellion ( joke ) et l'arrivée d'un inquisiteur et avant lui d'un confesseur... on va voir les problemes que chacuns ont amenés ( même si on s'en doute un peu ).
Bon le forum, est un peu mort donc prend ton temps pour la suite...
Du très bon. J'ai pour ainsi dire adoré, et c'est une chose qui se fait rare dans mon cas où l'esprit pinailleur prend très souvent place à tout rôle de simples critiques.
On sait parfaitement qu'une histoire parallèle est entrain de se gausser de nous, prendre place et progresser à chaque suite. Que l'aventure qui nous est principalement proposé n'est qu'un hors d'oeuvre qui s'acheva par l'émergence d'une seule et même réponse aux deux scénarios exposés.
Tout ceci me rappelant fortement le récit de Once :
Hermaphrodite, traitant d'un culte génestealer. L'ambiance lugubre ainsi que mysterieuse en est la même et l'idée d'un préambule en indice montre bien que tu possèdes toi aussi l'expérience et le talent d'un vrai conteur.
La forme n'est pas en reste, le style et le vocabulaire sont riches mais aucunement lourds par excès d'ornements scribistique.
J'attends donc avec une forte impatience toutes suites potentielles.
Damned
Atorgael
18/05/05 , 11:58
Merci de ces remarques motivantes.
Voici donc la suite où on apprend pas forcément grand chose mais où les persos se mettent en place :
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4
Les secrets sont éternels.
Les secrets sont faits pour être découverts
- Le pion noir contre l'Empereur blanc -
Le rédempteur est arrivé,
il avance brandissant la justice et la paix.
Son pas est assuré,
Sa main est implacable.
L'inquisiteur était content de son petit effet lors de son arrivée sur la base, au moins elle ne passerait pas inaperçue.
Avisant les gardes qui s'avançaient d'un pas décidé en leur direction, il décida de continuer à s'amuser un peu et ne leur prêta aucune attention alors que leur sergent s'était arrêté à leur hauteur.
"Seigneur, puis-je vous accompagner."
Parvint à dire le pauvre sergent essoufflé par sa course sur les talons de l'inquisiteur. On venait à l'instant de le prévenir de cette escorte inattendue à mettre en place avec ordre de conduire le visiteur au plus vite au quartier de l'intendant général.
"Merci sergent, mais je connais le chemin.
- C'est que je dois ?"
L'inquisiteur stoppa net sa marche surprenant le militaire qui continua sur quelques pas de façon comique avant de s'arrêter et de se retourner vers son interlocuteur imprévisible.
" Je vois, sergent, vous devez m'escorter afin que je ne m'égare pas et que je ne tombe pas sur de louches activités.
- Oui, euh non, enfin si, je dois vous escorter jusqu'au quartier de l'intendant général et ?
- Et bien allons-y dans ce cas."
Conclut l'inquisiteur en reprenant sa marche, surprenant à nouveau son "escorte" qui se retrouva en arrière du groupe.
Parvenant à rejoindre la tête de la colonne, le sergent essaya de faire bonne figure devant les témoins de la scène.
Les habitants du quartier qu'ils traversaient sortaient de leurs cases d'habitation pour voir cette procession autant étrange qu'annonciatrice de quelques scènes musclées en haut lieu, les ragots allaient bientôt faire le tour de la base et avant la fin de la révolution, tout le monde serait au courant de l'arrivée d'un émissaire impérial en mission officielle, quelqu'elle soit. Les bookmakers allaient s'en donner à c'ur joie, les paris ne tarderaient pas à fuser dans tous les niveaux.
La nouvelle de l'arrivée d'un inquisiteur sur sa base avait retourné l'intendant général Kehane. La visite d'un tel personnage n'est déjà pas simple à appréhender quand on a rien à se reprocher, l'intendant général en était donc encore plus stressé.
Entouré de ses conseillers il attendait l'arrivée de celui qui serait son hôte pour un temps indéfini, il repassait en boucle les dernières activités de la base de ces dernier mois sans parvenir à savoir ce qui avait pu motiver cette enquête.
Il n'y avait nul doute en effet que l'inquisiteur cherchait quelque chose, ou quelqu'un.
Il se remit à penser aux personnes récemment arrivées sur la base, mais là encore il ne parvint pas à trouver qui mériterait une telle attention.
Advienne que pourra, de toute façon il ne pouvait plus rien faire d'autre qu'attendre.
L'attente ne dura pas.
Le sas s'ouvrit sur le sergent chargé de l'escorte, sur ses talons l'inquisiteur entra dans la pièce où régnait un calme tendu, intendant et conseillers semblant attendre leur jugement final.
Atorgalis se délectait de ces moments, il pouvait sentir la puissance de son Ordre, la puissance des inquisiteurs représentant l'Empereur partout dans l'Imperium, sa propre puissance.
Ces gens en face de lui tremblaient comme des enfants s'attendant à recevoir une correction d'un père autoritaire.
Ces gens avaient des choses à se reprocher.
S'il avait eu assez de temps pour cela, Atorgalis aurait pris une joie non dissimulée à trouver leurs secrets les plus intimes, leurs fautes inavouables, leurs péchés coupables.
Mais il n'avait pas le temps, sa mission était bien plus importante.
Peut être reviendrait-il, plus tard.
"Mon seigneur, commença l'intendant, je suis honoré de votre présence à bord de notre base et je me mets entièrement à votre service.
- Je vous salue intendant Kehane. Je suis l'inquisiteur Atorgalis en mission officielle pour notre divine Empereur et je prends le commandement de la base stellaire DBX-17-67 durant toute la durée de mon séjour.
La base est placée en état de blocus à partir de cet instant, nul n'est autorisé à en partir ou à y entrer.
- Bien seigneur, les ordres seront transmis.
- je souhaite consulter immédiatement le registre de la base. Envoyez le sergent qu'il le ramène tout de suite.
Krigh, vous l'accompagnez."
Un des membre de la suite de l'inquisiteur hocha de la tête acquiescant à l'ordre et sortit avec le sergent pur récupérer le fameux registre.
Comme la plupart des bases impériales, DBX-17-67 avait un registre où étaient noté quantité d'informations sur la base, ses habitants permanents, ses intendant successifs.
Ces registres servaient également de moyen de transmission de certaines informations codées entre les inquisiteurs qui passaient sur les bases.
Ainsi chaque inquisiteur pouvait laisser des notes compréhensibles par un autre inquisiteur uniquement sur certaines personnes sans que les intendants n'y aient accès.
Un moyen pratique et discret de communiquer.
Quels secret allait receler ce registre, Atorgalis se le demandait, il espérait surtout trouver une information qui l'aiderait dans sa mission.
"En attendant le retour de nos zélés serviteurs, je prends possession de vos quartiers, intendant."
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Atorgael
Gyaume83
18/05/05 , 13:22
Venant de lire les quatres épisodes, je te livre mes impressions générales.
J'aime bien. Tu introduits bien l'ambiance sans faire de descriptions surchargées. Les petits paragraphes me gènent un peu, je préfèrent les récits masif et consistant, mais c'est toi qui écrit, donc je me plie. Le changement de forme appuye quand même cette ambiance lourde et tendue, et c'est très bien. Si on a du mal a comprendre au début, cela commence a se mettre en place. Y'aurait il un lien entre toutes ces personnes ? Mystère que je te laisse nous dévoiler.
La seule chose que je te reprocherais est l'embellissement trop enrobé parfois, ex : La navette d'Aorgalis qui débarque =
QUOTE
Cette frégate marquée aux armes impériales de l'aigle à deux têtes frappé du sigle de l'inquisition
. Ouch, c'est un peu lourd a digérer, sachant qu'avant tu as déjà énoncé que c'était une navette impériale.
Aussi, certains passages devraient a on gout se trouver plus suggéré :
QUOTE
La nouvelle de l'arrivée d'un inquisiteur sur sa base avait retourné l'intendant général Kehane. La visite d'un tel personnage n'est déjà pas simple à appréhender quand on a rien à se reprocher, l'intendant général en était donc encore plus stressé
La dernière partie est en trop, je pense que cela renforcerais encore plus le mystère si tu faisait comprendre qu'il est ripou sans le dire.
QUOTE
Ces registres servaient également de moyen de transmission de certaines informations codées entre les inquisiteurs qui passaient sur les bases.
Ah génial ! La je tombe d'admiration devant cette méthode, c'est vraiment bien trouvé ! Très simple , mais très bien trouvé, c'est vraiment génial.
