_Aller, aller, aller ,bordel ! Bougez-vous le cul plus vite que ça où vous aller tous crever ici ! hurlai-je à m’en faire éclater les poumons et explosant au passage la cage thoracique d’un garde ennemi d’un tir de fusil à pompe.
Les navettes nous avaient déposé au lieu prévu et nous avions été accueillis les bras ouvert par un peloton rebelle. Les pertes étaient minimes pour l’instant et nous devions sécurisé au plus vite le secteur sous peine de nous voir être repoussé dès le largage. Un imposant bâtiment encore intact trônait au centre du quartier populaire et la majorité des tirs nous arrivant sur la gueule nous venaient de là.
Nous avions rapidement établi un PC temporaire dans un bâtiment en ruine, afin d’organiser l’assaut. Faust étala une carte de bâtiment et nous pûmes constater que des souterrains passaient par-dessous.
_Colonel, je me porte volontaire pour lancer l’assaut ,dis-je, vous n’aurez qu’a les distraire, en évitant un affrontement direct. Cela nous permettra d’avoir un effet de surprise total et de ne subir logiquement que peu de perte.
_Vous avez carte blanche, dit-il simplement.
_A vos ordres !
Puis, je sortis du bâtiment pour aller rejoindre mes hommes et donner les directives. Nous étions une cinquante de fantassins de chocs à nous enfoncer dans ces dédales infects. Ces imbéciles ne les avaient pas protégés, bien fait pour eux ! Je continuai ma route, tout en prenant soin où je mettais les pieds, on ne sait jamais. Cinq minutes s’étaient écoulées depuis notre départ lorsque apparut devant nous au détour d‘un couloir ,une échelle.
_Vous passez après moi, chuchotai-je, et vous dégommez discrètement tout sur votre passage. Utilisez vos couteaux le plus souvent possible. Ne négligez aucun détail. Arkan, Leen ,une fois en haut vous prendrez la tête de la moitié des hommes.
C’est ainsi que je commence à monter en me réjouissant du combat à venir. Pendant que l’adrénaline se diffusait dans mon corps, j’ouvre une sorte de trappe blindée donnant accès à une grande salle vide. Je cours à la double porte de la pièce et regarde mes hommes s’extirper de l’orifice.
J’entrouvre très lentement une des deux porte et là , apparaissent devant mes yeux ,cinq bêtes à la peau recouverte de fourrure et les seules parties visibles laissaient apparaître une peau rougeâtre et suintante de sang. Les monstres étaient armés d’armes rudimentaires comme des haches ou de grosses épées. Ils étaient rassemblées autour d’un puit sacrificiel et y jetaient des corps ou des morceaux sanguinolents d’êtres humains.
" Voilà leur dernier repas " pensai-je.
Je refis part de la situation aux cinquante hommes agglutinés dans la pièce. Certains laissèrent transparaître un frisson d’horreur, mais aucun ne tourna les talons.
_Changement de programme les filles. Fis-je tout bas , en apercevant ceux de derrière demander à ceux de devant ce que j’avais dit. Hopkins, appel Faust et dis-lui c’qui s’passe. Bon . V’là le plan….. On envoi les fumi, puis les lance-flammes crachent tout ce qu’ils ont. On les prend par les flancs et pis on balance les grenades. Pour finir…..DEGOMMEZ-MOI TOUT.
Les gars se préparaient , se séparaient en groupes et vérifiaient une dernière fois leur équipement.
_Prêt ?
Hochements de têtes.
_MAINTENANT !
Je me précipite dans la salle en beuglant comme un fou furieux, le fusil à pompe dans les mains, la lame prête à être sortit, tirant sur toute forme de vie hostile. Déjà, des gerbes de sang giclent de toutes part, rendant le sol glissant. Une des bêtes lève sa hache et l’abat sur un de mes hommes, aussitôt je viens percuter la créature dans son flanc, je lui envoi promptement une cartouche dans l’estomac, d’un mouvement rapide, elle se relève et m’envoi un coup horizontal mais, je parvient à l’éviter de justesse. Je laisse tomber mon fusil et d’un seul coup, sort mon sabre et tranche en deux la bête. Les autres machines à tuer se précipitent sur moi, en même temps que des gars venant m’appuyer.
Le combat est sanglant je me défends comme je peux ,tranche, coupe, transperce et décapite deux autres monstruosités. Six kasrkins se font mettrent en pièce et un autre reçoit un mauvais coup qui l’assomme pour le reste du combat. Moi non plus, je ne fus pas oublié, une énorme entaille s’était ouverte sur mon épaulière gauche et j’ai reçu un coup de coude dans la figure inattendu de la part d’un hérétique.
Peu à peu les combats perdaient en intensité, pour finir par s’arrêter. J’avais perdu au total quinze fantassins, dix autres étaient assez amoché et j’avais deux cas grave sur les épaules.
_Hopkins…..tu sais c’que t’as à faire ?
_Oui, lieutenant .
_Melius et Slaup, soignez les blessés.
_Tout de suite, lieutenant.
Les hommes s’agitent ,ils fortifient les fenêtres et placent des mitrailleuses, il en est de même pour les allés et bâtiment alentour. Je trouve un fauteuil défoncé et m’installe.
_…..
_Lieutenant?
_Oui ,dis-je en me redressant et saluant l’homme qui se dressait devant moi.
En entrant dans le batiment, la premiere chose que je vis fut les troupes de choc blessées gemissant dans leur sang, couchées par terre dans une piece annexe.
Le 13e ne comptait pas de medecins, étant tous morts sur Karken, et je n'avait pas eu le temps d'en rechercher sur Kaern.
Ces hommes, il devait y en avoir une vingtaine, étaient gravement blessés, et j'interpellait le Cadien qui passait par la.
"Major, vous n'auriez pas quelques medecins pour ces gars?"
Il se retourna, salua, fit signe que oui et partit les chercher. Je les envoyait rapidement vers les blessés, dont un venait de succomber à son hemorragie, puis continuais mon tour de garde, Tobias et le caporal Cadien, Dymus, sur les talons.
Apres avoir fait un rapide tour du perimetre, et m'etre assuré qu'il n'y avait pas de trou dans les defenses, je partis a la recherche de Borkov, que je trouvais explosé dans un fauteuil qui ne l'etait pas moins.
-Lieutenant.
-Oui, dit-il en se relevant à la hate.
-Felicitations pour l'assaut.
-Oh,c'etait rien colonel....
Je remarquais enfin sa paleur inhabituelle puis l'entaille sur son épaule, qui avait fendu son armure en deux et dégouttait lentement de sang.
-Par contre vous filez à l'infirmerie. 'Pas l'intention de regarder se vider comme un con un de mes meilleurs hommes. Allez, grouillez vous, Dymus vous montrera le chemin, dis-je en envoyant les deux armoires a glaces dans la direction de l'infirmerie.
"Tobias, tu vient avec moi."
Je retournais vers une fenetre et interpellait un bleu qui était en train de mettre en place nimporte comment une mitrailleuse lourde a une fenetre.
-T'a pas l'air bien doué pour ca, garcon....c'est quoi ton nom?
-Gill Herbert, Chef. Désolé.
-Bof. Pas grave, Gill. Va plutot voir a l'infirmerie si tu peut te rendre utile, il parait qu'ils manquent de medecins. Et me salue pas en partant, t'a pas le temps pour ces conneries! Lui vociferais-je en le voyant commencer a se mettre au garde à vous.
Je me retournais vers Tobias avec un sourire des plus sadiques.
-Toi, tu prends tous tes tireurs d'élite et tu part nous faire une reconaissance sur...je sais pas...trois kilometres à partir d'ici. Tu organise ça comme tu veut mais dis leur de faire gaffe à leurs fesses, ça va grouiller d'ennemis dans le coin. T'a deux heures, apres on bouge. Dis leur de tirer seulement si ils voient des officiers, pas la peine de flinguer les sergents.
"Tu part aussi", contrais-je par avance en le voyant ouvrir la bouche pour protester.
La navette se rapprochait rapidement de la planète, parmi de nombreux autres vaisseaux du même type. Le regard vide, j’étais perdue dans des pensées mêlées de tristesse et de haine, rêvant de tout ce que je pourrais infliger à l’ennemi, m’imaginant annihiler des légions entières d’adorateurs du Chaos à grands coups de lame énergétique.
Je fus brutalement tiré de mes pensées par un petit coup de poing, de la part d’un homme situé juste derrière moi. Enervé, je tournai la tête vers celui qui m’avait dérangé, et était en train de me dévisager :
« Caporal, vous allez bien ?
-Oui oui, inutile de me frapper !
-C’est que vous ne répondiez pas… on a pu dresser le bilan des survivants.
-Très bien. Qui est le plus gradé d’entre nous ? Quelles sont ses instructions ?
-Eh bien… c’est vous le mieux gradé, caporal. Vous recevez le commandement des cent dix cadiens qui ont survécus. »
Un frisson glacial envahit soudainement mon corps ; je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait plus de survivants, mais qu’au moins, parmi eux, se trouvait un lieutenant ou un capitaine. Je n’avais jamais fait que diriger plusieurs escouades de gardes, et voilà que cent dix hommes étaient sous ma responsabilité. D’autant plus qu’on ne se trouvait pas dans une situation facile, et que je n’avais pas la moindre idée de la marche à suivre.
J’eus du mal à articuler une réponse, encore sous le choc.
« -Ah… bon. Bah euh… qu’on se dirige vers la planète.
-C’est déjà ce qu’on fait, chef. »
La réponse mécanique du pilote m’irrita, comme si je m’attendais à autre chose, et je lui lançait un regard noir qu’il ne put pas voir, trop occupé à manœuvrer la navette.
«- Parfait.
- Les ordres restent les mêmes ?
- Bien sur que non, nous avons subi une légère baisse d’effectifs, et je pense que nous allons donc revoir certains aspects du plan. On a plus qu’à accompagner le régiment de Kaern, faute de pouvoir leur être d’une véritable utilité. Faites-nous atterir avec eux, je connais leurs ordres de mission. Et dites-moi, qui sont les survivants ?
- D’après ce qu’on m’a dit, il y a vingt karskins et dix cadets, les autres sont des Cadiens standards.
-On fera avec. »
Finalement, la navette arriva sur une grande place, qui devait se trouver au milieu de la cité ruche et dans laquelle se déroulaient déjà des combats acharnés. Le pilote nous fit atterir juste derrière la ligne de front, où un peloton entier de cultistes était aux prises avec les premiers arrivants du 13e. Juste après m’être assuré que mon fusil laser était chargé, je sortis rapidement du véhicule, suivi de près par ceux qui étaient maintenant mes Cadiens.
Une fois dehors, je me mis immédiatement à balayer le secteur du regard, à la recherche d’autres soldats du 346ème régiment. Je lançai un « Cadiens, regroupez-vous ! » aussi fort que possible, pour me faire entendre malgré le vacarme ambiant. Ceci fut inutile mais, à mon heureuse surprise, mes soldats m’avaient déjà vus et nous nous retrouvâmes vite au complet. Mes hommes m’entouraient, et leur regard montrait qu’ils étaient tout aussi perdus que moi, et la plupart d’entre eux étaient démoralisés. Ils semblaient attendre de moi que je les galvanise, que j’improvise un discours digne des plus grands itérateurs impériaux. Je ne pouvais que les décevoir :
« -Nous avons subi un coup difficile aujourd’hui, et nous avons perdus des milliers de frères en raison de la fourberie du Chaos, mais ces morts seront vengés ! »
Les gardes ne dirent rien, continuant de me regarder.
« -Bon, nous ne sommes plus assez nombreux pour évoluer de notre côté, nous allons donc rejoindre le 13e régiment de Kaern, actuellement dirigé par le colonel Faust, et nous nous battrons à ses côtés contre l’ennemi. Tout d’abord, aidez à sécuriser la zone d’atterrissage, pendant que je cherche le colonel pour discuter avec lui de la stratégie à adopter.»
Je me mis immédiatement à la recherche de l’homme, à peine sûr de le reconnaitre. C’est alors que je le vis entrer dans un des très rares bâtiments encore intacts, et aux fenêtres duquel des gardes étaient en train d’installer des mitrailleuses. J’interpellais une petite dizaine de cadiens et leur demandait de pénétrer dans la structure pour aider les gardes déjà présents à la consolider, pendant que je m’y engouffrai, précédé d’un garde qui, vu le long fusil qu’il avait sur le dos, était un sniper.
Pendant que je regardais les préparatifs, le colonel discutait avec l’un de ses lieutenants, qui était en train de recouvrir le sol de son sang :
« -Par contre vous filez à l'infirmerie. 'Pas l'intention de regarder se vider comme un con un de mes meilleurs hommes. Allez, grouillez vous, Dymus vous montrera le chemin. »
Sur le coup, je fus surpris qu’il connaisse mon nom, et indiqua rapidement au blessé la direction de l’infirmerie de fortune qui venait d’être installée. Une fois qu’il fut parti, accompagné de quelques cadiens transformés en médecins pour l’occasion, j’allais voir le colonel, qui donnait ses instructions au sniper que j’avais vu tout à l’heure. Une fois qu’il eut fini, je lui adressai la parole, ne perdant pas de temps à tergiverser :
« Colonel Faust, j’ai récemment pris le commandement des survivants cadiens, étant le plus haut gradé d’entre eux, mais nous sommes trop peu nombreux pour agir selon le plan initialement prévu. Puis-je vous offrir mon aide, ainsi que celle de mes hommes ?
-Aaaaahh , Leen ,alors quoi de neuf depuis ? fis-je avec un ricanement las.
-Oh, rien….un peu sonné c’est tout, mais ces foutus toubib m’ont traînés jusqu’ici, même après que j’en ai assommé un parce qu’il insistait un peu trop.
-T’es toujours l’ même !continuai-je en éclatant de rire.
Pendant les quelques secondes qui passèrent, je regardai la salle et les blessés d’où sortait des gémissements de douleur.
-Les cadiens se sont fais explosé la gueule.
-A ouais ? A quel point ?
-Eh bah au point où y’a pu assez de gars pour faire leur boulot et au point où le plus gradé est caporal.
-Donc ils vont devoir nous coller aux basques…. Bon, ça fera toujours boucl.. Aïe putain ! Médoc de mes deux ! Tu peux pas faire gaffe de serrer moins fort ! Lançai-je au médic qui s’était chargé de moi.
-Milles excuses lieutenant. Lâcha l’homme aux yeux violet.
Seul un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Alors que le cadien finissait de bander ma blessure des cris se firent entendre au-dehors.
-Colonel !…..Colonel !
-Que se passe-t-il ? répondit l’interpellé.
-Il se passe que nos vigies signalent une contre-attaque chaotique !
-De quoi sont composées les forces ennemis ?
-Des centaines d’esclaves à première vue, suivient de près par des bandes d‘adorateurs apparement mieux armés que le comité d’accueille.
-Et merde, de toute façon ça serait arrivé tôt ou tard.
Je me lève du lis de camp où l’on m’avait installé pour me dirigé vers la salle transformée en base. J’aperçois Faust se ruer sur le communicateur de QG puis hurlé :
-A toutes les unités ! Repliées vous vers les fortifications mises en placent. Préparez vos armes. PREPAREZ-VOUS A VOUS BATTRE!
Il se retourne dans ma direction d’un mouvement sec et fais claquer la culasse de son bolter. Je lui répond en dégainant mon sabre. Puis je l’imite en hurlant dans mon communicateur d’unité:
-Kasrkins ! Qui sommes-nous ?
Des dizaines de voix me répondent en cœur :
-L’ELITE DE LA GARDE IMPERIALE !
-Alors au combat ! Pour L’Empereur !
Cette fois se sont des centaines de voix qui me suivent :
-POUR L’EMPEREUR !
urhtred_gohslord
02/01/08 , 19:30
Après un départ mouvementé du vaisseau qui se sacrifia glorieusement face à une attaque bien vicieuse de l'armada du chaos, nous débarquâmes selon le plan prévu par le colonel et établîmes un poste de commandement alors que les combats faisaient rage. Faust nous envoya dans les égouts que les forces hérétiques avaient négligemment oubliés de garder.
Mine de rien, ils apprennent rien de rien ces cons, on les a déjà eus sur karken de la même manière... ah oui, c'est vrai, ceux là sont tous morts.
Nous partîmes donc encore une fois dans les égouts, menés par borkov, pour découvrir 5 créatures mi-homme mi-bêtes de la taille d'un astartes balançant nonchalamment des morceaux de corps humains dans un trou, une "lame", faute de définition précise pour ces armes énormes mi-hache mi-épée, pendant négligemment à leur flanc. Ils étaient accompagnés d'hérétiques plus "classiques".
Comme il fallait s'y attendre, borkov ordonna une attaque violente en règle et s'élança le premier dans un beuglement bien vite repris en bien plus fort, si c'était possible, par les créatures venues tout droit du warp.
Ce fut le chaos le plus total. Je me précipitai sur une créature qui m'envoya un coup démoniaquement puissant de son arme. Je me décalai et passai sous sa garde pour m'aggriper à son dos et y planter mes poignards de combat.
La bête refusa de mourir et je dus me résoudre à m'y aggriper de toutes mes forces.
"MAIS TU VA BIEN VOULOIR CREVER OUI!!!"
Loin de m’obéir, le monstre se débattis de plus belle, jusqu’à ce que je profite d’une accalmie causée par la réception d’un saut pour sortir un poignard de lancer et l’enfoncer dans sa jugulaire.
La bête explosa dans une gerbe de sang, il ne restait plus que son épée/hache.
Je la pris et la balançai dans le trou sacrificiel.
Je repris part à la bataille qui allait bientôt se terminer et éliminai quelques hérétiques en plus.
… (je zappe parce que j’ai trop rien à dire sur cette partie d’intéressant et que ça surchargerait trop, ndla)
« tu pars aussi », fit le colonel.
Mais c’est pas vrai !
J’ai été promu vétéran, c’est pas pour servir de sniper super-élite toute ma vie !
Bon, bah on va prévenir les autres alors…
Nous fîmes rapidement les préparatifs et je leur expliquai le déroulement de cette mission d’éclairage.
Je les divisai en trois groupes à effectif égal et les envoyai dans trois divisions différentes.
Je pris le commandement d’un des groupes, dans lequel l’élément qui me faisait le plus peur au niveau du moral qu’il avait.
Nous avançâmes à travers les bâtiments assez sûrement et au pas de course, en faisant des grands lacets pour couvrir notre tiers de terrain.
Au bout d’une heure et demi, nous avions réalisé les trois kilomètres et nous n’avions rien détecté. Je demandai le résultat des autres escouades par le communicateur sur la fréquence attribuée aux snipers.
- alors, qu’es-ce que vous avez trouvé ?
- groupe 1 : rien! mais dans ce fouillis de bâtiments, on arrive rarement à voir au-delà de 100 mètres
- groupe 2 : rien non plus, même constat, au-delà de 3km et quelques, il pourrait y avoir des régiments de ces saloperies qu’on en saurait rien.
- j’avais aussi remarqué, fis-je, de notre côté rien non plus. Prenez le max de hauteur et observez un peu, on ne sait jamais. En tout cas ne nous mettez pas à la bourre
C’est ce que nous même fîmes.
Nous grimpâmes en haut d’un immeuble qui surplombait les autres et regardâmes dans toutes les directions à travers la lunette des snipers.
Rien
Je me préparais à redescendre lorsqu’un éclat rouge attira mon attention.
Je poussai la lentille au maximum et là je vis…
Des hordes d’hommes enchaînés et estropiés étaient fouettés et démembrés allègrement par quelques démons semblables à ceux que nous avions déjà combattus et une foultitude de serviteurs enragés armés jusqu’aux dents.
Et cette masse se dirigeait vers le camp
Je mis ma radio sur le canal prioritaire :
« BORDEL DE MERDE, colonel, sonnez le branle bas! Quelques centaines d’esclaves que je pense prévus pour un sacrifice, suivis par des tarés surarmés se dirigent vers nous. Ils sont accompagnés par quelques monstruosités du type que nous avons combattu dans la salle avec le trône. Ils sont à approximativement six kilomètres. Définissez une stratégie, nous, on décampe ! »
J’augmentai la puissance du laser du fusil jusqu’au maximum.
- chef, qu’est-ce que vous faites ? Vous avez dit qu’on se barrait !
- j’essaye de me faire quelques-unes de ces bestioles rouges, crois moi c’est utile car c’est vachement résistant ces saloperies, alors les gars vont être contents de pas avoir à les taper au corps à corps. Essayez d’en avoir mais ça va pas être évident.
Je mis mon viseur au maximum de son potentiel, enclenchai le faisceau laser et visai une horreur.
A cette distance, c’était assez chaud.
« Tirez dès que vous pouvez mais ne gaspillez pas de laser. »
j’appuyai sur la détente
le laser partit
La tête cornue explosa.
Je revisai une autre tête, que je vis exploser sous l’impact d’un laser
J’entendis un léger « ouais.. »
« Joli coup, Eddy, mais prends le réflexe d’éviter ce genre d’onomatopée en mission, c’est comme ça qu’on se fait repérer. »
j’en visai un autre
tirai
Une autre tête explosa.
« c’est bon, on décampe maintenant si on veut pouvoir rejoindre la base »
« ok »
Nous descendîmes le bâtiment le plus rapidement possible et courûmes vers le camp, sans se soucier d’être à couver ou non, la densité des bâtiments nous protégeant de la horde.
« Au fait, vous en avez eu combien ?
-1
-1
-1
-2 pour moi, dis-je »
Les autres n’avaient pas eu le temps de tirer ou l’avaient mal fait.
J’entendis un rugissement en provenance du camp
C’est pas vrai, ils ont vraiment aucun sens stratégique, et je parie que c’est borkov qui a guelé un « pour l’empereur » repris par les autres cons… si seulement il avait un tant soit peu de sens stratégique, il aurait fait une belle embuscade en règle ou autre chose…il faut toujours qu’il bourrinise tout ce gars. Même si c’est un excellent meneur d’homme, il en fait toujours trop !
nous arrivâmes au camp...
J'etait tranquilement posé a une fenetre quand je vis débouler mon operateur radio a toute vitesse au coin du couloir.
Aie.
Ca, ça présage les ennuis.
Je ne m'était pas trompé et aparemment, ça allait chier.
Je vis soudains le groupe de reconaissance débuler de plusieurs directions a la fois, et courir comme des dératés vers les doubles portes brisées du rez de chaussé. On y avait installé une position fortifiée mais d'apres les rapports, ça n'allait pas tenir.
-Dymus! Vous prenez vos karskins et vous allez soutenir la porte d'entrée.
-Oui colonel, dis-t-il en repercutant l'ordres dans les communicateurs de son escouade. Je vis les karskins partir au pas de course dans les escaliers, bousculant au passage ceux qui s'y rouvaient déja.
-Borkov! Venez à l'esplanade du deuxieme étage tout de suite, geulais-je dans mon communicateur. Je changeais ensuite de frequence et convoquais aussi tous les snipers. Borkov me rejoingnit presque immédiatement apres mon appel, mais les snipers mirent plus de temps.
Quand ils déboulerent hors d'haleine, on les entendait encore maugréer contre ces "Putains de bibelots qui se croient tous permis".
Les snipers, vous montez sur le toit et vous faites un maximum de ménage. Borkov, tu prends tes hommes et tu pars voir si tu nous trouve un chemin dans les égouts, si possible dans la direction de la spire principale ou d'un gros complexe avec des alentours dégagés. allez, bougez vous!
Je descendis ensuite les escaliers en chopant au passage quelques hommes pour aller à la porte.
Cette derniere avait du etre magnifique du temps ou elle était encore debout, mais seuls subsistaient encore de rares tronçons de bois accrochés aux charnieres. Des barricades avaient été edifiées en travers et mes rares équipes d'armes lourdes s'étaient placées dans les quinzes metres séparant ce qui avait été les bords. Six bolters lourds, cinq autocanons et trois lance-missiles avaient été mis en batterie et chargés. Devant, une barricade elevée a la hate, faite de pierres, de bouts de béton et débis divers protegeait un peloton.
Les bleus commençaient à stresser serieusement en entendant les chants de guerre qui montaient encore hors de vue.
Je vis aussi Amelia distibuer genereusement quelques baffes quand des murmures de découragement fuserent. "On reste et on se bat!!" geula-t- elle.
Je me dirigeais vers eux et pris un poste dans la ligne de tir. Les bleus me saluerent en me voyant passer et je lachait un commentaire délicieusement grivois sur la frequence d'escouade à propos la taille des couilles de nos ennemis.
Quelques rires fuserent de la part des vétérans mais la plupart des jeunes gardes n'étaient pas d'humeur a ça. Je vis Dymus venir vers moi et poser son radian sur le rebord du muret.
-Ca va chier,lacha-t-il, tendu.
-Comment t'a deviné?
-Dymus! Vous prenez vos Kasrkins et vous allez soutenir la porte d'entrée.
En une phrase, le colonel avait mis fin à ma trop longue période d’oisiveté. J’arrêtai donc de compter les cailloux qui se trouvaient dans le bâtiment et approuvai immédiatement l’ordre, avant de le retransmettre aux Kasrkins. Ceux-ci se précipitèrent vers leur objectif, n’hésitant pas à bousculer la plupart des gardes qu’ils trouvaient sur leur chemin ; apparemment ils étaient chauds… c’est une chance qu’ils aient survécus, dommage que leur sergent ne soit pas avec eux.
Je me dirigeai rapidement vers la porte, pour constater que toute le hall sur lequel elle donnait avait été aménagé pour l’occasion ; de nombreuses barricades plus ou moins solides avaient été installés afin de couvrir un peloton et des équipes d’armes lourdes à l’étage juste au-dessous de nous. Avant même que je n’ai besoin de leur dire quoi que ce soit, les kasrkins s’étaient engouffrées dans les tranchées creusées juste devant la position ; après celle-ci s’étendait un no man’s land d’une quarantaine de mètres.
Et c’était pendant qu’ils traversaient ces quarante mètres qu’il allait falloir infliger un maximum de dégâts aux hérétiques, avant qu’ils n’aient le temps de se répandre sur nos positions ; il y avait bien quelques points à couvert entre les tranchées et leur point d’arrivée, mais les équipes de lance-missiles postés dans le bâtiment ne devraient pas avoir trop de problèmes avec ça.
En me dirigeant vers les tranchées, j’aperçus le colonel Faust. Je m’approchai de lui et posai mon fusil sur un muret juste à côté, pour regarder la rue, guettant les premiers signes de présence ennemie. Les chants de guerre semblaient se rapprocher de plus en plus, et leur intensité prouvait que les hérétiques étaient nombreux. Ne supportant pas le silence qui s’était installé sur notre position, je fis :
-Ca va chier…
- Comment t’as deviné ? répondit le colonel, qui devait être à peu près aussi stressé que moi.
