Rencontre avec la bête.
Tarik était dos à la structure de plastacier, son fusil radian en mains, il avançait d'un pas hésitant, le souffle haltant, derrière lui se tenait Corum et Venek.
Depuis maintenant plus de cinq heures ils jouaient à cache-cache avec une bestiole, que pour l'occasion Byron avait nommé « Le Chat », il faut reconnaître que pour le moment Tarik avait plutôt l'impression d'être une souris perdu sur le terrain de chasse du gros matou et que ce dernier s'amusait à leur tourner autour jusqu'au moment fatidique.
Il fit basculer le plus doucement et plus silencieusement qu'il put sa tête vers l'angle du mur, prit soin de jeter un dernier coup d'?il à la jauge d'énergie de son fusil radian, il se détendit légèrement en constatant qu'il était toujours à pleine charge.
L'obscurité qui régnait dans les bas fonds de la ruche Primus ne rendait en rien la rencontre avec « Le Chat » agréable. Tarik se rappela une situation similaire sur le monde forge ArrosV, et en son fort intérieur il pria l'Empereur de lui accorder la même chance, pour le cas ou?
Son casque dépassait légèrement de l'angle, sa vision s'était adaptée au peu de lumière présente, rapidement il plongea dans le mur de ténèbre en recommandant son âme à l'Empereur. Lui et tout son barda s'écroulèrent dans un fracas métallique terrible, le reste de l'escouade bondi également à sa suite, prête à lâcher un déluge de feu sur quoi que fut « Le Chat ».
Rien, seule l'obscurité d'un énième couloir de service oublié à lui-même et ou une foultitude de déchets, gravas et autres immondices s'étaient entassé, faisant la vie belle aux rats et on ne sait quelle autre horreur des bas fonds.
Corum aida Tarik à se remettre sur ses pieds en même temps qu'il effectuait un balayage de la zone avec son lumino-globe portatif, la faible lumière verdâtre émise par la relique ne portait guère à plus de cinq ou six mètres.
Tarik tapota son armure carapace, vérifiant que tout était en ordre, et faisant un signe de la main il se remit à ouvrir la marche.
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Un heure de plus à parcourir l'obscurité à la recherche d'un fantôme, Tarik n'était pas le genre de gars à mouiller le pantalon au premier bruit étrange, mais cette sensation qu'il avait depuis un bon moment d'être observé commençait à le mettre mal à l'aise, et l'idée qu'il lui fallait descendre au niveau inférieur en passant par un tunnel improvisé, probablement l'?uvre de pillards plusieurs décennies passé, le confortait dans l'idée qu'il devenait de plus en plus la souris de ce jeu morbide.
A mesure que Byron et Trek l'aidaient à descendre, Tarik sentait tout le poids de la noirceur compresser son corps et l'empêcher de respirer. Byron était un type à la carrure certaine, le fait que se soit lui qui assure la descente de la cordée donna à Tarik un second souffle, bien peu de chose en vérité, car si « Le Chat » l'attendait à l'arrivé, rien ne changerait la finalité de l'histoire.
Le tunnel descendait sur une vingtaine de mètres, il était assez large pour permettre à Tarik de se mouvoir sans trop de difficulté. Il avait troqué son radian contre son pistolet laser, dont il regardait encore une fois que la charge énergétique ne lui faisait pas défaut.
Ainsi attaché et suspendu dans le vide, Tarik avait noté un changement dans sa condition, d'une position de souris il était passé celle d'un insecte prit dans la toile d'une araignée. Cette idée lui arracha un frisson et instinctivement il porta la main à son cou pour toucher la médaille pourpre qu'il portait sous sa carapace.
Encore dix mètres de descente, le silence qui régnait dans le tunnel n'était perturbé que par un écoulement d'eau usé, et sûrement trop pollué pour seulement imaginer la consommer sans l'avoir passé dans un filtre. Tarik regardait ses pieds ballants dans le vide, le lumino-globe que Corum lui avait cédé pour la descente balbutiait par moment, comme un signe annonciateur que l'esprit du Dieu-machine ne souhaitait pas qu'il descende plus loin.