J'attend donc la suite, avec autant d'engoûment que les autres !
Guillaume
Atorgael
24/05/05 , 12:03
Merci des remarques, j'en tiendrais compte dès que je ré-écrirais le tout pour le mettre en ligne sur mon site de manière officielle.
QUOTE
Ouch, c'est un peu lourd a digérer, sachant qu'avant tu as déjà énoncé que c'était une navette impériale.
Effectivement, après relecture à froid, c'est un poil lourd.
Voici une petite suite sans grande nouveauté, juste pour l'ambiance.
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5
Adorez votre Empereur!
Pour cent prières qui lui sont adressées
Une évoque mon nom.
- Pion blanc contre Impératrice noire -Le serviteur est faible, il est une proie facile.
Accompagné par le sergent, Krigh se dirigeait vers le lieu où devait se trouver le registre de la base.
Généralement gardés dans des coffres blindés, les registres pouvait également être conservés dans des chapelles de prière, ce qui semblait être le cas sur DBX-17-67.
Trois niveau en dessous des ponts de commandement l'univers n'était déjà plus le même, ici pas de couloirs propres et entretenus comme ceux du quartier de l'intendant.
Rien de flagrant, mais un certain laissé aller semblait être de rigueur ici. Quelques inscriptions gravées sur les murs, quelques déchets sur le sol.
Ils ne croisèrent que quelques rares personnes en chemin, uniquement des habitants de la base, le dernier transport étant parti depuis deux jours, le prochain n'arriverait que lorsque l'inquisiteur aurait décidé de redonner l'accès à la base à des personnes étrangères.
Un endroit singulier que cette chapelle en un tel endroit, Krigh était même surpris d'en trouver une ici vu le peu de piété dont les visiteurs devaient faire preuve lors de leurs courtes escales.
La chapelle était en fait un petit local pouvant contenir une vingtaine de personnes. Un autel rudimentaire trônait en son centre.
Il devait y avoir bien longtemps que personne n'était venu rendre hommage à l'Empereur, les lieux semblaient à l'abandon, des caisses de marchandises éventrées gisaient dans la poussières et les immondices divers.
Krigh fit une moue de dégoût en voyant l'état de ce qui aurait dû être un sanctuaire à Sa grandeur.
Le sergent ne semblait pas avoir remarqué le mécontentement de l'acolyte et se dirigeait vers le fond du local en déblayant le passage.
"C'est ici." Indiqua-t-il à Krigh en montrant un vielle tenture cachant une petite porte dans le mur.
On avait tenté de forcer cette porte, mais sans succès.
Krigh sorti la clé inquisitoriale qui lui avait confié Atorgalis et la plaqua à l'endroit prévu.
Le mécanisme rechigna un instant puis fini par obtempérer et la petite porte s'ouvrit.
A l'intérieur Krigh trouva le registre et s'en saisi cérémonieusement, il referma la cache et sortit de la chapelle pour ramener le précieux volume à Atorgalis.
Le registre était lourd et encombrant, il contenait toutes les informations dont un inquisiteur avait besoin pour pouvoir rendre des jugements sur les habitants de la base.
Le serrant contre sa poitrine, Krigh se demandait quels secrets il détenait à ce instant, bien qu'en passe de devenir inquisiteurs sous peu, il e connaissait pas encore les codes nécessaire pour déchiffrer les écrits cachés de ses prédécesseurs en ce lieu.
Peut être son maître lui accordera-t-il suffisamment de confiance aujourd'hui pour partager de nouveaux secrets avec lui.
Sortant avec son fardeau, il fut surpris de l'affluence devant la chapelle, une dizaine de personnes semblaient attendre sa sortie.
"Faites place, dégagez!" Aboya le sergent.
La petite foule se dispersa mollement, un homme resta cependant un instant à observer l'acolyte avant de reprendre son chemin.
Krigh fut troublé par ce personnage, par son regard.
Il ne se différenciait en rien des autres, maigre, les bras noueux mais qui semblaient pouvoir soulever n'importe quoi, un porteur se dit Krigh.
Seul son regard était différent de celui de ces congénères, il avait regardé l'acolyte droit dans les yeux sans ciller, avec une sorte de défi moqueur.
Krigh serra plus fort le registre dont le poids le rassura un peu, l'homme avait disparu avec la foule avant qu'il puisse ordonner au sergent d'intercepter l'individu.
"Ils savent pas quoi faire alors ils viennent voir tout ce qui est nouveau, faut pas faire attention monsieur." Le rassura le sergent.
Malgré lui, Krigh pressa le pas afin de retrouver la sécurité des ponts supérieurs.
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Atorgael
Gyaume83
24/05/05 , 18:35
Chouette une suite.
L'amorce continue bien, je sens que le type n'est pas la par hasard.
Sur le plan de la forme, en fait, j'aime bien les citations au début de chaque texte, ainsi que la phrase rapellant un jeu d'échec. C'est original et pas pour me déplaire. Continue, tu pourras me compter parmis tes fervents lecteurs.
Guillaume
QUOTE(Gyaume83 @ 24/05/05 , 18:35)
Chouette une suite.
L'amorce continue bien, je sens que le type n'est pas la par hasard.
En effet le hasard n,'a pas sa place dans ce début de récit.
QUOTE(Gyaume83 @ 24/05/05 , 18:35)
Sur le plan de la forme, en fait, j'aime bien les citations au début de chaque texte, ainsi que la phrase rapellant un jeu d'échec. C'est original et pas pour me déplaire. Continue, tu pourras me compter parmis tes fervents lecteurs.
Guillaume
Content que ça te plaise, je vais tacher de faire en sorte que cela dure.
Atorgael
26/05/05 , 11:15
Chapitre suivant
6
Le savoir est un outil.
Le savoir est un piège.
- Pion blanc et Frégate entrent au quadrant 7 -
Le chasseur envoie ses traqueurs rabattre le gibier.
Donnons lui satisfaction.
En arrivant aux niveaux des résidents éminents de la base, Krigh retrouva l'inquisiteur Atorgalis attablé devant une petite collation délicatement offerte par l'intendant, confortablement installé dans le fauteuil de ce dernier.
Il avait auparavant laissé tombé son armure de cérémonie pour ne revêtir que son "costume de travail", un surcot de cuir rouge sombre et une cape noire.
Il était seul avec quelques serviteurs dans le bureau, l'intendant et ses conseillers attendaient dehors, ne sachant pas encore à quelle sauce ils allaient être avalés.
"Voici le registre Seigneur, les sceaux sont intacts. Puis je vous aider dans vos recherches'
- Ca ira Krigh, je préfèrerais que vous furetiez un peu partout dans la base, je n'aurai guère le temps de me promener, allez et soyez mes yeux et mes oreilles."
Puis, après avoir observé son acolyte plus attentivement :
"Prenez un serviteur de combat avec vous si vous voulez, il serait intéressant de voir les réactions que cela pourra produire sur la population."
Krigh s'inclina et sortit laissant son maître défaire les sceaux et ouvrir le précieux registre.
En sortant il donna un ordre à un des serviteur de combat en faction devant le sas, Prel-4 selon ses souvenirs, une arme de combat des plus redoutable en cas de corps à corps. Le serviteur se mit à suivre sans un mot l'acolyte et le sergent qui se retrouva à nouveau réquisitionné pour une nouvelle promenade.
Tout en ouvrant le registre de la base, Atorgalis regarda partir son acolyte.
L'attitude générale de ce dernier montrait bien sa frustration de ne pouvoir consulter les pages avec son maître.
"Plus tard Krigh, tu n'es pas encore prêt à partager tous les secrets de l'ordre, se disait l'inquisiteur, ton tour viendra."
Il commença à consulter les premières pages consciencieusement, le dernier passage d'un inquisiteur en mission officielle remontait à une quinzaine d'années, suffisamment long pour que de nombreuses personne ne figurent plus sur le registre, suffisamment court pour que certaines informations clés soient encore exploitables.
Il griffonna quelques signes secrets à la suite de son confrère, ainsi le prochain saurait.
Passant les premiers chapitres depuis longtemps caduques, il focalisa son attention sur les dernières pages.
Ecrites par le conseillers recenseur, elles remontaient à plus de 3 ans, ce fonctionnaire impérial avait négligé ses fonctions depuis trop longtemps, il allait devoir s'en expliquer.
