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Full Version: La guerre de Toregordabis
La Communauté Francophone du Wargame > Warhammer 40,000 > Warhammer 40,000 - Développement > Warhammer 40,000 - Fluff & Récits
Pages: 1, 2
Shas'o Benoît
Chose promise, chose due.
Texte que j'ai commencé depuis un moment et que je poste déjà !

PROLOGUE:

Destination: Mars
Date: ù*gkpy
Réf: AdMech/76553698/Xen987
Auteur: scribe Gan Invectivus
titre: Du Carbonium
"l'empereur est le guide est le maître"

La légende veut que les caskads descendirent du ciel, guidés par les "dieux de la sagesse" (Afe, dans leur langage), et qu'ils s'établirent il y a de cela plusieurs millénaires sur Tah'nara, ayant fui leur monde d'origine. Il faut dire que les caskads ont tendance à considérer toute personne de plus de un mètre de haut comme une créature surnaturelle et divine. Ainsi les hommes sont les dieux de la guerre ("Ase"), les eldars les dieux de la beauté ("Vane"), les orques sont les divinités du cycle de la vie et de la mort ("Kare") et les traîtres voués au chaos, les dieux infernaux ("Sade").
Pour les caskads, les armes et tout le matériel fondu en ce matériau qu'ils appellent carbonium ("Tok")sont sacrés et ils leur vouent une vénération proche de notre doctrine du dieu-machine -loué soit deus ex mechanicus ! J'ai moi-même assisté à la fonte d'une épée sacrée caskad. Le chef de clan Ara m'y avait invité et il considérait comme un honneur la présence d'un dieu de la guerre dans sa forge; en fait, la première opération consiste en la fonte d'un banal acier comme nous savons en faire depuis des temps immémoriaux dans nos villes. Mais la deuxième étape est plus curieuse: on ajoute à l'alliage encore liquide une poudre étincelante, dédiée à celle des divinités que l'on désire. Puis les caskads ont emporté l'épée nouvellement coulée dans une pièce voisine. Comme je faisais mine de les suivre, des notables me firent comprendre que les forgerons-mages l'amenaient dans un sanctuaire dédié à la sagesse et à la guerre, et qu'eux seuls pouvaient y pénétrer. Ara m'invita à m'asseoir sur un banc de pierre, et ensemble nous chantâmes des hymnes glorifiant les "Kopi" ("tous les dieux").
Après un temps indéfini, les deux orfèvres revinrent, pas peu fiers de leur ouvrage: une nouvelle lame sacrée venait d'être forgée...

L'inquisiteur Salvatus Immolax éteignit l'écran de sa console en pestant. Fermant les yeux, il se rappela les paroles du scribe Incanus Galaxi, convoqué alors à l'Inquisitorium après avoir rapporté ce texte troublant; et ce bureaucrate avait declaré:
"-Je recommande aux services de l'Inquisition de passer à la question mon collègue Gan invectivus, qui semble avoir été contaminé par des xénos et qui tient des propos semblant aller à l'encontre de l'inquisition..."
Quelle manque de lucidité !
Ce texte regorgeait de preuves d'une hérésie profonde ! C'est pourquoi, lui, il s'était proposé, dès l'écoute de ce document impie, pour aller tirer cette affaire au clair, directement sur Toregordabis, petite planète de la banlieue nord de l'Impérium.
Tiens, rien que l'oubli d'une majuscule à "Empereur" signifiait un manque de dévotion inqualifiable.
"-Maudits soient tous ces hérétiques ! Ils souillent notre Impérium par leur présence..."jura le docte inquisiteur, alors qu'il montait vers la passerelle supérieure du Knightlord, l'astronef qui le menait vers son objectif.
L'énorme vaisseau approchait déjà de Toregordabis, modeste planète de l'Impérium. Dans la salle de contrôle, une cinquantaine d'opérateurs rivés sur leurs sièges pianotaient sur leurs consoles les coordonnées que devait suivre la véritable citadelle volante qu'était le Knightlord.
Au centre de la grande salle pressurisée se tenait un colloque improvisé, réunissant les plus hautes dignités à bord de l'aéronef: le commandant de bord Laurenc Dirukus, coiffé d'un casque rouge luisant, le psyker Karlo Quarc, reconnaissable à ses yeux violacés et à sa peau écailleuse, et surtout, le général Palpitus Ganja à l'uniforme impeccable; ce-dernier lançait de sa voix bourrue:
"-Encore une affaire à régler en banlieue d'une faille du warp. Cela me plaît de moins en moins.
-Nous sommes au service de l'empereur, rétorqua l'amiral Dirukus, en chassant de son épaule droite un grain de poussière.
-Avez-vous entendu parler du tumulte sur Jikos VII ? demanda le télépathe, en tentant de changer de sujet. Il paraitraît que...
-Je suis le serviteur de l'empereur ! le coupa le space marine, et je n'ai jamais dit le contraire ! J'irai toujours là où Il me le demandera !
-C'est vous qui le dites, murmura Laurenc Dirukus.
-Qu'insinuez-vous ?
-Allons, mes amis, du calme... supplia Karlo.
-il paraît que, quand vous étiez en mission sur Moppyn-X contre le chaos, continua l'autre, vous avez été impliqué dans une affaire louche...
-Espèce de...
-Il suffit ! rugit Salvatus Immolax, qui venait d'arriver. Nous sommes là pour détruire les ennemis de l'Impérium, alors laissez de côté vos différents je vous prie !"
Le général Dark Angel quitta leur compagnie en fulminant, la main toujours posée sur la crosse de son bolter. L'amiral, lui, haussa des épaules en soupirant:
"-Bien, messieurs, excusez-moi, mais j'ai encore pas mal de travail."
Il s'éloigna d'un pas nonchalant vers sa console en jetant des ordres à la volée:
"-Coupez les moteurs un et quatre ! Passez en phase d'approche ! Vérifiez le secteur du champ d'astéroïdes !"
Le psyker sourit: décidément, les deux hommes ne pouvait pas se supporter ! Cela remettait en cause le vieil adage:"qui se ressemble s'assemble". Ils avaient beau être arrivé tous les deux aux plus hautes fonctions, Dirukus et Ganja ne pouvaient pas se sentir; dès qu'ils s'apercevaient, une prise de bec énergique éclatait. D'ailleurs, Immolax était la première personne capable de s'interposer entre eux sans prendre un coup dans la mâchoire...
Salvatus regarda un instant le psyker Karlo: il appréciait ses talents psychiques, qui leur avait permis de voyager dans le warp, et de gagner un temps précieux. Mais en même temps, il se défiait de lui et se rappelait les paroles de son maître, le défunt Tyranicus Defictas:"toute personne exposée au chaos est susceptible de trahir notre vénéré Empereur..."
Depuis combien de temps ce Quarc servait t-il l'Imperium ? Combien de voyage dans l'Immaterium avait t-il déjà accompli ? Sûrement beaucoup, pour y circuler sans trop de crainte...

