Un message paniqué et quelques reniflements d'incrédulité.....
Au plus profond des entrailles cuivrées des navires, au sommet des tours blanches de la navis nobilite, a travers les milliers de passerelles , du plus puissant primarque au plus humble des serviteurs...
Une rumeur courait au royaume de l'empereur.
"Il s'est levé, Il s'est dressé, Il a contredit le verbe et l'ordre, Il a nié l'indéniable."
Et, du jour au lendemain, les frères s'étaient retournés contre les frères.
Frère Marziel des Salamanders gravissait péniblement un épaulement rocheux jeté a travers la plaine d'Istvaan IV.Tout autour de lui n'était que fumée, panique , terreur et ............chaos. Il eut une violente bourrasque de vent, la fumée se dispersa , et les yeux de Marziel contemplèrent soudain l'incroyable. En dessous de lui ,a perte de vue, sur l'immense plaine d'Istvaan, au pied des gigantesques léviatants de transport, les anges tuaient les anges, les amis de toujours s'égorgeaient , se massacraient , se brulaient , se torturaient, faisait l'innomable.
Par amour.
Par amour pour le très saint, le père, l'immortel empereur de l'humanité.
Ou par amour pour celui que tous appellent le plus grand de ses fils.
Son étoile, sa lumière, le maitre de guerre, le plus aimé des primarques. Horus.
Marziel, incrédule, observait sa glorieuse légion s'empètrer dans la colossale mélée, se jetant avec fanatisme sur les lignes grises de son of Horus. Partout , il entendait les cris de guerre qui avaient terrifié des seigneurs de guerres orks qui menacaient maintenant ses frères. Il voyait les plus glorieuses bannieres se recouvrir du sang des anges astartes. Le génie militaire que l'empereur avait mis si longtemps a creer servait maintenant a détruire Son oeuvre.
Marziel n'arrivait pas a décider si il devait vomir ou pleurer. Un cri jailli derrière lui a l'arracha de sa contemplation.
Il fit volte face, il connaissait cette voix. Il dévala dans la brume le promontoire rocheux. Et s'arreta net. Ses sens améliorés l'avertirent: une lutte à l'épée se déroulait là. Une nouvelle rafale de vent emporta la fumée et il vit distinctement le combattants: là, au milieux des cadavres de deux salamanders et d'un raven guard se tenait frère Julius des Son of Horus. Marziel gémit. Quel sournoiserie du destin les mettait la face à face, eux deux qui avait autrefois fraternisé lorsque leurs légions avaient combattu côte à côte au temps de la grande croisade ?
Il regarda son ancien ami dans les yeux , s'attandant a y trouver toute la haine et la folie des disciples du chaos. Mais il n'y avait rien de tout cela , seulement une détermination implacable, et une lointaine tristesse. "Il reste humain malgré tout" songea Marziel "dois je le tenir responsable des actes de son primarque?" Alors Julius le va sa lame cristalline baignée du sang de l'empereur et la remit au fourreau. Il tourna alors son armure baroque vers Marziel. Lorsque il parla sa voix était douce, presque....................suppliante. "Marziel.......La loi nous tue , la loi nous brime et nous enferme... L'imperium était mort avant d'être né! Il nous faut rétablir l'éternel éqilibre entre le bien et le mal........Viens Marziel, aide nous a apporter le changement par le feu et la mort." Julius semblait si sincère que l'espace d'une fraction de seconde Marziel sentit les certitudes de toute une vie d'endoctrinement s'envoler. Julius lui tendit la main en souriant.
Nul ne saura jamais ce qu 'aurait fait alors frère Marziel des salamanders. Car dans un rugissement de tonnerre se posèrent deux frères d'assaut de la raven guard. La roche vola en éclats lorsque ils atterirent et il chargèrent Julius en l'appelant traître. Deux épées tronconneuses vrombirent , et projetèrent la fumée autour d'elles en éléqantes arabesques. La lame de Julius jailli de nouveau. Il y eut une estocade brutale, Julius repoussa le premier marine d'un puissant coup de taille et esquiva de justesse le coup d'estoc de l'autre. Ses doigts se refermèrent alors sur la gorge du second assaillant, mais un puissant revers d'épée tronconneuse lui arracha le pactage dans une gerbe d'étincelles. A moitié sonné par le choc , il ne put empècher les deux marines d'assaut de le desarmer avant de le rouer de coups. Son armure fracassée , son regard rendu vitreux par ses blessures, Julius tendit le bras vers Marziel qui observait la scène, interdit. Dans ces yeux il y avait une simple peur de mourir " aide moi Marziel! Maintenant! choisit ton camp mon ami! Maintenant!" Un des marine d'assaut se tourna vers Marziel: "Ne te mèle pas de ca, Salamander. Rejoin les tiens."
Marziel évita le regard de Julius et se détourna . Il dévala l'épaulement rocheux et loin au dessus de lui il entendit dans les nuages un vrombissement d'épée tronconneuse et un cri.
Non , jamais il n'oublierai Istvaan.