Passant de pages en pages, il collecta dans sa mémoire quelques indices utiles pour la poursuite de ses recherches avant de les transmettre à l'analyseur.
Au bout de plusieurs heures de recherche et de compilation il fit signe à son serviteur resté immobile et en attente depuis tout ce temps.
"Demande d'analyse des interactions de ce passage en corrélation avec celui-ci, celui-ci et celui-là, puis analyse d'impact de cette phrase en prenant en compte le temps écoulé depuis cette dernière action."
Pendant qu'il énumérait les taches à accomplir à son serviteur, un léger chuintement pneumatique injectait à l'homme machine des drogues qui allaitent décupler ses capacité d'analyse.
Les données demandées par l'inquisiteur seraient disponible d'ici une à deux heures.
Atorgalis se leva du siège en étirant ses muscles durcis par une trop longue immobilité et se dirigea vers la sortie, il avait à discuter avec un certain conseiller, un serviteur de combat resterait dans la pièce afin de s'assurer que personne n'interfère avec le travail du serviteur analyseur.
L'ouverture du sas du bureau où se tenait l'inquisiteur avait visiblement stoppé net les discussions de l'intendant général et de ses conseillers.
Ils se tenaient tous mal à l'aise, dansant d'un pied sur l'autre certains auraient préféré se retrouver loin d'ici.
"Intendant ?!
- Oui Seigneur ?
- Vous avez des conseillers qui sont des plus négligents"
Un froid mortel se posa comme par enchantement dans cette partie de la base, le petit groupe d'homme se figea en attendant la sentence.
"Cependant comme vous me semblez être de bonne volonté, je suis prêt à vous pardonner."
Un rayon de soleil fictif commença à faire fondre la couche de glace qui immobilisait les conseillers.
"Tout le monde n'aura pas cette mansuétude pourtant, il est des manquements graves que rien ne saurait excuser."
Un conseiller parmi ceux du dernier rang se senti mal et s'écroula de manière peu digne, ses compagnons n'osant pas le relever ni même voir s'il vivait encore.
"Il s'agit de votre conseiller en recensement je présume intendant ?
- Oui effectivement je ?
- Remettez le sur pied et envoyez le moi dans vos appartements."
Atorgalis se retourna pour repartir vers le logement privé de l'intendant.
Il stoppa sa marche et tournant la tête vers le groupe d'homme il ajouta d'un ton presque guilleret :
"Ce sera tout messieurs. Pour le moment."
Gyaume83
26/05/05 , 18:54
C'est bien de voir l'Inquisition sous plusieurs angles, ça permet d'en apprendre toujours plus pour ses propres personnages.
Le passage est encore une fois très bien, à partir de maintenant, je ne signalerais que les erreurs ou choses dérangeantes que j'ai relevé.
Félicitations pour la légère mais intense déscripton du servant transcripteur, c'est absolument parfait.
QUOTE
Un froid mortel se posa comme par enchantement
Ahhh Hérétique de premier ordre !
Pas d'enchantement, on est au 41ème millénaire que diable ! Je trouve l'expression peu appropriée au passage.
Guillaume -
Atorgael
31/05/05 , 11:50
Une nouvelle suite qui nous en apprend un peu mais pas trop histoire d'en garder pour les autres chapitres...
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7
Le destin est tout
Je suis ta destinée
- Empereur Noir et Impératrice noire -
Se souvenir peut être d'un grand réconfort comme une grande souffrance.
La souffrance peut être d'un grand réconfort.
Krigh se promenait.
Escorté par le serviteur de combat et guidé par le sergent il découvrait un aspect de la base dont il ne se doutait pas deux heures avant.
Au fil des niveaux qu'ils avaient traversés, la transformation avaient été progressive, elle était maintenant flagrante, ils se trouvaient maintenant au niveau -2 et ici rien ne faisait penser qu'ils se trouvaient à l'intérieur d'une base stellaire, petit point perdu au fond d'une galaxie froide et mortelle.
Ici tout était couleur, animation, vie.
Des marchands ambulants proposaient des produits plus moins légaux ou autorisés mais personne ne semblait le remarquer, surtout pas les patrouilles de gardes qui déambulaient nonchalamment au milieu des couloirs surchargés et quasi impraticables.
Les échoppes était les cases d'habitation standard d'une base impériale, des cloisons avaient été abattues pour en faire de grands espaces pour les vendeurs les plus importants.
Krigh se fit bousculer plusieurs fois par des passants qui ne lui prêtaient pas plus attention qu'aux autres badauds, du moins tant que le serviteur de combat n'intervenait pas.
Il semblait que toutes les couches sociales de la base cohabitaient en parfaite harmonie en ces lieux, des épouses de conseillers côtoyaient des marchands de soy'kaf comme des vendeurs de babioles exotiques sûrement récupérées lors du débarquement des voyageurs du dernier vaisseaux à avoir accosté la base.
Des bijoux venus de planètes éloignées se retrouvaient ainsi aux cous des classes les plus aisées de la base, vendus par les plus employés des classes les moins bien loties.
Comment ces babioles étaient entrées en leur possession était une question à laquelle des dizaines de réponses pouvaient être données : le vol, l'échange, le jeu, le chantage, ?
Une chose frappa Krigh, il remarqua qu'au milieu de tout ce bazar spatial évoluaient des hommes et des femmes qui semblaient avoir une tache bien particulière, les porteurs se dit-il.
Enfin il pouvait les voir à l'?uvre dans leur milieu naturel.
Ils évoluaient en toute liberté, personne ne les bousculaient, ils allaient d'échoppes en échoppes connaissant tout le monde, livrant paquets et ballots, récupérant les paiements ou de nouveaux colis puis repartant vers une nouvelle destination.
Quelques uns ne portaient que des missives mais tous s'acquittaient de leurs taches d'une manière très professionnelle, quasi militaire.
"Ce sont eux qui font vivre cette base, se dit Krigh, quelle rôle ont-ils réellement ?"
Pendant que Krigh était à ses pensées, une ombre le suivait de loin, hors de vue des étrangers.
L'homme au regard froid étudiait l'acolyte, il le regardait être surpris par l'étal d'un vendeur d'épices quasi introuvables dans l'Imperium, se prendre au jeu du marchandage avec un vendeur de soj'kaf, se faire bousculer par une matronne du cinquième étage, femme du conseiller au trésor.
L'homme n'avait pas vraiment besoin de venir voir lui-même cet étranger, tous ces faits et gestes étaient scrutés et enregistrés et lui auraient été rapporté plus tard, mais l'homme aimait particulièrement cet endroit et il n'avait pu résisté au plaisir d'y aller.
Ce lieu était particulier pour lui, c'est ici qu'il avait atterri lors de son arrivée sur Idris, il y avait de cela de nombreuses révolutions, il en avait oublié le compte?
Tellement longtemps.
Lointains souvenirs'
Cruels souvenirs'
> -5256 révolutions
"Hey petit, tu fais quoi ici ?"
La question avait fusé de l'entrée du bazar, d'un coin un peu en retrait du couloir principal.
Le jeune garçon tourna la tête dans cette direction, pas bien sûr que la question lui était destinée.
Sortant la tête de l'ombre d'un auvent, un vieil homme assis sur le sol lui montra ses plus beaux chicots dans un sourire radieux.
"Ouais petit, c'est bien à toi que j'parle, viens par ici un peu ? à moins que tu n'aies peur d'un vieux rabougri comme moi."
Piqué dans sa fierté le jeune homme s'avança d'un pas qu'il voulu assuré et martial, après tout il faisait parti des cadets du 937ème Cadien, il était un soldat au service de l'Empereur.
Il se pencha sur le vieil homme et demanda :
"Que puis-je pour vous monsieur ?
- Monsieur !!? AH ils t'ont bien éduqué dis moi !! Appelle moi Partch, ça ira va.
- D'accord Mons' Partch en quoi puis-je vous aider, je dois rejoindre mon unité, nous partons bientôt et je me suis un peu ? perdu.
- J'en aurai pas pour long va, c'est juste que je suis un peu fatigué et que j'aurai besoin de bras jeunes et vigoureux comme les tiens pour me soutenir.
Tu vois j'ai une course à faire et je me sens plus la force de traverser ce bazar pour la livrer.
- Bien sur appuyez vous sur moi, si en retour vous pouvez m'indiquer le chemin pour rejoindre mon unité je veux bien vous aider.
- Ca marche comme ça, allez aide moi à me relever déjà."