Au bout de quelques secondes, je repris mon fusil et le régla sur le mode de tir automatique, à mi-charge, et ordonna aux Kasrkins avoisinants de m’imiter. Puis, pointant mon arme vers l’horizon, j’attendais.
Et je restai là, sans bouger, guettant en vain toute forme de vie devant moi, pendant plusieurs bonnes minutes, tandis que les chants de guerre de ces déments continuaient de se rapprocher.
Soudain, une série de claquements secs se firent entendre derrière nous, et des rayons lasers en provenance du toit du bâtiment partirent exploser les têtes des premiers hérétiques ; juste après, les chants de guerre se muèrent en cris de rage désordonnés tandis qu’une horde de guerriers courait vers nous, brandissant des fusils lasers, des couteaux de combat, parfois des tronçonneuses ou même des pelles ; bref, tout ce qu’ils avaient pu trouver.
Les cris de guerre furent rapidement étouffés par le vacarme de nombreux fusils lasers tirant presque à l’unisson devant eux, accompagnés par les armes lourdes postées à l’étage. Je tirais au jugé dans le tas devant moi, tuant autant d’ennemis que possible, mais le déluge de feu qu’ils devaient supporter les fauchait si vite que je n’avais pas le temps d’en abattre plus d’une dizaine
Ils ne semblaient pas accorder beaucoup d’importance à la tactique, et continuaient de courir en enjambant les cadavres de leurs camarades et, malgré tout, ils commençaient à se rapprocher dangereusement. Je criai alors de toutes mes forces, peinant à couvrir le bruit :
-Kasrkins ! Lancez des frags là-dedans, ils sont déjà allés trop loin !
En guise d’approbation, une volée de grenades quitta la tranchée et partit se perdre dans la masse, qu’elle troua par une série d’explosions meurtrières qui couvrit la zone de membres et de sang, tandis que des morceaux de chair appartenant aux hérétiques les plus proches venaient retomber dans notre tranchée ; seuls les bleus y prêtaient attention, observant, dégoûtés, ces bouts qui venaient maculer le sol de la tranchée.
Puis tout cessa aussi rapidement que ça avait commencé ; devant nous s’étendait un champ de cadavres entassés les uns sur les autres, plongés dans une mare de sang où flottait des membres déchirés. La plupart des hommes profitèrent de ce moment de répit pour recharger leurs armes et enlever d’un revers de la main les morceaux qu’ils s’étaient pris ; de mon côté, seul un Kasrkin était mort, s’étant pris un tir mortel dans la poitrine de la part d’un des rares ennemis qui avait eu le temps de tirer. Soulagé que la bataille se fut passé aussi bien, j’allai voir le colonel, qui se trouvait quelques mètres plus loin dans la tranchée, pour lui lancer naïvement :
- Ouf, je pensais qu’ils étaient plus nombreux !
- Ils ‘sont’ plus nombreux… répondit-il froidement
Ne sachant pas quoi répondre, je retournai à ma position et regardait les cadavres étalés devant nous, pour essayer de me faire une idée du nombre de pertes ennemis. Il est vrai que, bien que leur charge ait pu donner l’impression qu’ils étaient nombreux, il ne devait pas y avoir plus de quelques centaines d’ennemis.
Mais je ne pus pas poursuivre mon observation : un brouillard verdâtre qui en quelques secondes recouvrir la zone, limitant notre champ de vision à une quinzaine de mètres. Il n’y avait pas besoin de connaître les forces du Chaos pour savoir que cela ne présageait rien de bon, et je callai donc fermement mon fusil à l’épaule, guettant le moindre signe d’activité ennemi.
Puis un vent glacé balaya la zone, transportant avec lui des odeurs de mort particulièrement désagréables et chassant au passage le brouillard, dévoila un paysage qui effraya la plupart des gardes, surtout ceux qui n’avaient auparavant jamais affronté le Chaos ; seuls les Kasrkins restaient impassibles.
Le tas de cadavres avait disparus, et était remplacé par une mare de sang bouillante, sur laquelle baignait des centaines de crânes tâchées par le liquide rouge, probablement ceux des adorateurs que nous avions éliminés. Mais ce qui inquiétait les gardes, c’était surtout les monstres qui se trouvaient devant nous : une quinzaine de créatures cornues à la peau rouge suintante de sang, à la musculature surdéveloppée, mesurant dans les deux mètres, habillées de fourrure et armées de grosses haches de guerre.
Elles n’attendirent pas plus longtemps, et dès que le brouillard fut levée, elle se précipitèrent sur nous à une vitesse incroyable, pataugeant dans le sang et piétinant les crânes, suivies de près par ce qui semblait être la seconde vague d’adorateurs, qui étaient équipés soit de fusils lasers, de pistolets lasers, de couteaux de combat et, plus rarement, de tronçonneuses.
-Et c’est reparti, me dis-je pendant que je commençais à arroser les créatures. Mais cette fois, ça risquait d’être plus dur…
J'appuyais sur une rune de mon bolter en me mettant à couvert, et le chargeur vide rejoingnis l'autre à mes pieds. J'en tirais rapidement un des poches de mon équipement, le réenclenchait, puis tout en actionnant le levier d'armement , je me redressait et continuais à mitrailler les formes rouges en approche.
Elles étaient si rapides que peu de tirs les touchaient, et ceux qui les atteignaient semblaient ne pas leur faire beaucoup d'effet. Je vidais une dizaine de bolts en semi-automatique contre l'une d'elle, qui finit par s'effondrer quand l'une de mes balles explosives lui vaporisa la cervelle.
Mais à part un autre qui s'était pris un missile antichar dans le ventre, une bonne dizaine de démons finirent par atteindre la barricade. Les bleus essayaient de trouver la place de tirer mais leurs fusils furent facilement déviés par les gigantesques armes, qui les taillerent en pieces sous me yeux.
-Vos dagues,putain, vociferais-je en tirant la mienne tout en courant vers un des monstres qui me tournait la dos. Je vis quelques scintillements quand les lames sortirent des fourreaux, mais je bondis sur le dos de la créature pour lui passer mes 15 pouces d'acier dans la jugulaire, la lame n'etant freinée que par la colone.
La chose s'effondra en gargouillant, mais alors que je me remettais debout, elle se redressa à nouveau et balança son enorme lame dans la direction de mon ventre. Je réussi à peine à intercaler mon bolter entre mon corps et la lame avant que la force titanesque du coup ne m'envoie voler dans la tranchée.
Je m'evanouis quelques instants et quand je revins à moi, le combat semblait s'être éloigné. Le nombre de soldats qui étaient tués et jonchaient maintenant le sol était proprement hallucinant.
Les bêtes poursuivaient leur macabre travail, et étaient passées devant moi en me croyant mort. Mes hommes s'étaient repliés plus loin dans la tranchée, et à ce que j'entendais par mon oreillette, leur feu nourri suffisait à peine à tenir les montres à distance.
Je me redressait avec difficulté en m'appuyant sur un sac de sable, la douleur me lacerant la pointrine se diffusant en ondes de douleur qui me coupaient le souffle. J'avais sans doute des côtes cassées et sans mon armure, le coup m'aurait enfoncé la cage thoracique. Les plaques de protection étaient d'ailleurs fissurées et certaines pendaient lamentablement. De plus, une profonde entaille courait sur tout un coté de mon bolter.
Une fois debout, je tirais quelques gelules antidouleur de leur embalage et les gobait d'un coup, je me dirigeais ensuite, lentement, vers les bruits de combats.
En passant un coin, je faillis me prendre un laser en pleine tête, et reculais contre le mur. Je sentais aussi l'odeur forte du prométhéum, émanant surement d'un lance-flammes, ce qui était tres mauvais pour moi dans un environnement aussi fermé.
-Hey, vous etes Imperiaux, demandais-je en Lunien, le dialecte de Kaern.
-Qui sait? Attends, Quel est le nom du colonel? me demanda une voix feminine.
-Louen Faust, dis-je en souriant. Pas de panique les gens, dis-je en tournant le coin.
-Ho putain de merde, c'est le colonel!
La personne qui avait parlé était une jeune femme rousse, avec un fuseur dans les mains. A ses cotés, je comptais sept autres jeunes recrues, dont l'une portant un lance-flammes dont émanait l'odeur forte qui nous agressait tous les narines.
-Repos, statuais-je en les voyant se lever pour se mettre au garde à vous.
Bon, je vous explique, continais-je en m'asseyant lourdement sur un sac de sable, si nos troupes restent encore longtemps loin de la premiere ligne, ces fils de pute du chaos vont les investir et on pourra plus les en faire bouger. Apres ça leur nombre pesera en leur faveur et à ce moment la, on sera tous morts.
On va arriver sur l'arriere de ces putains de betes, et on va les atomiser. Je pense qu'on a encore 3 minute savant la prochaine vague. Peut etre moins.
Je me relevais en avalant quelques gelules de plus et leur enjoignis de me suivre.
Une vingtaine de metres plus loin, nous arrivions derriere les betes rouges, qui s'étaient abritées derriere un tas de cadavres dans la tranchée. Des tirs de lasers importants les empechaient d'approcher. Arrivé en premiere position, je vidais mon chargeur sur les sanguinaires, dont trois de neufs restants exploserent sous le déluge de balles explosives. La jeune fille rousse me rejoignis et en liquefia un autre d'un tir de fuseur.
Les tirs de laser du reste de l'escouade ne firent que leur roussir le poil et les cinq autre se releverent pour commencer à courir vers nous.
Le jeune homme portant le lance flammes-lourd les noya sous une tornade de flammes orangées, ne cessant de presser la commande de la valve que quand la plasbéton du sol et des débris formant la barricade commençerent à se vitrifier.
J'ouvris une frequence et intimais à des troupes fraiches de venir prendre la place des autres dans les tranchées. Les survivants de mon escouade et moi furent emmenés vers notre "place forte" .
Je ne resistais pas quand ils m'allongèrent sur un lit et m'enleverent mon armure.
Je jettais un oeil à mon torse nu, les medics Cadiens ayant découpé ma veste, et le vis en train de se couvrir de marbrures violettes.
Avant de sombrer, j'eus à peine le temps de dire à Nolan et à Réa de s'occuper du régiment.
Puis vint le puit, tous les sons s'estompèrent, une chaleur étouffante semblait émaner de mon torse, puis ma vision fut restreinte et continua de diminuer, pour finir sur un noir total.
Merde.
-Putain ,m’écriais-je alors que des explosions faisaient trembler le tunnel où je me trouvai. Y doivent bien s’amuser là-haut alors que nous on doit s’emmerder à trouver un passage sûr jusqu’à la Spire.
-Pour sûr lieutenant, continua Leen. Même si les Loups de Kaern que nous sommes ne désobéissent jamais, cela ne veut pas dire qu’on peut se faire chier parfois.
-Exact et j’espère que quelques-uns de ces enfoirés serons sur notre chemin, pour me défouler un peu.
Ainsi, nous continuâmes à errer dans ces couloirs infects , incapable de savoir ce qui nous tomberai dessus à chaque tournant. Le temps ne semblait plus exister ici et les cul-de-sac étaient nombreux, nous accordant des détours lassant. Pendant cette longue marche j’en profitai pour vérifier l’état et les munitions de mon fusil à pompe ainsi que le tranchant de mon couteau de combat.
Alors que je me préparai à demander de nouveau notre position à l’homme à qui j’ai attribué la charge de nous guider, des bruits de pas résonne dans le couloir à notre droite. Aussitôt ,j’ordonne à cinq hommes de m’accompagner. Je progresse dans le tunnel à moitié inondé, effrayant au passage un rat qui fait la trempette. A nouveaux des sons se font entendre. Cette fois on distingue clairement des paroles prononcées dans une langue noire.
Je m’approche toujours, le plus discrètement possible. D’un seul coup la pseudo conversation s’arrête. Craignant d’avoir été repéré, je sens une forte dose d’adrénaline se diffuser en moi et instinctivement je me met en position de combat sans un bruit ,ma suite fait de même. Loin derrière la troupe s’est arrêtée et guette les horizons dans le cas d’une éventuelle embuscade.
L’écho d’une culasse se faisant tirer parvient à mes oreilles suivis de bribes d’immondes gargouillements. Puis une forte détonation se répercute sur les murs de béton suivis d’un son mou. Comme un seul homme je me précipite moi et mes frères d’armes vers le lieu du coup de feu et atterris nez à nez avec une masse de muscle armé d’un pistolet automatique archaïque ainsi que d’un assez gros gourdin se tenant de bout à côté d’un cadavre.
Sans plus attendre je lui décoche 8 cartouches d’affilées ,plusieurs de mes tirs s’enfoncent dans l’épaisse chair et d’autre dans des plaques de métal ajustées au hasard. Le colosse n’a pas l’air de s’en soucier et décoche une rafale de projectiles dans notre direction.
J’effectue un plongeon vers la gauche et mes compagnons à découvert essaient de faire de même mais l’un d’entre eux se ramasse plusieurs balles dont l’une parvient à perforer l’épaisse carapace au niveau de l’épaule.
Ce dernier s’effondre ,à moitié sonné par la douleur. Je me relève péniblement et viens le tirer par le bras pour le mettre à l’abri des balles. Une fois en sécurité, je recharge mon arme tout en adressant une prière à l’Empereur, tandis que le plomb continu de pleuvoir sur l’angle du mur derrière lequel je suis.
-Slaup ramène ton cul en vitesse ! M’écriai-je.
-Tout de suite lieutenant !
L’interpellé accours et se met à mes côtés quelques secondes après.
-Soigne le, je ne veux perdre aucun homme dans ces égouts putrides.
-’vos ordres!
Tandis que Slaup injecte une dose d’anti-douleur au blessé je me décale du mur et appui sur la détente à plusieurs reprises. La cible reçois toute la chevrotine envoyée et commence à perdre abondamment de son sang. Alors elle décide de charger afin d’en finir.
-C’est ça viens par la ordure !
Alors que la chose se rue sur moi , je jette mon fusil et dégaine mon sabre. Je n’ai que le temps de parer la lourde attaque verticale et de faire glisser mon sabre sur le métal à cause de la force du choc. Dans le même mouvement , je me penche en avant ,en pliant sur mon genoux droit et assène à mon adversaire un coup horizontal de gauche à droite, ce qui a pour effet de faire jaillir une effusion de sang.
J’enchaîne par un coup vertical, qui tranche le bras de la monstruosité portant la masse d’arme. Le colosse hurle de haine et de douleur et m’envoie un revers de sa main gauche tenant encore l’arme de poing, ce qui m’expédie contre le mur du fond. Ma tête heurte violement la roche et me met K.O pendant quelques minutes.
Je me relève en titubant et essai de me tenir à la parois pour ne pas m’écrouler. Quand je reprend mes esprits je m’aperçois que l’immense homme difforme s’est enfuit , en ayant mis H.S. mes camarades, le reste des troupes de choc étant arrivé à temps pour empêcher le pire.
Décidé à éradiquer cette abomination de la surface de ce globe, je me lance à sa poursuite qui heureusement pour moi est facilitée par les mares de sang qu’il a laissé derrière lui. Mes camarades me suivent, portant les corps inertes de leurs frères d’armes.
Soudain, j’entends un bruit métallique assourdissant. Je continu mon avancé pour arriver vers une sortie. Le sol remonte et donne sur une double porte criblée d’éclats de balles. J’ordonne à mes troupes de choc de se mettre en formation.
Je m’approche, pose une main sur une des portes, la pousse et me glisse silencieusement dans la rue. J’ordonne dans mon communicateur d’unité aux autres de remonter et de se tenir prêt à avancer à découvert.
Nous n’étions encore très loin de la Spire et les immeubles étaient de plus en plus élevés. Le plus inquiétant est le fait qu’il n’y avait pas âme qui vive et les taches de sang s’étaient arrêtées depuis un bon moment déjà.
-Et merde, la Spire est trop éloignée pour que le régiment entier y arrive en un seul morceau. Dis-je. Il va nous falloir trouver quelque chose, un endroit sécurisé…
-Lieutenant, on a un rapport de la base. Lança Hopkins.
-Oui ?
-Il fait part de pertes massives dans nos rang.
-…..
-Quels sont les ordres?
-Plan B. On continu à patrouiller.
-Entendu.
Nous continuâmes notre route dans la rue parsemée de débris et de carcasses en tout genre. Une fusillade éclata subitement quand nous arrivâmes à un carrefour. Nous étions pris au piège car à peu près au même moment dix renégats nous prirent par derrière.
-Occupez-vous de ces saletés ! Intimai-je à une partie de mes forces.
Le barrage qui nous avait surprit se composait de plusieurs chimères rafistolées et armées de multi-laser et de mitrailleuses.
-Arkan, je veux ces machins ,couvres-nous pendant qu‘on prend place dans l‘immeuble. Hawk prend dix gars et suis moi. Ordonnai-je.
Je me faufilai dans les escaliers, suivis des volontaires. Nous atteignîmes le 4ème étage en peu de temps et prîmes places au ouvertures disponibles.
-Hawk, détruit le blindé de tête avec ton lance-missiles. Vous autres, abattez-moi les artilleurs. Et sachez que je veux un sans fautes, compris ?
-Oui, lieutenant. Me répondirent-ils.
L’arme lourde engagea la séance de tir,suivit d’une splendide déflagration et d’un massacre gratuit. Je prit également part à la fusillade en abatant deux ou trois fuyards apeurés par le retournement de situation.
-Regardez-moi ça, fis-je. Même pas foutu de crever dignement.
Après être redescendu, j’ordonnai à mes hommes de prendre place dans les transports et à d’autres de les conduire, ce qu’ils firent sans discuter. On avait capturé au total huit véhicules, tous peints de noir et hérissés de pointes, leur conducteurs s’étant enfuis à pied.
-Répartissez-vous dans ces trucs et ne vous montrez pas ,ainsi ,si des vigies nous aperçoivent ,elles ne sonneront pas l’alerte, nous prenant pour les leur. En cas de problème ,on évite les affrontements majeurs.
Les dévoués guerriers de l’Imperium relancèrent leurs recherches d’une position salutaire. Les allées délabrées se succédaient et des sentinelles observaient notre progressions sans se douter du danger. L’atmosphère était très tendu et chaque individu attendait les ordres impatiemment. Quelques kilomètres de rue plus loin, s’étendit une vaste place forte et gardée par plusieurs dizaines d’ennemis.
-OK, on s’arrête là, lançai-je. Hopkins, appelles le QG et dis leur qu’on a trouvé ce qu’ils voulaient. Mais que par contre, il va nous falloir une force de frappe plus importante que celle que nous avons.
-Noté.
Ainsi, s’arrêta là notre convoi attendant la réponse du commandement. Nous nous étions garés hors de vue de possibles vigies et pûmes sortir pour ceux le désirant , se dégourdir les jambes. Je retirai mon casque, laissant mon visage respirer un peu, plusieurs kasrkins firent de même.
J’avais pris soin de marquer la route de croix, faites au couteau, sur les murs des souterrains déserts, en cas d’arrivée d’infanterie alliée. Mais j’avais également embarqué une balise au cas où.
-Arkan, Leen venez ici.
-Qui y’a-t-il lieutenant ?
-Je vous donne le rôle de meneurs, vous serez chargés pendant l’assaut d’une partie de nos forces, continuai-je.
-A vos ordres.
Plus tard, le grésillement d’une radio se fit entendre et l’on put écouter la réponse du QG.
-Soutien accepté. Les renforts sont en route les gars.
Il régnait un chaos total dans les tranchées depuis que l’ennemi était parvenu à sauter dedans, ce qu’il avait fait plus rapidement que je le pensais. Tout ce qu’on pouvait faire maintenant, c’était survivre jusqu’à ce que cette vague d’ennemis soit repoussée ou que d’éventuels renforts nous viennent en aide.
Je me trouvais au milieu d’un groupe de six Kasrkins ; trois d’entre eux surveillait nos arrières, tandis que, avec les trois autres, nous guettions les combats devant nous. Un sanguinaire, qui venait de finir de découper un garde, nous aperçut et se mit à courir vers nous, en beuglant quelque chose d’absolument incompréhensible. Les trois Kasrkins et moi commencions à viser la créature, tandis que je répétais :
- Attendez …
Nous restions sans bouger pendant quelques longues secondes et, quand le monstre qui nous fonçait dessus ne fut plus qu’à sept ou huit mètres, j’hurlai :
- Feu !
Et aussitôt la tête du démon fut prise sous un déluge de lasers ; les Kasrkins l’arrosaient pendant que j’effectuais des tirs à pleine puissance . Il tomba au bout de quelques secondes, raide mort, la tête explosé par les tirs de fusil radiant laser qu’il venait de se prendre ; son corps se liquéfia alors pour ne plus laisser qu’une flaque de sang qui se vaporisa presque instantanément. Je ne pus m’empêcher de sourire en murmurant :
- Et de trois…
- Ce mode de tir est très gourmand, vous allez perdre vos munitions plus vite que vous ne le croyez, ‘me dit un de mes compagnons’
- Ouais je sais, mais au pire, je les finirais au couteau !
- Ils arrivent ! ‘signala un des Kasrkins derrière moi.’
Et en effet, en me retournant, je vis un groupe d’adorateurs du chaos, armés d’armes de corps à corps variées, se diriger vers nous en courant.
- Effectuez un tir de suppression sur cette position, ‘dis-je à deux des Kasrkins avec qui j’avais abattu les démons en désignant un tas de cadavre derrière lequel dépassaient des morceaux de chair rouge. Apparemment, ces sanguinaires ne désiraient pas subir le même sort que les autres et avaient eu la présence d’esprit de se mettre à couvert.’ Je ne veux pas qu’ils nous dérangent.
Les deux hommes approuvèrent d’un bref hochement de tête, et je pus me retourner pour me mettre à tirer en mode automatique, après avoir remis la puissance de mon arme à mi-charge, dans le tas d’ennemis. Je ne pus tenir qu’un court instant avant d’entendre le claquement particulièrement désagréable, qui signalait que le chargeur était vide. Mais je n’avais plus le temps de recharger, et les Kasrkins avaient déjà foncés dans la mêlée.
Je n’avais pas eu le temps de sortir mon arme blanche qu’un adorateur armé d’une sorte d’épée rouillée tentait de me couper la tête ; l’arme n’était qu’à une dizaine de centimètres de ma gorge lorsqu’elle fut parée par le couteau de combat d’un Kasrkin. Celui-ci asséna alors un violent coup de poing dans le visage de l’hérétique, qui venait de tourner la tête, et dont l’arrière de celle-ci fut violement cogné contre la paroi de la tranchée. Mon sauveur enchaîna par un coup de genou dans l’entrejambe du cultiste, et lorsque celui-ci se replia sur lui-même par réflexe, sa tête rencontra le couteau du Kasrkin ; celui-ci retira promptement l’arme du crâne de l’hérétique pour parer un autre coup, laissant le corps défiguré tomber lourdement au sol.
Les autres ennemis arrivèrent par petits groupes, les tranchées étant trop étroites pour laisser passer plus de monde, et notre tâche fut ainsi grandement facilitée. Les Kasrkins se battaient avec une aisance incroyable, éliminant la plupart des adversaires avant même qu’ils n’aient le temps de frapper. Ayant une certaine expérience du combat au corps à corps, je pouvais les aider en tuant également un bon nombre d’ennemis.
C’est alors qu’un homme plus grand et plus musclé que les autres, qui portait des tatouages impies sur le visage et les bras, mit en route le moteur de l’énorme tronçonneuse qu’il avait entre les mains tout en se dirigeant vers nous, l’arme pointé devant lui. Aucun de nous n’était assez stupide pour essayer de parer ses coups avec un couteau, et nous étions du coup forcé de nous replier. L’hérétique brassait l’air devant lui par de grands coups qui partaient heurter les parois, ce qui montrait bien que même avec sa musculature développé, il avait du mal à maîtriser son arme ; et il bloquait au passage les hommes derrière lui.
Un des Kasrkins put reprendre en main son fusil radiant et envoya une volée de lasers sur l’ennemi ; ceci ne fit que l’énerver, et il se mit à courir vers son agresseur. Celui-ci effectua un petit bond en arrière, mais la tronçonneuse était tout de même parvenu à faire une profonde entaille dans l’armure carapace, d’où se mit à jaillir un filet de sang. Le Kasrkin lâcha un cri de douleur et posa une main sur sa blessure, tandis qu’il titubait en essayant de se mettre à l’abri.
Ceci m’avait au moins laissé le temps de dégainer mon pistolet et de le mettre à pleine puissance ; je levai rapidement le bras et tirai sur la tête de l’hérétique, qui tomba contre la paroi de la tranchée, lâchant son arme sur ses pieds. Pendant ce temps, le reste des troupes de choc avait éliminé les derniers hérétiques qui nous chargeaient. C’est alors que j’aperçus un sanguinaire, qui était en train d’enjamber les cadavres avant de nous sauter dessus ; il retomba juste devant un Kasrkin, qui fut coupé en deux avant même d’avoir pu comprendre ce qui lui arrivait.
Je me précipitai sur la tronçonneuse qui gisait sur le cadavre de son ancien propriétaire, et l’empoigna aussi fermement que possible. Elle était effectivement très lourde, et j’avais du mal à la garder en main ; par chance, le sanguinaire avait tellement envie d’éliminer les Kasrkins qu’il ne me prêtait pour le moment aucune attention. Je levai mon arme et la fit retomber sur le dos de la créature aussi violemment que possible, alors qu’elle était sur le point d’achever l’homme à qui elle venait de couper la moitié du bras gauche ; le monstre hurla en recevant le coup, mais parvenait encore à rester debout. Je me mis à appuyer autant que possible, et pendant que la tronçonneuse s’enfonçait plus profondément dans la chair, je dus fermer les yeux pour ne pas être aveuglé par les projections de sang. Au fur et à mesure que la tronçonneuse avançait, je sentais une quantité énorme de sang me recouvrir le visage et les mains, accompagné parfois par des morceaux d’entrailles et d’organe.
Puis le monstre tomba au sol, le dos complètement ouvert et déchiqueté, et son cadavre fondit en une mare de sang, qui, comme pour le précédent, se vaporisa immédiatement dans l’air. En rouvrant les yeux, je vis que j’étais sous une véritable couverture de sang et de morceaux de chair rouge ; une multitude de gouttes coulaient de ma tête.
Je me reveillais d'un coup quand le medic m'injecta ce que je saurais etre plus tard comme la troisieme dose d'adrenaline en quelques minutes.
Mon torse me brulait et j'avais tellement mal que j'aurais pu jurer que Borkov faisait du trampolyne sur ma cage thoraxique.