Pour briser le sort, Tarik adressa la seule prière qu'il connaissait du culte de la machine, espérant que cela suffirait à remettre d'aplomb la relique lumineuse, mais rien ne sembla décider l'appareil à se remettre à fonctionner, il se mit à tapoter dessus faute de mieux. Le lumino-globe lui échappa des mains et alla s'écraser sept mètres plus bas, peut être plus, de là où il était Tarik n'arrivait pas à estimer la distance le séparant encore du sol qui semblait bombé.
Enfin Tarik termina cette descente infernale pour déboucher dans ce qui semblait être une niche naturel dans la roche. Mais quelque chose le dérangeait, les parois semblaient comme ciselées à l'aide de gros piolets, de plus, si comme les antiques cartes que leur avait fournit le gouverneur de la cité étaient justes, il aurait dut débouché dans ce qui était auparavant une immense chambre froide, du temps ou cette zone de la ruche comptait encore une activité, hors il n'y avait rien qui indiquait un tel lieu.
Rien mise à part une odeur abjecte de chair en putréfaction, que Tarik arrivait à sentir malgré son masque intégral. L'odeur était telle qu'il dut activer son respirateur, après quoi il se pencha pour récupérer le lumino-globe échoué deux mètres devant lui à proximité des excroissances bombées de la roche.
Sa main s'approcha du lumino-globe pour le ramasser, un léger sifflement le fit hésiter, il marqua une pause, observa tout autour de lui, essayant de percer l'obscurité ambiante à l'aide du pointeur laser de pistolet. Au bout d'un court instant il se pencha de nouveau vers le lumino-globe, sa main saisie la sphère, il lui sembla avoir aperçu un mouvement entre les excroissances rocheuses. Tarik prit la corde dans sa main gauche et donna deux coups sec, indiquant qu'il venait de trouver quelque chose?
Loin au-dessus de lui Tarik entendit soudain le bip typique du scanner indiquant qu'une forme de vie non identifié était à proximité, il tira une nouvelle fois deux coups sur la corde, il sentit à son tour deux coups secs en réponse, les autres la haut venaient aussi de trouver quelque chose, il aurait préféré que se soit dans un autre moment.
Tarik fut soudain tiré vers l'arrière, puis vers le haut, au-dessus de lui il entendait Trek hurler au contact et tirer dans tout les sens. Alors qu'il commençait son ascension Tarik perçu quelque chose à ses pieds, quelque chose venant dans sa direction, ni une ni deux il saisi la bombe à fusion qui pendait à son armais et la lâcha dans le vide.
L'explosion de la bombe à fusion libéra une chaleur colossale et Tarik manqua de peu d'être brûlé vif avant d'être sorti du tunnel.
Autour de lui Corum balayait le couloir avec son fusil radian, Trek tenait fermement son lance plasma dont la jauge d'énergie indiquait trois minutes d'attente avant qu'il puisse libérer une nouvelle salve et Syn était au sol, il s'affairait sur la radio à entrer en contact avec le reste de l'escouade qui devait être quelque part à une ou deux sections plus au nord.
Byron aida Tarik à se remettre sur ses pieds.
« Rien de cassé vieux ? T'as vu quoi en bas ? » Demanda Byron dont la tête tournait de droite et gauche, scrutant la présence d'un éventuel ennemie.
« Tout va bien, mais y?a un truc la dessous de pas clair, et vous tout le monde va bien ? » Tarik connaissait la réponse mais elle faisait partie du rituel qui les unissait depuis si longtemps.
