Petit intermède sur La Grande Hérésie, parce que vous n'imaginez pas a quel point parler d'humains névrosés et de tytys affamés fatigue a la longue......
La haut, plus haut
Loin , très loin, au dela de la vision des mortels, plus haut que la puanteur de la mort et de la guerre, hors d'atteinte des relents sordides de la trahison . Eternelles, a jamais vierges de toute souillure , puissantes et terribles, belles et majestueuses. Ici sont les tours blanches, les tours de lumière, le saint des saint, Son orgueilleuse demeure.
Ici sur Terra , se trouve le coeur de l'imperium. Et , dans la plus haute tour, dressée dans l'infini, ouverte sur les étoiles...........Il médite au plus profond du silence ,car nul cri de démon, nul canon fournaise, nul pas de Titan rénégat ne peut interrompre la douce quiétude des tours blanches. Rien ne peut le troubler, pas même les derniers soubresauts d'agonie de son royaume mourant.
Et de Sa divine présence émane la vraie lumière, la lumière originelle , celle qui existait déja avant que le bien et le mal n'aît un nom. La lumière transpire au sein des tours et c'est elle qui inspire encore a Ses derniers fidèles la plus puissante des drogues : l'espoir.
Ici aussi se tient Rogal dorn au côtés de son père, et par simple affleurement psychique, ils se sont déja tout dit.
Ici aussi vole Sanguinius, tournoyant majestueusement au dessus de la tour blanche. Il s'abreuve de se soleil, et de cette immensité celleste, de cet instant de plénitude émotionnelle, de cette paix intérieure, pour la dernière fois.
Car il a vu , car il sait, qu'il ne reviendra pas.
Puis l'ange se pose au sein de la grande tour , et les trois êtres les plus puissants qu'il reste à l'humanité se regardent une dernière fois, se sourient une dernière fois. Un chant doux et mélodieux s'élève et l'instant d'après ils ne sont déja plus là.
En bas. Plus bas.
Loin, très loin de l'éternelle lumière et du silence, loin de la paix intérieure et de l'harmonie.
Ici se dressent les derniers vestiges du palais impérial, et les ruines des tours blanches effondrés marquent le dernier carré de l'humanité.
Car la trahison a enflammé les grandes tours blanches, et sur tout les plans, sur toutes les réalités, les anges se tuent, se blessent et s'entre déchirent. Et dans tous les esprits, obscurcis par l'amour et la haine, la même douleur résonne.
Car l'on est vraiment trahi que par ceux que l'on aime.
Au milieu du rugissement assourdissant des légions rénégates qui scandent en choeur des chants interdits, au milieu des ruines enflammées, a cinq cent metres de la porte d'éternité...........
Ici se tient Sigismund, Imperial Fist , fils de Dorn, Le Premier des Champions de l'Empereur.
Il dirige l'ultime poignée de survivants extenués, les derniers fidèles d'un empereur parti écrire l'histoire sur la barge du traître.
Une dizaine de Custodes loyaux au delà de la raison. Une centaine de Blood Angels silencieux et amers. Une poignée d'Imperial Fists dont seul l'orgueil semble intact. Et quelques centaines de gardes impériaux miraculés, encore hébétés d'être sortis vivants d'un tel combat de géants.
Exténué, Sigismund l'est aussi. Depuis trois mois il défie sans relâche les hordes innombrables, et sa fatigue est telle qu'il a à peine conscience de ce qui se joue ici.
Car derrière lui se dresse comme un rempart d'argent la grande tour blanche, la demeure de l'empereur, celle qui abrite le téléporteur dans lequel réside leur dernier espoir.
L'épée noire, gigantesque rapière d'ebène, luit d'un éclat froid dans sa main, symbole valant toute les bannières et touts les discours du monde. Sa simple couleur semble annoncer un âge de ténèbres , mais ne dit on pas que l'on soigne le mal par le mal ?
Droit devant lui, par blocs entiers ,la splendide majestée de la porte d'éternité part en lambaux sous les coups de boutoir des titans du chaos. Puis avec la même inexorabilité qu'étaient tombés les spatioport de la porte des lion et le mur d'enceinte du palais, le dernier rempart du palais de l'empereur s'effondre.
Certains refusent d'y croire: "C'est impossible, pas La porte, La grande porte, La porte d'éternité !?!"
Inflexible, Sigismund dit simplement: "Il n'y a plus aucune porte, quelle soit éternelle ou non."
Et comme une immense marée, comme une hideuse coulée de lave corrompue, les armées des sombres dieux pénétrèrent dans le saint des saints, marchant sur les marches sanctifiées et souillant de leur présence les dorures millénaires des temps oubliés.
Très sympa. Non, vraiment.
Même si le sujet n'est pas d'une originalité transcendante, l'orthographe est bonne et le style vraiment très agréable.
J'ai trouvé que ca ressemblait un peu à un texte officiel, rédigé par un Scribe impérial quelconque, le genre de truc qu'on pourrait retrouver dans un manuel de classe, faisant l'apologie de la loyauté et du courage, ce genre de choses...
C'est donc une approche assez inhabituelle, et j'aime beaucoup.