Cependant, on me garda en vie pendant quelques heures, avant d'ajouter des bandages sur mon torse. Je remarquais à ce moment les longues cicatrices à peine recousues sur toute la longueur de mon abdomen, et lorsque je posais la question existentielle du pourquoi du comment elles s'étaient retrouvées la, l'un des medics m'expliqua qu'ils avaient du vider le sang qui s'etait accumulé dans les organes internes pour me sauver.
Ils me laisserent ensuite en plan, avant que Gill, le jeune homme que j'avais envoyé à l'infirmerie ne revienne pour me dire que les docteurs Cadiens avaient statué sur mon sort, et que si je survivais sans autres complications jusqu'a ce soir, c'est à dire pendant quatre heures, je m'en tirerais.
Pour le moment, j'était branché sur quelques tubes qui re-remplissaient mon corps de sang, apres les pertes internes que j'avait subi.
Je pourrais recommencer à commander demain matin, si je restais assis sans faire d'efforts.
Je demandais quand meme un rapport de situations et renforçais la garde à la porte, y envoyant un tiers des troupes dont je disposais, juste au cas ou....
Gill revint quelques temps plus tard accompagné de mon nouveau vox-op, le dernier, Marcus, avait péri dans les tranchées. Le nouveau était en fait une nouvelle, qui se présenta comme "La seconde classe Ophelia Nats"
"Mouais. Tu viens d'etre recrutée sur Kaern, toi, non?"
"Oui mon colonel!" commença-t- elle en se mettant au garde-à-vous.
Mon colonel, intervint Gill, "il y a un canal venant du Lieutenant Borkov en cours, j'ai pensé que vous voudriez en etre informé.
"T'a eu raison! Donne", dis-je en fournissant l'effort pour attraper le combiné.
-Allo, chef?
-Borkov? Vous en etes ou? Vous nous avez trouvé quelque chose?
-Ouais, une grande batisse, mais il nous faut du renfort, on pourra pas la prendre seuls. Une bonne place forte, je crois que c'est une caserne de fdp. Sauf que pour le moment c'est eux qui l'ont.
-D'accord, je vous envoie des hommes par les egouts avec Nolan. Vous etes loin?
-Une heure et demi par les egouts, suivez les marques mais restez prudents, je sais pas si c'est sécurisé.
-Ok. Tenez moi au courant.
-Et pour vous ca va, chef?
-Ouais, pas de soucis, dis-je en coupant la communication.
J'avais renvoyé Gill et Ophelia me chercher Nolan et en avait profité pour m'endormir. La sensation d'une pression sur mon epaule me ramena à la réalité et à une figure parcourue d'une cicatrice irréguliere partant de l'arcade sourciliere pour venir mourir sur sa joue.
"Nolan."
"Vous vouliez me voir", dit-il en s'asseyant sur la chaise posée à coté de mon lit.
"Yep, repondis-je en me redressant autant que je le pouvais sur les barreaux du lit en métal ou on m'avait couché. "Tu pars par les egouts avec tous tes vétérans et tu va aider Borkov.
Il a dit de le retrouver en suivant les marques. Une fois là-bas, tu l'aide autant que tu peut, il faut qu'on bouge rapidement, cette putain de baraque ne va pas rester longtemps debout quand ils commenceront à la piloner, et je leur donne pas une journée pour ramener leurs pieces d'artillerie ou de l'infanterie lourde. Demain midi il faut qu'on soie partis."
Il aquieça d'un mouvement de tete et se leva pour partir.
"Attends! Prends quelques medics avec toi, 'va y avoir des blessés, ou il y en a deja avec Borkov. Que l'Empereur soit avec vous" Dis-je en me remettant le plus confortablement possible dans les draps avant de resombrer.
urhtred_gohslord
01/03/08 , 0:01
Et voilà, c’est encore le bordel…
J’avais shooté pas mal de ces horreurs, la décharge du laser réglée au maximum, alors qu’elles approchaient.
Après, ça s’était gâté.
Puis les démons avaient débarqué dans les tranchées.
Les mêlées nous avaient empêchées de faire beaucoup d’autres pertes sans risquer de blesser nos propres soldats.
…
Maintenant, il y avait une petite accalmie et le groupe des cadiens s’occupait d’éliminer les derniers foyers de résistance.
Je descendis pour prendre des nouvelles de la situation et des pertes lorsque, dans les escaliers, j’entendis le colonel ordonner à Nolan d’aller soutenir Borkov.
Il ne m’avait pas cité.
Lorsque Nolan fus partis, je terminai de descendre les escaliers en ruine, et partis vers le lit du colonel.
Il était vraiment amoché.
« Les gars en haut peuvent se débrouiller sans moi et Borkov va avoir besoin d’un éclaireur plus compétent que ceux qu’il a. Permission d’accompagner Nolan ? »
Je n’attendis pas sa réponse et me dirigeai vers la porte.
Faust répondis mais je n’y prêtai pas attention.
Je rejoignis les vétérans et annonçai à Nolan que je l’accompagnai.
Il recruta encore quelques médecins et nous partîmes.
Notre route était jonchée de cadavres des deux camps, ainsi que de taches de sang énormes, signe de la mort de ces immondices intuables. Voir les cadavres ainsi mutilés de nos camarades nous perturbaient tous et nous progressions, guidés par la radio de l’escouade de Borkov, dans une atmosphère pesante.
Cette atmosphère causa ma perte.
J’allai signaler au groupe de faire attention à un objet ressemblant vaguement à une grenade artisanale –donc forcément très instable étant donné les fabriquants- qui était sur notre chemin. Je m’arrêtai donc assez brutalement, ce qui en temps normal n’est pas problématique, sauf qu’un médecin novice me suivait de trop près et ne me regardait pas.
Il me poussa
Je basculai
Ma jambe droite s’avança pour me réceptionner
Je marchai sur l’engin explosif
J’eus le réflex de m’éjecter en avant
Le médic’ tomba derrière moi
L’engin explosa alors que je n’étais même pas à terre.
Le haut du corps du novice fut pulvérisé à hauteur du plexus et ma jambe gauche ne fut plus reliée au bas de mon genou que par un tendon qui lâcha lorsque j’heurtai le sol.
Ça faisait horriblement mal. J’eus néanmoins la présence d’esprit de déchirer la manche de mon treillis pour m’en faire un garrot tout en gueulant de me rapatrier au QG.
Je vis un médecin m’injecter une dose d’antidouleurs et ma vue se troubla
…
Je me réveillai dans un lit, puis me souvint de ce qui s’était passé.
Je me redressai, observai mon moignon désormais bandé, tournai la tête et vis le colonel, sur le lit voisin.
« Ils vont me mettre une prothèse mécanique hein ? »
Après un temps indéfinissable d'attente et une ou deux vigies d'étripées , des bruissements de pas se firent entendre au loin. C'était les vétérans de Nolan.
-Enfin... On va pouvoir passer aux choses sérieuses, dis-je.
Celui qui semblait diriger la troupe s'avança vers moi.
-Lieutenant Borkov ?
-Oui, vous êtes apparemment les renforts désirés.
-Exact, on va vous aider à prendre ce bâtiment.
-Suivez-moi, vous allez recevoir vos ordres d'attaque.
Le sergent vétéran Nolan ne se fit pas prier et me suivit en pressant le pas. Je me dirigeai vers une des chimères capturées, Leen et Arkan m'y rejoignirent.
-Très bien messieurs, regardez, je sors une feuille de papier d’une de mes poches ainsi qu’un crayon, nous avons ici leur base, fis-en dessinant les environs. Nous sommes ici, je coordonnerai l’assaut frontal, Arkan et Leen vous attaquerez leur flanc gauche, vous sergent leur flanc droit. On se répartit les véhicules.
-Pas de diversion ?
-Ne vous en faite pas, j’ai un plan pour les pourrir, ces enfants de putain.
Les effectifs se mirent en placent, contournèrent les immenses bâtiments pour la plupart et s’engouffrant dedans pour les tirs d’appuis. Quand à moi, j’allais devoir foncer tête baissé dedans. " Comme toujours " pensai-je.
-Nolan, t’es prêt ?demandai-je en armant le fusil radiant laser que j’avais échangé contre mon fusil à pompe.
-Toujours, lieutenant !
-Alors... FEU !
Et aussitôt, une gigantesque déflagration éclaire les environs de ses splendides flammes d’or sur le côté où se trouvaient les vétérans. Je leur avais ordonné de tirer une salve complète de missiles, ce qui eu pour effet d'attirer toute la garnison de leur côté, à en juger par les dizaines de cris s'élevant à l'intérieur.
-Vous avez entendus ça, Leen et Arkan ?
-Oui ! Allez, allez, allez on y va les gars placer-moi des charges au pied de ce mur !
-Hawk , fis-je au kasrkin à mes côtés, comme nous sommes des gens respectables, nous allons sonner avant d’entrer.
Sans discuter, il presse la détente de son lance-roquette, le projectile explosif ainsi envoyé, éventre la porte principale, emportant au passage des morceaux de corps de quelques cultistes.
-Et c’est parti...
Avec deux escouades, une composée de cadiens et l’autre de cadets, je venais de traverser le no man’s land, pour atteindre les ruines de la ville. Plus précisément, nous étions dans ce qui semblait avoir été boulevard, d’à peu près 250 mètres de long et d’une dizaine de mètres de large, et qui débouchait sur un grand carrefour, apparemment vide. Des deux côtés se trouvaient des séries d’immeubles en ruine, en pierre. La plupart d’entre eux avaient les toits arrachés et n’étaient plus qu’un amas de décombres, mais certains subsistaient encore, avec la plupart du temps le toit arraché et leurs quelques étages restants dévastés.
Sur le sol reposaient les cadavres des premières victimes des snipers, mêlés à des squelettes qui devaient appartenir à ceux qui étaient morts au moment de la révolte de cette planète. Il y avait également des morceaux de roches, d’acier, quelques fusils lasers et couteaux, et plein d’autres objets divers qui traînaient par terre.
Voyant que le cadet qui transportait le chariot de mines antipersonnelles venait d’arriver, je lui fis, en désignant le début de la route :
- On va commencer par les poser ici, sur les cinquante premiers mètres. Il faut deux rangées de mines, vous en poserez une toutes les dix mètres, soit dix mines en tout. On posera les dix autres sur le début du no man’s land. Ca devrait soit les ralentir pour laisser aux snipers le temps de les éliminer, soit faire exploser pas mal de leurs soldats avant qu’ils aient le temps d’approcher du bâtiment. Mais on aurait vraiment besoin de plus de mines…
- C’est tout ce qu’il y avait, caporal, fit le cadet pour se disculper.
- Je sais. Exécution.
D’un signe de la main, j’indiquais à quatre autres cadets de l’aider, pour aller voir les dix restants.
- Vous allez vous séparer en deux groupes égaux, et vous poster chacun dans un bâtiment différent du boulevard. Vous prenez tous les deux une radio, vous servirez d’observateurs ; si l’ennemi approche, surtout vous faites pas les cons. Vous prenez la radio, et vous nous prévenez, d’accord ? Vous essayez d’obtenir autant d’informations que possible sur eux. Après vous restez planqués en attendant qu’on les extermine, je veux pas de tentative d’héroïsme.
Ils approuvèrent rapidement, et je donnai une jumelle à deux d’entres eux. Puis, pendant qu’ils formaient les groupes, j’allai voir l’escouade de cadiens, restée en attente.
- Nous, on reste là et on s’assure que tout se passe bien.
- On doit les défendre en cas d’attaque ?
- On est pas assez nombreux pour repousser une armée, mais on prévient au moins les autres si jamais ils arrivent, et je vérifie que les mines sont là où il faut. Quand elles seront en place, on contournera le champ et on retournera à la base pour rejoindre les autres. On devra alors défendre la base en attendant que le groupe d’assaut prenne la caserne ennemie, après quoi on se repliera là-bas pour y installer notre véritable Q.G..
Après un long moment d’attente, les cadets qui venaient de finir la mise en place du champ de mines retournèrent rapidement à la base mais, alors que je m’apprêtais à en faire autant, l’officier radio vint me voir, l’air troublé, et me tendit l’appareil en disant :
- Ils se regroupent au carrefour.
A travers la radio, j’entendais la voix d’un des cadets, en train de détailler ce qu’il voyait :
- Ils ont surtout des fusils lasers et des couteaux de combat… je crois que je vois un lance-flamme… ouais c’est ça, c’est bien un lance-flamme. Et puis… eh c’est un mortier ça. Il y a tout un groupe de servants de mortiers qui vient d’arriver avec leurs armes, il y en a au moins 5 !
Je lâchai un juron juste après avoir entendu la dernière information.
- On a aucune pièce d’artillerie nous, même pas un mortier, ils auront qu’à se tenir à distance et nous bombarder jusqu’à ce que le bâtiment s’écroule sur le régiment !
Particulièrement énervé par cet élément imprévu, je me mis à réfléchir à un moyen de contrer ça. Apparemment, ce groupe d’hérétique est plus intelligent que le précédent, la bataille s’annonçait plus difficile…
Après quelques secondes d’attente et d’observation des alentours j’ordonnai, en désignant un immeuble à une cinquantaine de mètres devant, auquel il restait deux étages à peu près intacts :
- On va se planquer dans ce bâtiment et on va buter leurs mortiers par derrière quand ils auront commencés à pilonner.
Un cadien s’apprêtait à formuler critique, mais je l’arrêtai aussitôt.
- Mais on va se…
- On a pas le temps pour ça, courez, il faut qu’on soit là-bas avant qu’ils se mettent en route ou ils nous verront !
Tous les membres de l’escouade se mirent à courir comme un seul homme vers le bâtiment désigné tandis qu’au loin, l’ennemi continuait de s’organiser pour ressembler à autre chose que la bande de cultistes enragés qu’avait été la première vague. A mon grand soulagement, nous atteignîmes sans encombre notre cible, et l’ennemi ne semblait pas nous avoir repéré. Une fois à l’abri, je rejoignis le premier étage avec mes hommes, et leur indiquai d’un geste de la main de rester silencieux, pendant que je prenais la radio et cherchai à joindre l’observateur.
- Alors, toujours rien ?
- Ils ont un Leman Russ, caporal !
- Un seul ?
- Oui.
- Ca va encore, n’oubliez pas de nous prévenir dès qu’ils font mouvement.
- Oui, caporal !
Je jetai un rapide coup d’œil derrière moi, pour constater avec soulagement qu’en effet, un des membres de l’escouade était armé d’un lance-missile. Les autres avaient tous des fusils lasers, sauf un qui était équipé d’un lance-flamme ; c’est toujours utile…
Je m’approchai d’eux pour leur expliquer le plan en chuchotant :
- A partir de maintenant on parle que comme ça, compris ? Pour le moment on va les laisser passer, et quand les mortiers et le char commenceront seront pointés sur la base ennemie, et que le gros de leurs forces sera engouffré dans le no man’s land, on sortira sans faire de bruit, puis vous vous mettrez chacun à viser un servant. Avec de la chance, le Leman Russ restera derrière pour utiliser son obusier, et si c’est le cas, le signal pour ouvrir le feu sera sa roquette, ajoutai-je en montrant du doigt le cadien avec l’arme lourde, qui acquiesça après avoir compris ce que j’attendais de lui. Allez, au fond de la pièce.
La pièce en question, d’après sa taille, devait être un salon, une salle à manger ou quelque chose comme ça. Il s’agissait d’un immeuble résidentiel classique, chaque étage appartenait à une personne, et chacune avait donc au moins un salon. Le rez-de-chaussée était très modeste, une petite salle rectangulaire qui donnait sur le seul escalier restant, celui du second étage n’étant plus que des morceaux de roche éparpillés par terre ; ensuite, on avait donc directement accès au premier étage. Il n’y avait aucune porte, mais les morceaux de bois noircis au sol laissaient supposer de leurs sorts.
On entrait alors au salon, totalement vide ; il avait du être pillé, comme tout le reste du bâtiment d’ailleurs. Il n’y avait que trois autres pièces ; les deux premières, côte à côte à l’autre bout de la pièce où nous nous trouvions, devaient être la cuisine et la salle de bain, et la salle restante, dont l’entrée se trouvait à côté de nous, à l’opposé des fenêtres, était alors la chambre.
Alors que mon regard partait analyser le bâtiment en face à travers les fentes du mur, un cadien mit fin à mon observation en m’interpellant pour me montrer la radio. Le rythme rapide de ses paroles et son regard montraient l’ampleur de la frayeur qui s’emparait de lui.
- Caporal, caporal ! Ils se mettent en route, le cadet dit qu’ils sont très nombreux, peut-être plus nombreux que la vague d’avant !
- Calmez-vous, ils ne nous trouveront que quand on ouvrira le feu, et à ce moment-là, le gros de leur armée sera loin devant.
- Oui, caporal.
Malgré l’effort qu’il faisait désormais pour paraître calme, il était évident que mes paroles ne l’avaient absolument pas aidés. Je déclarais le silence radio, et me mit à attendre avec les ordres, pendant que les bruits de pas se rapprochaient, accompagnés de celui des chenilles du char solitaire.
Commissaire maximius
17/03/08 , 19:06
Je pensais tout connaitre de l’enfer, en tant que Commissaire d’un régiment aéroporté surnommé HellJumpers. Enfin c’était avant d’arriver dans cette cellule. C’est dans cette cave d’une caserne que le pacte du sang avait investi que j’ai découvert la signification de ce mot.
Je me trouvais là dans cette cave en compagnie des survivants du régiment. Je les regardais un à un est me dit que malgré leur état laborieux et la crasse sur leur visage et leurs équipements ils avaient toujours l’allure de troupe de choc. Cette pensée me réconforta un peu. Un soldat se rapprocha de moi et me dit doucement pour éviter que les autres entendent :
-Chef, ils arrivent.
-Ok, Butler a ton avis ils viennent en ramené un ou ils viennent pour un prendre un ?
-Ils n’en ramènent jamais Commissaire
-Ah oui c’est vrai. Bah préviens les autres pour qu’ils se préparent.
-Se préparer a quoi chef ?
-Préparer leur âmes. L’Empereur seul sait ce que ces Chaotiques font avec les prisonniers.
-Ok je vais leur dire.
Butler s’éloigna et je remarquais un soldat plus agité que d’habitude.
-Eh Le Tatoué qu’est ce qu’il y a ?
-Rien chef a pars que j’entends des explosions.
-C’est dans ta tète tout ça.
A ce moment précis le bâtiment se mit à trembler, du plâtre et des morceaux de béton se mirent a tomber du plafond.
Je me mis à prier pour qu’il ne s’effondre pas.
Mais malheureusement un bout du plafond me tomba sur le crane et m’assomma.
Je sentis quelqu’un me secouer. j’ouvrais les yeux et je vis que c’était Butler.
"Ca fait combien de temps que je suis dans les vapes ?"
- Quelques minutes.
On entendait des bruits de combats dans le couloir menant aux cellules. Les bruits s’arrêtèrent rapidement et l’on vit plusieurs formes arriver. Tous préparaient leurs âmes a L’Empereur car nous savions que le pacte n’allait pas nous laisser en vie.
Je remarquais l’équipement des nouveaux venus lorsqu'ils firent sauter la grille au fuseur et fus ravi de voir l'aquila incrustée dans leurs plastrons.
Finalement la droite de l'Empereur allait attendre.
J’entendis Butler lancer un "Et ben on vous attendait plus, les gars!
_Allez démarres ce tas de ferraille Yourik!
_Pas de problème !
Le conducteur de l'engin s'empressa de mettre plein gaz. Les cent mètres qui nous séparaient de l'entrée furent vite comblés et nous défonçâmes violement les restes de la porte, rafistolée rapidement par les chaotiques avec des barres d'acier, que la chimère enfonça violemment, écrasant les adorateurs massés derrière, que le missile n'avait pas éparpillés.
Nous fûmes arrêtés quelques dizaines de mètres plus loin par d'énorme pièges anti-char. Nous dûmes donc nous arrêter et débarquer des chimères, à peine sortis que l'habituelle pluie de tir s'abattit sur nous. Un kasrkin fût violement touché à la poitrine par ce qui semblait être un tir d'autocanon, d'autres tirs semblables touchèrent le blindage des véhicules sans faire plus de dégâts.
_Tous le monde à couvert ! En sauvant votre peaux vous réussirez la mission, car déjà pour l'accomplir il faut être vivant, alors on ne se prélasse pas sous le feu de l'ennemi !
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les hommes se mirent dans les plus avantageuses positions possibles. J'étais fier de ces gars, car eux savaient m'écouter, et si jamais une de mes décisions devait être dangereuse pour leurs vies et bien je serai en première ligne de cette décision.
Devant nous se profilait un grand bâtiment qui se dressait au centre du complexe militaire, c'était bien entendu leur centre de commandement de cette zone. Après quelques minutes j'activai mon communicateur :
_Arkan, où en êtes-vous ?
_On fait face à une forte opposition et avons perdu deux hommes. On est devant un bâtiment de sécurité apparemment, se serait intéressant de l'occuper....
Arkan cessa soudainement de parler et je me demandai ce qu'il pouvait bien foutre.
_Lieutenant on a une bonne nouvelle, quelques-uns de nos gars ont repéré une sorte de passage qui descend vers une sorte de garage et vous savez très bien ce que l'on peut y trouver.
_Execution. Trouver moi des blindés et toutes sortes de véhicules, nous devons en profiter un maximum. Et prenez-moi cette structure de sécurité !
C'est alors que je me préparai à avancer. Mon but était de prendre place dans les deux bâtiments cernant notre position. Cela ne prit que le temps nécessaire d'occuper un lieu car presque aucun défenseur ne s'y trouvait.
Les structures étaient en faite un dortoir à droite et une cantina à gauche. De là nous pûmes envoyer quelques salves sur nos adversaires impies, qui commençaient à se rassembler de plus en plus sur nous et c'était cela mon objectif.
Peu à peu, les hérétiques tombaient et perdaient de plus en plus vite leurs positions. Nombre d'entre avaient été massacrés alors et nombre d'entre eux se font et se feront massacrer.
_On a pris la structure de sécurité, lieutenant ! Et on se ramène avec plusieurs hummers armés jusqu'aux dents !
_Ne trainez pas foncez on a plus le temps et un des bâtiments de la zone serait une prison, trouvez là, venez me chercher en passant !
_Pas de probleme, chef!
A peine la communication terminée que j'entends débouler tout un groupe de soldats en uniforme rouge sang. Sans prévenir ils se mettent à tirer à plein régime sur notre position et l'un d'entre eux réussit même à toucher un de mes carapacé en pleine tête.
Je me plaque de suite contre une table renversé. Les tirs ne s'arrêtent qu'une fois leur chargeurs vides, la réponse ne se fait pas attendre et me redressant je verrouille ma visée sur un impie et tir, sa tête explose dans une gerbe d'hémoglobine chaude. Les autres regardent, incrédules, leur camarade tomber, puis un autre, ce n'est qu'au deuxième qu'ils réagissent et se mettent à couvert.
Toujours dans le feu de l'action je décroche une grenade frag de ma ceinture, arrache la goupille et balance l'objet explosif. Les cris qui s'en suivent confirment la mort de plusieurs hérétiques. Des kasrkins se joignent à la danse funeste et y mettent les bouchées doubles avec leurs fusils.
Les traîtres dégustent sévèrement et s'enfuient sans demander leurs restes, alors nous les prenons en chasse, désireux de mettre un terme à leur misérable existence. La poursuite nous mène hors du dortoir où je me trouvait quelques instants auparavant.
Des crissement de pneus se firent entendre et d'énormes hummers apparurent écrasant et explosant à la mitrailleuses les fuyards. Sans mot dire je grimpe dans le tout-terrain de tête et ordonne au conducteur de foncer vers le nord-est de la station. Mes troupes grimpent dans les mastodontes et se laissent emporter.
Arrivé devant la soi-disant prison, une lampée de gardes nous prennent pour cibles. Je braque mon arme chauffée à blanc par les affrontements et leur clame :
_Mettez à bas vos fusils et levez les bras bien haut ou vous êtes perdus !!
_Plutôt mourir sous les coups de la racaille impériale que de nous soumettre ! réplique leur chef.
_Alors vous allez tous mourir...
Sur mon ordre, les hummers ouvrent le feu , lacérant la façade du bunker et forçant les hérétiques à s'abriter. Mes troupes chargèrent, précédée des kasrkins, qui posèrent une charge sur la porte avant de la franchir dans la fumée une fois celle-ci partie en morceaux. J'entre juste à leur suite et engage le corps à corps.
Celui-ci fut violent, les hérétiques se battant avec la folie de ceux qui sont condamnés. Un kasrkin fut violement envoyé au tapis. Quelques un de mes troupes de choc subirent le même sort, submergés, mais au final, les adorateurs furent tous tués.
Les blessés furent évacués, les ennemis agonisant achevés et la formation continua dans les couloirs et les escaliers descendant dans les profondeurs, pour finalement aboutir devant une rangée de cellules où des gardes étaient emprisonnés. Silius, le porteur du fuseur de mon escouade, fit diligemment fondre les barreaux et les gardes incarcérés sortirent avec soulagement.
J’était avec mes camarades lors de l’assaut du mur de droite, nous chargeâmes, poussés par la colère et la haine, et bien sur par Amelia faisait avancer tout le monde. Évidement, je courais moins vite que les autre à cause de mon lance-flammes mais une caserne était l’endroit propice pour mon arme avec ses couloirs en béton.
J'étais le seul bleu de l'escouade mais la présences des vétérans et des kasrkins me réconforta un peu pendant que nous courrions sous les tirs. Les lance-missiles du peloton du sergent Nolan s’occupèrent du mur d'enceinte, ouvrant une large brèche dans le plastacier. Quand nous passâmes dans les gravats, le mur d'en face, à un kilometre, et la porte explosèrent et nous vîmes les kasrkins surgir dans la cour prenant à revers les hérétiques restants, convaincus que l'assaut allait venir de notre trou.
Il y avait un bâtiment principal au centre avec une seul entrée, apparemment un bunker qui faisait office de quartier général. A ce moment la, un flot d’heretiques en jaillit, avant de se faire abattre facilement étant donné notre position avantageuse et la petite taille de la porte. Mais de cette vague émergèrent des formes rouges et foncèrent à une vitesse hallucinante vers nos lignes, qu'une dizaine finirent par atteindre. Ils étaient résistants aux lasers, mais cependant vulnérables aux flammes. L'un d'entre eux atteint malheureusement nos lignes et fit une dizaine de morts avant d'être réduit en pulpe par les fusils radians.
Le lieutenant nous ordonna de nous séparer en deux groupes : le premier, dont je faisait parti devait inspecter le bâtiment, étant donné que j’avais un lance flamme, c’était moi le premier, malgré mes contestation. Amelia me botta le cul et je me résolus à entrer.