> Retour
L'homme se souvenait encore de ce moment comme s'il s'était déroulé hier, ils avaient bien livré la course avec le vieil homme mais il n'avait pas rejoint son unité partie sans lui se faire exterminer sur un monde perdu pour une cause qui n'était plus la sienne.
Son avenir s'était joué à cet instant, ce moment où il avait répondu au vieux Partch.
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Atorgael - 12ème chapitre en cours.
Gyaume83
31/05/05 , 19:17
Marrant, j'ai l'impressiosn que Krigh est plus chalereux qu'Atorgalis, a ta manière d'écrire. Je suis tes aventures, même si je suis seul on dirait. Bravo, continue
Guillaume
Edit Damned: T'es loin d'être le seul... Le cher Atorgael en est à presque 500 lectures déja. (Dépassant le Siméon de l'Ami Rendar).
QUOTE(Gyaume83 @ 31/05/05 , 19:17)
Marrant, j'ai l'impressiosn que Krigh est plus chalereux qu'Atorgalis, a ta manière d'écrire. Je suis tes aventures, même si je suis seul on dirait. Bravo, continue
Guillaume
Replaçons cette histoire dans le contexte de celles que j'ai déjà ércrites.
Idris est la 4ème histoire que je fais pour cet inquisiteur.
Chronologiquement elle arrive en deuxième position, je me suis interressé à l'Atorgalis de mon armée avant de revenir sur ces débuts.
Dans cette nouvelle, Krigh est l'acolyte d'Atorgalis en passe de devenir un inquisiteur à part entière, bref un étudiant en fin de cycle quoi.
Atorgalis est un inquisiteur assez arrogant, sûr de lui de de sa puissance que lui confère son titre. Cela change par la suite, à voir dans les autres récits que je vous posterai ici si vous le souhaitez. A noter que vous retrouvez tout ça sur mon site

Krigh est un personnage plus complexe qui n'a pas encore dévoilé sa vrai nature, nous dirons plus sournois.
Pour le moment il observe, il apprend, sa nature se dévoilera plus tard, un récit qu'il me reste à écrire.
QUOTE
Edit Damned: T'es loin d'être le seul... Le cher Atorgael en est à presque 500 lectures déja. (Dépassant le Siméon de l'Ami Rendar).
J'ai vu ça oui, au début j'ai cru à un bug

mais ça fait plaisir, merci à mes fans
Atorgael
17/06/05 , 12:58
Un peu de lecture pour votre week end avec le chapitre 8.
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8
Illusion, tout n'est qu'illusion
- Solitaire blanc et Empereur blanc -
Qui suis-je, j'ai oublié mon nom depuis que je suis devenu Partch.
Le conseiller en recensement gisait sur le sol là où l'avait déposé les autres conseillers de la base. Après un regard furtif en direction du serviteur cliquetant dans son analyse, ils étaient sorti sans demander leur reste, bien heureux de ne pas se retrouver en tête à tête avec l'inquisiteur.
Une fois la porte du sas refermée, le conseiller se releva lentement et se tint bien droit face à l'inquisiteur.
"Je suis à vos ordres Monsieur !
- Agent Colh VII je souhaiterai entendre votre rapport.
- Sur vos ordres j'ai infiltré la base en prenant la place du conseiller au recensement, l'individu le plus facile à remplacer. Sa position m'a permit également d'avoir accès à des informations que vous jugerez sûrement capitales."
Tirant un tube de sa poche, il le tendit à l'inquisiteur qui prit connaissance du document roulé à l'intérieur.
Après quelques secondes de lecture attentive, il tendit le document au serviteur analyste.
" Entrez cette information comme prioritaire en relation avec la note vingt sept et confirmez."
Revenant à son agent infiltré :
" Autre chose qui puisse m'éclairer ?
- Oui seigneur, l'intendant général est sans doute impliqué dans le processus mais il n'en est pas encore conscient totalement, il essaye de se défaire de ce poids mais il est trop tard.
Le conseiller au trésor est leur contact, j'ai éliminé trois agents ennemis qui avaient dans l'intention de remplacer mon hôte par un de leur double. Ils doivent être au courant de votre but final, la partie a commencé dès votre arrivée.
- En effet j'ai senti un changement peu de temps après mon arrivée. Savez-vous où ils se trouvent exactement'
- Selon mes contacts ils seraient aux niveaux moins cinq mais leur influence commence à se faire sentir dès le niveau moins un.
- Un leader reconnu?
- C'est la difficulté majeure, il y en a un c'est certain mais personne n'a été en mesure de me donner un nom.
- Merci agent Colh VII, votre mission sera maintenant de me fournir un point de contact. Vous pouvez mourir maintenant.
- A vos ordre monseigneur."
Le conseiller au recensement s'écroula sur le sol et l'agent Colh baissa son rythme vital au niveau le plus bas, indétectable, il passerait pour mort à qui ferait un simple examen non médical.
L'inquisiteur déboucha un flacon de liquide rouge imitant le sang qu'il répandit sur la poitrine de son agent et tira un bolt de son pistolet afin de parfaire la mise en scène.
Dans le couloir le bruit assourdit de la détonation figea les conseillers et l'intendant qui étaient en train de spéculer sur les chances de survie de leur confrère, la question venait d'être résolue, définitivement.
Le sas du bureau coulissa à nouveau et le serviteur de combat s'avança d'un pas lourd dans le couloir, il portait le corps flasque de la victime de l'inquisiteur, ce dernier lui emboîtant le pas afin de bien montrer sa détermination à ses spectateurs.
L'intendant s'avança suivi de deux de ces conseillers et s'interposa face au serviteur.
" Seigneur, je m'insurge contre cette façon de traiter le personnel impérial de ?
- Ainsi sont punis les traîtres à l'Imperium et il en sera de même pour tous les autres. Je continuerai mes interrogatoires bientôt et votre tour viendra intendant ne vous en faites pas. Pour le moment je vais me reposer un peu. Le bonsoir messieurs."
Et, ne leur laissant pas le temps de répondre, il entra dans le bureau et en ferma l'accès.
Le serviteur poursuivi sa route et alla vers la zone mortuaire où le corps serait pris en charge pas les machines de recyclage automatiques.
Les conseillers et l'intendant s'écartèrent pour le laisser passer.
Un des conseillers fit un signe discret à son confère que le conseiller au recensement était bien mort.
Ce petit manège n'avait pas échappé à l'inquisiteur, un de ces servo-crâne discrètement laissé dans un coin sombre du couloir lui rapportant tout ce qui ce passait de l'autre coté du sas.
Le serviteur de combat se dirigea ainsi jusqu'à la salle de recyclage et déposa le corps dans un bac de transport à coté d'autres corps prêt à être retraités et ressortit rejoindre son maître.
L'agent Colh VII se releva, troqua ses affaires contre celles d'un pauvre bougre des bas niveaux. Une fois rhabillé, il s'injecta une dose de drogue dans la carotide puis une autre dans le ventre.
L'effet apparu quelques secondes plus tard, son visage se modifia, ses traits se remodelèrent, sa corpulence changea, sa taille diminua un peu et ce fut un homme morne et usé par les taches quotidiennes de la base qui sortit discrètement de la morgue, anonyme parmi les anonymes, il rejoignit le niveau moins deux et se fondit dans la masse, en route vers sa nouvelle mission.
De son coté Atorgalis repassait mentalement les informations de son agent en revue.
Il l'avait envoyé sur Idris IV un an auparavant comme une dizaine d'autres agents en d'autres lieux lors des premiers heurts sur Hakaris Prime.
Cette planète du système Hakaris située au fond du secteur Sanctum n'avait jamais montré de signe d'hérésie auparavant et voila qu'un beau jour un culte chaotique avait émergé au grand jour et semé de grands désordres dans les instances impériales.
Il avait été assez facile de localiser le point d'entrée de cette invasion, il s'était agit d'un membre de l'Ecclésiarchie et de sa suite qui avaient fuit les évènement sur Capella.
Le très Vénéré confesseur Guerond, comme il se faisait appeler à cette époque, avait débarqué sur Hakaris Prime il y a maintenant cinq ans de cela, le culte en avait mit trois à se renforcer.
Le confesseur n'avait pas eu le temps de se rendre compte de son implication ni de souffrir lors de son exécution.