Songeur, Salvatus s'avança vers l'amiral et le questionna:
"-Encore combien de temps environ avant d'atteindre Toregordabis ?
-Je dirais une trentaine d'heures...
-Et pour se poser à Malerne ?
-Avec les contrôles d'usage et l'inspection anti-contamination bactérienne, il faut compter 24 heures de plus."
La porte de la salle de commandes s'ouvrit dans un claquement sec, et le général space marine revint, suivis d'un groupe de guerriers aux armures chatoyantes.
Il alla droit vers l'inquisiteur et s'adressa à lui, sans prendre la peine de poser ses yeux sur l'amiral -qui d'ailleurs faisant mine d'être trop absorbé à son ordinateur pour le remarquer:
"-Voici les vingt ultra marines que l'empereur a daigné vous offrir comme escorte, en récompense des nombreux services que vous avez rendus à l'Impérium.
"La vie du serviteur Immolax est trop précieuse pour la risquer ainsi sur une planète frontalière", m'ont affirmé mes supérieurs.
-Quelle surprise ! s'étonna Salvatus. Puis il ajouta: mais pourquoi me l'avoir caché si longtemps ?
-J'avais mes ordres, répliqua Palpitus."
Il claqua des talons, et repartit d'un pas martial vers la sortie. Immolax soupira en son for intérieur et se dit à lui-même: " me voila affublé de gorilles, à présent...je ne suis plus libre de mes mouvements. Qu'à cela ne tienne, je saurais leur tenir tête, à ces gaillards. Tout de même...vingt Ultramarines ! On me tient en haute estime..."
Il se tourna vers celui qui paraissait être le sergent et s'enquit:
"-Quel est votre nom ?
-Sergent Horacius Fazad; vive l'Empereur !"


Le transport survolait Malerne, capitale de Toregordabis; à perte de vue, des milliers de toits plats en béton s'étendaient, recouvrant la plaine d'un manteau grisâtre. Loin en contre-bas, dans les rues bondées, des centaines de véhicules de toutes sortes, motos, antigraves, véhicules tout terrain, sillonnaient la cité en tout sens. Le pilote surveillait de près les grands axes aériens, redoutant une collision avec un voyageur moins chevronné que lui. Bientôt il approcha du c'ur de la citadelle, où s'élevait, resplendissant et majestueux, le palais du gouverneur Ill Altus, représentant de l'Empereur.
Enfin l'appareil se posa sur la piste principale, dans un vrombissement assourdissant. La porte s'ouvrit dans un claquement sec et les envoyés en sortirent: Salvatus Immolax, le redouté inquisiteur, était arrivé à bon port. Autour de lui, ses gardes du corps marchaient, jetant un regard méprisant sur les hommes qu'ils rencontraient. Un vent mordant hurlait à la mort, mais Salvatus se contenta de ramener à lui les amples plis de sa cape qui flottaient au vent; impatient, il se retourna vers le cockpit et cria, pour que sa voix couvre la tourmente des éléments:
"-Eh bien, télépathe ! Vous venez ? Ou faut-il venir vous chercher ?"
Une misérable créature sortit du vaisseau de transport; c'était bien Karlo Quarc, mais sa peau d'ordinaire grise et rude s'était amollie et teintée de blanc; livide, le malheureux s'avança en titubant et hoqueta d'un ait maussade:
"-Je ne crois pas avoir bien supporté le voyage...
-Je croyais que vous aviez déjà entrepris bien des expéditions ?
-Oui...mais jamais dans un véhicule si rapide et si nerveux. J'ai cru mourir mille fois !"
L'inquisiteur haussa les épaules: les barges K-6 n'avaient rien d'un bolide, d'après lui. Il se remit en marche avec les ultramarines en rétorquant:
"-Si vous vous sentez mal, restez-ici et attendez-nous. Pour l'heure, j'ai une mission à accomplir. Vous, vous avez déjà rempli votre devoir. Tout ce que je vous demande, c'est d'envoyer un message à l'amiral Dirukus quand je reviendrai de mon entretien avec le gouverneur."
il entra dans le grand palais, introduit par deux gardes impériaux en tenue argentée. Nauséeux et barbouillé, le pauvre psyker se laissa glisser au sol, pantelant et soufflant.

Damned: message déplacé dans la section fluff/récits 40k
Corpse Eater
Bon vu que damned est pas là cette semaine je lance les hostilités wink.gif

J'aime bien cela se lit tout seul, et les style est bon.

Mais par contre les chamailleries entre serviteurs préstigieux de l'imperium je n'y crois pas trop...

L'aéronef qui s'appel Nightlord; ca c'est de l'hérésie profonde !!! (si tu ne le sait pas c'est le nom d'un légion renégate!)

Et les "vive l'empereur" à tout bout de champ bof, les space sont embriguadé pas lobotomisé!!

Et ne mélange pas plusieurs chapitre dans le même vaisseau!

Mais sinon mon avis général est pausitif voir plus... Bien joué continue.
Triz'
Alors ça commence bien, on est vite dedans, mais alors après... Fiou ! C'est long !

Raccourcit au niveau des "disputes", pour arriver directement au sujet... L'Hérésie avec des "armes sacrées" (si j'ai bien tout compris).
Shas'o Benoît
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Pas de Damned à l'horizon, je me lance.
Au fait, désolé pour m'être trompé de section ( décidément, elle ne me plait pas, la section récit ! C'est la deuxième fois que je l'ai perdue...je sais, je suis pas doué...)