Nous étions une vingtaine et ce bunker ressemblait à un labyrinthe fait de longs couloirs rectilignes. La sueur perlait sur mon front, j’avais peur. Lorsque soudainement une de ces bête cornues surgit, sans même avoir eu le temps de comprendre ce qui se passait, j’appuyais sur la détente et le lance-flammes vomit une colonne de flammes qui envahit le couloir, cloquant au passage les symboles impies dessinés sur les murs. J’entendit les hurlement de souffrance de la bête, et je me rendit compte que la guerre m’avait changé, avant, je répugnais a faire du mal à une créature vivante, maintenant j’eprouvait du plaisir à l’entendre cette bête du chaos souffrir.
Le sanguinaire gisait par terre, encore à moitié vivant, brûlé jusqu'aux os. Je m’approchait de lui, dégainais le pistolet de l'étui attaché à ma cuisse et lui vidais les trente tirs de ma cellule à l'endroit où aurait dû se trouver son oreille, juste sous une corne torsadée. La créature eut un dernier spasme et disparut dans une explosion de sang et un rire inhumain. Je sentis alors mon estomac protester violemment et me ruais vers la sortie, bousculant mes camarades au passage.
Une fois dehors, je vomis les rations déshydratées avalées plus tôt. Je ne me reconnaissais plus, finalement, J'avais peut-etre fait une connerie en m'engageant dans la garde?
Le silence était presque total dans la pièce, personne n'osant faire le moindre bruit ; nous allions jusqu'à respirer aussi lentement et faiblement que possible. De telles précautions étaient sans doute inutiles vu le bruit que faisait la foule qui traversait le boulevard, la somme des bruits des conversations créant un concert de voix, dans lequel on pouvait discerner de temps en temps des blasphèmes contre l'Empereur ou pour les Dieux du Warp.
La masse humaine s'étendait encore devant notre bâtiment lorsque la première explosion se fit entendre, suivie de près par une seconde, bientôt accompagnés de cris de stupéfaction et de rage juste après les cris d'agonie des victimes. Les adorateurs s'étaient arrêtés et semblaient attendre que quelqu'un leur dise quoi faire ; ce moment d'inactivité fut de courte durée, car bientôt une voix lointaine s'éleva, si forte que nous arrivions parfaitement à l'entendre de notre position :
- Ces lâches n'osent plus nous affronter, et placent des mines dans l'espoir que cela nous empêchera d'avancer, ou au moins nous ralentira pendant qu'ils fuient loin d'ici, mais c'est mal nous connaître : ensemble, nous sommes un gigantesque démon, et ces pièges ne sont que des cailloux placés sur notre chemin.
Le son de sa voix avait quelque chose d'étrange, il ne semblait pas venir de quelqu'un, mais de partout à la fois, comme si c'étaient les murs autour de moi qui s'exprimaient ; le pire était peut-être la fausse impression que l'hérétique s'adressait à moi en particulier. Chacune de ses phrases semblait avoir été préparée spécialement pour me toucher, et me faisait croire qu'il était là, juste devant moi, à m'observer.
Je regardais les hommes m'accompagnant, et lut sur leur visage l'angoisse que devait montrer le mien ; je ressentis un soulagement futile en constatant que je n'étais pas le seul à subir cette sorte de pouvoir.
Je sursautai en entendant à nouveau cette voix :
- Allez ! Vous êtes faibles, et les faibles doivent faire don de leur misérable vie aux forts, qui sont capables d'en faire bon usage ! Sacrifiez-vous pour les Dieux Noirs, vous savez que votre désobéissance vous condamnera à des tortures si atroces que même des esprits aussi pervertis que les vôtres ne peuvent imaginer !
Ses paroles furent suivis par les acclamations lointaines des hérétiques qui se trouvaient devant l'armée, bientôt suivi par les cris d'encouragement de tout le reste de l'armée. Il était extrêmement frustrant de ne pas pouvoir voir ce qui se passait, mais je n'eus pas besoin de réfléchir davantage pour comprendre ce qui se passait, car j'entendis quelques secondes plus tard des explosions qui ne pouvaient provenir que d'autres mines, chacune accompagnée d'une série de cris de joie, qui me donnait vraiment l'impression d'avoir affaire à des animaux...
J'aurais bien dû me douter que face à un ennemi aussi peu conventionnel que le chaos, un champ de mines ne serait pas très efficace. Le tir d'artillerie commença lorsque les dernières acclamations cessèrent ; le Leman Russ, comme prévu, était resté derrière, et le grondement régulier de son obusier faisait paraître ridicule celui des mortiers. Le problème était que l'armée n'avait pas bougé, et que les servants de mortier se trouvaient à peine un mètre derrière ; sortir maintenant revenait à se sacrifier vainement.
Nous sommes restés là à attendre pendant dix bonnes minutes, au bout desquels l'orateur se fit encore entendre :
- Ces lâches s'enfuient déjà ! Chargez, guerriers du Chaos, que cette bataille soit une orgie de destruction en l'honneur des Grands Dieux !
S'ensuivit l'inévitable série de cris de guerre impies que les adorateurs lançaient tandis qu'ils fonçaient sur le bâtiment. La structure était fragile au départ, et il ne devait plus ressembler à grand chose après avoir subi ce pilonnage, même pendant une durée aussi réduite. En tendant l'oreille, j'entendis un bruit de chenilles prouvant que, malheureusement, le Leman Russ se mêlait à la foule, et que nous ne pourrions donc pas l'éliminer. Cependant, les servants de mortiers étaient restés derrière avec leurs armes, peut-être pour offrir une couverture en cas de besoin.
Sachant ne pas avoir beaucoup de temps, j'indiquais aux Cadiens de me suivre. D'après ce qu'on pouvait entendre, le bâtiment résistait encore, et si nous étions assez rapides, nous pourrions donc nous emparer de ces mortiers et tirer dans le tas de cultistes dehors et faire des dégâts importants ; les servants ne semblaient pas avoir changé les réglages de leur équipement, et nous n'aurions qu'à réduire un peu la trajectoire pour atteindre notre cible.
Avant de descendre, j'avais demandé par radio aux cadets de se tenir prêts à nous porter assistance en cas de besoin. Une fois dehors, on pouvait voir les huit mortiers, vingt mètres devant nous dans la direction de la base, et même, plus loin, les cadavres mutilés des adorateurs ayant activés les mines. En chuchotant aussi discrètement que possible, je donnai mes instructions :
- Dispersez-vous dans la largeur du boulevard, et visez chacun un couple de servants. Lorsque je dis « Feu », vous tirez ! Compris ?
Ils acquiescèrent brièvement avant de se mettre en position. La plupart posèrent un genou à terre, d'autres s'allongèrent et un restait debout ; j'attendis quelques temps et, lorsque je vis que leurs visées étaient stables, j'épaulai mon fusil et donna le signal.
Tous les fusils crachèrent en même temps, et sept hérétiques tombèrent ; certains tirs furent inévitablement gâchés lorsque deux gardes avaient choisi la même cible, mais ces petites erreurs ne furent pas fatals, car les adorateurs restants furent abattus avant même d'avoir eu le temps de comprendre qu'ils étaient attaqués. Au même moment, j'ordonnai aux cadets de sortir de leur cachette de nous rejoindre pour nous couvrir, ce qu'ils firent plus ou moins rapidement et la plupart sans grand enthousiasme.
Je m'approchai des mortiers, tout en posant une question dont la réponse pourrait décider de l'issue de cette bataille :
- Est-ce que quelqu'un sait se servir d'un mortier ?
Bien entendu, personne ne répondit ; les gardes évitaient mon regard, observant d'un air penseur les mortiers qui étaient installés au sol, d'un air inquiet l'armée ennemie, ou d'un air totalement absent le ciel gris. Alors que je commençais à me dire que nous allions devoir être autodidactes, un des cadets sortit du groupe pour s'exprimer timidement :
- J'ai déjà vu quelqu'un se servir de ça... je crois que je saurais à peu près l'utiliser.
On t'écoute.
Un cercle se forma rapidement autour de l'adolescent, qui n'en était que plus intimidé, tandis qu'il tentait de se souvenir, tripotant l'appareil de façon peu assurée. Puis, il fit quelques réglages avant d'annoncer fièrement :
- C'est bon, ça devrait tomber sur eux.
- D'accord, montre rapidement comment le faire tirer et va régler les autres.
Il s'exécuta sans un mot et je me saisis alors de ma paire de jumelles pour observer plus attentivement la bataille. Apparemment, les forces du Chaos étaient encore coincées dehors, sou un tir soutenu de la part des défenseurs du bâtiment, mais la bataille semblait stagnait, les hérétiques ayant pu s'emparer des tranchées et des couverts laissés dehors, peut-être parce que les défenseurs pensaient encore pouvoir tenir à l'extérieur. Cependant, il était fort probable que nos forces finissent par être débordées par le nombre ennemi, et peut-être que le chaos est encore capable d'invoquer des démons, notre intervention sera donc utile.
Du moins je l'espère.
- C'est prêt, fit doucement le cadet
- Comment tu t'appelles ?
- Domor, mon caporal.
- C'est du bon boulot, Domor. Je me souviendrais de toi.
- Merci, mon caporal
Puis il esquissa un sourire avant d'aller se poster à côté d'un des mortiers, dans l'attente dans un autre servant. J'ordonnai rapidement à quinze volontaires d'aller se mettre en place et, dès que je donnai le signal, ils se mirent à tirer tous ensemble ; les autres se tenaient prêts à les couvrir tandis que moi, toujours équipé de ma paire de jumelles, j'observais les effets de notre pilonnage sur l'armée ennemie. Et je vit au passage la carcasse du Leman Russ ennemi.
En tombant, les obus créaient des trous dans l'armée ennemie, trous se reformant d'abord sous le poids du nombre, avant de s'étendre lorsque les hérétiques comprirent qu'il fallait mieux s'éparpiller. Nous poursuivîmes le tir pendant presque quinze minutes avant que l'ennemi ne se disperse vers la gauche et la droite, ne laissant rien qu'un champ de cadavres entre notre groupe et la base. Je réagis rapidement en disant :
- Allez, on perd pas de temps, on prend ces mortiers et on retourne à la base !
Aussitôt dit, le groupe se dirigea vers le bâtiment.
J'étais paisiblement endormi dans le cocon douillet qu'était devenu ma couverture, quand les premiers tirs éventrerent la facade, projettant des débris un peu partout dans la piece, calcinant certains, en écrasant d'autres contre les murs, et en épargnant certains. Je m'était jetté à terre, et la flamme me passa au dessus de la tête, avant de refluer.
L'infirmerie était dans un état lamentable, les blessés et les mourants reposant à meme le sol, dans des flaques de sang, d'organes et une symphonie de râles produite par les mourants. Je me redressait, et rattrapais rapidement mon barda, répandu au sol, sans oublier mon bolter, qui reposait à la tete de mon lit. Je sanglais mon équipement et un plastron qui passait par la, et gobait quelques gellulues antalgésiques pour faire passer la douleur de mon torse.
Gill compressait la blessure à la cuisse d'Ophelia, mon officier radio, à quelques pas de moi. J'attrapais Tobias et son arme, et hurlait de me suivre à tous ceux qui pouvaient encore marcher. Je sortis de l'infirmerie dévastée en trainant le pauvre sniper par le col de son armure et fit passer l'ordre à tous de se replier vers les égouts, et d'y placer assez de charges pour en faire s'écrouler l'entrée.
Les réponses laconiques des chefs d'escouades se firent entendre, et je laissait Tobias entre les mains d'une escouade avec consigne de l'ammener en lieu sur, avant de repartir vers le pillonnnage, les combats et la mort.
Je ralliais rapidement quelques soldats qui cherchaient à fuir en sens inverse et leur remit les idées en place de quelques baffes.
"Venez avec moi, bande de laches! On va aller dans les tranchées et on va se battre, parce que personne ne se barre tant que je serais encore vivant! Vous vouliez vous tirer? Et bah vous allez m'aider à proteger les autres pendant qu'ils vont se barrer! Et nous, on partira en dernier!"
Je dévalais les escaliers, et débouchais dans l'entrée, désormais en ruine et jonchée de cadavres.
L'une des recrues à coté de moi s'arrétta en haut des escalier et commença un tir de couverture, forçant les hérétiques qui progressaient parmis les décombres à se mettre à couvert.
Suivi des autres, je finit de descendre les marches et les envoya de manière à empecher les hérétiques de nous encercler. J'avisais trois jeunes à quelques metres de moi, qui paniquaient totalement alors que les lasers leurs sifflaient aux oreilles, recroquevillés derriere leurs couverts.
-Allez, relevez vous!
-Mais on va mourir!
-Si tu reste la, sur que tu va mourir, abruti! Dis-je en levant mon bolter et en démembrant un hérétique un peu trop entreprenant, à une dizaine de metres. Je me remis à couvert avant de courir jusqu'aux blocs qui leurs servaient d'abri.
-Venez avec moi! On va passer par le coté, apostrophais-je les recrues. Putain, meme les cadets ont plus de couilles que vous!
J'abattis encore un homme vétu de rouge avant de m'élancer vers le prochain couvert.
Les trois jeunes me suivirent, et l'un d'eux fut fauché en plein milieu, le torse ravagé par une rafale qui avait perforée son armure.
Je continuais avec les deux autres jeunes, et apres etre passé presque de l'autre coté du grand hall, le silence commença à se faire, alors que le fond sonore avait auparavant été envahi du bruit des tirs et des grenades, sans oublier les obus qui tombaient trop court, dans les rangs des cultistes, et les obligaient à entrer dans le hall, oû ils ne pouvaient faire valoir trop leur nombre.
Un cultiste jaillit soudain et je le cueillit d'un direct au menton avant de lui coller un coup de crosse et mon canon encore fumant sur le sternum. Je pressais la gachette et en fut quitte pour une douche de matiere humaine corrompue.
J'enlevais un boyeau de sur mon plastron et vit un autre cultiste sauter sur l'un de mes soldats. L'épée courte du cultiste lui déchira la manche et la peau du biceps avant de finir sa course dans son épaulière. Le second soldat restait tétanisé, alors que le cultiste dégagait sa lame pour un second coup.
Le soldat blessé tomba à terre en tentant de trouver l'espace pour tirer au fusil.
Je dégainais ma baillonette et bondis sur le corrompu en criant le nom de l'Empereur. Il me reçut d'un coup de pied dans l'estomac, qui malgré l'armure me vida les poumons et raviva mes blessures.
Je tombais au sol et le cultiste avança pour m'achever.
Sa tête partit en arriere quand le tir de laser lui fit ressortir le cerveau par l'occiput. Je jettais un regard vers l'escalier et remercia d'un signe de tête Tobias, qui bien qu'avec une jambe en moins, était arrivé la par je ne savais quel moyen et avait fait bon usage de ses talents de sniper.
Il tourna son canon et repartit à la chasse au cultiste à travers son réticule.
Je relevais le soldat blessé et inspectait son bras, dont seulement un peu de peau avait été arraché. "T'a eu du bol, garçon, un peu plus et tu disait adieu à ton bras"
Il se releva sans un mot et posa son regard vers l'autre soldat, prostré au sol, dont l'urine avait formé une flaque autours de lui.
Je jettais un oeil aux alentours et pris le temps de m'acroupir aupres de la jeune fille qui sanglottais avant de lui mettre une baffe bien sentie, qui mit au moins fin à ses tremblements.
-Rammene la vers nos lignes, soldat. Au fait, ton nom?
-Bran. Bran Gemell, colonel.
-Ok, prends soin d'elle, confie la à quelqun quand tu sera à l'entrée des égouts et reviens me dire si les charges sont pretes, on a pas de liaison radio, à part les fréquence d'escouade, et c'est le bordel actuellement, j'ai préféré couper.
Il se tourna et partit rapidement, le dos courbé et la fille entre les bras.
Je continuais encore quelques minutes, avant de tomber sur un groupe d'ennemis, presque au niveau de la porte. Je dégoupillais un tube charge et le lançais au milieu des huit cultistes, dont quatre eurent au moins les jambes arrachées. Les autres se releverent avec peine, encore sonnés, pour finir éventrés l'un apres l'autres par des bolts tirés au coup par coup. Au bout du troisieme, un claquement sourd se fit entendre.
"Merde"
Je dégainais mon couteau et me ruais sur le cultiste, qui tira dans ma direction sans prendre le temps de viser.
Je me jettais sur lui et le poignarda comme un dément, sans lui laisser le temps de se relever. Apres une dizaine de coups et m'etre assuré qu'il était bien mort, je me redressais.
Pour voir le Leman Russ qui grimpait les décombres de toute la puissance de ses chenilles, suivi d'une masse de cultistes.
"Oh merde..."
urhtred_gohslord
28/04/08 , 21:34
Bordel de meeeerde!
On peut vraiment pas pioncer tranquille !
J’avais quitté l’escouade dans laquelle le colonel m’avait placé car les recrues avaient les chocottes et le vétéran en charge de ces bleus peinait à les rallier. Il n’osait pas mettre quelques coups et n’avait pas l’autorité infuse.
Armé de deux béquilles, mon sniper sur mon dos, je parcourus donc la distance me séparant du sous-sol où avaient lieu les combats principaux. Le chemin était assez praticable et je poussai au-dessus des décombres en de grands bonds en poussant au maximum. J’avais déjà avalé une bonne dose de calmants mais la douleur à ma jambe, que je sentais toujours, me cuisait toujours. Je m’interdisais d’en prendre plus sous peine de ne plus pouvoir tirer aussi efficacement qu’à l’accoutumée.
Perdu dans mon observation du sol pour ne pas tomber de tout mon long en trébuchant, je fus un instant désemparé lorsqu’un hérétique rouge sang isolé déboula devant moi avec un regard haineux.
Heureusement il n’avait qu’un poignard et un sabre qui semblait assez lourd. Il baragouina quelque chose dans sa lange natale, ce à quoi je répondis par un énorme « la ferme ! L’empereur t’entendra s’il est de bonne humeur » avant de lui envoyer un coup d’estoc au plexus du bout de ma canne. Il l’évita en se baissant pour se faire cueillir par mon autre canne au menton. Il tituba un instant, le temps que, en équilibre sur ma jambe valide, je prenne ma première béquille à deux mains pour étaler mon adversaire d’un coup bien senti à la tempe.
Je repris mes béquilles et marchai volontairement sur sa jugulaire. Elle s’enfonça et un sang plus sombre que la normale s’écoula. Il devait avoir la nécrose ou une connerie chaotique du genre.
Le reste de mon chemin se passa sans encombres.
J’arrivai dès lors à l’entrée des escaliers.
Ça allait pas le faire. Ma jambe unique flageolait et la douleur à ma jambe devenait de moins en moins supportable. J’entrepris donc de descendre les escaliers, marche à marche, chaque à-coup réveillant de plus en plus ma douleur.
J’arrivai enfin en vue du grand hangar souterrain, et apparemment c’était le bordel. Je repérai rapidement Faust, qui sauvait un bleu. Il tomba après un coup de pied dans l’estomac. Ça allait mal. Je mis rapidement une béquille face à moi, dégainai mon fusil et le posai sur la canne. Je m’accroupis pour avoir l’hérétique en ligne de vue. Il s’apprêtait à l’achever. Je n’avais pas pris le temps de régler mon fusil et le laser poussé au maximum de sa puissance entra par l’œil de l’ennemi pour ressortir à l’arrière de sa tête accompagné d’un cerveau dégoulinant de sang. L’expression du visage montra un moment encore une expression stupéfaite avant que le corps ne s’écroule
Le colonel me gratifia d’un regard reconnaissant tandis que le bleu qu’il avait sauvé me regardait béatement comme s’il avait vu l’empereur lui-même. Sans plus y prêter attention je visai un autre groupe d’hérétiques et réglai mon laser à puissance normale. Celui qui paraissait le moins piteusement équipé, le plus grand, le plus fort et le moins violent, se prit deux lasers dans la tempe. Un autre équipé d’un mortier sûrement volé à un garde subit le même sort. Désorganisés les gardes qui les combattaient reprirent le dessus.
Je n’eus pas le temps de procéder de même avec d’autres groupes qu’un grondement se fit entendre et que je vis surgir d’un tas de décombres un leman Russ se dressant, imposant, au-dessus du champ de bataille.
Il retomba bruyamment lorsqu’il commença à redescendre le tas de décombres
Je réglai mon laser au maximum.
Lorsque je pus estimer que les charnières de l’écoutille étaient toutes deux atteignables par un même laser, je tirai dessus.
Ladite écoutille s’envola pour retomber miraculeusement sur la colonne vertébrale d’un rouge. J’avais décidément une chance de cocu… le problème c’est que je n’avais pas eu de relation amoureuse depuis au moins deux ans. Je restai logé juste au-dessus du trou circulaire que s’ouvrai désormais en haut du char. Une tête dépassa, sans doute pour observer comment l‘écoutille avait subitement disparue. Je tirai dès lors à plein régime. La tête explosa sous les chocs tandis que le corps poursuivait le mouvement de sortie. Une armure énergétique. Putain, j’avais tué un space marine du chaos, l’élite de l’élite, ce pourquoi on retrouvait parfois de vieux amis sans souvenirs à cause de l’inquisition.
Il n’avait pas de casque et ni son armure ni ses os épais ne l’avaient protégé de quatre tirs à puissance maximum.
Je branchai mon émetteur sur « toutes fréquences » et gueulai : « explosez-moi ce tank en carton, y’a un gros trou au-dessus ! »
Un mortier allié fit mouche, suivi de trois autres. Le tank émit d’abord de la fumée, puis quelques secondes après explosa tout simplement, faisant quelques victimes dans les rangs ennemis.
Galvanisés par cette explosion spectaculaire, nos gars se battaient à présent avec un courage et une force renouvelée tandis que les hérétiques refluaient, dégoûtés de la perte de leur général surhumain et totalement anéanti par leur défaite désormais inéluctable. J’allais pouvoir m’amuser. je restais sur mon perchoir et visai sadiquement chaque jugulaire qui passait à portée, avec la puissance du laser de nouveau réglée en normale. la puissance n’était pas assez importante pour atteindre la colonne vertébrale et ils mouraient en voyant leur sang s’écouler ainsi que leur vie refluer.
Lorsque tous les hérétiques furent exterminés, faust réunit tout le monde pour faire un topo. Je descendis de mon perchoir pour les rejoindre. Je souffrais atrocement. Un hérétique auquel il manquait les jambes n’était pas tout à fait mort. Il essaya de me donner un coup de poing d’où il était, divagant probablement. Il atteignit quand même une béquille et me fit tomber. Encore à terre, je lui envoyai celle-ci dans la tête. Une. Deux. Trois. Quatres fois. Je ne me relevai que lorsqu’il saignait abondamment des tempes, du nez et de la bouche. Je tentai de me relever et hurlai de douleur. Je joignis quand même le groupe, aidé de trois gars. J’entendis juste le colonel ordonner aux cadiens dehors de rejoindre le manoir-QG par la radio désormais rétablie avant de m’évanouir. J’eu juste le temps de voir que mon moignon saignait à flots. Les points de suture avaient dus s’écarter lors de mon voyage et se briser totalement lors de la chute. Je me vidais de mon sang.
Se battre en béquilles n’était vraiment pas pratique.
L'état du hall d'entrée témoignait de la violence des affrontements qui y avaient eu lieu ; la plupart des défenses avaient été détruites, des sacs de sable étaient éparpillés sur le sol qui, comme les murs, était recouvert de trainées de sang. De nombreux cadavres étaient étendues à terre, et bien qu'ils s'agissent en majorité de cultistes, nos pertes restaient importantes ; en nous montrant courageux, nous pourrions peut-être encore repousser un assaut de cette ampleur, mais il était très improbable que nous soyions encore en état de nous battre après ça.
Il y avait aussi de nombreux blessés, et il fallait les évacuer en priorité. Je demandai à un garde qui passait là de me conduire jusqu'au colonel ; celui-ci était en train de parler avec un médecin de l'un des snipers, qui avait combattu malgré des blessures graves, et qui avait fini dans le coma. J'attendis qu'il me remarque :
- Ah, Vander, t'as fait du bon boulot avec tes mortiers.
- Merci, colonel. Où on en est, ils ont pris la caserne ?
- Sûrement, ça fait un bout de temps que je les ai envoyés.
- Je l'espère, parce qu'on ne tiendra plus très longtemps, nos forces commencent à s'épuiser.
- J'ai déjà donné l'ordre de commencer l'évacuation. Toi, un bon groupe de gardes et moi, on va couvrir les autres pendant qu'ils passent par les égouts, et quand ils seront tous partis, on va les rejoindre en faisant sauter des charges derrière nous, d'accord ?
- Bien compris, colonel.
En retournant dans le hall, je vis sur les Kasrkins, tous ensembles en train d'essayer de remettre de l'ordre dans nos défenses. Apparement, aucun d'entre eux n'était mort pendant l'assaut ; heureusement, car quelque chose me disait que la prochaine attaque serait la plus terrible, et j'étais particulièrement tendu à l'idée de savoir qu'elle était imminente.
Mais je me trompais, car il se passa un long moment de calme. Le tension était intense pendant les premiers instants, mais les gardes finirent par se relacher, et les conversations habituelles reprirent pendant que certains continuaient d'observer l'horizon d'un oeil vigilant. C'était sans doute ce qu'ils espéraient, nous endormir afin de mieux nous abattre. Et conaissant cela, je n'étais pas du tout détendu, chaque seconde d'attente supplémentaire devenait un vrai supplice ; j'aurais préféré voir, en ce moment, une immense armée ennemie foncer sur nous, au moins je saurais à quoi ressemblerait mon ennemi.
Alors que j'étais occupé à dévorer ce qu'il restait de mes ongles, le colonel vint me voir et poser une main sur mon épaule pour tenter de me calmer.
- L'évacuation sera bientôt terminé. On dirait qu'on les a définitivement fait fuir.
- Je crois pas...
Un garde sortit en criant d'un couloir voisin, ce qui me fit évidemment sursauter :
- Colonel, colonel ! Il faut que vous veniez ! Ya Ron qui est en train de devenir taré, je sais pas ce qu'il a, il est pas comme d'habitude !
Le jeune homme était en sueur, et une immense terreur se lisait dans ses yeux. Ne cherchant pas à en savoir plus, le colonel le suivit alors qu'il retournait en courant vers l'endroit où devait se trouver ce Ron. Ne supportant pas de rester plus longtemps dans le hall d'entrée, je le suivis moi aussi.
- Je sais pas ce qu'il a, je crois qu'il devient schizophrène ! A un moment il me dit qu'il a mal, qu'il a un truc en lui, et tout, et après il se met à parler de trucs morbides, comme quoi on va tous crever ! Il doit être possédé, c'est sur, et il a raison, on va tous crever !
- Calme-toi, soldat, ammène-moi juste à lui, répondit rudement le colonel.