Bon, si j'étais casse-couilles, je dirais que le Palais Impérial Primus n'a, à ma connaissance, jamais eu de tours blanches, mais bon, au final ca renforce le côté "envolée lyrique", ce qui n'est pas gênant.
Vivement la suite.
Kaos - Mais qu'est-ce que je raconte, moi ?
QUOTE
Absolument pas original mais j'assume
C'est bien souvent avec cela qu'on progresse. Nulle inquiétude donc, on y est tous forcément passé.

En ce qui concerne ton texte en lui même, il se laisse lire, les images/métaphores/descriptions sont généralement assez parlante et effleurent la dimension surhumaine éprouvée d'un tel événement. C'est déja un bon point.
N'hésite pas cela dit à écrire (ou coller) ton texte sur word (Touche F7) pour y utiliser le correcteur orthographique. (Au niveau de la ponctuation notamment) et te permettre de mieux visualiser la mise en page qui à son importance pour le lecteur.
A noter que si l'envie te dit de pleurer devant un récit de même nature (titré hérésie), je te conseil plus que vivement celui-ci :
Suivre le lapin blanc...Faut que je pense à le mettre sur le site d'ailleurs.
Bien à toi,
Damned
evilsunz
02/12/05 , 20:41
Merci pour le conseil mais c'était déjà lu...
Pour être honnête j'ai écrit ce texte sous influence directe de cette magistrale série (et aussi un peu sous l'influence de la tout aussi magistrale BD "paradis perdu")
Bon il me reste plus qu'à trouver une fin correcte pour cette nouvelle, ce qui me paraît difficile... Bon, une chose est sûre Sigismund n'est pas mort sur Terra.
Tant pis pour l'idée d'une mort aussi atroce que glorieuse, il va falloir qu'il s'en tire, d'une façon ou d'une autre...
evilsunz
04/12/05 , 20:43
Bien finissons....................
La marée démoniaque déferle dans le sanctum Imperialis, apportant par le feu et la mort leur prétendu salut. Mais mêmes les plus endurcis des Sanguinaires , même le traître le plus abject, même le plus fou des primarques démons a un instant d'hésitation en pénétrant dans cet ultime sanctuaire dont aucun être impur n'a jamais foulé la poussière. Dans leurs yeux ou percent les ténèbres de la damnation, on devine ,un court instant, une terreur supersticieuse.
Leur visage semble brûlé par l'éclat de la tour blanche, qu'ils évitent de regarder directement. Et, comme pour se rassurer, ils s'en prennent alors aux gigantesques tapisseries qui pendent encore aux ruines des murs, et ainsi des millénaires d'histoires et de souvenirs disparaissent ils de la mémoire des hommes.
Et des cendres de cette histoire perdue jaillirent trois mille Worlds eaters foux furieux, criant leur haine et leurs délires au nom de leur nouveau maître.
Trois mille haches tronconneuses pour trucider leurs frères.
Trois mille gorges démoniaques hurlant leurs prières.
Trois mille armures d'airain , reflet de l'enfer.
Folie, haine et douleur, au commencement.........
Des lignes de lumière, à trois cent mètres de là, vient un torrent de rire.
Car le rire est tout ce qui leur reste, leur ultime liberté, une façon de dédramatiser et d'évacuer cette mortelle tension qui les broie tous comme un étau. Car le rire et le propre de l'homme , et ils en sont tous fiers, eux qui envers et contre tout on gardé leur part d'humanité. Un rire clair et serein, d'une simple allégresse, ni moqueur ni malsain.
Ce rire simple décuple la rage des infidèles. Puis vient le corps à corps, et les rires s'éteignent.
Sigismund, en première ligne, trace un no man's land mortel autour de lui, aussi loin que lui permettent les deux mètres cinquante d'épée noire qu'il manie à deux mains. Car il est possédé par l'ardeur de la bataille, celle qui depuis la préhistoire de son espèce peut enflammer le coeur du plus lâche des hommes. Dans ses veines court le sang de Dorn fils de l'Empereur, et dans sa poitrine palpite deux coeurs surpuissants, charriant l'adrénaline a une vitesse inhumaine. Il porte l'armure de foi, goutte d'un noir de jais prisonnière d'une marée d'armures rouge sang et jaune or.
Un instant l'espoir inonde son âme, car aucun de ses frères déchus ne peut lui faire ombrage.
Mais il n'est pas pire péché que celui d'orgueil.
Et alors qu'aucun hérétique ne peut s'approcher à moins de trois pas de lui, sous peine d'être écrasé par une lame d'adamentium sanctifiée, les rangs des Impérial fists sont déja enfoncés.
Car aussi braves que peuvent être les fils de Dorn, nul ne peut tenir longtemps face à l'énergie démoniaque d'un marine du Korne enragé.
A moins de vingt mètres de Sigismund , un troupeau de Juggernauts transforme en pulpe informe une trentaine de ses frères.
Alors Sigismund recule, piétinant un monceau de cadavres en armure, mais lui ne voit qu'un monceau de destins cruellement brisés, mélés dans une fin sordide et indigne, même pour ceux qui L'avait renié. Un océan de vies balayés, de cauchemars devenus réalité.