En visite spirituelle sur Sanctuaire, capitale du secteur Sanctum, l'inquisiteur Atorgalis avait exécuté le confesseur et hérité de la mission de chercher les origines de cette peste et il avait comme l'impression qu'il venait de mettre le pied dans le camp principal de l'ennemi. Le culte allait être écrasé sur place par les forces impériales présente dont une compagnie des Dark Exorcist.
Idris IV était une base stellaire où le flux de visiteurs permettait à beaucoup de gens de se croiser, un endroit idéal pour propager maladies, infections, et autres idées hérétiques vers de nombreux mondes.
Il avait suffi à l'inquisiteur de faire le chemin à l'envers du confesseur et de remonter ses traces pour se retrouver en cet instant à cet endroit.
Si ses soupçons se confirmaient, la purification finale allait pouvoir avoir lieu.
Le serviteur analyste tira l'inquisiteur de ses pensées et lui remit son rapport.
L'inquisiteur le parcouru avidement.
Il avait un nom maintenant.
Le chasseur avait repéré sa proie, il était temps de montrer la puissance impériale à ces hérétiques.
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Boum, ça vous tombe dessus comme ça sans prévenir : une suite !!
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9
Récompensez vos agent une fois, ils vous en seront reconnaissant.
Récompensez les deux fois ils vous en réclameront d'avantage.
- Pion noir contre pion blanc -
Krigh était installé à ce qui ressemblait le plus à un débit de boissons sur cette base. Assis sur un petit tabouret bancal il se faisait servir un soy' kaf par une serveuse qui faisait tout pour séduire son client et s'en faire un client d'une autre sorte.
L'acolyte s'amusa un instant de ce petit jeu avant de repousser froidement des avances plus explicites, la fille se réfugia à l'intérieur de son local non sans un regard mauvais.
Krigh observait.
Il observait tous ceux qui passait par ce couloir, comment avaient été montées les échoppes.
Beaucoup d'ingéniosité et d'astuces acquises au fil des ans avaient été mises en application afin de pouvoir tout débarrasser en un clin d'?il et laisser le couloir libre afin de faciliter la circulation aux équipes d'entretien charriant parfois de volumineuses pièces de rechange.
Cela se produisit alors que Krigh finissait sa boisson, il allait en recommander une autre quand la serveuse replia une partie de l'auvent brusquement.
Krigh allait vitupérer lorsqu'il s'aperçu que la plupart des échoppes faisaient de même, quelques instant plus tard, une équipe de maintenance poussant une caisse traversait le couloir en direction de leur lieu de travail, quelques niveaux plus bas.
La caisse montée sur une palette de manutention gravitique occupait la presque totalité de la largeur du passage, Krigh du se coller à la paroi pour ne pas avoir à se faire bousculer.
Une fois l'équipe passée, le couloir se ranima et les auvents reprirent leurs places, Krigh encore sous le coup de la surprise faillit se retrouver avec son soy'kaf sur sa tenue quand la serveuse lui tendit sans délicatesse.
"Comment ont-ils su, je n'ai vu ni entendu personne annoncer ce passage."
Les communications implicites de cet endroit ne manquaient pas de le laisser avec plus de questions que de réponses.
Il allait en faire le rapport à l'Inquisiteur.
"Sergent, venez là un peu !
- Oui monsieur?
- Depuis combien de temps êtes vous ici sergent'
- Ca va faire trois ans monsieur.
- Déserteur ?
- Démobilisé.
- Prenez un Soy'kaf et racontez moi ça.
- Merci monsieur."
Le sergent appela la serveuse pour passer sa commande et s'assit à coté de l'acolyte pour lui raconter son histoire.
Nul doute que l'inquisiteur sera curieux de l'apprendre par la suite.
" Je suis ce qu'on pourrait appeler un survivant monsieur, j'ai fait mes cinq campagnes et je m'en suis sorti indemne, j'ai tous mes membres, toute ma tête et les quelques blessure que j'ai pu subir ne sont que de mauvais moments du passé bien que certains matins soient plus douloureux que d'autre.
Beaucoup de gars de ma compagnie ont pas eu cette chance, sûrement que l'Empereur doit m'avoir à la bonne, sans vouloir manquer de respect monsieur.
- Je vous en prie sergent, chacun a sa façon de prier l'Empereur. Quel régiment'
- Le 38ème de Quallos. Il existe plus, cherchez pas, il a été anéanti lors de sa dernière bataille. Pour moi ça aurait été la campagne de trop.
Un coup de chance sûrement.
Je me rappelle encore du capitaine quand il m'a fait venir dans ses quartiers.
On était là depuis deux semaines, les hommes allaient en permission à l'intérieur par roulement mais la discipline se relâchait, il a fallu faire quelques exemples aussi vigoureux que définitifs.
C'est moi qui donnait les châtiments, j'y prenait aucun plaisir croyez moi mais je faisais juste mon devoir.
Une semaine de plus à attendre et on se retrouverait avec de sérieux problèmes, mais contre toute attente ça s'est arrêté et il n'y a plus eu de troubles, les hommes étaient calmés.
Le capitane m'a convoqué peu de temps après.
Il avait l'air fatigué, las, comme résigné.
"Sergent, qu'il m'a dit", ça fait combien de temps qu'on est ensemble. "Quinze ans mon capitaine", que je lui ai répondu. Et encore ça faisait mon troisième capitaine depuis le début.
"Sergent il est temps pour vous de vous reposer, c'est pas un homme de plus ou de moins qui changera grand-chose. Je vous débarque des effectifs."
"A vos ordres." que je lui ai dit et je suis sorti sans qu'il ne m'ai donné d'explications.
Le régiment est reparti sans moi après ces quelques semaines de repos.
Je suis resté quelques temps à traîner dans tous les coins et à dépenser toute ma solde, j'avais de quoi m'amuser pendant deux mois et comme je n'étais pas beaucoup sorti j'en ai bien profité.
Quand j'ai plus eu un aigle en poche j'ai du me trouver du boulot, l'intendant a toujours besoin d'hommes sûrs et sérieux pour maintenir l'ordre ici et voila comment je suis entré à son service.
- Vous devez bien connaître cette base alors ?
- Oui et non, si je connais comme ma poche les niveaux supérieurs je suis encore un peu perdu dans les bas niveaux.
Vous comprenez, je suis chargé de la protection de l'intendant et il ne quitte jamais ses quartiers.
Ce que je connais de ce niveau par exemple, c'est tout ce que j'en ai vu lors de mes promenades d'il y a trois ans. Depuis il y a eu pas mal de changements et je ne reconnais pas tout.
- Et bien nous allons parfaire votre connaissance de ces lieux, et la mienne par la même occasion, car vous allez me faire visiter ce niveau et ceux d'en dessous."
Les deux hommes se levèrent et s'engagèrent vers l'élévateur suivis par le serviteur de combat.
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Gyaume83
06/07/05 , 11:12
ah ah, un poil d'activité en cette période creuse fait du bien !
Le récit est bien écrit, entrainant, et plaisant. Le sergent est parfait, son rôle est bien cerné et développé, j'aime beaucoup !
Continue, je reste parmi tes lecteurs.
Atorgael
08/07/05 , 10:06
QUOTE(Gyaume83 @ 06/07/05 , 11:12)
Le sergent est parfait, son rôle est bien cerné et développé, j'aime beaucoup !
Continue, je reste parmi tes lecteurs.
Au moins ça c'est bon, c'était le but de ce passage.
J'aime bien faire ce genre de petites touches apparement anodines qui posent un personnage afin de ne pas en faire qu'un figurant.
Je ne sais pas si tu as remarqué, mais il n'a pas de nom, c'est volontaire et il n'en aura pas, il restera "le sergent" ou "sergent".
L'inquisiteur et son acolyte ne s'embarrassent pas de ce genre de détail pour le petit personnel :-)
En tout cas c'est comme ça que je vois les rapports entre ces personnages.
Atorgael - plus que 2 suite déjà écrites, après faut que je m'y remette -
On continue avec le chapitre 10
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10
Chaque décision demande du courage.
- Pions noirs contre arlequin blanc -
Plus tard.
L'inquisiteur était resté enfermé dans le bureau de l'intendant toute la durée d'une demi révolution, obligeant de dernier à trouver refuge dans le carré affecté à un de ces hommes de confiance réquisitionné par l'inquisiteur et qu'on avait pas revu depuis qu'il était parti en compagnie de l'acolyte dans les sous niveaux.