« Bon on est au complet, on recule de quatre section et on va attendre le reste de l'escouade en secteur C, une fois labas on sécurise la zone et on s'assure d'être les seuls dans la place, aller bougez vous soldats ! » Les consignes lâchées par Byron furent accueillies avec soulagement, combien même ils étaient des troupes de choc, des vétérans des guerres impériales, ils n'en étaient pas moins homme et contrairement à beaucoup d'idée reçue, ils connaissaient la peur, même s'ils savaient la surmonter.
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Le secteur C fut il y?a longtemps un lieu de vie, il n'en restait pas grand-chose à par des plafonds écroulé, des portes rouillées dont les systèmes hydraulique ne fonctionnaient plus autrement qu'à la force des bras. Etablir un périmètre de sécurité en ces lieux revenait à chercher un couvert dans un désert de cendre, Byron le savait bien, mais le point de ralliement avec le reste de l'escouade ne pouvait se faire qu'ici, autrement il aurait fallu remonter de deux niveaux et marché sur plus d'un kilomètre, ce qui aurait prit des heures.
Depuis le contact à l'entrée du tunnel, le scanner n'avait plus rien signalé, Syn avait même émit l'hypothèse qu'il ne fonctionnait plus, ce qui n'aurait rien eu d'étonnant au vu des perturbations magnétique qui baignaient la ruche Primus.
Corum s'était chargé de faire la collecte de leur grenade à fragmentation et il avait monté tout un dispositif de fil complexe afin de piéger le terrain, mais comme il l'avait fait remarquer lui même, il n'y avait pas de quoi frimer.
Assit sur une antique poutrelle de plastacier rouillé, Byron parcourait un fichier sur son cogitateur. Un privilège donné à peu de régiment que celui de disposer d'autant d'équipement si rare, mais lorsque le régiment avait été formé, l'adeptus Mécanicus avait insisté pour offrir de si précieuses reliques. Au même titre qu'ils avaient imposé la présence de plusieurs de leur Magos. Byron poursuivait sa lecture, visiblement il consultait les dernières informations reçut du poste de commandement, peut être cela leur donnerait-il un avantage dans cette partie de cache-cache.
Fin de la première partie.
Confrontation avec la bête
L'ambiance suffocante qui régnait dans la salle rendait l'attente angoissante. Trois heures de retard sur l'horaire initialement fixé, jamais la section de Neils n'avait connue un tel retard.
Tarik regardait tour à tour ses compagnons. Byron s'était assoupi après son tour de garde. Syn et Corum avaient entrepris de trouver un autre chemin « pour le cas ou », sur les anciens plans de la ruche. Trek, lui adressait une prière à l'attention des Matriarches de Dollz. Tarik sourit intérieurement, quoi qu'ils soient venu chasser ici pensa t-il, il lui paraissait évident qu'aucun d'entre eux n'accorde une grande confiance en l'avenir.
Syn et Corum se portèrent à la hauteur de Tarik, la chaleur ambiante les avait contraint à ôter leur casque, à la surface il devait faire jour depuis deux bonnes heures.
« Tarik, si le reste de la section n'arrive pas d'ici trente minutes il va falloir que nous nous mettions en route avant de finir ébouillanté ! » Trek s'essuya le visage avant de reprendre. « Tu crois que Neils est tombé sur notre Chat ? »
Il voulu répondre à son camarade, mais une odeur âcre et putride l'empêcha de libérer le moindre son, la même odeur que quelques heures plutôt il avait perçu dans l'espèce de cavité naturelle.
« Rah ! Mais c'est quoi cette puanteur ?! » Lâcha Corum qui s'apprêtait à remettre son casque intégral, espérant fuir l'odeur de charogne qui envahissait subitement le secteur.
Tarik porta sa main rapidement vers son casque avec la main droite, lui aussi le devait remettre après avoir fuit la chaleur humide et étouffante. De sa main gauche il cherchait à agripper son Radian, espérant que les autres réagiraient sans qu'il ai besoin de faire quoique se soit.