Puis c'est comme si quelque chose se brisait en Sigismund, champion de l'empereur. Comme si il n'y avait plus d'éternelle lumière. Sa perception change, ses larmes disparaissent, et il reste seul, face à sa colère. Et alors que son regard se porte a nouveau sur les rangs a perte de vue des World Eaters , seule demeure le contact froid du pommeau de l'épée noire dans sa main.
Ils adoraient la mort. Il la leur offrirait.
Et il bondit en avant, comme un éclair scintillant dans un ciel d'orage. Brutal et rapide, sévère et implacable, il s'enfonce dans les lignes rouges.
Tout n'est plus qu'un univers de douleur et de panique, le sang vole, les os craquent, les armures se brisent dans des gerbes d'étincelles........
Folie , haine et douleur, au commencement...............
Un berserk tombe a genoux, proprement éventré. L'épée noire plonge dans cette bouche bestiale, tendue dans un dernier cri, de peur et de douleur, et , qui sait'
Peut être de remords.
De remords éventuels, Sigismund n'en a cure. Ils se contente de frapper , de frapper, encore et encore, la dépouille du World Eater, le transperçant férocement ,pour exorciser sa frustration et ce sentiment d'impuissance.
Parfois, on rève.
On rève d'harmonie, qui triomphe de tous les obstacles.
Et puis.........................
Le matin vient. Et on ouvre les yeux.
Sigismund est tiré de sa rage par un coup de lame tronçonneuse qui résonne dans son dos. "Lâche." murmure t'il avant de se retourner, se préparant à empaler le World Eater imprudent.......................Il avorta son geste. Car même son regard troublé peut voir la nature de celui qui l'a attaqué .
Un Imperial Fist. Un de ses frères. Il reste un instant interdit, contemplant l'armure jaune de son frère, sans trop y croire.
Son assaillant est tout aussi troublé, et son regard trahit sa surprise.
"Exc........excuse moi frère champion......Je......j'ai cru que..........tu....."
Il s'éloigne en hâte, replongeant dans la mélée. Et Sigismund reste seul.
Lentement , la lumière revient en lui. Son regard se porte sur ses mains.
Baignées de sang.
Puis il regarde son plastron et ses jambes en armure.
Baignés de sang.
Enfin son tabard, autrefois d'un blanc pur.
Baigné de sang.
Ce qu'il voit n'a rien d'un champion de l'Empereur. Son armure est rouge sang, comme celles de ceux qu'il combat. Sigismund était devenu ce qu'il haïssait le plus au monde.
Il hurle aux cieux sa colère et son dégout envers lui même . Comment en est il arrivé là ?
Puis il frissonne d'horreur. Si son frère ne l'avait pas frappé. S'il n'avait pas eu cette révélation.....................
Sans doute aurait il dépassé le rivage psychique dont on ne revient pas.
Dont tous ceux qui l'entouraient avec leurs haches n'étaient pas revenus.
Il se concentre, évacuant petit à petit la moindre trace de haine et de colère.
Il conserve seulement son dégout , sa pitié et sa volonté.
Puis viennent les réponses:
C'est son refus d'admettre son impuissance qui l'a mené là. Son refus d'admettre que le sort de cette bataille n'était pas dans ses mains.
Ce sort est dans Ses mains, à lui qui vomit en ce moment son sang sur la barge du traître.
Mais le plus important pour Sigismund, c'est d'avoir fait demi tour à temps.
Et ici , au milieu dela dernière centaine de loyalistes qui s'effondre dans une orgie de destruction, alors qu'ils connaissent la défaite et le desespoir, alors que les flammes démoniaques noircissent la base de la grande tour blanche, Sigismund sourit.
Ici il vient de remporter sa plus belle victoire. Ici il a réussit là ou Horus, Angron, Perturabo, Fulgrim, Conrad Curze, Mortarion, Magnus, Alpharius, Lorgar et des milliards d'autres avaient échoué.
Quand il tombe sous les coups des World Eaters innombrables, il se sent plus proche de l'empereur qu'il ne l'a jamais été. Lui aussi est presque mort. Mais lui aussi a résisté aux tentations du chaos.
Et lui aussi survivra, car les grands héros ne meurent jamais.
Gyaume83
04/12/05 , 21:52
C'est vraiment très bon. J'ai lu la suite, puis le récit entier, et ça reste vraiment très bon. Autant le week end me paraissait sombre par son inactivité, autant ton simple post m'a ébloui par Sa lumière

.
Un très bon récit, j'ai pas relevé les fautes, parce que l'orthographe est très bonne, la trame est bateau c'est vrai, mais c'est bien déeloppé et très lyrique, par conséquent très bon.
Je t'encourage aussi a continuer, bravo.
Guillaume
l'plombier
07/12/05 , 21:10
Exellent! C'est génial! Bien racontés bref, agréable à lire. Du décris parfaitement bien la fin de l'apogées de l'imperium.Et puis..... Voila quoi! c'est génial. Rien à dire de plus!
[SIZE=1][COLOR=blue]La garde y'a que ça de vrai!
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