Acte 1
« Dans une petite salle d'opération, mal entretenu reposait à quelques billons de kilomètres d'une petite planète à l'origine sans histoire le corps de Lufgt, dérivant dans l'espace, le vaisseaux principal semblait livré a lui-même, dans le vide spatiale. Mais l'on ne savait toujours pas si le tyran survivrait à ses blessures. »
La barge de bataille des Astrals Claws Le Fureur du Juste partait pour une direction inconnue perdue à des années lumières de badab le monde natal de ces derniers. Sur le pont de commandement l'on pouvait entendre des murmures sur l'état de leur père et maître à tous Lufgt Von Huron.
Me surplombant de quelques centimètres dans mes états à demi-conscient je pouvais voir les psycho-chirurgien m'implantant des prothèses mécaniques.
Mon hamadrya me regarda, attendant que je lui tende la main pour ne serai-ce que lui montrer un signe d'affection, mais je me sentais trop faible pour esquisser le moindre geste.
Tout autour de moi, du vaisseau, je pouvais sentir la présence de quelques cuirassiers, de destroyers d'escortes, attendant un seul geste de rétablissement, pour donner un quelconque ordre de conquête de ma part. Partout l'on pouvait sentir cette pression qui arrivent avant les combat ou pendant la perte de glorieux meneurs d'hommes. L'alerte était toujours présente nous n'avions pas quitté le système solaire proche de Badab et les Impériaux étaient dans notre sillage. Pourtant les moteurs de nos vaisseaux ne baissaient pas de régime et l'on pouvait sentir la chaleur des générateurs parcourir les couloirs.
Les guérisseurs de la salle de chirurgie avaient enfin terminé leur besogne après 8 jours d'atrocité.
J'esquissais enfin un geste d'affection envers mon animal de compagnie qui me le rendit en louange de ronronnement.
Mayem un de mes plus proches généraux ce pencha vers moi et me murmura.
« Seigneur et père, la flotte attend vos ordres. »Il n'y avait pas de traces de doute là où la peur n'existe pas. Surement dû a ces siècles de services sous mon commandement. Ce n'était malheureusement qu'un pion.
« Tu as pris la direction du maeltröm, je salue ta sagesse, il ne reste plus qu'a ce que tu prenne un monde et mes ennemis n'auront de cesse de me craindre quand je serai à nouveau sur pieds.» Mayem fût ravi de voir que je n'avais pas perdu ma ténacité malgré mes blessures, il se retourna et partit vers le pont supérieur.
Je souffrais, la douleur entrait presque dans le plus profond de mon âme, ils me le payeront.
La moitié de mon corps organique manquant me fît avoir de nombreuses fièvres que le chirurgien soignait tant bien que mal. Autour de la table d'opération ce maintenait une garde de mes valeureux soldats, je pouvais sentir la pureté de leurs âmes et leur loyauté sans défaut me soutenir dans les affres de mes tourments.
Nous partirions vers l'Ultima Segmentum en plein territoire ork, il nous faudrait user de malice et d'intelligence pour ne pas être annihilé par les bandes orks qui se piétinent entre elles dans cette zone. J'avais hâte d'être à nouveau capable de me porter.
Au douzième jour de ma convalescence je pouvais à nouveau être sur pieds et porter mon armure.
Un garde en faction fît son annonce alors que je me dirigeai en claudiquant et en faisant grincer les rouages de mes implants vers le pont de commandement « Le Seigneur Lufgt Von Huron arrive sur la passerelle ! » Et rien ne me rendis plus fier que de sentir mes hommes, les Astrals Claws, et l'équipage de mon vaisseau rassuré de me voir vivant, tous montré une servitude implacable envers leur seigneur et père.
Mon antique vaisseau, le Fureur du Juste, serait rebaptisé Orgueil Impétueux. Je possédais ce navire depuis mon arrivée et mon intronisation de grand maître de chapitre auprès de l'empereur c'est-à-dire depuis sa création. L'on peut dire que c'est un de mes frères de bataille les plus fidèle et les plus dévoué. Son équipage répond comme un seul homme face à l'adversité et les dangers tous présent dans l'Immaterium. Dans son antre, il restait un cinquième de mon chapitre plus quelque bribes de compagnies des Executionners et Mantis Warriors qui furent ralliés a ma cause.
Ainsi que les restes de mes équipages.
Le navire se dirigeait sur une planète qui se trouvait à l'intérieur du maelström la où les Impériaux ne nous suivraient probablement pas. Je connaissais la cartographie, j'y naviguais durant mon règne sur Badab, nuls recoins de cet espace ne m'y été inconnu.
Je quittais le pont pour me retrouver dans mes quartiers, là où mon hamadrya m'attendait. Je profitais de cette brève acalmie pour y retrouver un bref confort standard. Mes blessures me faisaient toujours souffrir.