Pour Corps Eaters:
j'ai corrigé Nightlord en Knightlord, merci pour l'info.
Pour les disputes, désolé mais Dirukus adore énerver ses interlocuteurs, et l'antipathie ne se commande pas.
Pour les deux chapitres mélangés, t'inquiète, j'arriverai bien à le justifier dans la suite.

Pour Triso:
Salut. Désolé pour la longueur; ce n'est "que" l'intro et ça fait déjà 10 pages dans Word...Il faut dire que je veux écrire une vraie saga, à peu de choses près.
mais j'avais commencé ce texte sur le Warhammer forum depuis quelques semaines, et je le reposte ici, c'est pourquoi pour l'instant c'est des gros pavés.

Sinon, merci à vous deux pour vos remarques objectives ( et surtout pour vos chaleureux encouragements !).

Vive le Bien Suprême !
Voila la suite:



Péniblement, il se redressa en s'appuyant sur le mur, et commença à descendre l'escalier central en direction des quartiers sud. A mesure qu'il marchait, il reprenait de l'assurance en oubliant son pénible voyage: jamais il n'avait pu supporter les trajets aériens, c'est pourquoi d'ordinaire il préférait les débarquement en règle en thunderhawk; car alors, le pilote n'essaie pas quelques acrobaties farfelues.
En maugréant, il flâna dans les rues pavées de Malerne, dévisageant les habitants. A sa grande surprise, bien que la majorité soit des hommes, il rencontra aussi bien des xénos...Salvatus avait bien du pain sur la planche avant que cette planète ne présente plus de traces des étrangers ! soudain, son regard rencontra celui d'un jeune tau, presque deux fois plus petit que lui, qui le scrutait étrangement.
Karlo remarqua aussitôt la couleur bleu pâle caractéristique et l'excroissance osseuse en plein front.
"-Vous êtes un psyker ?"
Le télépathe sursauta, intrigué par cette question incongrue; mal à l'aise, il répondit:
"-Oui, mais toi, qui es-tu, et comment l'as-tu su ?
-Aun Chi'nas Fis, pour vous servir ( il lui tendit la main ). C'était facile à deviner: mon père dit que tous les psykers sont des hommes, mais qu'ils sont différents par certains détails de leur apparence; et bien sûr, ils ont des pouvoirs psychiques. Dites, comment ça fait d'avoir des pouvoirs psychiques ?"
Karlo Quarc sourit et se concentra pour lui envoyer un message par la pensée; mais il avait beau se recueillir et s'investir de tout son être, il ne réussit pas.
Le jeune tau, étonné par son mutisme, s'inquiéta:
"-Dites, monsieur le psyker, vous êtes sûr que vous allez bien ?
-Oui, oui, ça va...
-Vous allez l'air fatigué...si vous voulez, je peux vous ammener chez moi pour que vous vous restauriez ?
-Ma foi, pourquoi pas ? avoua le télépathe. depuis bientôt quinze heures je n'ai rien avalé !"
Le jeune éthéré le guida alors à travers le dédale de ruelles et d'étals vers sa demeure. Quarc réfléchissait quant à son échec de télépathie; comment se faisait-il qu'il ne pouvait communiquer avec le tau ? Peut-être n'a t-il pas de résonance dans l'Immaterium...Faculté très intéressante. Puis il pensa à Salvatus: si jamais l'inquisiteur apprenait qu'il partait manger chez des extra-terrestres, il enverrai sur-le-champ des marines lui régler son compte !
En chemin, son guide juvénile salua un autre tau qui convoyait des ordures:
"-Salut à toi, Fio'la Xotes Kaol, et que la paix règne sur ton c'ur !"
A quoi l'éboueur répliqua:
"Et que la joie t'accompagne, Aun Chi'nas Fis !
-Vous vous saluez toujours comme ça ? demanda Karlo.
-Bien sûr ! Pas vous ? Après tout, chacun tient sa place et joue son rôle dans le Bien Suprême !"
la maison de l'aun se révéla être relativement modeste, mais propre et habilement ornée du symbole du sept Xotes: un grand cercle coupé en deux par une barre surmontée d'un disque plein. Fis sortit de sa poche la clef, ouvrit la porte et cria:
"-Père, mère ! Je reviens avec un psyker, il est affamé !"
Le télépathe s'indigna et s'apprêtait à protester, mais ses mots restèrent dans sa bouche quand descendit de l'étage le père de Fis: l'éthéré témoignait d'une majesté et d'un savoir immense. Ses yeux semblaient des puits de science et Karlo eut le sentiment que s'il lui posait une question, ce xénos pourrait y répondre aussitôt, quelle qu'elle soit. Il portait une grande toge violacée et une ceinture dorée. Il ne marchait pas, mais flottait littéralement sur les marches; respectueux, il se pencha en avant et salua le visiteur:
"-Bienvenue à vous, noble Gue'vesa ! Je suis Aun'el Xotes Giuv, et voici mon épouse Aun'el Xotes Azia."
Elle semblait glisser sur le sol marbré, dans sa robe blanche et lumineuse; elle s'inclina à son tour et demanda en arborant un merveilleux sourire:
"C'est bien volontiers que nous vous offrons l'hospitalité; que voudriez vous comme plat principal, au déjeuner ?"