Nous arrivâmes à une petite salle faiblement éclairée, au centre de laquelle gisait un homme fébrile, en proie à de violentes convulsions. Incapable de déterminer ce qu'il avait, je n'en étais pas moins choqué par son état : une profonde cicatrice, apparement fraîche, s'étendait d'un bout à l'autre de son estomac, et la blessure était horriblement infectée. Du pus s'en dégageait abondament, et des furoncles l'entouraient. A côté de l'homme se trouvait une pierre aiguisée qui avait servi à graver des symboles étranges sur le mur ; on retrouvait plutot souvent une sorte de triangle fait de trois cercles, et j'aperçus même une étoile du chaos inachevée. Le colonel s'approcha de lui et lui prit les bras :
- Qu'est-ce qu'il a ?
- Je sais pas, personne sait, même les toubibs !
L'homme s'était mis à pleurer en nous voyant arriver, et parvint à articuler quelques mots malgré sa langue enflée au possible :
- Je... je... il y a quelque chose... un truc dans mon corps... ça grandit, ça me détruit... pitié achevez-moi...
Sa voix changea soudainement, pour devenir plus assurée mais également bien plus sombre, et le garde se releva lentement, posant sur nous un regard vide :
- Mais je suis déjà mort, et vous allez me rejoindre. Vous me remercierez plus tard, pour avoir mis fin à des existences si futiles.
S'ensuivit un hurlement déchirant de l'homme juste avant que son corps n'explose. Je fus aveuglé quelques secondes par la force de l'explosion, mais quand je vis ce qui se trouvait face à moi, je me mis à regretter la période d'attente dans le hall.
L'abomination que je voyais était clairement un démon du chaos, et apparement l'un des plus puissants. La créature énorme dégageait une odeur ignoble, avait un corps bouffi, était recouverte de furoncles, exposait fièrement certains organes qui ressortaient des trous de son corps rongé par les vers. Du pus suintait de la monstruosité, et celle-ci portait une épée rouillée et au moins aussi infectée que son porteur ; je pouvais retrouver sur l'arme le triangle qui avait été gravé sur les murs par le pauvre Ron.
Il était inutile de réfléchir davantage pour savoir que, le colonel et moi, nous étions n'importe où plutôt qu'ici. Nous nous mîment à courir vers le hall d'entrée pour prévenir les autres, poursuivis par la créature ralentie par sa taille : trop grande, elle emportait une grande partie du toit et des murs sur son passage, et devait dégager les morceaux de pierre qui s'accumulaient sur son chemin. En m'approchant du hall, j'entendais de plus en plus distinctement les bruits de tirs. En me voyant arriver, l'un des Kasrkins me cria, tout en continuant à tirer :
- Caporal, une masse de cultistes est en approche. Ils sont encore plus nombreux que la vague précédente ! On est en train d'en buter pas mal, mais dès qu'ils entreront, on sera débordés !
- Alors il ne faut pas qu'ils entrent...
- C'est quoi tout ce bruit derrière vous ?
- Contentez-vous d'abattre les cultistes qui chargent.
Sans répondre, le Kasrkin se reconcentra sur sa tâche. Je demandai rapidement au colonel de trouver un moyen d'occuper le monstre et, sans prêter attention à ses protestations, j'allais chercher un tube-charge et laissa tomber mon fusil radiant laser pour aller m'emparer de la tronçonneuse que j'avais récupéré lors des combats dans les tranchées. Une fois les cultistes arrivées à environ 10 mètres de la porte, j'hurlai :
- On se replie dans le corridor, vite !
Sans chercher à comprendre cet ordre, la totalité des gardes s'y engouffra, et je fus le dernier à les rejoindre. Quelques tirs de lasers s'écrasèrent sur les murs autour de moi, mais aucun ne me toucha ; les rares cultistes équipés d'armes à distance ne savaient apparement pas les utiliser. Le corridor était étroit, pas plus de deux mètres de large, et tournait en angle droit au bout de quelques mètres ; je me postai à l'angle, de façon à être à couvert des tirs tout en me trouvant très proche des cultistes au moment où ils effectueraient le virage. Par une série de gestes précis, je demandai aux gardes se préparer dans la salle suivante tandis que deux Kasrkins resteraient avec moi pour me couvrir quand je serais débordé ; en attendant, je comptai bien rester ici et charcuter un par un tous les hérétiques qui passeraient.
J'entendais une multitude de bruits de pas se rapprocher rapidement, ponctués par les cris de guerre de l'ennemi, et lorsque le premier d'entre eux arriva, insouciant, je démarrai le moteur de la tronçonneuse. Le cultiste tourna la tête vers moi juste à temps pour qu'elle soit tranchée en deux, à l'instar du reste de son corps. Les autres foncèrent sans réfléchir, et j'enchainai les coups latéraux, frontaux, sans véritablement réfléchir ; il y avait tellement de monde que je ne pouvais pas rater.
Et tandis que les deux Kasrkins abattaient tous ceux qui me survivaient, je poursuivais mon massacre, tranchant inlassablement la chair qui m'était offerte par de grands coups qui emportaient souvent plusieurs ennemis en même temps. Et malgré la sauvagerie, tout ceci me plaisait infiniment ; et c'était même, au contraire, cette sauvagerie qui me plaisait , le fait de pouvoir enfin me défouler, déchainer mes instincts. Je n'avais jamais ressenti le plaisir de tuer avant de tronçonner ce démon dont le sang m'a totalement aspergé, et je ne me rendais pas compte de ce que je manquais.
De plus en plus de sang me recouvrait, des organes et des viscères volaient en tous sens, les murs étaient littéralement repeints en rouge, mais je ne le remarquais plus. J'étais totalement plongé dans ma tuerie.
Je foullais dans une des poches de mon pantalon de treillis pour en tirer une petite boite, dont je sortis quelques pillules que je gobais ensuite. La douleur de mon torse s'atenua progressivement et je pus me relever du mur de l'égout contre lequel je m'étais assis.
Je remis la bandouliere de mon bolter sur mon épaule et pris le détonateur avant de l'armer. Une simple pressions ferait maintenant s'écroulet une bonne partie de l'égout.
-Barrez- vous de là, ca va péter! Geulais-je sur toutes les fréquences en faisant des grands signes aux gardes pour qu'ils partnt un peu plus loin. Soudain, toute la gallerie fut ébranlée et je vis un kasrkin démembré aller sécraser à mes pieds.
Je sortis la tete au coin pour voir le caporal cadien charcutter tout ce qui passait à portée, les hérétiques comme l'abomination verdatre qui s'était rapprochée et dont il arrachait des lambeaux en laissant s'enfoncer la chaine de sa tronconneuse aussi profondément que possible dans le ventre de la créature.
Soudain, le flux d'hérétiques se tarit, laissant uniquement place à la chose verdatre à qui je décochait quelques bolts, qui la firent à peine broncher, alors que les balles explosives éventraient la peau et la chair.
Le second kasrkin arreta son tir pendant quelques secondes pour enfouir un tube charge dans les blessures du monstre, avant d'exploser lui aussi avec ses charges sans avoir pu reculer.
De la matiere humaine et démoniaque nous éclaboussa et dymus sembla apprecier particulierement, car il se remit à charcuter le ventre vert de l'abomination, avant de se faire attraper par une tentacule, qui le projetta dans la salle remplie de décombres, et désormais vide, tout les cultistes ayant apparemment été tués.
Je sortis à sa suite et vidais un plein chargeur de bolts dans le dos du démon parti à la poursuite du Cadien, plus loin dans la salle. La rafale mis sa colonne vertabrale et quelques vertebres à nu, en faisant éclater certaines. Un bras difforme tenta de m'attrapper, mais j'esquivait ses mouvements maladroits et désordonnés alors que la créature commençait à piailler. Dymus avait perdu son épée, restée à l'endroit de sa chute, et vidais son pistolet dans la tentacule qui avait fini par l'attrapper et l'amenait lentement jusqu'à une bouche immonde et purulente, ouverte en plein milieu du poitrail de la chose.
Il semblait certain qu'il allait etre avalé, mais il parvint à bander suffisament ses muscles pour se liberer, un rire féroce aux lèvres et fit une chutte de quelques metres avant de se receptionner sur ses pieds et de repartir à l'assaut à une vitesse vertigineuse, en tranchant la chair grace à une épée longue qu'il avait du récuperer par terre.
Je réengagait un chargeur et fit de nouveau reculer le monstre par des bolts ininterrompus.
Dymus profita de l'ouverture pour grimper et trancher le bras principal de la créature, avant d'aller lui trancher tout ce qui passait à portée, juché sur ses épaules.
Ce qui passait à portée impliquait également la tete du monstre, qui fut promptement décapité, avant de s'effondrer, quelques secondes plus tard.
Dymus déscendit du cadavre avec souplesse, toujours en train de rire.
Mais quelque chose n'allait pas.
"Yeaaahhhhh " hurlai-je alors que les hummers dévalaient les décombres avec une puissance qui me réjouissait. Je pilotai l'un des dix véhicules en route pour le QG afin de leur ouvrir une porte de sortie. Je laissai derrière moi les vétérans, ainsi qu'une bonne partie de mes troupes pour protéger la caserne.
-Lieutenant, formes de vies droit devant, dit Nilson.
-J'ai vu.
En quelques secondes à peine se trouvai sur mon pare-brise un corps démembré de cultiste.
-Hahaha ! Celui qui à le plus de sang sur la coque gagne. On désignera le vainqueur à l'arrivé. lançai-je dans ma radio.
-Pas de problème lieutenant !
Ainsi le cortège de mort que nous formions défonçaient des groupes entiers de ces misérables. Tous mes gars hurlaient de rire et s'amusaient à tirer à la mitrailleuse ou encore au radiant laser ceux qui avaient échappés aux pare-choc des engins. Au bout d'un moment, les renégats se faisaient de plus en plus rare, ce qui n'était pas le cas des détonations que j'entendais au loin. Notre aide sera acceuillit avec joie. Les hummers continuaient leur route, faisant parfois demi-tour lorsque la voie était entravée d’une montagne de décombres ou quand un carrefour était sécurisé par des servants d’armes lourdes ennemis.
Le son des fusillades se faisaient de plus en plus oppressant. Les moteurs tournaient à plein régime, les roues patinaient dans des flaques de sang et par endroits les murs étaient striés de rafales d'armes automatiques ou bien tout simplement détruits.
Au détour d'une rue; une escouade de gardes amochés fit son apparition. Ils nous accueillirent avec joie, comme si ils contemplaient l'Empereur Dieu.
-Soit-il loué ! s'exclama le sergent vétéran de l'unité.
-Où est le reste du régiment ? demandai-je.
-En contrebas, répondit-il, ils essuient une nouvelle attaque.
-Alors que faîtes-vous ici ? Embarquez. Trouvez de la place dans les caisses et cramponnez-vous.
-Tout de suite lieutenant !
-Guidez-moi à travers les quartiers pour que l'on puisse arriver dans leur dos. Nilson fait lui une place.
Celui-ci s'exécuta.
-Quel est votre nom ?
-Ritle...prenez à gauche par cette rue.. oui celle-là, puis vous prendrez à droite à la prochaine intersection. Normalement on devrait les voir 1 km plus loin.
Mais les hérétiques n'attendirent pas pour nous canarder. A peine le virage de droite prit, qu'un nid de mitrailleuse fit son office. Les balles ricochèrent sur le blindage du hummer et finirent par atteindre le pare-brise. Ce dernier explosa dans un grand fracas, nous aveuglant momentanément, heureusement pour nous, nous portions nos casques et aucun visage ne fut lacéré. C’est alors que je sentis une vive douleur dans mon bras gauche et ma poitrine. Perplexe, je tournai le regard vers ceux-ci et observai avec stupéfaction deux orifice, dont l'un ayant perforé mon armure et laissant couler du sang... mon sang !
Notre course se finit dans un des rares réverbères encore debout qui ornaient la rue. Le crissement des pneus sur le bitume me fit comprendre que le convoi s’était arrêté. Il s’ensuivit de cris, de tirs, puis le tout se termina d’une déflagration et je pus deviner que le tireur avait été neutralisé. Ma vision se fit trouble, mes membres ne répondirent plus aux commandes, j’étais hors service.
Une ombre de dessina à ma gauche après avoir ouvert la portière.
-Lieutenant ! Vous êtes O.K. ? Vous m’entendez ? Et merde. Dîtes aux toubibs de se ramener ici , presto !
Puis le noir... comme cette sanglante journée sur Karken. A mon réveil, je me trouvai dans ce qui semblait être l'arrière d'une voiture et étais entouré d'armures noirs à l'épaulière droite blanche enveloppant corps de mes camarades.
-Vous voilà enfin de retour parmi les vivants, constata l'un d'eux.
A quoi je répondis d'un bref murmure.
-Reposez-vous lieutenant, vous allez avoir besoin de toutes vos forces pour la suite. Les médocs ont réussis à vous retaper sommairement. Pendant que vous étiez dans les vaps, on a fait la navette entre différents points de la ligne ennemies, en ne nous exposant que quelques minutes à chaque fois.
-....Parfais..., réussis-je à sortir. Et leur réaction ?
-Résultat, ces chiens nous ont envoyé des motards, fit-il.
-Que s'est-il passé ?
-Ils ont eu l'honneur de recevoir les pare-chocs en plat de résistance.
A ce moment, les autres ne purent s'empêcher de laisser échapper un léger rire. Cependant, la suite allait s'avérer être bien plus corsé.
-Qu'est-il advenu de l'escouade de Ritle ?
-A leur demande, on les a déposé dans une rue déserte et désiraient opérer en harcelant les hérétiques.
-On va continuer notre avancée, je veux que le convois adopte une formation en flèche et que tous suivent cette voiture. Faîtes passer le message aux autres. Nous allons exploser littéralement leur ligne en un point où nous pourrons concentrer toute notre puissance de feu. Balayons ces infâmes êtres de ce monde !
-Pour Kaern ! Pour les loups ! lancèrent-ils en coeur.
Ainsi,le message fut transmit et nous prîmes l'axe principale pour aller droit vers la gloire... ou la mort ! Après quelques minutes de trajet des formes sombres se dessinèrent au loin et déjà, une explosion éventra l'immeuble à notre droite.
-Putin ! c'est pas possible, nos mortiers tirent comme des merdes ou quoi ?! s'écria Nilson qui avait prit la place du conducteur pour cet aller simple.
C'est alors que je choisis ce moment pour lancer dans mon communicateur:
-Soldats, il est temps de venir en aide à nos frères d'armes ! Nous ne sommes qu'une trentaine dispersés dans neuf engins. Mais le jour de notre mort à tous n'est pas encore venu ! Pour l'Empereur !
-Pour l'Empereur ! Pour l'Imperium ! Pour Kaern ! pus-je entendre.
Les balles commencèrent déjà à venir frôler les monstres de métal que nous poussions dans un grand rugissement de moteur, vers les lignes maudites de ces renégats. Déjà, plusieurs de leur troupes se mettaient à couvert derrière des murs affaissés, des sacs de sable ou encore derrière des barricades installées à la hâte.
Je m'étais installé à la mitrailleuse, bien que cette position était dangereuse, je préférais montrer l'exemple à mes hommes. Dans la voitures d'à côté, Frez ouvrit le feu, il fut rapidement suivit d'une envoûtante symphonie de tirs. Les douilles brûlantes retombaient à mes pieds. Les projectiles heurtaient le plasbéton et la chair, pour finalement exploser les os des infidèles.
Dans la troisième voiture à ma droite, Alaric se fit descendre d'une balle dans la tête, pour être aussitôt remplacé par Hirenz. Je recommandai son âme à l'Empereur tout en rechargeant mon arme. Cent mètres plus loin, une balle heurta de biais mon propre casque et fut miraculeusement dévié bien que je fus momentanément sonné. Je regrettai qu'Alaric n'ai pas eu cette chance.
Les hérétiques,d'autant que je pus le voir vu la vitesse à laquelle nous progressions, étaient terrifiés de Sa sainte lumière que nous apportions par la mort dans leurs rangs. Je commençai à avoir des fourmis dans mes mains qui pressaient sans discontinu la gâchette. Puis , peu à peu, le QG se dessina au loin, enfin ce qu'il en restait, car en de trop nombreux endroit la façade avait été pulvérisé par les assauts et les tirs.
-Atteignez le QG le plus vite possible, fis-je dans mon communicateur.
Au même moment, un tir de fusil laser atteignit mon épaule gauche, celui-ci percuta de plein fouet mon épaulière. Déséquilibré par le coup probablement réglé à puissance maximale, je glissai sur les douilles et m'affala sur le sol glissant du VAB. Kreg, le troisième passager du véhicule se pencha pour m'aider, mais je lui fis signe que tout allait bien.
Une fois arrivés aux abords des premières tranchés, nous disposâmes les machines en ligne et j'ordonnai à vingt kasrkins de la tenir, le reste me suivrait. En revanche, une vingtaine d'hérétiques nous séparaient de l'entrée, le reste devant être à l'intérieur. Rapidement, j'ordonnai de s'installer dans les premiers trous rencontrés et de se choisir une cible. Les malheureux ne s'étaient rendus compte de rien et continuaient à courir comme des déments en hurlant toutes sortent d'immondices. Ils étaient à cent mètres devant nous et lentement, je braquai mon canon vers la tête de l'un d'entre eux.
Sa tête explosa dans un assortiment de matière grise et les plus proches du défunts qui furent aspergés de sang s'arrêtèrent. Moon continua le feux d'artifice en pressant la gâchette de son lance-grenades. Cinq périrent dans l'explosions qui s'ensuivit et les sept autres troupes de choc qui m'accompagnaient tirèrent dans le tas. Seul quelques uns réussirent à se jeter dans les tranchés. Malheureusement pour eux, Moon était de mauvaise humeur aujourd'hui et il fit mouche à chaque tir, remplissant un peu plus les fosses de tripes et de membres arrachés.
La cavalcade... oui.. on peu qualifier de cavalcade le sprint que nous fîmes. Un spectacle morbide nous accueillit, l'hémoglobine ruisselait de toute part, il y en avait même au plafond. Des cadavres renégats mêlaient leur sang impur à celui de camarades tombés au combat. C'était un tableau comme je n'en avait jamais vu et au centre de celui-ci trônait un homme tenant une tronçonneuse de ses deux mains et dont l'uniforme avait prit une nouvelle teinte, une teinte sanglante.
Les deux morceaux de l'hérétique, séparés au niveau du ventre par un coup de tronçonneuse latéral, tombèrent lourdement au sol. C'était le dernier, et toute la zone était maintenant recouverte de sang et de chair ; cela ne pouvait pas être tout, leur armée ne pouvait pas être déjà vaincue ! Je m'avançais un peu, en direction du hall, pour voir un groupe de gardes choqués se tenir devant la porte d'entrée. Ils ne restèrent pas ici très longtemps, repartant aussi vite qu'ils étaient venus. Je comptaiS aller les voir pour leur demander où se trouvaient les autres ennemis, mais mon attention fut captée par un hurlement monstrueux à ma gauche : le démon était revenu.
Ne t'en fais pas, ce n'est pas encore fini
Même si cela faisait un moment que je l'entendais, j'étais encore décontenancé par cette voix ; elle n'était qu'un très faible murmure auparavant, mais n'a pas cessée de devenir de plus en plus forte lors de mon affrontement avec les hérétiques, ne cessant de m'encourager à en tuer toujours plus. Elle me disait aussi à quel point de telles tueries pouvaient être agréables, et ce n'était pas faux, il n'y avait rien de plus stimulant. Cela dit, je continuais de me demander si je n'étais pas fou, à entendre ce genre de voix dans ma tête... mais pour le moment, j'avais autre chose à faire que de penser à ça.
Alors que j'allais me jeter sur la créature, je vis un Kasrkin le faire à ma place pour lui enfoncer un tube charge dans l'une de ses blessures ouvertes et puantes ; mais il ne parvint pas à s'enfuir à temps et, après l'explosion, un sang mêlé me recouvrit ; il n'en fallait pas plus pour que je retrouve l'adrénaline qui commençait à me quitter. Je me mis immédiatement à donner des coups de tronçonneuse sur la chose, au niveau où le tube-charge l'avait le plus blessé, mais hélas je commençai à être épuisé après tous ces combats, et mes coups ne furent pas aussi puissants que je l'aurai souhaité. Une tentacule pourrie sortit du ventre du monstre pour s'enrouler autour de mes jambes, avant de me projeter à l'autre bout de la pièce, me séparant au passage de ma fidèle tronçonneuse.
Pour continuer à tuer, il faut plus de force. Il te suffit d'accepter que je t'en donne
Il me restait encore le minimum de lucidité nécessaire pour ne pas prêter attention à ce que j'entendais, et je me mis à parcourir nerveusement la salle du regard, cherchant mon arme. Je ne la vis pas, mais je trouvai à la place l'épée qui avait appartenu à un officier ennemi, recouverte de runes étranges ; ça n'était surement pas aussi puissant qu'une tronçonneuse, mais ça pourrait faire l'affaire en attendant. Au moment où je la ramassai, je fus pris d'un soudain mal de tête, mais je sentai déjà des forces revenir en moi. Malheureusement, ça n'était toujours pas suffisant pour me permettre d'échapper à la tentacule qui venait de me retrouver, pour me ramener lentement vers une sorte de bouche dans le poitrail du monstre, à l'intérieur de laquelle je pouvais voir des dizaines de petits créatures sauter dans tous les sens dans une mare de pus et de sang.
Je tirais au pistolet laser là-dedans, mais cela ne semblait pas avoir de véritable utilité. Et alors que la mort se rapprochait de moi, personnifiée par des dents jaunâtres, je sentais que je n'avais pas véritablement d'autres choix...
Oui oui, j'accepte, donnez-moi la force de me battre !
Si soudainement que je ne parvenais même pas à le croire, je me sentais envahi d'une force surhumaine, et de plus d'énergie que je n'en avais jamais eu. Utilisant tout ceci pour contracter mes muscles, je parvins aisément à me libérer de l'étreinte mortelle du monstre, et sautai avant de retomber sur mes pieds quelques mètres devant lui, qui ne semblait pas comprendre ce qui se passait. J'effectuai alors un sprint vers ma cible et donnai un violent coup d'épée dans son ventre, après fait un bond d'un mètre pour l'atteindre. Le monstre hurla, et commençait à reculer sous les tirs incessants du colonel, qui préférai lâchement attaquer à distance.
Je profitai de ce moment de faiblesse pour sauter vers le monstre, et m'agrippa à lui jusqu'à me trouver sur ses épaules, sa chair étant tellement gluante que je tenais sans problème. Je me mis immédiatement à frapper, d'abord pour couper le bras droit de la créature, qui tenait son énorme épée rouillée, puis son bras gauche, puis la tentacule qui tentait de me dégager, avant de finir avec la tête du monstre. Celui-ci commença à tomber, et je fis un salto arrière pour atterrir quelques mètres derrière lui, avant que son cadavre vienne se mêler aux autres. Je ne pus m'empêcher de rire devant la facilité avec laquelle je l'avais anéanti : j'aurais du accepter plus tôt ce cadeau.
Mon rire disparut rapidement lorsque je constatai qu'il n'y avait plus aucun ennemi dans le hall. Ces idiots avaient déjà cessé l'assaut, et la seule personne qui restait était le colonel, qui me fixait depuis tout à l'heure.
- Où est-ce qu'ils sont passés ? demandai-je, énervé
- On les a repoussés, répondit Louen avec inquiétude
Je ne pouvais pas accepter une telle réponse. J'avais envie de continuer à me battre. Il fallait que je continue à me battre, pour encore sentir le sang me recouvrir, pour avoir le plaisir de semer la mort et de déchaîner ma nouvelle puissance, que j'avais à peine pu tester. En restant sans rien faire, je risquai de la perdre, il était impératif que je l'entretienne en ne cessant jamais de me battre. Puis, alors que je regardaiS qui reculait lentement, sans cesser de m'observer, j'eus une idée :
- Dites-moi, colonel, vous ne vous êtes pas beaucoup battu. Je commence même à me demander si vous seriez capable de vaincre quelqu'un au corps à corps...
Je lui faisais signe de s'approcher ; un petit duel pour m'entraîner pourrait peut-être me maintenir en forme jusqu'à la prochaine vague. Au pire, il y avait les autres gens que j'avais aperçut dehors, tout à l'heure.
- Je ne veux pas me battre contre vous, Dymus !
Je pouvais lire de la peur dans ses yeux ; il m'avait vu vaincre ce démon, et était effrayé par ma force. Le combat serait certainement facile, eh bien tant pis, ce ne sera qu'un échauffement avant d'aller me jeter sur les autres.
- Dans ce cas contentez-vous de vous défendre...
Je courrai dans sa direction avec mon épée si vite qu'il eut tout juste le de parer mon coup avec son bolter, dans lequel ma lame se coinça quelques secondes. Je la retirai promptement, et me remis à rire tout en me dirigeant vers le petit homme.
Je dégageais la bandouliere de mon bolter et repoussait Dymus d'un coup de pied à l'abdomen, avant de couvrir la salle du regard, cherchant une arme.
-Mais battez-vous, colonel!
-C'est pas le moment, abruti! Il t'arrive quoi, la?
-Je sais pas, retorqua Dymus avec un sourire en dégageant son épée. Mais je suis jamais senti aussi bien...
Je me jettais sur un bloc de pasbéton d'une dizaine de kilos et lui envoyais à la tete. Il le découpa en deux d'un revers et continua d'avancer. Je me remis à la recherche d'une arme et finis par trouver l'épée tronconneuse de Dymus, projettée quelque part auparavant pendant qu'il volait à travers la piece.
Je me redressait en engagait la rotation. La tronconneuse démarra et je parais un coup visant mon ventre. Je forcais sur la lame, et des dents volerent de tous les cotés, entaillant nos visages. Dymus riait et lecha le sang sur ses joues, tout en forcant aussi sur sa lame.
La force de Dymus était incroyable, et que si je restais dans un duel de force brute, j'allais perdre.
J'inversais la rotation de la chaine, ce qui envoya son épée vers le haut, avant de lui remettre un coup de pied qui le repoussa à peine.
Il se remit d'aplomb et para mon coup comme si il avait été porté par un enfant. un coup de poing me sonna et me renvoya à terre, ou je lachais malgré moi mon épée. Elle continua de ronronner dans les décombres, hors de portée.
-Je vous l'avais bien dit, vous n'etes même pas capable de me procurer un échange digne de ce nom, lacha le Cadien.
Il me dominais de toute sa taille, et leva son épée.
Il riva ses yeux violets sur les miens et s'appretta à me donner le coup de grace.