L'intendant se fit la remarque que sa situation aurait pu être pire, c'est lui qui aurait pu accompagner l'acolyte et être obligé à descendre dans ces lieux infernaux.
Voila plusieurs années qu'il n'y était plus descendu. A sa connaissance, peu de conseillers s'y rendaient encore.
Aucun n'avait de raison particulière, seulement voila, tous se trouvaient autre chose à faire quand il y avait nécessité à y aller.
La tache revenait alors à quelques subordonnés désignés.
Cela avait créé un fossé entre les conseillers d'en haut et la populace d'en bas. Ce fossé n'était sans doute pas perçu par tous de la même manière.
L'intendant Kehane n'y voyait aucun inconvénient, tant que le travail d'entretien de la base était fait en temps et en bonne forme, les activités des niveaux inférieurs ne le concernaient pas.
Le carré du sergent, à défaut d'être confortable, était propre et bien rangé, ses habitudes militaires ressortaient constamment dans la façon dont était organisé son espace de vie, en comparaison le local de l'intendant était un véritable foutoir.
Kehane s'était allongé sur le lit étroit et dur pour se reposer en attendant les évènements à venir.
Il allait devoir prendre des décisions qui ne le satisfaisaient pas, mais alors pas du tout.
Il allait devoir choisir entre deux maux et il n'arrivait pas à se décider pour celui qui serait le moins pire.
Dans quelques heures il irait à un rendez vous dont l'inquisiteur ne devait absolument pas être au courant. Dans le cas contraire, il ne doutait pas qu'il n'aurait plus rien à choisir dans cette vie.
Nerveux, n'arrivant pas à se reposer, l'intendant tournait et se retournait sur la couchette, s'asseyant sur le bord il posa ses pieds nus sur le sol de métal glacé. Les vibrations de la base remontant dans tout son corps l'apaisèrent peu à peu et il se repassa sereinement les évènements les plus récents.
Comment en étaient ils arriver là?
Tout allait bien, leur petit trafic n'aurait jamais dû attirer l'attention d'un tel personnage de l'Imperium, rien ne le justifiait.
Au pire une commission d'enquête administrative aisément corruptible.
Il devait se passer autre chose. Quelque chose de bien plus sérieux.
Mais quoi.
Impossible de le dire, peut être que ses compagnons auraient quelques lumières à lui fournir là dessus.
Il se leva, finit de se préparer et sortit de la pièce, il avait un rendez vous et ne tenait pas à arriver le dernier.
S'engageant dans le couloir il remonta de quelques niveaux empruntant coursives d'entretien et passages dérobés afin de repérer tout suiveur éventuel. Non pas qu'il se méfia plus que d'accoutumée mais parce que telles étaient les consignes de "conspirateurs".
Il jeta un dernier coup d'?il dans le couloir qu'il s'apprêtait à quitter, aucune activité suspecte, personne, aucun bruit suspect, juste le grattement d'un rongeur quelque part au dessus de sa tête dans le conduit de ventilation.
Se retournant vers la paroi il ouvrit une petite niche cachée et tapa rapidement son code.
Un pan du mur s'enfonça avec un chuintement pneumatique dans l'obscurité d'un nouveau passage et l'intendant s'y engouffra.
Quelques pas plus loin un brilleur s'activa automatiquement à son passage.
"Parfait, je suis le premier." Se dit il en entrant dans la petite pièce austère.
Il se dirigea vers la chaise à l'extrémité de table de fer fixée au sol. Il ne lui restait plus qu'à attendre les autres.
L'attente fut de courte durée.
Deux hommes s'avancèrent dans la pièce suivis bientôt par un troisième.
" Messieurs nous sommes au complet, commença l'intendant.
- Au complet en effet depuis que cet inquisiteur de malheur a abattu le conseiller Rajik?
- Votre attitude était un peu légère d'ailleurs je trouve
- Et que vouliez vous que je fasse, que je chasse cet inquisiteur hors de la base ? Allons messieurs soyons réalistes, nous ne sommes plus les maîtres chez nous, tant qu'il sera là nous aurons les mains liées.
- Vous avez sans doute raison, je retire ce que je viens de dire."
Cette conversation entre l'intendant et les conseillers Rector et Akil, puisqu'il s'agissait d'eux, n'était pas pour rassurer le chef de pont Romil. Ce dernier était encore sous le choc de la disparition du conseiller Rajik.
En effet si l'inquisiteur n'avait pas hésité à abattre un conseiller, nul doute qu'il ferait encore moins de détail pour un simple chef de pont.
" Il serait sûrement judicieux de cesser toute activité durant la présence de l'inquisiteur.
- Bien sur Romil, d'autant plus que le pont est consigné jusqu'à nouvel ordre, comment voulez vous évacuer le prochain chargement, réfléchissez bon sang.
- Je suis d'accord avec vous Akil, mais moi une question m'interpelle. Que fait cet inquisiteur ici? Ce ne sont tout de même pas nos petites transactions qui l'ont fait venir. Il doit se passer autre chose, c'est évident mais je suis pas en mesure de dire quoi. Auriez vous des suggestions ?"
Les conseillers Akil et Rector se regardèrent fugitivement par dessus la table, Akil enchaîna :
" Aucune idée de la raison de sa présence, que pourrait-il bien se passer ici, il ne se passe jamais rien, nous ne sommes qu'une base de transit.
- Des déserteurs sans doute ou quelques malfrats qui se seront cachés dans les bas niveaux, avança Rector.
- Mais tout de même, un inquisiteur !
- En tout cas il faudra être prudent et ne pas éveiller les soupçons sur nous, je propose que nous ne nous rencontrions plus avant son départ, sauf évènement grave nous concernant.
- Je suis d'accord aussi, approuva Romil.
- C'est sans doute plus sage, ajouta Kehane.
- Bien, c'est donc entendu, séparons nous maintenant et que le Destin puisse nous réunir bientôt " , conclut Akil.
Les quatre hommes se levèrent, se répétèrent quelques paroles de mutuel soutien puis ils commencèrent à partir l'un après l'autre.
Le chef de pont Romil partit le premier, une absence trop prolongée ne serait que suspecte et il voulait éviter à tout pris d'éveiller des soupçons supplémentaires chez ses subordonnés, son attitude lors de l'arrivée de l'inquisiteur et de sa troupe avait déjà suffisamment fait parlé tout le personnel du pont.
L'intendant Jehane le suivit quelques instant plus tard.
Restés seuls, Akil et Rector finirent la réunion à leur manière.
" L'heure est grave en effet, bien plus que ces idiots de Kehane et Romil ne peuvent se l'imaginer.
- Nous allons devoir redoubler de méfiance dorénavant.
- D'autant que cette affaire à mit la puce à l'oreille de notre intendant.
- Il sera peut être nécessaire de l'éliminer.
- Oui sans doute.
- Avez-vous des nouvelles de Partch?
- Non aucune, il doit attendre de voir comment évolue la situation de son coté.
- Attendons donc et redoublons de prudence.
- le meilleur moyen est d'éviter de croiser le chemin de cet inquisiteur.
- Cela ne sera sans doute pas chose facile mais faisons au mieux.
- Séparons nous maintenant."
Akil et Rector quittèrent alors la pièce à tour de rôle et le brilleur s'éteignit quelques instant après que le denier conspirateur soit partit, replongeant la pièce dans l'obscurité.
Dans les conduites de ventilation, un petit rongeur reprit sa marche pour rejoindre son maître quelques niveaux plus bas, son vox corder n'avait rien manqué des intéressant propos échangés quelques dizaine de centimètres en dessous de sa cachette.
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Atorgael
Atorgael
01/08/05 , 10:31
La suite ...
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11
La vérité se moque de son apparence.
Beaucoup s'en détournent fuyant leurs pires cauchemars.
- Solitaire blanc contre bouffon noir -
Krigh, son serviteur de combat et le sergent arrivèrent à l'élévateur alors que les portes se refermaient devant eux.
" C'est complet, mettez vous sur le coté et attendez !", aboya l'homme chargé de man'uvrer l'élévateur.
Le sergent s'avança vers lui et versa quelques crédits dans la patte graisseuse de l'homme. Celui-ci regarda par-dessus l'épaule de son client et d'un signe de la tête lui demanda une rallonge qu'il obtint.
" L'utilisation des élévateurs de la base est soumise à impôt ici ? demanda Krigh au sergent revenu vers eux.
- A partir de ce niveau, les élévateurs sont payants pour les hors-base, c'est une coutume et c'est la seule ressource pour certains. Vu le trafic à certains moments, c'est presque normal.