Les couloirs se succédait aux corridors depuis un bon moment, et Salvatus se demanda si ses deux guides le conduisaient vraiment à la salle du conseil...Soudain, alors qu'ils franchissaient une pièce meublée en tout et pour tout de quelques chaises et armoires, il entendit des accents de voix étranges derrière une porte à sa droite. Intrigué, il se tourna vers les deux gardes impériaux et s'étonna:
"-Dites-moi ce sont bien des xénos, que j'entends parler ici-même, au c'ur du palais du gouverneur ?"
Il ne leur laissa pas le temps de répondre et ouvrit en grand la porte. il eut le souffle coupé: devant lui, cinq eldars au costume chatoyant devisaient dans une langue inconnue avec un homme portant la tenue d'un télépathe impérial ! Fulminant de rage, l'inquisiteur Immolax s'avança d'un air menaçant vers le psyker en grondant:
"-Vous êtes Gan Invectivus, je présume ?
-Non, mon nom est Yan Invectivus. Mon père a été porté disparu il y a trois mois...
Je suis le nouveau télépathe officiel de Toregordabis. Mais laisse-moi vous présenter les émissaires eldars de...
-Ils doivent mourir, et vous aussi pour cette trahison envers L'Empereur !"annonça froidement Immolax. Puis sortant de son étui son désintégrateur personnel, il déchargea son chargeur sur le jeune psyker. Le malheureux regarda un moment son meurtrier, les yeux grands ouverts, puis ils se refermèrent à jamais.
Les ultramarines, qui se tenaient près, la main sur leurs bolters, se jetèrent sur les immortels en délivrant sans pitié des rafales à bout portant. Les cinq envoyés eurent à peine le temps de sortir leurs pistolets shuriken, que déjà la vie quittait leurs corps criblés de balles.
Tout cela s'était déroulé très vite, aussi les deux impériaux n'avaient pas eu le temps d'esquisser un geste que déjà le drame était joué. Rengainant son arme, Immolax leur jeta d'un ton sans appel:
"-Conduisez-moi à votre gouverneur, sur-le-champ.
-Il ne va pas apprécier votre initiative, remarqua un des deux soldats.
-Je me moque éperdument de ce qu'il va penser ! Tout ce que je sais c'est qu'il manquait à cette planète un homme à la poigne de fer pour la remettre dans le droit chemin ! Tout bon xénos est un xénos mort ! Ce sont des ennemis de notre vénéré Empereur ! Ils projettent ouvertement la perdition de l'humanité ! Mais tant qu'il y aura des serviteurs comme moi, cela ne sera pas !"
Se reprenant, il prit le garde par le col et lui dit d'une voix douce :
"-Je vous conseille d'obtempérer à mes ordres, je suis envoyé par la Sainte Inquisition et l'Empereur lui-même..."
Le subalterne acquiesça et le mena avec ses gardes du corps jusqu'à une grande porte en acier, ornée de spirales en argent et d'arabesques fines. Sans dire un mot, lui et son camarade s'éclipsèrent alors que l'inquisiteur ouvrait les deux battants d'une poussée vigoureuse.
Le haut plafond n'était soutenu que par quelques colonnades en acier, mais les murs ruisselaient de tapisseries aux couleurs rutilantes, retraçant l'histoire de la colonisation, depuis les débuts de l'Impérium jusqu'au mandat d'Ill Altus.
Et Ill Altus en personne siégeait sur un trône serti de diamants. A ses côtés, quelques conseillers et le tout jeune vice-gouverneur Oio Vim le regardaient palabrer avec un messager du Steeland, apportant les nouvelles annuelles sur la fabrication d'armes dans sa région. Salvatus progressa d'un pas martial, suivi de ses vingt ultramarines, et à mesure qu'ils approchaient les discussions mouraient et les voix des courtisans s'évanouissaient.
Le gouverneur, représentant de l'Empereur, se leva devant Salvatus Immolax et déclara:
"-Bienvenue à vous, inquisiteur ! Quoique de sombres nouvelles soient dans votre sillage...
-A quoi faites-vous allusion ?
-On me dit que vous avez exécuté cinq émissaires...
-Des xénos !
-Sans jugement...
-Nous y voila ! Tous ce qui n'est pas Impérium mérite la mort ! Je vous prends tous à témoin: il a trahi la confiance de notre Guide !"
Pas un spectateurs ne souffla mot. Salvatus reprit alors:
"-Je vous relève officiellement de vos fonctions, puisque vous n'en êtes pas digne, et je prendrai votre place jusqu'à ce que l'Administratum désigne un nouveau gouverneur. Vous allez immédiatement me signer un décret en ces termes, et je déconseille à quiconque de s'y opposer.
-Mais...
-Si vous n'êtes pas pour l'Empereur, vous êtes contre l'Empereur, le coupa le sergent Fazad.
-Vive l'Empereur ! Loué soit son nom !"répétèrent en c'ur ses conseillers.
Ill Altus soupira et envoya quérir un écritoire.


Sur le perron du palais, l'inquisiteur Immolax caressait la crosse de son désintégrateur en murmurant:
"-Tous des traîtres...aucune fidélité...j'ai été bien inspiré de venir. M'en vais te faire marcher cette planète au pas...toute une croisade dark angel prête à débarquer ! Où est passé ce...Karlo Quarc ?
-Bonjour, messire Immolax ! Quelle nouvelles ?"
Salvatus leva les yeux: Karlo Quarc ! Qu'avait-il fait toute cette matinée ? Il paraissait bien remonté et en pleine forme...Qu'importe !
"-Mon cher psyker, je vais vous demander de faire parvenir un petit message au général Palpitus Ganga..."
Huron sombrecoeur
je suis un peu en retard desoler...

QUOTE
"-Encore une affaire à régler en banlieue d'une faille du warp. Cela me plaît de moins en moins.
-Nous sommes au service de l'empereur, rétorqua l'amiral Dirukus, en chassant de son épaule droite un grain de poussière.
-Avez-vous entendu parler du tumulte sur Jikos VII ? demanda le télépathe, en tentant de changer de sujet. Il paraitraît que...
-Je suis le serviteur de l'empereur ! le coupa le space marine, et je n'ai jamais dit le contraire ! J'irai toujours là où Il me le demandera !
-C'est vous qui le dites, murmura Laurenc Dirukus.
-Qu'insinuez-vous ?
-Allons, mes amis, du calme... supplia Karlo.
-il paraît que, quand vous étiez en mission sur Moppyn-X contre le chaos, continua l'autre, vous avez été impliqué dans une affaire louche...
-Espèce de...


attend si j'ai bien compris il accuse un petloton de sm de trahison' mais comment a fait le spacemarine pour garder son calme? (eat this!)