Je tirais mon couteau et lui plantais droit dans poitrine avant qu'il n'abbate sa lame, puisant dans mes dernieres réserves, avant de retomber dans les gravas, propulsé quelques pas plus loin par un autre coup de poing.
Il regarda la lame dépasser de sa poitrine, enfoncée jusqu'a la garde au travers de ses cotes jusque dans son coeur, puis il tomba bruyament dans les décombres.
Je récuperais l'épée tronconneuse dans la terre ou elle s'était plantée, et l'arretais.
-Tu est plein de ressources, humain, mais ce n'est pas suffisant, me siffla une voix sinistre, montée du cadavre de Dymus, qui était en train de se relever. Dans ses yeux, plus aucune trace de violet n'était visible, seulement un rouge aussi profond que le sang.
Je parais le premier coup avec mon épée arretée, puis le second.
Le troisieme me fit tomber dans un cratere, que je n'avais pas vu en reculant, trop occupé à parer.
Deux cornes cuivrées jaillirent du front du Cadien, et je regardais son visage et son corps se métamorphoser. Il grandit jusqu'à atteindre environs deux metres cinquante, et sa peau vira au rouge vif. Sa musculature se dévelloppa et il revint à l'attaque, me forcant encore à reculer. Chacun de ses coups faisait trembler mes bras, et l'un d'eux entailla profondément ma cuisse, me forcant à mettre un genoux à terre. Un revers de son épée fit de meme pour mon bras, et je dû lacher mon épée pour éviter qu'il ne le tranche completement.
Il s'approcha à nouveau.
-L'empereur nous garde, murmurais-je.
-Ton faux Empereur ne te sauvera pas, pitoyable humain, ricana le démon en armant son bras pour me décapiter.
Son rire stoppa net quand une lame entourée d'énergie bleue transperça sa poitrine, explosant sa cage throxique pour ressortir à partir de son sternum.
-L'EMPEREUR-NOUS-GARDE, articula Borkov avant de retirer sa lame et de décapiter la créature.
L'homme se tenait debout face à Faust. Ce dernier réussit à parer le premier coup porté par l'ancien soldat. Au troisième, il se retrouva sur le cul. Je n'arrivai plus à penser correctement, ma tête était envahit d'images représentant des orgies de batailles apocalyptiques et de cris d'agonisants.... des centaines... des milliers.
Peu à peu, le démon ayant prit possession du corps du pauvre grade prit forme physique, déchirant chair et vêtements. Sa voix retentissait à travers la pièce et se perdait en un écho infini. Il s'avança lentement, d'un pas décidé vers le colonel et le mit en échec. J'entendis celui-ci murmurer faiblement : "L'Empereur nous garde". Puis le démon répliqua de sa voix immonde.
A ce moment, une voix d'une immense pureté résonna à travers ma tête :"là où règne la colère je lui montrerai le chemin". Sans réfléchir, je m'avançai à mon tour parmi les cadavres, fixant indéfectiblement la créature, Nilson et les autres étaient quand à eux hypnotisés par la scène.
Lentement, je dégainai mon sabre, le démon leva sa propre lame afin d'écourter la vie du malheureux Faust. Mon pas se fit légèrement plus rapide. Au moment où l'abomination allait abattre son épée, je me mit instinctivement en garde à environ deux mètres d'elle. Je fléchis les genoux, pointai mon katana vers le dos du démon, agrippai de mes deux mains gantés le pommeau, avançai ma jambe droite et dans le même mouvement transperçait de part en part la monstruosité curieusement surprise par se retournement de situation.
-L'EMPEREUR NOUS GARDE ! hurlai-je alors, vidant mes poumons de tout leur air.
Puis, d'un mouvement sec je tournai ma lame dans le corps encore en vie du monstre et la sortis, ensuite, je la fis passer légèrement au-dessus de ma tête et d'un brusque coup envoyai voler la tête démoniaque d'un tranché de gauche à droite. Ensuite, il y eu comme un flash, ce qui me fit perdre l'équilibre. Je me remis péniblement sur mes pieds et replaçai mon sabre dans son fourreau.
-Colonel, tout va bien ?demandai-je pressé.
-Ça pourra aller mais je ne peux plus faire un pas, me répondit-il.
-Donnez-moi votre main.
Aussitôt, je le jetai sur mes épaules et entrepris de quitter le bâtiment sur le point de s'effondrer.
-Dehors ! Tout le monde dehors bande de cons ! hurlai-je aux idiots restant.
-Pas facile lieutenant avec une jambe en moins, fit le sniper.
-Tu veux pt'être que ce soit un de mes hommes qui te porte ? Allez !
-Lieutenant Borkov ! s'égosilla un kasrkin du nom de Rayles. On va être débordé et on a deux blessés.
-Pas le temps de s'amuser, on y va.
Les quelques dizaines de mètres nous séparant des VAB se firent en slalomant entre les tranchées.
-Vous là, fis-je à la cinquantaine de gardes sortie d'un peu partout. Vous prenez par les souterrains. Et toi Rayles tu me prend le colonel, on va devoir laisser les véhicules.
Cette fois là les groupes d'hérétiques en approche avançaient en formation et étaient bien mieux équipés que les précédentes bandes désorganisées auxquelles Faust avait eu affaire et ils nous encerclaient !
-On met les voiles. Tout de suite ! Aux souterrains, faîtes sauter les charges une fois que tout ce beau monde est en sûreté.
Le commandant de flotte Permafrost avait oublié son véritable nom depuis bien longtemps, il devait se trouver quelque part sur les archives de Korthe, sa planète natale ... cela faisait trente ans qu'il ne l'avait plus vus ...
Il se tenait, tranquille, immobile, majestueux, Un être d'acier à la tête d'un monde d'acier, sur le trône qu'était le siège de commandement de son croiseur de classe Mars, le H-CCOB.
De nombreux officier supérieurs de flottes préférais des cuirassé, mais le commandant appréciais le vénérable croiseur vétéran, le vaisseau avait commencé son service avec lui deux siècles plus tôt et avait connus un millier d'engagement spatiaux et des centaines d'améliorations diverses qui en faisaient un chasseur versatile et affuté.
Comme tous les classes Mars, certains jugeaient le H-CCOB insuffisamment armé, avec à peine autant de batterie de flanc qu'un croiseur léger, mais Permafrost avait appris à utiliser les bombardier, les pièces d'artillerie dorsales et surtout l'immense canon nova de proue pour compenser cela.
Cette arme projetait un obus doté de sept charges nucléaires à forte puissance, capable de nettoyer un pan de l'espace de toute présence humaine ou non.
La nef de guerre sortit du warp, révélant plus de deux kilomètres d'un acier sans décoration à l'exception de deux lame rouge sur sa proue. Derrière elle suivaient le Jericho, le Goliath, le Curtis, et le Cortez , des croiseurs de diverses classes, tous avec les canons nova distinctifs du secteur Korthe dont la flotte de secours était originaire. Les escadrons de frégate REC-1, REC-5, et SUP-4 se déployaient en éventail autour de la flotte, comme des poissons pilotes autour de titanesques squales.
A l'arrière, le cuirassé Sebastopole s'avançait; il s'agissait autant d'un porteur d'aéronef que d'un transporteur géant, enfin, venait l'Old Man, un croiseur de combat space marine.
Cette flotte entra dans le système en masse, moteur, bouclier et armes désactivées. Après deux jours de dérive lente et fastidieuse, un destroyer ennemi s'était approché de ce qui ressemblait à un champ d'astéroïde pour une analyse ... trois obus de canon nova l'avait réduit en miette aussi surement que si un homme se trouvait sur le passage d'un titan Warlord.
Permafrost donna un ordre que chaque homme et femme de la flotte de secours attendait depuis 49 heures .... "En avants ! En avants chiens de Korthe ! Pour l'empereur, pour le Lion, et pour nos anges ! Qu'ils se souviennent de ce jour !"
La formation adverse comptait au moins huit croiseurs ou leur équivalent chaotique, un cuirassé, et deux escadrons d'escorteur ... Ils n'avaient aucune chance ...
Sans avertissement, avec des boucliers à moitié chargé, sans avoir consulté leurs bases de donnée comme c'était d'usage pour connaître le nom de l'adversaire, sans autre prière que l'appel aux arme du commandant, sans même suivre la moindre doctrine de bataille, les impériaux se ruèrent au combat.
Le premier croiseur se pulvérisa sous les tirs de deux canons nova, un autre dispersa un plein escadron de frégate dans un feu nucléaire, les salves de torpilles assaillirent les croiseurs qui tentaient de manœuvrer pour faire face aux impériaux les attaquant par l'arrière.
Une nouvelle salve de canon nova, deux croiseurs sombrèrent, les moteurs warp de l'un d'entre eux s'emballèrent et soufflèrent les bouclier de la moitié de la flotte renégate alors que la formation impériale s'enfonçait au coeur de sa proie.
Le Curtis et le Goliath ouvrirent le feu à bout portant en passant entre deux croiseurs chaotique avec pour seul appui REC-5, dans une tempête de feu, le Curtis poursuivit sa course vers la planète en fuyant les combats, blessé à mort, laissant deux épaves derrière lui, et le Goliath se redéploya pour couvrir son camarade.
Un rayon d'énergie, intense, si intense, trop intense ... Ce rayon parti du cuirassé et frappa le Curtis au travers du Goliath ... Le premier survécu tout juste au tir, mais le Goliath n'eut pas autant de chance, il fut littéralement coupé en deux par le milieu ... Une coupure nette à travers six cents mètres d'acier et de céramique ...
"Grand dieux ! Enseigne qu'est ce que c'est ?"
"Message des archives mon commandant !"
"Il n'ont pas eu d'ordre pourtant ?"
"Ils s'ennuyaient, il s'agit du Crossbone, le vaisseau qui a pulvérisé le Damask et l'amiral de flotte Orial, un Despoiler modifié avec un équivalent de nos canons nova ..."
L'amiral Orial avait été tué cinquante ans plus tôt, au commande du plus beau vaisseau du sous secteur ... L'abomination allait payer ...
"Curtis ! Tir d'appui au canon nova ! Jericho et Cortez ! Achevez les avec nos frégates ! Sebastopole et Old Man ! En position pour l'assaut planétaire !"
"Et vous, H-CCOB ?"
"Nous allons venger le Goliath !"
Le vaisseau de permafrost fondit sur le Crossbone, tirant à pleine puissance de ses batterie dorsale.
"Enseigne ! Combien de temps avant le prochain tir de l'arme à rayon ?"
"On ne peut établir que des conjonctures, mais ..."
"Combien !"
"Quelques minutes !"
"Eperonnage ! Lâchez les bombardiers !"
Le vénérable ancêtre se lança à l'assaut du colosse sous le tir de ses batterie légère, les aéronefs légers harcelant leur proie, l'endommageant légèrement pour leur maître.
L'immense canon se tourna vers le H-CCOB, le cuirassé ne bougeât pas, pas au début, comme si son capitaine était persuadé que personne n'oserait l'éperonner ... Son ultime prise de vitesse sembla une manœuvre désespérée.
La proue blindée du croiseur le toucha au deux tiers en partant de la proue, dangereusement proche des réacteurs ...
"Crève ! Crève ! Crève ! Crève !"
Répéta le commandant alors que sa proue éventrait le cuirassé ... avant de s'arrêter.
Le canon à énergie était toujours pointé sur le dos de l'impérial ... trop près pour que ses boucliers puissent le protéger ...
"Enseigne ... Quelle épaisseur fait ce vaisseau à votre avis ?"
"Je dirais un kilomètre cents ... pourquoi commandant ?"
"Réglez l'explosion de l'obus du canon nova sur douze cents mètres ..."
"Mais c'est du sui ..."
"Obéissez !"
Il fallut juste quelques seconde ... l'équipage était efficace et bien formé ...
"C'est fait commandant ! Je vous ait transféré les commandes, l'alerte impact à été donnée ..."
"L'empereur nous garde !"
Permafrost enfonça l'énorme icône de tir de son siège ...
« Mais qu’est ce que c’est que ce bordel… »
Cette pensée fut celle qui me traversa l’esprit, à moi, Daren Grofing, dit « Grofling’ », Soldat vétéran du 13ème de Kaern, alors même qu’un gradé de la Compagnie venait de décapiter un démon anciennement gradé dans la même compagnie, lui-même ayant juste avant tenté de transpercer le super gradé de la dite compagnie…On ne peut pas vraiment dire que ce questionnement implicite soit vraiment une illumination, étant donné que cela faisait la millième fois que je me disais que j’étais vraiment, mais alors vraiment mal tombé…
Néanmoins, on ne pouvait pas me refuser qu’il y avait matière à considérer la situation de cet œil critique et néanmoins clairvoyant…C’est donc avec ma finesse d’esprit et mon talent martial habituel que j’ai mis tout en œuvre afin de mettre ma section à l’abri…
Etant un jeune homme plein de bonne volonté, je voulu tout d’abord suggérer à un des Caporal que ma section serait bien plus utile à protéger le camps…Malheureusement le génie de cette idée tactiquement parfaite ne fut pas retenu par les hautes sphères, et ce par un simple dépit qu’ils n’aient pas eu l’idée les premiers…Par la suite, je me proposais à la protection des snipers…Encore une fois le haut commandement ne sut reconnaitre le génie de qui avait émergé cette brillante suggestion…
C’est ainsi que, contre mon avis tactique, je me suis retrouvé en plein milieu de ce merdier…
Tout ce bordel était semble t’il encore plus bordélique que d’habitude…J’ avait pu voir le lance plasma de ma section, Mikal, se faire littéralement décapiter par un tir de munitions solides…Ne voulant pas profaner le corps de mon camarade, je m’était contenté de continuer à tirer avec mon fusil laser en direction des rangs ennemis, abattant ici et là quelques silhouettes imprécises… Malheureusement, le sergent tînt absolument à ce que je mette ce foutu lance plasma…
« Foutu sergent… » pensais je alors avec philosophie…
« REGROUPEMENT ! on va faire le maximum de pertes, faire une brèche et se barrer, compris les gars ? » gueula le sergent Borkov.
Cela fit encore une fois monter quelques pensées à mon cerveau…
« Non mais il a pété une durite çui là ou quoi ? s’koi cette connerie de faire le maximum de pertes et de brèches ? Si on reste on va tous crever nom de l’Empereur !! »
Regardant autour de lui, je vis qu’il n’y avait aucun moyen de mettre en application ma fameuse devise : « Courageux mais pas téméraire »…
Il allait falloir se battre…
« Et merde… »
J’usais alors de mon lance plasma, concentrant le flux d’énergie plasmique en direction des rangs ennemis, et méritant mon surnom de Grofling’…Plusieurs prirent feu à mon premier tir, alors même que je me planquais dans un cratère d’obus en attendant que cette foutu arme lourde soit de nouveau prête à tirer…Autour de moi quelques bleus tiraient de façon convenable vers les lignes ennemis…Au moins ils auront été bien entrainés…
« Allez les bleus, on se laisse pas distraire ! Avec moi, on tire droit devant, en plein dans la gueule de ces foutus chaotiques ! On va leur faire rejoindre leurs Dieux pourris tellement vite qu’ils n’auront même pas le temps de comprendre ce qui leur arrive ! »
Joignant le geste à la parole, je sortis de mon couvert et fit feu de mon Lance Plasma, traçant de véritables zones de mort dans les premiers rangs ennemis(en même temps à cette distance, pas très dur de viser…)…Très vite, quelques fusils laser m’accompagnèrent…
« C’est bien gamins…Continuez à tirer…Vaut mieux crever ici que se faire avoir par ces salauds… »
« Allez les gars, on s’les fait ! »
Bazardant mon lance plasma qui commençait à surchauffer, j’attrapais mon fusil laser standard et commençais à tirer parmi les rangs d’ennemis qui semblaient sans fin…
Commissaire maximius
02/06/08 , 20:42
-Qui est l’officier en chef de votre groupe ?, demanda un karskin sans doute leur chef.
-C’est moi. Commissaire Cole Duke.
-Ok moi et mes gars, on retourne à notre Q.G chercher les autres .Trouvez vous des armes et tenez cette position.
-Bien, vous avez entendu les gars bougez vous le derch et plus vite que ça, allez !
Les soldats sortirent un à un de la cellule. Je fus le dernier à sortir. Ils se regroupèrent dans le couloir se trouvant face aux cellules. Je me tournais vers un soldat et lui dit :
-John va me chercher le karskin de tout a l’heure je crois que c’était un lieutenant.
-Bien commissaire.
Après le départ de John je m’adressais aux autres :
-Soldat on va aller à l’armurerie et s’équiper pour pouvoir aller cassez le cul a ces de fils de putes. Et je ne veux pas de soldat s’écartant du groupe pour récupérer un trophée. Si un de vous fait sa il aura affaire a moi, c’est bien compris ?
Tous les soldats répondirent affirmativement. Nous empruntèrent de nombreux couloir pour aboutir à l’armurerie. Cette pièce n’avait qu’une seule porte et aucune fenêtre. Trois des quatre murs étaient couvert de supports verticaux où s’emboitait les armes.
Les soldats et moi-même prirent des fusils à munition solide. L’un des trois derniers porteurs d’armes spéciales prit un lance-flamme les autres prirent des fusils de bases comme tous le monde.
Une fois équipé je regardais autour de moi et vis un soldat qui n’avait pas bouger du cadre de la porte.
-Qu’est ce qu’il y a Le Tatoué ?
-Ba c’est que je n’ais pas mon fusil chef.
- Personne n’a son fusil tu en prends un et tu fais avec. Que se soit ton fusil ou pas ils ont tous les deux le même rôle. Celui d’abattre les ennemis de L’Empereur.
A contre cœur il se décida un prendre un fusil. Une fois que tout le monde fut prêt nous attendîmes que John revienne. Il arriva quelque minute après avec un air de chiot pris sur le fait et m'avoua qu'il était déjà parti dans les égouts quand il était descendu.
-Ok, tout le monde dehors on va aller inspecter nos positions car je pense que l’on va devoir tenir cette base. John toi tu t’équipe et tu nous rejoins.
Une fois dehors mais hommes se dispersèrent en groupe de trois. Chaque groupe se rendit a un point défensif de la caserne. Alors je vis des soldats ordinaires qui était fatigué et qui avait le moral au plus bas. Les combats pour prendre la caserne avait du être très dur pour eux.
Un soldat s’approcha de moi et me dit :
-Chef il y a des femmes dans le régiment de piou-piou.
-Et alors Butler sa vous pose un problème ?
-Non du tout mais une femme sa doit pas combattre normalement.
-Bon, tu sais quoi ? Tu la ferme et tu vas à ton poste.
Butler retourna à son poste mais il continuait à râler sur la position des femmes au sein du régiment allié.
Je me mis sur un tas de caisse et fit un discours pour leur remonter le moral.
-Soldats Vous vous êtes vaillamment battus pour reprendre ce bâtiment à l’Ennemis mais ne faiblissez pas. Pensez à vos frères qui sont mort pour réussir à prendre cette caserne et pensez à vos pères qui ont servis L’Empereur toute leur vie .Pensez à nos frères morts alors qu’il descendait vers cette planète pour la remettre dans le droit giron de L’Impérium. Pensez a eux et garder courage car ce jour n’est pas un jour funeste. C’est un jour d’Espoir Car a partir de ce jour nous chasseront l’Ennemis de cette ville puis de cette planète. Pour L’Empereur L’Impérium et vos Frère mort a combats ! Ne les oubliez pas et gardez courage. Pour L’Empereur !
A la fin du discours plusieurs dizaine de voix s’ajoutèrent à la mienne et un cri de gloire portant le nom de l’Empereur s’éleva vers le ciel teinter de rouge de cette planète.
Environnés par l'odeur d'ozone et la lumiere rouge des tirs de lasers, on avait fini par aller se mettre à couvert derriere ce qui devait etre le bureau de la reception. Les cultistes avaient envahi la grand-salle de l'édifice, et on avait été forcés de s'abriter Nous n'étions plus que sept, et malgré un nombre incroyable de pertes, les chaotiques refusaient toujours de se replier.
Borkov m'avait passé son son arme de secours, un fusil à pompe précedemment rangé dans son paquetage, une arme puissante mais malheureusement limitée en munitions et en portée.
Je jettais un oeil aux soldats restants tout en chargeant mes dernieres cartouches.
L'un des hommes avait un fusil d'assaut modifié, qui crachait des tirs en rafales courtes, dont la succession forcait les hérétiques à rester à couvert. Borkov tirait avec parcimonie, ainsi que les autres troupes de choc, et je me doutait qu'ils arrivaient au bout de leurs réserves de munitions.
Tobias avait fini par tomber dans les pommes, et son fusil s'était tu. A la paleur de son visage, il était certain que si il ne recevait pas de soins rapides, il allait se vider tres rapidement. Un flaque rouge s'était répandue sous son moignon mais un garrot l'avait arretée.
-Borkov! Toi, avec le m40! couvrez nous! On se barre, vers les égouts! Geulais-je en m'élançant à découvert, le sniper sur les épaules.
L'entrée des égouts était encore à une dizaine de metres.
un laser fit s'effondrer un bleu derriere moi, et l'un de ses camarades s'aretta pour l'aider, aussitot fauché par un autre tir.
Encore cinq metres.
Borkov et l'autre se mirent à courir comme des dératés vers la sortie et la survie.
Un hérétique courut vers moi et s'effondra en plusieurs bout quand je lui lachait un tir à bout portant.
Je me jettais à couvert dans l'arche et fit exploser la figure d'un tireur ennemi, juste avant que borkov ne traine l'autre sur les derniers metres les séparant de notre couvert. Il avait une serieuse brulurer au laser sur le flanc, mais rien de serieux ne semblait avoir été touché. Constatant notre absence de retour, l'ennemi s'enhardit et commença à courir vers nous. Je relevais un mec avec les mains brulées au plasma et me mit à courir, apres avoir déclenché la mise à feu des charges.
C'est fou ce que le temps passe vite quand on en a pas....
On avait parcouru une cinquantaine de metres quand l'explosion eut lieu. Elle désagrégea toute la portion de l'entrée de l'égout, et la vibration nous fit tomber dans l'eau peu profonde et nauséabonde. Le souffle s'en chargea à nouveau quelques secondes plus tard, avant que nous puissions nous relever encore pour courir.
Au détour d'un tournant, j'entendis le bruit d'armement d'une arme de soutien et me jettais à terre, évitant la rafale qui passa au dessus de moi, emportant la tete du soldat qui me suivait.
-Merde, c'est le colonel! Stop! Stop! Glapit une voix féminine et paniquée.
Je me relevais en empechant le sniper de tomber de mes épaules, et vit une jeune rousse avec un fuseur dans les mains, à coté de l'autocanon léger qui venait de me tirer dessus.
"Colonel! Putain, on est désolé! Ca va?"
-Ouais ouais, moi ca va. Allez, on se bouge dis-je avec regret en jettant un dernier regard au cadavre.
Quelques metres plus loin, je débarquais dans une caserne, avec des soldats partout, en train de fortifier les nouvelles positions.
Je confiais Tobias à un medecin Cadien avant de ressortir. Un éclair traversa le ciel orageux de la planete, suivi d'un second, puis d'une multitude. Une immense explosion, puis une autre quelques secondes plus tard illuminerent le ciel.
"Et bah merde..."
Je courus vers le QG provisoire et apperçut Ophelia, son unité radio posée sur une table, en train de recevoir.
Je m'emparais d'un écouteur et le plaquais sur mon oreille: "....mandant stellaire Permafrost, combats en orbite, il y a encore quelqun de fidele à L'Empereur en surface?"
L'operatrice me tendis le micro.
"Içi le colonel Faust, 1"e de Kaern. Identifiant jlsd2207IG. Contents de vous voir, mon commandant."
Comme quoi tout finissait par s'arranger....
L'obus du canon nova avait éventrer le Crossbone, lui laissant une plaie immense d'un demi kilomètre de rayon dans le flanc ...
En recevant les données, Permafrost ordonna l'activation des réacteurs principaux à pleine puissance, et à ses hommes de se réfugier à l'intérieur du vaisseau ...
Le H-CCOB scia en deux son adversaire, ne recevant qu'une poignée d'éraflures, des éraflures de dix mètre tout de même, dans des secteurs désert ... Le croiseur n'avait pas perdu le moindre homme dans cet engagement. Les bombardiers du commandant achevèrent leur proie alors que lui même se plaçait en orbite haute autour de la planète et prenait connaissance de la situation ...
Le Jericho avait été légèrement endommagé en étant percuté par une frégate adverse qui s'était écrasé sur son flanc droit, il y avait perdu l'usage de deux batteries d'armes ... et deux cents hommes ... Mais rien d'autre n'était vraiment inquiétant, le Sebastopole aurait vite fait de rendre son groupe de combat opérationnel ...
L'enseigne de vaisseau Thorn reçu un message de REC-1 ... un message portant le post scriptum : "Le commandant ne vas pas aimer ..."
Et il n'aimât pas ...
Permafrost jeta un regard noir à la plaque de donnée, puis la saisit à deux mains et la plia en deux comme s'il s'agissait de papier avant de la lancer au sol à quelques mètres de lui ...
"Enseigne, amenez moi Klane, ordonnez à nos croiseurs de se mettre en position pour un soutien orbital et aux escorteur de patrouiller en bordure du système ..."
"Klane est déjà ici ..."
Un homme imposant à la peau matte entra dans le strategium, il portait une lourde armure carapace noire, et arborait un crâne rasé.
"Vous n'êtes pas Klane ..."
"Son fils, il s'est retiré du service actif depuis cet abordage au dessus de Furia VII ..."
"Vous êtes donc un seconde génération ..."
"Troisième, mon grand père était pilote de StarHawk dans l'escadron Alpha ..."
"Bien ... Enseigne, envoyez à Klane un présent de mon armurerie personnelle, ce bolter que m'avait offert le techno-adepte Erastrus sur Voss devrait être un bon choix ... Venons en aux faits ...
Je vais avoir besoin des unités de la flotte pour créer une ZE au sol ... Je veux la liste complète de nos effectifs, et que vous dirigiez l'établissement de la ZE ..."
"Pour les effectifs, c'est déjà fait, seigneur ... Nous disposons de deux milles hommes du second régiment de siège de Korthe, postés sur le Sebastopole, d'autant de gardes impériaux de diverses formations, dont le septième aéroporté, et de deux milles hommes de la sécurité navale ... En outre, nous avons environ deux cents Werewolf dédiés au soutien de nos unités."
"Très bien ... et sélectionnez moi une escorte ..."
"Commandant ?"
"Je descend sur la planète, pour rencontrer celui qui commande en bas ..."
Dans un nuage de vapeur, le géant se leva de son trône en saisissant sa hache.
"Faîtes passer l'ordre ... Cinq jours ... au delà, on abandonnera les autres ... Même pour les space marines, j'en ai assez de négocier avec eux, soit ils partent avec nous, soit ils mourront seuls ... Enseigne, le vaisseau est à vous ..."
