Salut à tous!
Généralement je me trouve dans la section Tacticas mais il m'arrive de rêver dans la section fluff...
C'est ma première prestation publique.
Désolé Doomsword de ne pas participer à ton concours (je reviendrais plus tard).
J'aimerais avoir quelques avis.
La vallée du Deepland était nichée au creux de collines vertes et fertiles. Des fôrets de chênes centenaires couvraient de larges étendues. Un antique chemin de pierre, couvert de mousse et de lichen, séparait la forêt en deux. De temps en temps une borne kilométrique brisait la monotomie du paysage. C'était le printemps, les oiseaux chantaient parmis les arbres, une légère brise se faisait sentir, carressant les feuilles des arbres, remuant les brindilles.
Puis un doux murmure se fit entendre dans la brise. Un murmure à peine perceptible. Les nuages devenaient de plus en plus gros jusqu'à former une épaisse couche masquant l'éclatante beauté du ciel de printemps.
Les oiseaux ne chantaient plus.
Le vent devint bourrasque, bourrasque soulevant les branches, donnant d'inquiétantes oscillations aux arbres. Le murmure devenait parole, la parole devenait ordre...
«...Levez-vous... »
Les arbres émirent un gémissement sous l'effet des violentes bourrasques, ou peût-être d'autre chose....
De petites dalles se détachèrent de la route pour rouler sur le bas-côté. La terre se mit à gronder, la plainte fut plus intense.
Et puis...
Le vent s'arrêta. Aussi vite que si on lui en avait donné l'ordre. Un brouillard glaceant se leva, engouffrant tout sur son passage dans une faim insatiable.
Le galop inquiétant d'un cheval résonnait au loin parmis les arbres. Le son de ses sabots martelant le sol de pierre se joignant aux plaintes des esprits des arbres. Une silhouette de cavalier se dessina dans le brouillard.
«...Il est temps... »
Le cavalier fit un signe de sa main. Le sol trembla fortement, des mains décharnées se levèrent, sortant du sol, s'agripant à tout, racines, rochers, panneaux. De plus en plus de guerriers s'extirpaient en brandissant leur arme dans un signe de défis envers la vie. Le brigand se levait au côté du loyaliste, le chaotique au côté de l'humain, l'orque au coté du nain. Tous étaient là dans un seul but, animé par un sentiment de haine. La Destruction de la vie. Cette vie à laquelle ils tenaient tant et qui les avait lâchement abandonnés. Dans un hurlement spectral, le cavalier ordonna à ses troupes de se mettre en mouvement. Les corps animés marchèrent, leur armure faisant frotter le métal contre leurs os, le son des armes rouillées frottant le sol se joignaient à l'ode à la mort. Ils disparurent dans le brouillard magique, avant que lui-même, dans un déchirure chaotique, ne se dissipe.
Les majestueux arbres n'étaient plus que des branches mortes horriblement torturées. Le sol était creuvassé comme à la saison des labours.
La vie nétait plus.
Telle était la renaissance de la mort.
Enoras
Inquietament vôtre...