QUOTE
mon père dit que tous les psykers sont des hommes,


c'est de la discrimination c'est ca?? :Þ

le coup des vingts ultramarine comme garde c un peu beaucoup 6 ou 7 aurait amplement suffit. sinon je trouve le passage sur la denonciation de traitrise un peu a la va vite ainsi que l'ecoulement et l'elimination des eldars , pour un inquisiteur il degaine un peut trop vite ce gaillard...
sinon c'est bien ecrit c'est par contre tres bien aerer (le deuxieme texte surtout) ce qui rend la lecture agreable. allons attendons la suite...
sKaLpeL
j'avais deja eu l'occasion de lire sur WaFo



c'est plutot pas mal

ca me parait curieux que l'inquiz flingue tout le monde et que les gens de la planète aient pas l'air plus enervés que ca...
("ah bon, il a tué les ambassadeurs, ah bas tant pis alors")
Shas'o Benoît
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Merci pour les critiques. COmme je l'ai déjà dit, le problème des ultramarines sera élucidé plus tard.
Sinon, le général Dark Angel A FAILLI tuer Dirukus, seule l'intervention de l'inquisiteur l'en a empêché et il garde néanmoins beaucoup de haine par-devers lui.
Sinon, il y a effectivement toute une colonie tau sur Toregordabis...mais chut ! Voici la suite:



"-Bonjour, messires... "
Les deux hommes se retournèrent pour découvrir deux taus de petite taille, portant des tuniques bleues et les insignes de la caste de l'eau. L'un d'eux fit un pas en avant, et répéta en s'inclinant:
"-Bonjour et paix sur vous ! Notre Por'o, qui a appris votre venue, nous a envoyés vous assurer de l'amitié de la faction Xotes. Nous ne voulons que vivre en bonne intelligence avec les hommes et...
-Sergent Fazad !"cria l'inquisiteur.
Aussitôt les ultramarines, qui restaient toujours à moins de dix mètres de Salvatus Immolax, accoururent en bon ordre et encerclèrent les deux représentants taus. Ces-derniers les observèrent avec anxiété mais celui qui avait pris la parole poursuivit:
"-Il...il nous a demandé de vous apporter ceci..."
Il sortit de sa ceinture un médaillon de jade taillé en forme de pentagone aux arêtes arrondies, et le tendit a Salvatus d'une main tremblante.
"-Sergent Horacius, voyez ! Tentative de contamination et de pactisation avec l'ennemi !"
Puis s'adressant au tau:
"-Je ne sers que l'Empereur ! Votre présence ici est intolérable...
-Nous sommes des Por'el ! Respectez notre statut d'envoyés...
-Je ne respecte rien venant de la part de xénos, rétorqua Salvatus. Sergent, faites votre devoir."
Les vingt space marines empoignèrent fermement les deux ambassadeurs, les forcèrent à se mettre à genoux, et Fazad leva son arme.
"-Notre peuple n'en restera pas là ! lança un des Por'el en redressant la tête.
-Non, ça ne fait que commencer"conclut Immolax.
Deux déflagrations retentirent, puis Horacius rengaina son bolter.


La salle de communication contrastait grandement avec le décor du palais: sur tous les murs s'étalaient des torches et des placards de marbre portant des cantiques à la gloire du divin Empereur. Karlo releva la tête, un sourire pincé aux lèvres. Une fois de plus il avait accompli son devoir: le message psychique était arrivé à bon port jusque dans la salle télépathique du Nightlord. Néanmoins, il se demanda si tel était bien son rôle, de transmettre un ordre qui signait la mort de millions d'êtres vivants évolués...Mais on ne discutait pas les ordres d'un homme au service de la Sainte Inquisition.
Salvatus entra en coup de vent dans la petite pièce à l'atmosphère écrasante, et s'enquit aussitôt, la main glissée sur la poigne de son arme:
"-Tout s'est-il bien passé ?
-Oui, oui, aucun problème, aucune perturbation dans l'Immaterium.
-Curieux, remarqua Immolax, soulagé.
-Certes. On dirait..."le calme avant la tempête".
-...
-...Rares sont les fois où le chaos laisse les courants télépathiques entièrement libérés de sa présence.
-Ah.
-Dites...
-Oui ?
-Pour ces deux xénos, commença Karlo Quarc, ces "taus", croyez-vous vraiment qu'ils méritaient la mort ?"
L'inquisiteur ne répondit-pas immédiatement, mais sa main se crispa sur la crosse du désintégrateur.
Immolax scruta intensément le psyker: il ne paraissait pourtant pas corrompu par ces créatures bleues...Finalement il commença d'une voix froide:
"-Je ne vous aurais jamais cru capable de tenir de tels propos, Karlo.
-Mais, je...je trouve que ces aun'el ne méritaient pas...
-Ils méritaient la mort ! hurla Salvatus. Comme quiconque reniant l'Impérium !
A genoux, traître !"
Il dégaina son arme de poing, le doigt pressé sur la détente. Mais il ne tira point, car il réfléchit et pensa encore avoir besoin des services du télépathe. Il abaissa alors son bras et conclut:
"-Télépathe Quarc, pour avoir pris la défense d'ennemis à l'Empereur, vous mériteriez les pires tortures. Néanmoins, en raison de vos nombreux services rendus, je vous accorde un sursis. Mais votre vie ne tient qu'à un fil..."
Ils ressortirent en silence du réduit et arrivèrent dans la salle d'armes du palais. Les vingt ultramarines attendaient là leurs ordres. Le sergent Fazad mit genoux à terre et inclinant la tête, demanda ses instructions à Salvatus Immolax. Ce-dernier répondit:
"-Nous passerons la nuit au palais. Mais dès-demain ,nous nous occuperons sérieusement de cette planète pourrie par l'hérésie !"
Karlo Quarc frissonna quand le regard mauvais de l'inquisiteur croisa une dernière fois le sien.