La plaque de donnée se ralluma une dernière fois ... Sillage warp massif en approche ... entre vingt et trente croiseurs renégats en approche rapide ... Puis, dans un crépitement, elle s'éteignit ...
********************************************************************
La navette du commandant descendit en seconde vague, avec cinquante troupes d'élite de la sécurité navale et une douzaine de Werewolf avec leurs dresseurs.
D'énormes loups humanoïdes aussi affectueux et loyaux que peut l'être un animal, avec leurs armes lourdes accrochés à des harnais simple d'usage, ils semblaient presque comiques, mais était très performants ... Bien qu'idiots ...
La bataille aérienne était perdue d'avance pour les renégats, inférieurs sur les points de vue du techniques, de l'altitude, du nombre, et de l'expérience, ils n'avaient pas la moindre chance ...
Mais ils en eurent ... Un groupe fondit sur l'escorte de la navette, une roquette fut tirée ... une simple roquette, sans guidage, lente, qui perdait de l'altitude à chaque mètre tant son réacteur était faible ... Mais elle percuta le réacteur avant droit de la navette qui explosa en projetant une pluie de débris ...
A l'intérieur, le pilote fut décapité par une barre d'acier qui alla se ficher dans le torse du commandant, ce l'ôta d'entre les plaques de son corps cybernétique avant de s'avancer en criant au co-pilote.
"Donnez moi les commandes !"
"Oui, commandant ..."
"Ici le commandant Stellaire Permafrost, combats en orbite, il y a encore quelqu'un de fidèle à L'Empereur en surface?"
Il reçut une réponse de la part d'un colonnel ...
"Une navette vas s'écraser, demandons extraction, je répète, demandons extraction ... Odre de mission mineur, rang Vermillon !"
Les fréquences était forcément écoutées, cette petite astuce leur ferais peut être gagner quelques heures sur leur adversaires ... Restait à espérer que le commandant au sol ait compris les implications du message ... Si Permafrost ne commandait pas le H-CCOB, le vaisseaux serait diminué, affaiblis, il faudrait partir deux jours plus tôt pour éviter d'être rattrapé, et ainsi condamner des milliers d'hommes à mourir sur la planète ...
"Commandant ... on va percuter cette colline ..."
"Je sais ! Donner moi de la puissance, il faut passer par dessus pour avoir la pente avec nous !"
Ils y arrivèrent presque ... presque ... La navette percuta le haut de ma colline en y creusant un cratère de sept mètre de profondeur et de quinze de large, elle y abandonna ses trois réacteurs en état, et la moitié du blindage de sa carlingue avant de continuer sur une centaine de mètres ...
Le commandant sortit en premier de la navette sous le tir d'armes légères de la part d'une poignée d'hérétiques ... Il remarqua une position de combat, à environ deux kilomètres, avec une sorte de caserne ... Et un vol de Vulture et de Marauder qui pilonnait les unités renégates sans répit, plus haut, un déluge de feu infernale secouait les cieux alors que les formations de chasseurs des deux camps s'entrelaçaient avec une fougue démente ...
Un de ses Servo-crâne avait percuté la vitre principale avec force lors de "l'atterrissage" et il volait en biais à présent, tentant en permanence de corriger sa trajectoire oscillante, son jumeau bourdonnait doucement de compassion.
Le groupe du commandant chargea, presque deux cents cultistes le séparaient de la position qu'il voulait rejoindre, mais ils y arrivèrent tout de même, sous le tir des autocannons des Werewolfs, et la charge de l'élite de la flotte, il atteignirent le cratère ...
Ils y positionnèrent rapidement des plaques de blindage arrachées à la coque et récupérèrent un pod de roquettes pour fortifier l'endroit ... pas l'idéal, mais suffisant pour tenir ...
A cause de l'affrontement orbital, puis de celui aérien, les cieux au dessus d'eux bloquaient les transmissions, la bataille serait bientôt finie, mais il fallait espérer que le Commandant soit encore de ce monde à ce moment là...
Secoué par l'explosion de l'entrée du tunnel, je trébuchai et manquai de m'étaler par terre. 50 mètres plus loin après avoir repris nos esprits et changé de direction à un carrefour, nous fûmes pris sous le feu d'une arme lourde. L'engin crachant les projectiles explosifs abattit plusieurs malheureux gardes nous suivant.
"Putain de MEEERDE !! " hurlai-je alors qu'un tir explosait une portion de mur à côté de ma tête. Sonné par un débris ayant heurté mon casque , je tombai à genou, ce qui me valu d'être encore en vie, vu les quelques mini obus passant au dessus de moi dans un sifflement, avant de finir leur course plus loin derrière nous.
Encore sonné, j'entendis s'écrier une voix féminine de notre section. Sentant la colère monter en moi, je me redressai et, titubant, entrepris de coller une bonne torgnole aux idiots nous ayant pris pour panneau de tir. "Alexander ! nooon !" perçus-je à plusieurs mètres derrière moi, mais il était trop tard, à peine à la hauteur de l'arme, que j'empoignai le premier passant sous ma main et lui envoyai une bien sentie en pleine face. Je continuai ma distribution de baffe aux soldats paniqués jusqu'à ce que tous eurent leur ration et m'assis finalement dos au mur, épuisé.
-Bordel Borkov ... on va plus pouvoir en tirer grand chose vu la tronche qu'ils tirent, dis le colonel.
-Hmm......, répondis-je d'un grognement las.
Une fois mes victimes remisent sur pied, nous continuâmes à progresser dans les dédales infectes de ces souterrains qui heureusement pour moi -portant un masque à gaz- étaient inodores. La plupart des survivants de l'ancien QG étaient en piteux état et je n'étais pas mieux avec ma blessure au flanc. Quand nous arrivâmes à la caserne récemment conquise et d'où de âcres fumées s'élevaient encore, des cris de joie nous accueillirent. Nous finîmes par nous disperser et la majorité de l'escouade, dont le sniper pâle comme un linge, se dirigea vers l'infirmerie.
Ce fut dans une douleur étouffée que le médic appliqua les différents pansements après avoir soigné la plaie du flanc, les doses d'anti-douleurs ayant arrêtées leurs effets depuis longtemps. Avant de m'écroulé, harassé, dans le relatif confort de mon lit de fortune, je confiai à un kasrkin passant par là mon paquetage afin de le recharger, puis, finis par plonger mon regard dans le noir.
Je me réveillai plus tard, en pleine forme. Une intense activité bourdonnait dans toute la base, les pans de murs détruits avaient été colmatés, renforcés par les moyens du bord. Plusieurs postes de garde avaient été érigés et en de nombreux endroits des caisses d'armes et de munitions avaient pris la place des cadavres. Lentement, je me relevai, enfilai mon armure, pièce par pièce, ensuite, je demandai à un soldat de me fixer le surgénérateur. Je plaçai alors mon casque sur ma tête, relevai la visière teinté rouge et laissai pendre le masque. Le temps de prendre mon sabre et de le fixer à la ceinture et j'étais parti pour l'armurerie.
Un soleil rouge éclairai les cieux et les visages plein de confiance des fantassins du XIII èm , j'avais bien dû dormir une dizaine d'heures. Je commençai à m'aventurer à l'extérieur de l'infirmerie bondée de blessés. Sur le chemin, je rencontrai Leen suivit par Frez, Hopkins et Hawk, une bref conversation s'engagea :
-Lieutenant , firent-ils en claquant des talons et effectuant un parfais salut militaire.
-Repos les gars... repos.
-Comment va votre blessure me demanda Hawk.
-Ah, je l'avais oubliée celle-là ! Le médic a fait du bon boulot, continuai-je. Je ne sens plus rien.
-Heureux de le savoir lieutenant.
-Rassemblez-moi toute la compagnie dans cette zone. Je veux un débriefing de la situation actuelle, ordonnai-je.
-Ce sera fait ! sur ce, il partirent regrouper la meute.
Toujours fidèle à mon objectif, je repris le chemin de l'armurerie. Finalement, après avoir faillit me faire écraser par un imbécile ne sachant conduire une chimère et après l'avoir promptement engueulé et fait faire une cinquantaine de pompe, j'arrivai enfin à destination. Dix gardes équipés standarement
, gardaient l'entrée, ils se détendaient en jouant aux cartes et fumant je ne sais quoi. Quand ils me virent arriver, la plupart de ceux qui fumaient eurent le temps d'écraser leurs clopes et tous se mirent au garde-à-vous.
_Repos bande de paresseux ! lançai-je.
Dépités, ils baissèrent leurs bras et se rassirent , reprenant leurs activités. J'entrai alors au paradis du flingue, on trouvait de tout. Des simples épées ornaient une portion du mur à ma gauche, voisines de bolters lourds. On pouvait également trouver des boucliers répulsifs ou encore des bolters... de tout ! Cette salle était à la taille de ce qu'était la caserne : énorme. De chaque côtés, des pans entiers de plasbéton soutenaient les innombrables armes présentes. Je me déplaçai tranquillement vers les bolters, en empoignai un et le testai, tant au niveau poids que maniabilité. Considérant un tel engin de mort trop encombrant pour un corps à corps, je le remis à sa place. Un modèle attira mon oeil, l'arme en question était un pistolet bolter où deux ailes d'aigles s'étiraient majestueusement vers l'arrière et dont les deux têtes de l'animal impérial faisaient office de viseur. Envoûté par l'arme de poing, je dénichai un étui et fixai le tout à la droite de ma taille, à côté des grenades. Ainsi, je piochai dans une caisse de munitions le maximum de chargeur que je pouvais porter sur moi.
En sortant, je décidai cette fois-ci d'aller trouver le colonel, ce dernier devant se situer dans le semi-bunker au centre du complexe. Alors que j'atteignais le seuil du bâtiment, un sifflement familier arriva à mes oreilles. Quand je compris ce que c'était, il était trop tard. Déjà, deux points noirs se profilaient dans le ciel. Tous n'avaient pas remarqué, mais certains dont un rictus d'horreur peignait leurs visages, savaient ce que c'était.
_Hell Blades en approche !! Tous à couvert ! furent les seuls mots que j'eu le temps de lâcher avant de me réfugier derrière les murs épais. Un son abominable, démoniaque et indescriptible émanait des moteurs alimentés d'une énergie corrompue... un chant de mort.
urhtred_gohslord
21/06/08 , 18:58
Le médic m'avait appliqué une couche de chaire artificielle après avoir cautérisé la plaie sous une lampe UV, et m'avait bourré de calmants.
Je tombai ainsi dans un sommeil profond, mais troublé par la d'horribles rêves dans lesquels nous subissions un bombardement orbital. En lieu et place des cratères, des abominations telles que celles que nous avions dû éliminer au début de la mission apparaissaient, ainsi que d'autres créatures ailées armées d'énormes haches. Ces monstres se précipitaient sur nous pour fusionner avec leurs victimes, qui ouvraient le feu sur les gardes restants. Dans ce rêve je n'étais pas incarné, et après l'assaut du QG mon point de vue s'écartait ensuite pour englober la planête, qui se transformait alors en une tête démoniaque auquel venait se greffer un corps mi-reptilien mi-humain.
L'empereur arrivait alors, tel que je pouvais le voir quotidiennement dans le dogme impérial, vêtu de son armure dorée et armé de son glaive flamboyant. S'en suivait une passe d'arme dans laquelle l'empereur, dans une suite de mouvements éblouissants de beauté et d'une rapidité implacable, démembrait la bête pour finir par la décapiter.
Je me révellai en nage, d'un coup. Dehors, d'autant que j'en put juger de par les interstices mal colmatées, il faisait nuit.
Le médecin de garde me remarqua et me recommanda de me reposer un peu plus, puisque je n'avais dormi que 5heures, mais je me sentais relativement en forme, et surtout je n'avais vraiment pas la tête à retourner me coucher.
"Bon, bah à la place des béquilles, je t'ai amené une prothèse simpliste avant que ta chaire artificielle n'aie pris.", m'annonça le médic.
Elle se composait en gros d'une barre métallique, avec un support en caoutchouc pour la poser. il y avait un plateau de bois où poser la jambe, et de là partaient un harnachement permettant de garder la jambe en place et de soulager la cicatrice du poids du corps qui sinon reposerait en grande partie dessus sans celà.
"Merci", remerciai-je alors l'homme.
Je fixai donc la prothèse, mis mon treillis, mes quelques plaques de protection et ma cape, pliés au bout de mon lit, sanglai mes poignards et partis de l'infirmerie après avoir avalé quelques comprimés sur la recommandation du médecin.
Je déambulais dans les couloirs de la caserne, à la recherche d'occupation, lorsque j'entendis des voix.
C'était nolan, faust et ophelia, qui conversaient autour d'un tapis de jeu, dans une petite salle qui devait servire de chambre au colonel. Je frappai à la porte.
-Ah, Tobias, m'accueillit faust, toi aussi tu t'est échappé des geôliers de l'infirmerie? Allé, viens un peu, on joue entre amis aux cartes. Pas de mises.
-Ok, j'arrive, faites moi une place.
Ainsi donc nous fîmes quelques parties, accompagnées d’une boisson alcoolisée réservée à l’état major, puis nous partîmes chacun de notre côté, après que j’aie rassuré le colonel sur mon état de santé.
Je fis un saut au bar aménagé me sustenter un peu. J’étais attablé, prodiguant quelques conseils et racontant l’épopée de Yarrick à la bleusaille présente, lorsqu’on entendis un grand « Hellblade en approche !! Tous à couvert ! » nous indiqua qu’on allait devoir se bouger un peu.
Je pris une chaise, passai rapidement à l’armurerie prendre mon sniper, du moins selon le plan de base. Je m’émerveillai de la richesse de celle-ci. Je pris mon sniper, mais l’équipai d’un viseur amélioré déniché là, ainsi qu'une belle quantité de cellules, pour pas tomber à sec.
Puis trouvai une salle en façade. Une brèche avait mal été comblée et je m’assis en face d’une interstice assez large pour laisser passer mon fusil et mon viseur.
Une détonation résonna, le bâtiment trembla. Le bruit de strident des hellblade s’éloigna.
Il revint bientôt, et les engins m’apparurent enfin, suivis de près par trois thunderbolts. Je réglai mon sniper sur une charge maximale, et visai le premier hellblade… qui fis une embardée et échappa à ma vue.
« Une force ennemie et bien pourvue en approche ! Laissez l’escadron s’occuper des chauves souris ! », ordonna le colonel sur la fréquence générale.
En effet, un contigent rouge s’avançait vers nous.
Et effectivement il était bien armé.
La troupe de composait d’une pléthore encadrés par 2 leman russ et 3 autres chars ressemblant à peu près à des hellhounds d’un côté, une batterie d’armes à longue portée derrière, et un groupe de chars de diverses nature.
Je poussai mon viseur à fond, et pris pour cible une espèce de grand canon sur roues, tiré par un camion industriel. Un tir dans la tête de chaque servant le réduisit au silence.
La batterie fit feu à peu près simultanément lorsque la compagnie blindée s’élança vers les ennemis, accompagnés des piétons.
La batterie d’appuis fit feu, et des trous dans la piétaille adverse apparurent dans des gerbes de feu.
De mon côté je continuais moi œuvre de mort dans les rangs de soutien hérétiques, parfois gêné par les fumées se dégageant des points d’impacts au moment où les obus atterrissaient.
La soirée avait été bonne, et la nuit plus encore, car nous avions pu dormir.
Dans un lit, de surcroit.
Le réveil fut difficile, mais je finis par me résoudre à m'extraire de mes couvertures pour aller jetter un oeil dehors. Les gars avaient fait du bon boulot, et la caserne avait été fortifiée avec les moyens du bord. Je replaçais seulement quelques armes lourdes et les repositionnait sur la facade avant de l'édifice, qui ressemblait de plus en plus à un bunker géant à la lueur du jour.
Ophelia vint me faire son rapport, en amenant avec elle un commissaire et le rapport des pertes.
Je la remerciait tout en regardant Borkov martyriser quelques soldats. Lui confier un grade avait été une bonne chose, il était doué.
Je me retournais et tombais nez à nez, enfin plus exactement nez à menton avec l'archétype du commissaire Imperial, engoncé dans un treillis de couleur claire et sa gabardine noire, avec un harnais étrange sur le dos.
- Vous etes qui?
- Commissaire Cole Duke, du 457e Aeroporté Cadien. On était sur le même vaisseau, et on a aussi couru vers les navettes. Il me jetta un regard en biais, comme pour me reprocher de m'en etre mieux sorti que lui avant de continuer: J'ai deux pelotons avec moi, les seuls qui ont pu survivre, à ma connaissance. On a été fait prisonniers et votre lieutenant nous a liberés. A vos ordres, mon colonel.
Je jettais rapidement un oeil à ses yeux aux reflets mauves avant que Borkov ne se mette à geuler et n'ouvre une liaison pour avertir tout le monde.
Des hellblades.
Deux, en plus.
Au même moment, des trainées de feu creverent le ciel clair de la planete et quelques secondes plus tard, les escorteurs se détacherent de la navette qu'ils accompagnaient pour abattre les rares chasseurs chaotiques. Le tourbillon du combat devint total et pour autant que je puisse en compter, les Imperiaux perdirent six appareils avant d'avoir nettoyé le ciel du la souillure des hérétiques.
Ophelia brancha brutalement ses écouteurs avant de se précipiter vers moi en m'en tandant une paire que je mis sur mes oreilles.
"....vette vas s'écraser, demandons extraction, je répète, demandons extraction ... Ordre de mission mineur, rang Vermillon !"
- Ca signifie quoi, chef?
- J'en ai aucune idée. Appelle Nolan, il va aller jetter un oeil avec un peloton. Quoi?
- 'Mort dans l'évacuation.
- Et merde. Vous, dis-je en me tournant vers le commissaire quelques pas plus loin. Vous prenez vos hommes et vous allez jetter un oeil aux coordonnées que vous communiquera ma vox-op. Il y a une navette qui s'est écrasée, et à mon avis ils ont des problemes. Je veux du travail net, vous y allez en harnais antigravs, en parvenant enfin à mettre un nom sur l'appareil sur son dos, en sautant d'immeuble en immeuble, et vous me dites ce qui se passe la bas. L'identifiant sera "Campeur" pour moi et "Prunelle" pour vous. Allez!
Il salua rapidement, parla quleques instants avec Ophelia avant de se diriger vers ses hommes et de les faire lever. Ils ramasserent leurs armes à la hate avant de s'envoler rapidement dans un vrombissement, pareils à un essaim en colere.
Je voulais aller voir Borkov, mais apres un grésillement, mon oreillette revint à la vie avec pour voix celle de Tobias qui m'avertissait d'une force ennemie en approche sur la gauche de la caserne, maintenant dégarnie en armes lourdes.
Je rentrais dans l'armurerie tout en donnant mes ordres de redéploiement et attrapait Borkov, qui regardait en l'air depuis que les chasseurs du chaos avaient été abbattus, avant de le trainer dehors, oû il reprit ses esprits et partit vers la facade attaquée apres une bourrade dans le dos.
Je sentit alors l'épée tronconneuse de Dymus me battre les homoplates et me rapellais la disparition de mon bolter tout en attrapant un autre, plus lourd et encombrant, dans un ratelier. Je bourrais mes sacoches de chargeurs et de ressortis rapidement. Le fait que l'armurerie ne soit pas vide apres le passage des troupes du chaos était certainement du au manque de codes de ceux ci, qui n'avaient certainement pas voulu faire sauter la porte de cette réserve de mort explosive.
Je me melais à une escouade de bleus qui couraient vers la breche faite quand nous étions entrés, et finis par me mettre à couvert.
"On fait quoi maintenant ch...."
Le rayon laser fit exploser la recrue à coté de moi, perçant les plaques de protection, avant qu'il n'eut fini sa phrase. Je me laissait glisser et sentit la chaleur lorsqu'il passa lateralement au dessus de moi en désintegrant trois autres jeunes.
Les autres paniquerent et s'enfuirent vers la base, sauf la jeune femme avec le fuseur que nous avions croisée dans l'égout, et un autre avec une mitrailleuse légere.
Dans mon dos, les hérétiques avaient envoyé des chars, et l'odeur immonde de chair carbonisée me prit aux tripes. Je levais la tête un instant pour verifier mes craintes avant de me baisser, déprimé.
Ca allait etre pire que ce que j'avais pensé.
Ces enculés avaient des hellhounds.
~~ C'est court pour que vous puissez d'hors et déjà décidez de mon destin ~~
La navette pénétra la stratosphère. On nous avait signalé d’intense combat il y’a encore peu à la surface. Lorsque ces combats se calmèrent, nous apprîmes la descente du commandant Permafrost sur la planète. Il s’était écrasé. Nous étions alors déjà dans notre navette, en vol autour des navires de la flotte qui nous avait amené ici, après une purge sur un monde proche. Nous fûmes immédiatement dépêchés pour inspecter la surface. Voilà comment nous, faucons Harakonniens nous firent connaissance avec un nouvel enfer.
Nous étions encore trop haut pour être aperçu depuis le sol. Depuis la soute de la navette, où une vingtaine des faucons sous mes ordres attendaient, je parti alors vers le cockpit.
- « Pilote ! Objectif et point de chute ! » Hurlais-je au premier pilote que je vis.
Il tapa de ses doigts agiles les tablettes autour de lui et poussa un petit grommellement.
- « Non … » Me murmura t-il.
- « Non ? » Répondis-je excédé.
Il se tourna vers moi.
- « La flotte n’a aucune donnée sur la situation en dessous. Aucune. Nous ne pouvons vous transmettre d’objectif. »
- « Pardon ? Et qu’est ce qu’on fout en l’air alors ! Comptez pas sur nous pour sauter à l'aveuglette dans ce trou ! »
Il baissa la tête.
- « Le commandement est relayé au commandant des forces terrestres. » Siffla t-il lentement.
Je n’en croyais pas mes yeux. Nous allions sauter sur une position dont nous ne savions même pas la couleur. J'espérais que le commandement au sol sache ce qu'est un point de chute ...
- « Dans ce cas communiquais ce message aux commandant de la surface. Ici renfort aéroportés. Faucons en vols et possibilité de larguage immédiat, demandons point de chute et objectif précis, relais avec la flotte impossible. »
Le pilote pianota sur ses plaques de données pour envoyer le message de façon répété toute les 3 minutes. Puis il me lança un regard lassé. Je retournais dans la soute.
J’inspectais une nouvelle fois mon équipement. J’avais mon armure carapace noire sur moi, sous laquelle je portais un treillis bleu foncé. Mes sacoches de munitions aux cuisses ainsi que mon pistolet laser à la jambe était bien sanglé. Mes gants pendaient au bout de mes mains. En portant les mains à mon dos j’identifiai tous les éléments de mon barda. Mon parachute gravitationnel était paré, mon fusil laser sanglé. Mis à part que je n’avais pas encore mis mon casque ainsi que mon respirateur j’étais, comme 5 minutes plus tôt, prêt. Les faucons attendaient en ligne dans la soute. Tous équipé au complet. Douze minutes passèrent. Je levais mon poignet pour voir ma plaque de données. Nous volions encore à haute altitude et ma plaque n’affichait ni point de chute ni objectif. Je retournais à la cabine de pilotage.
Le pilote devinait ce pourquoi la porte derrière lui venait de s’ouvrir. Il m’adressa seulement :
- « Peut-être n’ont-ils plus d’officier radio … »
Son ton m’irritait.
Je pris quelques secondes pour réfléchir.
- « Descendez en rase-mottes. Diffusez ce message depuis le code de la flotte navale. Si un officier supérieur est encore vivant et n’a pas abandonné son com, il nous captera. » Expliquais-je
Le pilote me regarda comme si j’étais idiot.
- « Descendre ? Là-dedans ? »
- « Faites votre boulot. » Lui renvoyais-je froidement.
La navette piqua donc et nous descendîmes vers le tumulte de la bataille. Des chasseurs du chaos passèrent en formation en dessous de notre position. Les tirs fusaient au sol mais notre navette était trop rapide pour pouvoir être touché par un projectile qui n'avait pas un but anti-aérien à proprement parler.
Le pilote nous mena en rase-mottes. De ma position dans la navette je ne voyais rien. Je ne savais pas de quel coté était ceux que nous étions venu soutenir et ceux que nous étions venu anéantir. La navette était très secouée par les manœuvres des pilotes.
- « Le message est transmis. » M’annonça le pilote avant de m’ordonner violemment de quitter le cockpit.
Je retournais dans la soute et j’attrapais mon casque avant de me diriger vers le bout de la soute, devant mes faucons.
Nous ne pouvions rien faire, rien dire. Je priais pour qu’un officier capte ce message au sol et puisse nous donnés coordonnés de largage et objectifs. Sinon, nous toucherons tous le sol mort dans cette maudite soute.
Nos vies dépendaient du premier gradé qui aurait de quoi nous données des coordonnées précise.
Permafrost abattit son énorme hache sur le crâne d'un mutant géant, le tranchant en deux jusqu'au sternum, il enfonça sa botte d'acier dans ce qu'il restait de son torse pour le repousser au bas de la pente et dégager son arme.
Un cultiste eu le visage grillé par un des servo-crânes, un fusil à pompe aboya en envoyant un autre assaillant bouler au sol.
Le commandant aperçu un être particulièrement infâme, un homme torse nu à la peau rouge écailleuse dont les griffes avaient déjà éventré trois de ses soldats.
Il le chargea en hurlant, son escouade sortant des couvert pour s'avancer et permettre au colosse d'acier de passer.
Il frappa de la hache en visant la tête du mutant, ce dernier esquiva en frappant Permafrost du poing, le commandant encaissa et retourna la faveur à son adversaire en le jetant au sol. Le renégat tenta de se relever, mais une botte portant plus de deux cents kilo s'écrasa sur ses cotes pour le maintenir au sol alors que l'énorme hache le décapitait.
Le géant leva la tête coupée en l'air en hurlant le nom de l'empereur avant de la lancer au bas de la pente pour accompagner la fuite des cultistes.
Il aboya des ordres à ses hommes alors qu'un chasseur chaotique se ruait sur eux, les autocanons traquèrent la cible de leurs balles traçantes, avant de le prendre en tir croisé et de l'anéantir dans un déluge de feu et d'acier qui s'écrasa sur les cultistes en fuite.
Permafrost retourna dans le cratère, jetant un oeil aux combats près de la caserne, visiblement, les chose ne s'y déroulaient pas d'une façon optimale ... Il s'approcha du pod lance roquette qu'ils avaient récupéré.
-Seigneur, nous pouvons l'utiliser, mais il nous manque une interface de contrôle standard...