- Je vois, rien de condamnable en effet.
- Estimez vous heureux de pouvoir profiter de cet élévateur, il y a quelques années nous aurions été obligé d'utiliser les escaliers de maintenance.
- Et pourquoi cela?
- Un incendie avait détruit les moteurs, il a fallu tout refaire. Ça a duré longtemps avant que tout revienne à la normale. Pendant ce temps les niveaux les plus bas se sont retrouvé très isolés, ce fut un grand soulagement quand on a pu circuler à nouveau plus facilement qu'en utilisant les escaliers, ils sont tellement étroits qu'une seule personne peut y passer, je doute d'ailleurs que votre serviteur puisse les emprunter.
- Vous me les montrerez à l'occasion sergent, je suis curieux de voir ça.
- Vous ne comptez pas les emprunter tout de même.
- Non, non juste de la curiosité, je suis là pour apprendre.
- Comme vous voudrez, je vous les montrerai quand nous serons arrivé au niveau moins trois."
Quelques minutes plus tard alors que la file d'attente s'était enrichie de quelques personnes supplémentaires, l'élévateur refit son apparition.
Ses passagers en descendirent et Krigh pu entrer.
Ils s'entassèrent au fond, les autres passagers entrant également au fur et à mesure que l'homme chargé des man'uvres les laissait passer.
Le compartiment s'emplit ainsi de sa cargaison.
Krigh se concentra.
L'odeur de la crasse et de la graisse submergea ses narines, les rares paroles échangées à mots couverts lui parvinrent avec netteté.
Il était bien sûr le sujet principal des échanges entre quelques personnes. Il sourit intérieurement puis revint à la réalité du moment lorsque les portes furent fermées.
Le claquement sec de quelques mécanismes de soutien indiqua que la descente allait commencer.
Elle fut rapide et violente, beaucoup plus que pour les élévateurs des niveaux supérieurs.
Le compartiment fut freiné en toute fin de course et les portes s'ouvrirent.
Les odeurs assaillirent les sens de l'acolyte.
Ses yeux le piquèrent un instant alors qu'il suivait le mouvement des passagers en train de sortir..
Il sentit alors une poussée dans le dos et quelque chose le heurta sur le coté droit, il hoqueta un cri de surprise.
Entendant cela, le serviteur de combat se retourna vivement et se mit en position de combat, dans un chuintement de pistons il leva une pince menaçante en direction de l'acolyte.
Cela entraîna l'immanquable, les quelques personnes autour de Krigh voulurent quitter la zone précipitamment et, dans cet endroit restreint, cela provoqua une petite panique, les gens partirent en tout sens, se bousculant, renversant les moins prompts à réagir.
" Tout va bien, on se calme." La voix de Krigh s'était faite puissante et calme à la fois.
Le serviteur de combat reprit une attitude moins menaçante et les gens cessèrent de s'agiter. Certains relevèrent ceux au sol et bientôt le calme revint et tous reprirent leur activité.
" Que c'est-il passé ? demanda le sergent, vous êtes blessé ?
- Non tout va bien, j'ai trébuché bêtement, rien de grave, poursuivons notre visite.
- Très bien, je vais vous monter ce qui fait l'attrait de ce niveau pour toutes les troupes en transit par la base.
- Je vous suis."
Le sergent parti donc devant.
Krigh regarda alors ce qu'il tenait dans sa main et qu'il n'avait pas voulu montrer au sergent.
L'objet qui l'avait touché et que quelqu'un lui avait donné était un petit carnet à la couverture noire sans indication d'aucune sorte.
Il le glissa rapidement dans une de ces poches, il aurait bien le temps plus tard de voir de quoi il retournait exactement.
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-=- ATorGaeL -=-
Gyaume83
02/08/05 , 20:27
WAhou quelle joie de retrouver son PC et deux si merveilleux post, j'en ai des larmes aux yeux, continuat cette magnifique histoire, ça y est je pleure.
Bon critiques en gros :
Premier texte : Tu ferre ton poisson un peu trop vite je trouve. Une approche du problème sous-jacent au trafique est nécéssaire, mais je l'aurais pas fais si rapide. Cependant, tu te rattrape en ne lachânt aucun morceau de ce que cela peut être. Et j'airais vu aussi un peu plus de complots entre les 4 restants, car l'arrivée d'un inquisiteur fais a mon avis plu douter de son associer qu'en temps normal.
Deuxième texte : Vie quotidienne de la base + évènement qui fait avancer = Bravo, de la belle pièce. Continue, je suis toujours aussi fervent.
Guillaume
Atorgael
31/08/05 , 13:47
Dernier chapitre en date :
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12
Le temps est le plus parfait des assassins
Le temps est mon serviteur le plus fidèle
- Impératrice noire -
Partch.
Juste un nom, mais pas tout à fait.
Dans toute la base, personne ne vous dira qui est Partch.
Ceux qui ne le savent pas pour cette unique raison, ils n'ont même pas idée de l'existence de Partch.
Ceux qui savent pour des motifs connus d'eux seul.
Partch.
Un nom et un titre.
Un titre et une responsabilité.
C'est mon nom, mon titre, ma responsabilité.
Il y a toujours eu un Partch dans la base aussi loin que les souvenirs et les rares traces écrites puissent en témoigner et il y en aura toujours un tant que cette base existera.
Tant que la mission ne sera pas remplie.
Le vieux Partch me l'a confiée et je vais l'assumer jusqu'à son terme.
Quand j'ai rencontré le vieux Partch, ma vie a basculé je ne suis plus ni ne serais plus le même qu'avant.
Toutes les choses que j'ai apprises avec lui ont complètement changé ma vie, mon destin.
Avant cela je n'étais qu'un gamin paumé enrôlé de force pour une cause que l'on m'avait dit juste et nécessaire, aujourd'hui je sais que tout cela n'était que mensonges.
Cela ne fut pas forcement facile à accepter au début, mais c'est comme un enfant qui découvre le jus fermenté de Thualec tel qu'il est préparé dans mon village.
Au début c'est fort et notre organisme le rejette avec véhémence, le palais explose, la langue se rétracte l'estomac se rebelle, mais à force d'apprendre à boire ce puissant breuvage on commence à en voir toutes les subtilités aromatiques insoupçonnables.
Quelques années plus tard on arrive même à différencier les diverses provenances des fruits et les méthode de fabrication, l'age de l'enfance est passée, on peut devenir un adulte.
Je n'ai pas eu le temps d'en arriver là, j'ai été enrôlé avant.
La connaissance de certaines choses est ainsi, difficile à accepter mais à force d'explications et de réflexions, on arrive à discerner la vérité, on devient alors le Partch.
Mon éducation a duré 2 ans.
Je me rappelle la fierté du vieux Partch à la fin de mon temps de formation, la joie le remplissait, il avait accompli sa mission, il pouvait être heureux et rejoindre l'Ancien.
Il partit peu de temps après, une fois que chaque personne qui ait besoin de savoir soit mise au courant que je devenais Partch.
Son départ fut digne comme il sied à un Partch, comme j'espère l'être lors de mon départ.
Il est en compagnie de ces prédécesseurs au coté de l'Ancien.
L'Ancien est notre référence, il est celui qui veille sur nous et qui nous observe, c'est lui que nous servons.
Il nous a donné cette mission et nous la remplissons en son nom.
Les actions de ces dernières révolutions ont mis en place les dernières pièces de notre glorieuse croisade, l'inquisiteur va connaître la mort ainsi qu'il nous l'a été enseigné, son maître honni va connaître l'humiliation de la défaite, ainsi le message de l'Ancien va prendre son essor et libérer les peuples soumis, des peuples comme celui dont je suis issu, ceux qu'on envoie combattre pour une cause qui ne les concerne pas.
Cela ne se fera pas en un instant, mais ce qui va se passer sur cette base bientôt sera le début du feu qui va ravager et faire table rase des institutions impériales.
Les quelques hauts personnages impériaux qui sont passé par Idris ont déjà subi le châtiment qu'ils méritaient mais ils n'ont finalement servi qu'à préparer ce moment, cet instant où les forces sont à leur paroxysme prêtes à jaillir et renverser tout ce qui se trouvera face à elles.
L'inquisiteur ne pourra pas s'en sortir, il doit mourir, il va mourir.