A plusieurs centaines de milliers de kilomètres de là, sur une planète de jungle dévastée se tenait le grand conseil d'Aewilsir.
Au coeur d'un château futuriste aux mille et une tourelles, aux dômes de fonte et nacrées d'argent, les descendants de nobles eldars maintenaient le pouvoir d'un des derniers vestiges du jadis si brillant empire eldar. dans la salle des Sources Limpides, tous les grands dirigeants avaient pris place et discutaient alors de la meilleure façon d'atteindre Toregordabis. Quelques heures plus tôt, le grand maître avait reçu le message rapportant la mort des ambassadeurs.
L'archonte qui l'avait fait parvenir par les flux télépathiques affirmait avoir assisté lui-même à la scène, du haut d'une plate-forme du palais gouvernemental. un homme drapé de noir et escorté de space marines avait mis fin à la vie de cinq immortels, sans raison. D'ailleurs, quelle raison pour tuer un eldar, un membre de la race la plus raffinée et la plus puissante de la galaxie ?
"-C'est une véritable ignominie ! s'emporta Kaelon Wyrdis, le grand maître d'Aewilsir ! Quelle impudence, quelle déraison !
-Quelle folie, renchérit un jeune archonte à sa droite. S'en prendre à nous !"
Chacun se laissa emporter et prononcer des menaces à l'encontre des hommes: leur démesure devait être châtiée ! Seul dans le Conseil, un grand prophète d'un âge avancé -même pour un eldar- resta de marbre. Se penchant vers lui, Kaelon lui demanda:
"-Vénérable Milidonyr, vous ne dites rien ?
-En vérité, commença l'eldar respectable, notre place est là-bas, sur cette petite planète. Cette nuit, j'ai vu en songe Nychar, oui, il recouvrait le monde de son ombre; je nous ai vu étendant notre domination, reconquerrant les terres de nos ancêtres ! J'ai vu notre bannière claquer au vent, au fait de la tour de Malerne !
oui, je l'ai vu...
-Alors, nous irons. Car une grande nouvelle je puis vous annoncer: enfin Nychar se redresse et bientôt prendra son envol, plus fort que jamais !"
Un sourire illumina le visage de Milidonyr, et il tenta de contenir ses larmes de joie.
Kaos
A part l'attitude et les paroles de l'Inquisiteur qui sont un peu décalés ("J'men vais te mater c'te planète, moué !", ca le fait pas trop pour un Inquisiteur), c'est un récit de qualité du début à la fin.
On sent qu'il y a un gros travail de recherche au niveau du fluff (surtout au niveau du fluff Tau, curieusement... :P ), et ca, c'est bien.
Je ne peux te t'encourager à poster la suite.

Kaos - Toregordabis serait un des "maiden worlds" créés par les Eldars ?
frére Esarus
je n'ai lu que la première partie mais il y a déjà des choses à dire. le terme banlieue n'existe pas pour l'impérium tout entier, il est lui même divisé en plusieurs secteurs tu trouveras leur nom sur des cartes un peu partout sur le net ou dans le codex SM je crois.
De même un officier humains ne hausse pas e ton devant un SM il en a trop peur, il peut à la limite grogner dans son dos.
Huron sombrecoeur
QUOTE
"-Bonjour, messires... "
Les deux hommes se retournèrent pour découvrir deux taus de petite taille, portant des tuniques bleues et les insignes de la caste de l'eau. L'un d'eux fit un pas en avant, et répéta en s'inclinant:
"-Bonjour et paix sur vous ! Notre Por'o, qui a appris votre venue, nous a envoyés vous assurer de l'amitié de la faction Xotes. Nous ne voulons que vivre en bonne intelligence avec les hommes et...
-Sergent Fazad !"cria l'inquisiteur.
Aussitôt les ultramarines, qui restaient toujours à moins de dix mètres de Salvatus Immolax, accoururent en bon ordre et encerclèrent les deux représentants taus. Ces-derniers les observèrent avec anxiété mais celui qui avait pris la parole poursuivit:
"-Il...il nous a demandé de vous apporter ceci..."
Il sortit de sa ceinture un médaillon de jade taillé en forme de pentagone aux arêtes arrondies, et le tendit a Salvatus d'une main tremblante.
"-Sergent Horacius, voyez ! Tentative de contamination et de pactisation avec l'ennemi !"
Puis s'adressant au tau:


la situation est plus que comique elle est ridicule....

QUOTE
Les vingt space marines empoignèrent fermement les deux ambassadeurs, les forcèrent à se mettre à genoux, et Fazad leva son arme


les vingts'? pour deux ridicule tau? ca manque de realisme...


QUOTE
L'inquisiteur ne répondit-pas immédiatement, mais sa main se crispa sur la crosse du désintégrateur.
Immolax scruta intensément le psyker: il ne paraissait pourtant pas corrompu par ces créatures bleues...Finalement il commença d'une voix froide:
"-Je ne vous aurais jamais cru capable de tenir de tels propos, Karlo.
-Mais, je...je trouve que ces aun'el ne méritaient pas...
-Ils méritaient la mort ! hurla Salvatus. Comme quiconque reniant l'Impérium !
A genoux, traître !"


ok, je crois comprendre tu as choisi d'exacerber les caracteres trop "authoritare de l'imperium , mais ne perd pas de vue qu'il y a une certaine souplesse , un inquisiteur et habitué plus que tout autres a voir du xeno , certe il est la pour representer l'imperium , mais tu as des vision peut etre un peu trop extremiste , certe ca reste possible car ils ont une sainte horreur de ce qui n'est pas humain mais la , tu leur retire toute capacité de jugement cette inquisiteur n'aurai pas fait long feu il ne me semble pas bon limier , et de plus cette histoire me fait penser a une extermination en bon et dûe forme. Les inquisiteur ne sont aps la pour faire le nettoyage mais pour rendre des compte , et il me semble que tu as un epu oublier cette notion la.

Sinon , pour ce qui est de l'ecriture , c'est tres bien ecrit , toujorus bien aéré donc rendant la lecture agreable , mais ton inquisiteur ne fait pas realiste a mes yeux...
Triz'
Et bah voilà !

Bon j'y connais pas grand chose au fluff, alors j'aime bien...
Kaos
QUOTE
un inquisiteur et habitué plus que tout autres a voir du xeno , certe il est la pour representer l'imperium , mais tu as des vision peut etre un peu trop extremiste


Ca dépend de l'Inquisiteur.
Les plus radicaux peuvent tout à fait être pour l'extermination pure et simple de tous les xénos et déviants, quels qu'ils soient.

QUOTE
et de plus cette histoire me fait penser a une extermination en bon et dûe forme


Et si c'était voulu, hein ?

QUOTE
De même un officier humains ne hausse pas e ton devant un SM il en a trop peur, il peut à la limite grogner dans son dos.