Le commandant appela du geste un de ses servo-crâne, ce dernier se dirigea vers le lanceur, sortit un minuscule membre mécanique et se connecta à l'arme. Il suffit ensuite au colosse d'acier et à deux werewolf de diriger l'arme vers les char qui attaquaient la caserne, Permafrost se détourna de l'arme, laissant s'enfuir sa cargaison mortelle.
-Commandant, une navette de la flotte passe en rase motte, ils demandent une zone de saut !
-Nos émissions ?
-Inopérante, le mieux que j'ai, c'est agiter les bras commandant ...
-Quelqu'un a des fusées éclairantes ?
-Les werewolf ont des mortiers à explosion programmée !
-Très bien, ça fera l'affaire.
Une explosion retentit au dessus de leur position, puis une autre, et une troisième, les soldats commencèrent à regarder le ciel, pleins d'espoir.
-Le Pacte du Sang, lâcha un garde terrifié à mes côtés.
-Noire est l'âme de ceux qui se détournent de Sa Sainte Lumière, dis-je.
Je m'élançai alors vers la brèche, radiant laser à la main, suivit d'un peloton de troupes de choc et de gardes. Les tirs fusaient et les balles sifflaient à nos oreilles quand nous nous fûmes mis à couvert. Déjà, une ligne de canon faisait parler d'eux sur le mur, repoussant les premières escouades ennemies s'approchant. Plusieurs lance-missiles donnèrent de la voix en direction des lemans. Nous étions en mauvaise posture. Je m'approchai lentement de Faust, en restant le plus possible accroupit.
-Colonel, je peux me charger du site du crash avec un peloton et quelques chimères.
-Allez-y alors. On s'occupe de tenir cette position. Mais faîtes attention Borkov, le Pacte doit avoir des unités opérationnelles qui traînent dans les rues.
-Bien colonel.
Je fixai alors mon masque au casque et laissai descendre la visière et héla ma compagnie. Nous étions encore plus d'une trentaine en vie, l'armure de chaque soldat laissait voir les épreuves qu'ils avaient dû endurer. J'ordonnai que tous se dirigeaient vers les chimères garées au coeur de la caserne. Une fois arrivés, nous nous dispersâmes dans quatre chimères, des kasrkins prirent momentanément le rôle de pilote pour ce sauvetage. J'avais également donné un numéro pour chaque chimère afin de coordonner plus facilement le déplacement.
-Paré lieutenant, m'informa le conducteur de mon transport.
-Chimères 2, 3 et 4 vous êtes prêt ?
-Tout est ok, me répondirent-ils dans la radio.
Le convoi démarra et quitta la caserne par une des façades non attaquées. Les blindés s'enfoncèrent peu à peu dans les rues jonchées de débris et d'éboulis. Un silence de mort régnait dans la chimère 1, seul le rugissement du moteur le brisait. Une fois à mis parcours du site, on pouvait encore entendre distinctement les bruits de combats qui faisaient rage plus loin derrière.
-Une fois à la source du signal on sécurise la zone et on récupère le colis, ensuite on se barre et on rejoint Faust dans les plus bref délais. Des questions ?
Silence, bien sûr, il n'y en avait jamais. Le temps était long, chaque minute écoulée semblait durer une heure. Instable, je me levai de mon siège et me dirigeai vers le cockpit. Kreg conduisait, à travers sa visière je ne pouvait voir son regard mais je savais qu'il était concentré sur son objectif.
-Tout va lieutenant ? me demanda-t-il.
-R.A.S on est tous impatient de ramener le cul de ce Permafrost en lieu sûr. Je ne désir perdre personne sur ce coup, ce serait trop con.
-Évidemment.
Peu à peu, les rues s'élargirent, l'horizon se fit plus vaste et un pont à la typique architecture gothique se profila à quelques centaines de mètres. De vagues silhouettes se jetaient dans les vastes fumées noirâtres qui s'élevaient d'un îlot à feu et à sang. Tout cela ne prévoyait rien de bon.
-On est arrivé les enfants, lança Kreg.
-A toute les chimères, commençai-je parlant à la radio. Point d'impact en vue, présence de forces ennemies, aucun signe de vie du commandant pour le moment. En premier temps on s'enfonce dans les escouades adverses, vous utiliser les fusils laser des véhicules.
Les blindés s'engagèrent sur le pont long de deux cent mètres. Ce dernier fut vite traversé après avoir tout de même écrasé quelques renégats. Les débris d'un thunderhawk recouvraient le sol, des flammes s'en réchappaient. Un colosse leva une hache énergétique à son image et l'abattit sur un hérétiques, des gerbes de sang volèrent alentours, des serviteurs d'armes appuyaient leur maître d'un flot continu de tirs.
Enfin stoppés devant la carcasse du volant les portes des chimères s'ouvrirent pour laisser s'échapper un flot de loups de Kaern tous plus assoiffés de gloire les uns que les autres. Un puissant cri de guerre fut lâché par ma compagnie et nous fondîmes comme un seul homme sur les arrières des soldats ennemis.
Je foulais d'un pas lourd les premiers cadavres, laissant ma lame en repos, je me déchaînai au radiant laser à courte portée. Un malheureux se jeta sur moi sortant une longue épée recourbée, je réduisis son torse en bouilli d'une simple pression sur la gâchette, dix tirs laser de grande intensité à chaque pression c'est pratique dans le fond. L'air se dégageant de l'épaisse fumée au fur et à mesure de notre progression je pressai la détente en continu, les envoyant rejoindre leurs maudits dieux. Le sol devint glissant à force, notre arrivée ayant été une surprise pour les hérétiques, mais déjà, au bout d'une vingtaine de minutes, les adversaires se firent rares sur ce fichu îlot.
Deux tiers des kasrkins partir sécuriser les alentours, soufflant comme un boeuf je m'avançai vers les survivants, mais à ma grande surprise ceux-ci n'étaient pas seuls.
-Hum commandant Permafrost je présume, commissaire, énonçai-je en les saluant. Un peu plus long et il ne restait plus rien de vous.
-Officier, commença l'homme mesurant plus de deux mètres. Merci de nous avoir aidé à sortir de ce charnier.
-Lieutenant Borkov je vous prie, mais trêve de blabla, j'ai des blessés et une mission à accomplir, commissaire pour reprendrez le même chemin qu'au retour je n'ai pas assez de place.
-Ne vous en faîtes pas pour nous, rassura-t-il. Nous allons en même temps couvrir vos arrières.
-Alors sur ce en voiture !
On se serait cru en enfer.
Du prométhéum brulait un peu partout, craché par les quelques hellhound chaotiques qui nous avaient attaqués. Bien que tous les chars aient été détruits ou repoussés à coups lance-missiles, la chaleur qui se dégageait des flaques de flammes était infernale, et tous étaient trempés de sueur.
La majorité des survivants s'était retranchée dans le bunker principal et ses dépendances, sous les ordres directs de Réa.
Les chars éliminés, la bataille avait tourné au duel d'infanterie, et les hérétiques avaient pris le mur exterieur. Un hellhound chaotique était allé exploser a quelques dizaines de metres de l'entrée que je tenais, et fournissait un couvert plus que décent aux hérétiques, qui s'en servaient pour nous canarder.
Quand j'avais vu que la breche était perdue, j'avais emmené avec moi Bran, le jeune avec la mitrailleuse légere, et sans lui et Jian, la jeune rousse au fuseur, on aurait été submergés depuis longtemps. Ophelia avait été atteinte par un tir et Gill, qui aidait les medics Cadiens, était venu la chercher. Je ne l'avait plus revue depuis.
La porte d'acces du bunker était éventrée depuis longtemps, et la table en plastacier qu'on avait renversée au bout du couloir était criblée de tirs. Quand les hérétiques donnerent l'assaut, ce fut un carnage.
"Bran!"
La mitrailleuse tressauta dans ses mains, crachant ses tirs dans toute la longueur du couloir, massacrant les traitres. Un bolt fit soudain éclater le réservoir de l'arme de Jian, qu'elle jetta dans les pieds des hérétiques. Le fuseur détonna avec la puissance de plusieurs grenades, et noya le couloir de matiere fondue. Un autre bolt aurait trouvé sa tête si elle ne s'était pas jettée à couvert.
Roussi de partout, je me relevais pour jetter un oeil.
La lumiere des flammes semblait être occultée par une masse sombre comme la nuit, debout dans l'encadrement de la porte.
-Merde.
Une succession rapide de bolts passa au dessus de ma tête, et je dûs me remettre dos à la table.
Un pas lourd se fit entendre, et à quinze metres de là, le space marine du chaos repris son avancée afin de massacrer les miserables vermines tapies derriere la table.
Bran vida un magasin mais les balles n'entamerent qu'à peine son armure, et il reçut en retour un bolt qui lui disloqua l'épaule, l'envoyant à terre avec un bras à peine rattaché au corps.
Je me relevais et vidais mon chargeur sur l'abomination, entamant serieusement la céramite de son plastron.
Le marine corrompu poussa un beuglement et chargea.
Il semblait innarettable, et lorsqu'il écrasa la table pour dresser ses trois metres de chair modifiée et corrompue, enrobé dans son armure couleur sang seché, mes intestins se nouerent, au même titre que mes muscles.
Jian se redressa et tenta de plonger sa dague dans un joint de l'armure.
Elle vola pendant quelques temps, un bras en boullie, en crachant du sang.
Le temps sembla ralentir, et je pus admirer chaque goutelette de liquide vital qui s'échappait de son corps.
Il se réaccelera soudain quand le traitre me saisit par le col de mon plastron pour m'amener à sa tête, qui culminait à plus de trois metres. Je me débattis mais rien n'y fit, sa poigne étant du même acier que son armure.
Il JOUAIT avec moi comme un adulte l'aurait fait avec un enfant de huit ans.
Son visage reflétait la démence du warp. Tant des crocs avaient poussé dans sa bouche déformée et pustuleuse qu'il ne pouvait plus la refermer completement.
Le plus frappant était ses yeux, d'un rouge profond, cerclés de pus et de croutes.
Il ouvrit la bouche plus qu'il n'était humainement possible, et s'appretta à prendre un bouchée de mon cou. Je tirais mon épée tronconneuse de son fourreau et sans engager la rotation, lui lacérait la face.
Il rugit et raffermit sa prise sur mon armure. Le composite commença à ceder et moi à étouffer quand je finis par engager à tatons la rotation, et à l'enfoncer jusqu'à la garde dans son sternum exposé.
Du sang et des esquilles d'os jaillirent, et je sentis un tremblement l'envahir, jusqu'à ce qu'elle s'enraye.
Je vis son poing bardé d'acier arriver vers ma figure et baissait la tête par pur réflexe.
Il emporta un peu de peau et de cheveux, mais il dut réarmer son bras pour m'achever.
Cet intervale avait donné à Bran le temps de planter sa dague dans la jointure du genoux de son armure.
Je lachais mon épée et tirais la mienne, avant de la lui planter dans le poignet, profitant de son hésitation dûe à la douleur.
Son poing se désserra et je pus respirer.
"Sauvé!"
Il dégagea la dague qui avait traversée son poignet et lêcha le sang, avant de me renvoyer à terre, d'un revers de bras.
La céramite cogna durement sur mon casque, et me l'enleva de la tête.
Je crachais du sang dans un bruit peu ragoutant, ainsi qu'une dent cassée.
Je récupérais mon pistolet dans son holster alors que le space marine corrompu portait la main au sien, rangé à sa hanche, dans une parodie de film de néos-deperados vu à l'Holo-TV.
Son premier tir mal ajusté emporta mon épauliere.
Il hurla et tenta de me rattraper encore. Son épauliere s'enfonça dans le mur et me sauva la vie.
Je tirais également et lui mit un laser dans le front, qui fut dévié par l'os. L'impact le sonna cependant, et me donna le temps.
Je repris en main mon épée dans sa poitrine dévastée, et réactivais la chaine, qui finit de détruire ses organes vitaux.
Il grogna, et appliqua le canon de son pistolet sur ma poitrine.
Un "clac" sonore retentit et délivra ma sentence, avant qu'il ne s'écroule pesament, pour découvrir une marée de cultistes qui avaient envahi le couloir, et qui heureusement prirent leurs jambes à leur cous.
J'activais mon oreillette et demanda un médic d'urgence.
Des rapports de désengagement affluaient de partout, les hérétiques se repliaient.
Pour l'instant.
Nous repartîmes aussi vite qu nous étions arrivés, laissant derrière nous un beau petit charnier. Permafrost occupait la chimère 4, tandis que je restai dans la même. Les immeubles qui étaient autrefois des bureau de la pesante bureaucratie de l'Imperium défilaient sur nos flanc, tous en ruine pour la plupart. L'horizon de sang était parsemé d'éclair de lumière et si l'on se sortait la tête de ces tas de ferraille on pourrait même entendre les cris des combattants.
-Lieutenant, m'appela Kreg. Venez voir ça, un barrage.
-Stoppes la chimère une minute tu veux ? Mais prépares-toi à mettre les gaz si je te le demande.
En sortant je pus constater que les environs étaient désert, aucun signe de vie. Le radiant à la main je m'engageai prudemment sur le monticule de débris barrant tout la largeur de la route. Je scrutai alors les ruines, les encadrement de fenêtre à la recherche d'un mouvement. La situation ne me disant rien qui vaille je décidai de repartir et en remontant je donnai le signal de départ, nous emprunterons une autre voie. Le plus inquiétant dans cela c'est que ce mur de tôles et autres matériaux plus ou moins solides n'était pas là quand nous étions passé par ce chemin à l'aller. Nous reprîmes la route mais à peine 500 mètres que le convoi fus à nouveau stoppé.
-Lieutenant Borkov, un autre barrage !
-Cette fois c'est sûr ils veulent nous tendre une embuscade et nous dirigent grâce à ces barrages vers le piège.
-Vos ordres ?
-Qu'indique l'auspex ?
-Rien à 100 mètres à l ronde.
-On continu.
Et le convoi continua vers notre destiné. Le secteur où nous nous trouvions était celui des raffineries. De nombreux conduits qui transportaient les ressources exploitées de la planète étaient détruits, leurs restes jonchant les allées. Je me joignais alors à Kreg dans le cockpit, désirant voir où nous nous engagions, quand un clignotement rouge sur le tableau de bord attira mon attention.
-Putin l'auspex s'affole !! m'exclamai-je. Des points apparaissent sur l’appareil partout autour de nous !
-Par l'Empereur, lâcha Kreg.
-Halte à toutes les chimères ! transmettais-je dans la radio. Blindés en formation défensive circulaire, exécution !
Dans une hâte toute justifié les VAB formèrent un cercle de leur carcasse de métal, dont l’intérieur était assez grand pour tous se regrouper sans se gêner, si bien que des espaces assez importants séparaient les chimères. Dans une parfaite discipline, mettant en pratique leur long entraînement, les troupes de choc sortirent pour se mettre en position derrière les machines. De longues minutes d’attente se mêlèrent à un calme réciproque, car partout autour de nous le rouge commençait à se mêler au gris monotone des bâtiments. Une fois leur bataillon en place, une délégation de trois géants en armure énergétique dont celles-ci semblaient avoir été trempées dans un bain de sang, s’avancèrent vers notre dernier carré. L’un d’eux commença d’une voix rauque :
-Je suis Glariod des World Eaters, fléau des servants de l’Empereur-cadavre sur cette terre. Vos âmes sont à moi quoi que vous fassiez, rendez-vous et nous ferons en sorte de moins vous faire souffrir que si vous résistiez, sur ses mots le traîtres éclata d’un rire dément.
A l’entendre, ma réflexion sur la situation s’arrêta nette, pour laisser place à un rire de folie. Certains de mes hommes me regardèrent, ne sachant que faire. Mais leur hésitation s’arrêta elle aussi quand je pris la parole :
-Vous n’êtes rien de plus que de pauvres larves à la recherche d’un manque que vous ne pourrez jamais combler !! Vous êtes voués à la damnation éternel bande de chiens ! La divine Colère de l’Empereur va s’abattre sur vous quoi qu’il en coûte !!
Comme pour répondre à ma litanie, deux détonations se firent entendre. Glariod s’effondra ainsi que un autre marine, tous deux ne portant pas de casque leur tête explosèrent suite aux tirs de snipers.
-Snipers sur les toits, fit passer Kyss.
-Ils sont avec nous ça c’est sûr.
-On est encerclé alors lieutenant ? me demanda Burn.
-Oui et on va pouvoir charger de tous les côtés.
Le moment de vérité était arrivé, la bataille allait se jouer dans l’heure qui allait suivre. Alors, j’hurlai aux loups ce qui serait probablement parmi mes dernières paroles :
- En avant mes frères ! Vers la mort ou la gloire !
-La gloire ! hurlèrent-ils. Et la mort pour nos ennemis !
- CHARGEZ !!!
-HAHU !
Sûrement le dernier combat pour moi, Alexander Borkov, lieutenant du XIIIèm, à trente contre des centaines, rien n’est sûr. Mère Folie s’empara de nous tandis que nous sautions sauvagement sur nos adversaires, le martèlement de nos pas sur le sol était couvert par les litanies de haine que nous hurlions à leurs adresse. Le temps semblait s’accélérer, je pressai continuellement la gâchette et ne la relâcherai que quand mon paquetage sera vide. Plus que vingt mètres..... quinze...... cinq..... Le choc de notre ligne sur la leur fus effroyablement sanglant.
Je continuai éternellement à presser la détente, le fusil commençai à brûler mes mains dotées de gants anti-chaleur. Le canon surchauffai, les viscères étaient à l’air libre. Je n’en pouvais plus, je sentais que j’allais me carboniser en même temps que mon radiant. Quand, au final plus rien ne sorti de ce dernier, je défis manuellement l’attache de mon paquetage et jetai le tout dans la gueule d’un hérétique me faisant face. Je pris alors mon pistolet bolter et mon katana, qui sait combien j’en avait tué jusque là et qui sais combien déjà étaient tombés dans mes rangs. Dans une mêlée générale il est essentiel de se créer un espace autour de soi afin de ne pas se faire surprendre, pour se faire, je tranchai dans de grandes attaques circulaires les torses de maint ennemis, partout le sang coulait à flot, mes frères d’armes se battirent vaillamment et quand l’un d’eux mourrai, il en emportai dix avec lui. Une autre détonation retentit, abattant le dernier surhomme corrompu.
Un coup de crosse me frappa l’arrière du crâne, sonné je m’agenouillai, l’hérétique profitant de cette mise à mort ne remarqua pas mon mouvement. D’un coup sec je lui plantai ma lame dans le ventre, alors qu’il pensait me porter le coup de grâce. Le suivant me porta un coup d’estoc de sa baïonnette, je dégageai aisément le fusil de sa trajectoire et l’emportai vers la droite, pour achever finalement mon adversaires d’un tranché de bas en haut. A quelques mètres de moi Permafrost balançai sa lourde hache énergétique de droite à gauche, brassant ainsi les rangs ennemis et grignotant un peu plus à chaque mouvement dans leurs effectifs.
Parmi les rares apparitions de mes hommes dans la masse je pus voir que chacun avait sorti sa couteau de combat, et frappai frénétiquement tout corps à leur portée, oui c'était cela qui nous avait envahit en même temps que la folie, la frénésie du corps à corps. Après deux autres renégats terrassés et une baïonnette dans mon flanc, je commençais à voir rouge, passant la main sur mon visage je me rappelai que je portai mon casque intégral. Ne voyant plus rien, je me débarrassai de celui-ci et pus sentir l'air emplit de l'odeur du carnage. Je déchargeai les derniers bolts de mon pistolet dans le corps du soldat me chargeant, la moitié explosant son gilet pare-balles.
Sur ma droite un hérétique brandit son couteau pour me le planter dans la gorge, d'un geste rapide je lui tranchai l'avant bras, sa lame continuant sa course, elle alla mordre la chair de mon bras. J'achevai l'inconscient d'une décapitation, dont la fontaine de sang arrosa un peu plus mon visage d'hémoglobine.
Quand soudain, une énorme boule de flammes éclaircit la masse des combattants. "Burn" pensais-je. Ayant la première preuve d'avoir perdu un frère d'arme, mon exaltation reprit de plus belle et je ne sentais plus les poignard heurter mon armure ou taillader ma peau.
Arkan se joignit à moi dans cet affrontement, de nombreux kasrkins firent de même et nous finîmes par former un dernier carré tous réunis et bien amoindris. Le commandant Permafrost se rejoignit lui aussi, toujours en vie.
-Je ne vois pas Leen, où est-il ? demandai-je, connaissant déjà la réponse.
-Il s'est écroulé sous le nombre de ses adversaires, me répondit Melius. Quand je suis arrivé près de lui il était déjà mort, mais avait le sourire au lèvre.
-Que l'Empereur l'accueil à sa droite comme tous nos morts aujourd'hui ! lançai-je à l'adresse des survivants. Aujourd'hui nous ne mourront pas en vain !
-HAHU ! cria l'élite de la garde.
-Sachez lieutenant, que ce fut un honneur pour moi de combattre à vos côtés, me cria Permafrost.
-Ce fut un honneur pour moi aussi, comme celui d'avoir lutté au côtés de mes soldats.
Les combats continuaient mais cette fois nous étions tous réunis. Pour la fin.
urhtred_gohslord
01/09/08 , 19:08
Les bruits de la batailles me faisaient mal au crane, mais je continuais mon hécatombe parmis les rangs ennemis.
Une demi-douzaine de cellules jonchaient le sol, poussées sans ménagement à bout par des coups répétés à pleine puissance.
Les nouvelles alarmantes affluaient par mon oreillette et je priais l'empereur qu'on s'en sorte avec le minimum de pertes possibles.
Soudain, un message de détresse informant que l'expédition de récupération de borkov formait un dernier carré devant des hordes ennemis arriva.
Par la ligne générale, Faust annonça qu'un petit contigent allait, à son tour, mener une expédition salvatrice, en profitant d'arriver dans leur dos pour percer une brèche et ramener un maximum de personnes au bercail.
Il donna successivement les noms des escouades, puis je me proposais pour sauver borkov, mu par une sorte de grain de folie.
Il accepta et je me rendis rapidement à l'armurerie pour prendre un baudrier de deux poignards longs, bien que la probabilité que je les utilises me parut relativement faible.
Toute l'équipée embarqua dans trois chimères, et nous démarâmes à toute trombe.
Nous vîmes les hérétiques en premier, masse grouillante convergeant vers un même point.
Je proposai de rejoindre nos compagnons en roulant sur les corps et cette proposition fut accepté à l'unanimité.
Les chimères présentèrent alors un rang de 3 uni et les pilotes mirent les gaz.
Les cahots provoqués par l'irrégularité de la surface des corps hérétiques sur laquelle nous roulions nous força à nous tenir aux poignées de la chimère, puis tout fut calme.
Je passai ma tête par l'écoutille et constatai que notre attaque avait laissé une trouée dans les rangs hérétiques, et que ceux-cis restaient à leur place, médusés.
La bataille avait été mimentanément interrompue par notre intervention
"Regagnez les chimères, lançai-je aux gardes survivants, on décolle avant qu'ils ne reprennent leurs esprits!"
L'ordre fut promptement exécuté, et nous repartîmes en trombe, alors que les hérétiques reprenaient à peine leurs esprits.
De nouveau, nous écrasâmes les fous qui pensaient que leurs faux dieux leur donneraient la force de retenir un char à pleine puissance, et nous nous étions à peine écartés du groupe de 20 mètres que le garde qui m'avait relayé à l'écoutille gueula:
"y'a quelqu'un sur le toit!"
Son corps s'écroula dans l'habitacle, étêté, et un colosse barbouillé de rouge bondit à sa suite.
Je fus le premier à réagir et dégainai mes daux armes, tandis qu'il entreprenait de balancer ses poigs gantés de fer partout là ou il pouvait.Un garde fut assommé avant que je ne tente de lui couper les poignets de mes lames.
Il encaissa sans broncher et je dus me reculer pour ne pas subir sa riposte.
Un cahot plus fort que les autres failli me mettre à genoux, et fit de même pour le colosse.
Me rattrapant plus vite que lui et chargeai.
Un laser lui explosa la cervelle, venu du pistolet d'un garde
Commissaire maximius
10/09/08 , 16:57
-Bon les gars. Mettez vos harnais on bouge. Le colonel nous envoie en balade. On doit allez sauvez un haut gradé de la flotte. Sa navette c’est écraser à quelque click d’ici. On va y aller en sautant de toit en toit et le ramener. Compris ?
Aucune protestation ne s’éleva. J’avais posé la question par habitude. Je savais qu’ils me suivraient partout jusque dans l’Œil sil le fallait.
En moins de cinq minutes nous étions prêts.
-John tu nous guideras. Prends cette plaque et compare-les coordonnés de la cible avec notre position actuel. Tu nous établis un itinéraire.
-C’est bon commissaire.
Je tournais le dos à mes hommes en disant :
-Alors, allons-y.
Je m’envolais bientôt suivis par l’escouade.
Nous avancions en sautant de toit en toit porté par nos harnais antigrav. Des hommes se plaignaient de temps en temps immédiatement rappelé à l’ordre. John troubla le silence :
-Commissaire, on est juste a coter le site du crash devrait être… derrière cet immeuble. Je capte un grand nombre de signaux sur l’auspex.
-Bien les traitres sont là aussi. En avant. Formation fer de lance, radiant à puissance moyenne, baïonnette au canon ou à la main.
Les hommes se mirent en formation derrière moi sur le toit du bâtiment. Quelque tirs laser était diriger vers nous mais la masse de traître était plus occuper à charger les décombres du Thunderwak.
-Chargez ! Pour l’Empereur ! Vengez vos frères morts sans avoir eu l’honneur de se battre ! HellJumpers chargez ! Gloire au premier qui mourra.
Je m’envolais suivis de mes hommes vers la marrer de cultiste attaquant l’épave. J’atterris en broyant un homme sous moi. Les vétérans atterrissaient un peu partout au milieu des traitres.
Alors que nous nous enfoncions à l’arrière de leur ligne un corps a corps sanglant s’engagea. Les combattant hurlaient et mourraient tout autour de moi. J’abattis mon épée sur le bras d’un fanatique et lui coupait au niveau du coude. D’un revers je décapitais le suivant. Un autre traitre se présenta devant moi. Il me chargea en me tirant dessus. Une balle atteignit mon épaule me faisant grogner de douleur. Je le chargeais a mon tour et l’embrochait sur mon épée. Les vétérans se taillaient un chemin sanglant au travers des chaotiques vers les restes calcinés du Thunderwak.
J’atteignis les défenses du Thunderwak en premier suivis de près par tous mes hommes. J’attrapais un soldat portant l’uniforme de la flotte.
-Où est votre officier ?
-J’en sais rien. Il doit être en train de hacher du traitre quelque part.
-Chef je capte des signaux de véhicule en approche, m’informa John