« Seigneur, fait que la lumière du trône d'or nous guide. Mères, faites que vos fils vous honores en ce jour et pour toujours' » Instinctivement Tarik avait prononcé la prière portée sur la bannière de leur régiment, tel un ultime rempart dressé devant le cauchemar qu'il s'apprêtait à vivre.
Là, placé dans son champ de vision, séparé d'une distance qui n'était que bien trop insuffisante au goût de Tarik, se trouvait « Le Chat ». Une sueur froide lui parcourue le dos, sa gorge était subitement sèche. Malgré le jeux de piège posé par Corum, il était là, figeait tel une statue monstrueuse digne des pires blasphèmes dont étaient capable les adorateurs des puissances de la ruine. Son regard perçant était posé sur eux, fixe, comme l'était celui d'un prédateur reptilien prêt à bondir.
Corum, qui venait de passer son casque entendit les derniers mots de prière adressée par Tarik. Ses mains se figèrent sur le système d'attache du casque. Il avait comprit, la mort été derrière lui, il en eu la confirmation à mesure qu'une forme immonde venait se profiler par reflet sur les optiques du casque de Tarik.
Syn qui connaissait depuis longtemps Tarik, avait perçu le changement sur le visage de son camarade immédiatement, aussitôt sa main droit s'était portée vers la crosse de son arme, pendant que de la gauche, qui était plaqué sur son abdomen, il avait entamée un décompte à l'issu duquel la confrontation serait inévitable.
Tarik avait le regard accroché au décompte implacable que Syn opérait, repliant un à un ses doigts. Il s'était arrêté, son index figé dans l'ultime suspension temporel de cet affrontement.
Tout autour d'eux, les murs semblaient s'animer soudainement, laissant apparaître d'autres créatures aussi immondes que « Le Chat ». Maintenant qu'elles s'étaient mise en mouvement, Tarik se rendait compte qu'elles étaient ici depuis leur arrivé et qu'elles avaient attendu patiemment l'instant idéal. Il y?en avait trois, quatre, peut être six autres.
« Ils sont sept ! » lâcha Trek dans le communicateur, dont la voix était arrivée accompagné du bourdonnement typique d'une arme à plasma prêt à ouvrir le feu.
« Huit, avec celui qui est dans sur ta droite Trek? » Lui répondit en chuchotant Corum, qui le plus précautionneusement possible venait de porter ses mains sur son arme.
Trek décala lentement sa tête vers la droite, juste ce qu'il fallait pour percevoir la présence hostile qui venait de s'imposer à lui. Ses yeux se reportèrent vers l'indicateur runique de son lance plasma, il indiquait pleine charge. Trek adressa l'ultime prière qu'il connaissait à l'attention de Sainte Sofia, implorant au plus profond de lui-même un miracle pour se sortir de là.
L'Empereur-Dieu l'avait semble partiellement entendu se dit Trek. Byron qui jusqu'ici dormait d'un sommeil de plomb venant de se manifester. Il tenait dans sa main gauche un chapelet de grenade à fusion, celles que Trek avait collecté sur chacun d'eux en même temps que leurs grenades à fragmentation. Il avait là de quoi dégager suffisamment de chaleur pour embraser toute cette zone dans un bûcher ardent.
Comme si le message de Byron semblait avoir été reçu, les énormes créatures qui les encerclaient ne bougeaient plus, la situation été quelque peu bloqué pensa Tarik.
Il fallait se rendre à l'évidence, si jusqu'ici aucun d'entre eux n'avaient abordé le sujet, tous savaient maintenant à quoi s'en tenir quant à la nature du Chat. Tarik, bien qu'il se soit renseigné le plus qu'il ai pu avant cette mission, était persuadé de faire face à des spécimens Tyranides, mais il lui était impossible de les reconnaître avec certitude.