Un Amiral de la Navis Nobilite a ses galons pour lui.
Son rang lui permet de tenir tête à un Commandeur Space Marine, même s'il est vrai qu'en cas de rixe, il n'a aucune chance de survie.
D'ailleurs, Fire Warrior est fluffiquement correct sur ce point. Pour une fois qu'il est fluffiquement correct sur quelque chose...

Kaos - Vous chipotez un peu je trouve...
Shas'o Benoît
Merci Kaos de prendre ma défense, et merci à tous de manifester vos critiques et vos avis.

La suite :

Une pluie fine recouvre la ville impériale de son linceul. Chaque maison disparaît sous un rideau de bruine glacée, et les habitants restent claquemurés, à l'abri du temps peu clément. Seuls quelques fous osent s'aventurer dehors pour braver les éléments : Salvatus est de ceux-là. Sortant du palais, plus que jamais drapé dans sa bure, il jeta un regard résigné vers le ciel en murmurant :
"-Maudite saison ! Maudit climat'maudits soient les ennemis de l'Empereur ! Où sont passés mes gardiens attitrés ?"
Derrière lui arrivèrent au pas ses vingt gardes du corps ; la pluie ruisselait sur leurs armures lisses et sans défauts. Karlo ne viendrait pas. Immolax lui avait intimé l'ordre de rester près du gouverneur, pour servir de messager et lui transmettre ses instructions. Mais pour l'heure, l'inquisiteur devait se rendre sur le site où l'armée Dark Angel devait se déployer : une plaine au sud, du nom de Kalefron.
Ensemble ils descendirent les marches pour arriver devant un rhino à la peinture liquéfiée. Il devait les conduire à leur objectif. Un garde impérial trempé jusqu'aux os exécuta le salut militaire du mieux qu'il put et se prosterna dans la boue devant ceux qu'il allait convoyer. Puis il les pria de monter et lui même rejoignit le pilote dans la cabine. Quand ils eurent tous monté dans le transport, le conducteur mit en marche le moteur.
Dans une explosion effroyable, une déflagration dantesque, le véhicule vola en éclat, projetant des bouts de tôles à trente pas à la ronde. Les restes s'enflammèrent rapidement malgré l'humidité, avivés par le carburant volatiles. Le sergent Fazad se releva d'un air sombre, la main plaquée sur son visage brûlé, mais il n'était pas sévèrement touché, son armure lui avait sauvé la vie ; il loua intérieurement Deus ex Mechanicus. A son côté, un space marine à genoux, le corps transpercé d'éjectas, prit la parole :
"-Sergent, l'inquisiteur et les gardes impériaux sont morts, ils'"
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase : sur les toits des maisons environnantes, des silhouettes fugitives, masquées par la pluie, tirèrent une salve de projectiles à impulsion, et l'homme s'écroula, frappé en pleine tête par un tir de plasma. Horacius se jeta au sol derrière un pan de tôle et hurla :
"-Ultramarines, à couvert ! "
Les survivants dégainèrent aussitôt leurs bolters et firent feu sur les cibles à portée. Mais les tirs étaient trop nombreux et à chaque seconde, les assaillants resserraient leur étau. Soudain les tirs cessèrent, les silhouettes des opposants s'esquivèrent. Le sergent marine en profita pour ramper jusqu'au corps carbonisé de l'inquisiteur et lui prendre son désintégrateur, car ses munitions s'amenuisaient. Il leva le canon de l'arme en soupirant :
"-J'aurais dû prendre un chargeur de réserve, ce matin'trop de xénos."
Il n'eut pas le temps d'en dire plus : en plein milieu de leur escouade, une demi douzaine de grenades photoniques tombèrent et explosèrent, semant la confusion ; et au c'ur de leur escouade apparurent des exo-armures stealth aux couleurs fugitives, qui chargèrent les hommes ; mais ceux-ci se ressaisirent bien vite : n'étaient-ils pas des ultramarines ?
Dans la mêlée qui s'ensuivit, plusieurs tombèrent des deux côtés ; les space marines pressaient constamment la gâchette de leurs armes sur les taus tout en tachant d'esquiver les brûlures des lance-flammes xénos. Finalement, voyant qu'ils les passaient largement en nombre et qu'ils n'y avait aucune raison de tenir la position, le sergent lança l'ordre de repli vers le palais. Sous une grêle de feu et de plasma, les rescapés passèrent sous l'arche du palais. Les taus se replièrent, voyant que le brouillard matinal se levait et que les sentinelles de l'Empire accouraient en nombre.
A bord de son Devil Fish, Shas'vre Xotes Humm sourit amèrement à Aun'el Xotes Giuv :
"-Mission accomplie : cette homme a payé son crime de sa vie. "

Ainsi commença la guerre de Toregordabis.