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Gyaume83
31/08/05 , 23:04
Ton récit continue bien, dans le ton que tu lui a donné, et j'ai été surpris de tant de révélation, je concevais la menace comme un culte genestealer, ce qui aurait été génial. La secte du chaos, que tu semble décrire, reste classique, et donc facilement maniable dans le récit. J'attend la suite évidemment.
Guillaume
Atorgael
26/09/05 , 16:16
Voici le chapitre 13 des aventures sur la base spatiale Idris.
Pour ceux qui ont laché depuis un petit moment, je vous conseille de relire un peu les § précédents, plein de choses à recouper pour tout comprendre.
Bonne lecture.
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-]13[-
La manipulation des esprits est chose facile.
Il suffit de dire à votre marionnette ce qu'elle veut entendre.
Il n'y a plus qu'agiter les ficelles et elle avance toute seule.
Krigh avait un peu perdu la notion du temps depuis qu'ils étaient descendus dans les niveaux inférieurs.
Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'ils avaient quitté les quartiers confortables des dirigeants de la base situés dans niveaux supérieurs.
Sur l'ordre de l'inquisiteur Atorgalis son maître, il explorait la face cachée de la base. Nul doute que rien de ce qu'auraient pu décrire l'intendant et ses conseillers n'aurait approché la réalité telle que Krigh la découvrait à chaque pas.
Les niveaux inférieurs étaient le lieu d'habitation de tous les ouvriers, employés de seconde zone de la base, les lieux avaient même certainement bénéficié de moins d'attention que les ponts de débarquements par lesquels les visiteurs d'Idris arrivaient.
Pourtant sale et encombrés de caisses oubliées ou éventrées, les ponts faisaient office de palace par rapport aux habitations du niveau moins trois.
La première chose qui avait frappé l'acolyte avait été l'odeur, acre, elle lui avait laissé depuis un goût désagréable au fond de la gorge.
Tentant d'analyser cette impression, Krigh en conclut qu'il s'agissait d'une odeur d'huile que les gros ventilateurs de recyclage d'air ne parvenaient plus à faire disparaître. Peut être même contribuaient ils à maintenir cette atmosphère.
Cette huile devait être présente en grande quantité dans la base pour entretenir et faire tourner tous ses moteurs et système de survie. Cependant, Krigh avait l'impression diffuse et désagréable que quelque chose lui échappait, n'arrivant pas à déterminer sa nature exacte, il se concentra sur le chemin que lui faisait prendre le sergent, il poursuivrait son analyse plus tard si des éléments supplémentaires se présentaient.
? Voyez ce sas monsieur, il s'ouvre sur l'escalier dont je vous ai parlé tout à l'heure, celui qui était utilisé lors de la panne des élévateurs. Je ne sais pas s'ils sont encore praticables, à ma connaissance plus personne ne les utilise.?
De fait, le sas était à moitié recouvert par diverses caisses et containers retournés en tous sens.
? Je vais maintenant vous emmenez vers le principal intérêt de la base pour la plupart des soldats qui passent par ici.
- Comme vos camarades du 38ème de Quallos sergent ?
- Euh, oui en effet.
- Montrez moi ça sergent, je désespérais de trouver un quelconque intérêt à cet endroit.?
Entraînant l'acolyte et son serviteur à sa suite, le sergent se dirigeait vers un couloir dont les inscriptions d'origine avaient été effacées pour être remplacées par des illustrations indiquant le type d'activités exercées ici.
L'acolyte se permit un sourire en coin en voyant les petits dessins très suggestifs.
? Sergent ! Sergent attendez !?
Le trio s'arrêta pour être rejoint par deux gardes de la base.
? Sergent enfin je vous retrouve.
- Que se passe-t-il Manson ? Demanda le sergent en reconnaissant ses subordonnés.
- il faut que vous retourniez là-haut, l'inquisiteur vous demande, il a des questions à vous poser parait-il, c'est l'intendant qui m'envoie vous chercher.
- Monsieur, puis-je prendre congé ?
- Bien sur sergent, je suis sur que ... Manson c'est cela... est apte à vous remplacer.
- Je le pense aussi. Avec votre permission j'y vais de suite donc.
- Faites sergent, je vous retrouverai plus tard.?
Partant en direction de l'élévateur avec le second garde, le sergent laissa l'acolyte en compagnie de Manson.
? Qu'est ce qui se passe la haut'
- ?sais pas sergent, vous verrez bien. en tout cas pas mal de monde est pas vraiment heureux d'la visite d'ce fouineur.
- Je me doute. Bah, on verra bien.?
Le sergent et le garde entrèrent dans la cabine de l'élévateur.
? Mission officielle, pas l'temps d'attendre, on monte.?
Le préposé à l'élévateur ne dit rien, il se contenta de tendre une main crasseuse et , recevant une somme qu'il estima correcte, entama la procédure de remontée.
Le sergent tournait le dos au préposé, il ne le vit pas sortir une petite arme de poing dans son dos, tout ce qu'il vit c'est l'auréole écarlate sur le mur de l'élévateur en face de lui, résultat de l'explosion du crâne du garde qui l'accompagnait.
? Du calme sergent, je suis de votre côté...?
L'homme qui venait de parler n'était pas la base, son accent et les intonations de sa voix le désignaient comme un étranger.
Se retournant lentement, le sergent lui fit face. L'homme tenait toujours son arme qui, cette fois, était dirigée vers le sergent.
? ...Si vous voulez bien m'écoutez. Nous avons peu de temps. Commença le tueur en baissant son arme. Vous aurez compris que je viens de vous sauver la vie.
- Si vous le dites. Cet homme était sous mes ordres.
- Pas que les votre, je sous assure et les derniers ordres qu'il avait reçus ne venaient pas de vous.
- Qui êtes vous ?
- Mon nom est Cohl, je travaille pour l'inquisiteur Atorgalis. Vous devez allez le retrouver, dites lui ce qui vient de se passer et tout ce que vous avez vu et fait depuis votre départ.
- Et c'est tout ?
- Non, vous lui direz aussi que les évènements sont en marche et qu'il est temps de réagir. Dites lui exactement ceci, il comprendra. - Très bien.
- Dernière chose, ne faites confiance à personne, allez directement voir l'inquisiteur, personne d'autre.?
L'agent Cohl retira son vêtement et le jeta sur le corps.
Il sorti ensuite une petite charge d'explosif qu'il fixa sur les commandes de l'élévateur.
? Mais il reste le seigneur Krigh en bas.
- Ne vous en inquiétez pas, je redescends le chercher.
- Par où si vous bloquer cet élévateur.
- Vous me permettrez de garder mon secret sergent. Attention nous arrivons. Ne perdez pas de temps et surtout ne faites plus confiance à personne, vous êtes dorénavant en territoire ennemi. Bonne chance.?
A peine les portes ouvertes, les deux hommes jaillirent de cabine, une explosion les accompagna quelques secondes plus tard.
Le chaos envahit les abords de l'explosion. Profitant du désordre, les deux hommes évitèrent un comité d'accueil puis se séparant, ils prirent des directions différentes, chacun avec un objectif, une mission.
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Gyaume83
28/09/05 , 17:18
Hu Hu, je suis partagé en croyance inf aillible et paranoïa aggravée quand à ce Cohl. Est- il vraiment avec atorgalis ou est-il un ennemi haut placé qu a manigancé un plan diabolique ? Et Manson, on peut lui faire confiance ?Sachant que son ami était censé tuer le sergent...
Vraiment ce récit est digne qu'on lui accorde les quelques minutes nécessaires a le lire, et ton travail mérite d'être amplement récompensé, a la hauteur de ce qui est fourni. Vraiment bravo, continue.
Huron sombrecoeur
28/09/05 , 17:53
Je ne sais que dire... c'est tres bien orthographier ce qui permet de tout de suite situé le déroulement de la scène conté ou la parole d'un protagoniste.
mais c'est bigrement trouble comme histoire, il n'y ya de cesse d'avoir des rebondissement, es-ce normal'
Voila je suis un peu à la recherche de mes sens apres cette lecture tres rythmé.
QUOTE
mais c'est bigrement trouble comme histoire, il n'y ya de cesse d'avoir des rebondissement, es-ce normal'
Oui, c'est normal, ce chapitre se devait d'être celui où beaucoup de choses basculent (trop peut être?), où les évènement minutieusement (si si) mis en place avant arrivent à leur terme, où la conclusion s'approche à grand pas.
Apparement j'ai pas trop mal réussi, merci de vos remarques.