Je m'installa sur un siège de mes quartiers, mon compagnon d'infortune vînt à ma rencontre, me sollicitant caresse et affection, ce que je ne lui refusai pas. Ces moments de calmes et de serenités sont rares pour un chef de guerre, il faut savoir les appréciés à leurs juste valeurs, pour leurs raretés d'abord, et pour le repos qu'ils génèrent par la suite.
Mon sommeil fût bref, et douloureux, ce manque de vie et de moitié organique me fait avoir de la fièvre et des nausées, je m'accommoderai de ces latences physiques.
A mon réveil, je m'assis sur un fauteuil de mes quartiers et contemplait toutes les babioles que j'avais acquises lors de mes nombreux voyages. Certaines chaotiques, d'autres venant purement de technologies extraterrestres disparus, d'autres encore acheter sur des spatioports dans des immenses marchés commerciaux. J'avais réuni une vaste collection, et à mon grand damne j'en avais perdu une partie dans le siège de ma planète mère.
Je caressais mon hamadrya, cela me calmait par rapport à cette défaite honteuse contre les forces impériales et de l'adeptus astartes. Ce ne fût qu'une succession de sièges de places fortes. Nous avons tenu, moi et mes hommes un certains temps, mais je savais que l'histoire prendrait cette voie. Il m'arrivait de songer à sombrer dans le chaos, par facilité.
La porte s'ouvrit Mayem fît un geste de salut « maître et père, nous arrivons au alentour d'une planète pirate? » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que je lui demanda que l'on amène mon armure Terminator et que l'on prépare une partie des troupes et ma garde personnelle.
Un serviteur ce présenta à mes quartier suivi d'un module avec mon armure terminator fragmenter sur la partie gauche prête à accueillir ma moitié meurtri et artificielle. Cette cuirasse me téléporterais en plein c'ur des combats.
Je restais debout là pendant une heure. Le serviteur travaillait à sa tache qui consistait à m'installer l'armure Tactique Dreadnought par fragment.
Mon vaisseaux et quelques autre avait commencé le bombardement de la forteresse en orbite haute, des drop pods avait été lancé par dizaines. Nous attendions le signal affirmatif de la balise pour nous lancer à l'assaut.
Ce carnage de sang et de feu me rappelait étrangement les évènements de la guerre de badab. La palpitation et l'excitation antérieure aux combats. Cette soif de sang et cette frénésie meurtrières froide et calculé, qui nous envahi de tout notre être, c'est cela qui nous emmènent, nous, les spacemarines à lutter pour cette baudruche infâme, visage de l'humanité.
Du haut de mon armure Tactique Dreadnought, j'avais accès à toutes les données du combat.
Donnant des ordres d'offensives et de défenses au moment opportun sur la cartes du champs de bataille. Mes fils pouvaient consulter en direct les ordres que je leur donnaient graphiquement, et les voir s'activer autant pour leur père, cela m'emplis le c'ur d'une fierté non dissimulé par les cliquetis et grincement de mes implants mécaniques, qui résonnait dans le silence des cales du orgueil impétueux.
Toute cette machinerie, cette force humaine, tout cela sous le commandement d'un seul et unique, moi-même. Chaque ordre me prenait une fraction de seconde, l'armure me proposa une injection de drogue pour calmer cette frénésie mais, je refusais.
Il fallait nous établir au plus vite pour recharger les batteries des moteurs de nos vaisseaux, récupérer du carburant, des munitions, offrir un peu de repos pour mes fils.
Tout cela ils l'attendaient dans mes ordres, dans mes gestes, de tout mon être.
Lorsque le signal de la balise s'enclencha, je n'hésita pas une seconde, j'activais psychiquement le téléporteur de mon armure dreadnought.
Ma garde et moi-même nous retrouvâmes a l'intérieur de la forteresse, dans ce qui ressemblait a une salle du trône. Nous offrîmes immédiatement un couvert non négligeable à mes fils en armure tactique.
Une place forte avait été formé ici par les pirates, elle ne tiendrait pas longtemps face à nous.
Une trentaine minutes après notre téléportation nous avions éradiqué toutes résistances. Néanmoins on me signala qu'un des survivants qui se présentait comme leur chef voulait me parler « Tu sombrera toi aussi dans le chaos, nous sommes tous ici pour servir les dieux maléfiques ». Je lui offris en guise de réponse une salve de mon arme de tir, un fulgurant.
De retour dans mon vaisseaux, je commençais à douter, Les paroles de cet indigène pirate me revenaient à l'esprit et une part de doute s'empara de moi?
Mon seul confort, la mort'
Ma seule consolation, mon souffle mourrant'
Pour mon salut, j'ai prié?
Emporté par la vie, sans regret'
La vie cette salope, la vie cette putain'
Rien de plus, rien de moins'
Elle ne se bougera pas pour moi?
A la fin je vois cette souffrance?
Cette haine sans fin'
Ma folie, ma tristesse?
Je suis mon propre sauveur?
Les voix appellent'
Hors de cette vie je tombe?
Il n'y a qu'un choix que je vois'