Grand d'environs deux à trois mètres, ils devaient bien faire dans les six à sept cent kilos, le tout prenant appui sur une puissance queue terminée par une proéminence osseuse. Les membres supérieurs étaient constitués de « bras » terminés par des griffes tranchantes. Sur l'abdomen reposait plusieurs poches symbiotiques. Le crâne, quant lui était recouvert sur toute sa longueur de plaques osseuses.
« Des foreurs' » Lâcha Tarik.
Jamais sur les banques de données il n'en avait vue d'aussi imposant, les parchemins auxquels il avait eu accès n'en faisaient pas plus mention.
Dans le dos du foreur qui lui faisait face, Tarik aperçu la silhouette d'un membre de peloton de Neils, puis un second, et encore un autre ?
« Les grenades » Pensa Tarik.
Un flash lumineux, une chaleur intense, un déluge de bruit, de cris, la douleur. Plus rien.
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« Enlevez moi ça ! Vite bordel, cette saloperie est en train de me bouffer ! » Corum se débattait, essayant de s'extraire de son armure à plaque le plus vite possible alors que les projections de fluides corporel Tyranide rongeaient implacablement le blindage composite qui été sensé le protéger.
L'armure fumante, Byron s'était adossé contre la paroi, une griffe lui avait perforée la cuisse, traversant son armure inexistante, avant de se briser. La plaie était moche, le métal, la chaire et le simili de matière osseuse composant la griffe, tout avait été aggloméré sous l'effet de chaleur des grenades à fusion. Sans soins rapides il ne tiendrait guère plus de quelques heures.
Syn, qui avait traîné Byron jusqu'ici, n'avait dut son salut qu'à la présence de l'émetteur radio quand les deux griffes tranchantes du premier foreur s'étaient abattues sur son dos. Malgré tout, il n'avait pas échappé aux explosions, son poumon droit le tiraillait d'une violente douleur à chaque inspiration.
Le plastron et les plaques de bras lacérés, Trek avait le bras gauche pantelant. Il s'était sorti de l'affrontement avec le foreur à l'issu d'un affrontement frénétique au corps, son épaule gauche écrasée. Du sang s'écoulait lentement par les entailles gravées dans le blindage de l'armure. De sa main valide il cherchait dans son medkit une dose de tranquillisant, mais il avait déjà épuisé les trois doses de réserve.
« Que se passe t-il ? Pourquoi on s'arrête ? » Demanda Tarik, dans l'affrontement, lorsque les grenades à fusion avaient libérer tout leur potentiel de destruction, il s'était retrouvé proche de l'une d'elle. Malgré la présence de son casque, ses globes oculaires n'avaient résistés à la chaleur, au même titre que la peau de son visage cloqué de toute part. Il était dans le noir total.
Sur l'ensemble du peloton ils étaient les seuls survivants, eux cinq, tous les autres avaient péris dans le combat sans merci qui s'était livré dans ce leur avait semblé une éternité, mais n'avait pas dépasser plus d'une minute.
En moins d'une minute, le peloton de Neils s'était fait tailler en pièce. La première n'ayant pas remarqué la présence du système de piège, s'était faite emporter par les grenades à fragmentation. La deuxième ligne complètement désorganisée, s'était retrouvée acculé par trois foreurs, qui l'avaient rapidement démantelé.
Quant à Neils, dans un ultime acte de bravoure, il avait activé la charge de démolition que portait son artificier. L'explosion avait balayé toute la zone, laissant un bref répit à Corum, Byron, Syn, Trek et Tarik pour se glisser dans une faille qu'avait ouvert l'explosion.
« Et maintenant ? » Songea Corum qui avait fini par se libérer seul de son armure, ils étaient là, épuisés et blessé, presque sans munitions et vivres, alors que la chasse venait à peine de commencer.
Fin de la deuxième partie.
J'espère que la lecture ne vous a pas été trop inconfortable, il s'agit d'un essais pour la création d'un régiment de GI. Merci du temps accordé à ce texte.