Chapitre I

"-C'est tout ? "
Irich Pyell releva la tête, le regard morne et sans expression, encore rêveur. Palpitus fit un pas en avant, mal à l'aise, et réitéra sa demande :
"-Eh bien ! La communication est rompue ?
-Le message est terminé." répondit laconiquement le tout jeune télépathe.
Ils restèrent un instant silencieux. Karlo Quarc venait de leur annoncer la mort de l'inquisiteur dans un attentat. Désormais, ils allaient devoir agir en coopération avec le gouverneur : Immolax mort, et aucun remplaçant sous la main ; Altus reprenait de plein droit le commandement et la direction de la planète.
Le général sortit d'un pas rapide de la tente en s'adressant ainsi à Pyell :
"-Télépathe ! Préparez-vous ,nous quittons le camp sur l'heure ! "
Devant lui, au garde-à-vous s'alignaient ses vingt capitaines, prêt à recevoir leurs instructions.
"-Messieurs, je vais être bref : le noble Inquisiteur Salvatus Immolax a périt dans un traquenard tendu par ces xénos connus sous le nom de "taus". Notre devoir est d'honorer sa mémoire en châtiant les ennemis de l'Empereur et en montrant une bonne fois pour toute qui détient les rennes de ce monde ! Le châtiment doit être exemplaire !
-A vos ordres, général ! dirent en c'ur les vingt officiers.
-Bien, suivez-moi dans le quartier général. "
Ils traversèrent en grande hâte le campement de leur chapitre. Après s'être posé en Kalefron, ils avaient déployé des éclaireurs pour établir un périmètre de sécurité. Puis des troupes de gardes impériaux et de génie vinrent dresser un camp provisoire. Maintenant des dizaines de barraquements recouvraient le sol de terre battue, et une enceinte entourait les constructions. Les véhicules, parqués au centre de la base, n'attendaient qu'un ordre pour faire vrombir leurs moteurs. Des antigraves sillonnaient les allées et des tourelles ioniques s'élevaient vers le ciel, en prévision d'une attaque aérienne.
L'état-major prit place dans la salle de briefing, à une large table en plastique. Un sergent déploya une carte de la planète et le général Ganga commença à parler :
"-Messieurs, notre objectif est ceci ! La ville de Tir?ogalian, au nord de notre position actuelle. ( il pointa du doigt une tache disgracieuse ). D'après les scouts impériaux et les archives du palais, de nombreux xénos y réside ; elle aurait même été fondée par des taus !Seuls des traîtres à l'Impérium y habitent. Nous allons marcher sur elle et abattre sa puissance, pour la plus grande gloire de l'Humanité : d'après nos informateurs, il s'agirait d'une des plus grosses concentrations d'extra-terrestres sur Toregordabis ; la police impériale se chargera des autres. J'ai ordonné à Ill Altus de faire passer un décret condamnant à mort tout xénos. Je me fait fort d'ici un mois de raser toute présence hérétique de la planète. "
Les transports décollèrent, les rhinos démarrèrent dans un rugissement effroyable et les Dark Angels se mirent en marche. Bientôt, le camp ne fut plus occupé que par une centaine de space marines laissés en réserve, et de nombreux gardes impériaux servant d'éclaireurs et d'auxilliaires.
Avant la nuit, l'armée arriva en vue de la cité. Le général ordonna à ses troupes de forcer l'allure, puis il dit aux colonnes de basilisks de se mettre en ligne devant les murailles. Soudain les portes de Tir?ogalian s'entrouvrirent, laissant passer une délégation de taus de la caste de l'eau. Le premier d'entre eux levait un bâton de fonction, prouvant son état d'émissaire. Les dark angels attendirent qu'ils soient à portée, puis un tir nourri faucha les envoyés, qui tombèrent tous, fauchés par les balles. Les forces impériales n'étaient plus qu'à une centaine de mètres des murs de la ville. Ganga, monté sur un Leman Russ, abaissa le bras en hurlant :
"-Basilisk ,feu à volonté sur les défenses de la ville ! "
Les batteries déchargèrent en une seconde toutes leurs armes dans un ordre parfait, pulvérisant les pans de roches. Les quelques tourelles de la citadelle furent anéanties et le portail, criblé d'obus, s'effondra comme un château de cartes. Les gardes impériaux se ruèrent alors vers la cité, au mépris du danger. Dès qu'ils passèrent sous les portes, ils rencontrèrent les premiers miliciens xénos qui ne purent tirer que quelques coups, surpris par l'avancée des hommes.
Dansle ciel, les chasseurs et bombardiers décollés de Malerne abattaient les dernières structures de défense et lachaient des grappes de bombes sur les habitants.
Mais ensuite vinrent des exo-armures, combattant au corps à corps et déchargeant sur la masse de soldats des projectiles à fragmentation. Alors les marines décidèrent d'agir, et dans un roulement de tonnerre, les motos d'assaut foncèrent dans les rues, fauchant les passants apeurés ; les chars écrasèrent tout sur leur passage, hommes, xénos, maisons, palissades. Ganga lui-même, dirigeant une escouade de vétérans, s'avança dans la bataille, se taillant un chemin à coup de bolter et de sabre.
Soudain les taus décrochèrent et abandonnèrent le combat dans un repli précipité. Exultant de joie, le général cria à ses troupes :
"-Poursuivez-les tous, que pas un n'en réchappe ! "
Soudain dans le ciel se profilèrent des silhouettes peu avenantes : des Ignis-5 ! Les escouades de chasseurs passèrent en rase-motte au-dessus des véhicules de soutien, larguant sur eux des rafales de balles explosives ; les dégâts n'étaient pas importants, mais les avions taus allaient canarder les troupes impériales'Le général s'apprêta à fustiger les pilotes, quand ceux-ci, comprenant le danger, quittèrent d'eux-mêmes leurs positions et partirent abattre la flotte tau. C'est alors que des mantas survolèrent les ruines de la ville, sur le front opposé. Alors le général Dark Angel comprit la stratégie des xénos : pendant que leurs chasseurs combattraient les forces aériennes de l'empire, leurs transports évacueraient la population ! Fulminant intérieurement, il intima à ses troupes l'ordre de charger pour tuer le plus d'extra-terrestres possible. Trop tard. Quand ils arrivèrent dans le quartier nord, ils ne rencontrèrent plus qu'une résistance formelle et quelques drones perdus. Arrivant au spatioport, les motos foncèrent de toute leurs puissance sur les rangs serrés de civils embarquant en hâte dans les astronefs taus, mais la résistance fut plus opiniâtre et plusieurs marines perdirent la vie. Enfin, quand les Leman Russ arrivèrent sur les pistes, le dernier manta décollait. Ganga ordonna alors à la chasse de poursuivre les transports aériens, mais les Kor firent si bien que la majeur partie des aéronefs taus quittèrent la région sans trop de pertes. Palpitus marcha droit vers le campement de fortune établi dans l'hotel de ville dévasté. Il salua brièvement ses subalternes et demanda au responsable radar :
"-Gill, pouvez-vous déterminer leur position ?
-Hélas non ! Ils volent trop bas et sont sortis de mon écran. Il me faudrait une antenne à plus grand champ d'action.
-Est-ce que nous avons cela ici ?
-Je crains que non, général, répondit Irich. Je suis passé il y a un instant devant la tour de télécommunication : elle est en flammes.
-Bon. Envoyez un message à Karlo lui annonçant notre victoire".
Il sortit à pas lourd du bâtiment lézardé en réfléchissant. "Victoire". Certes ils avaient gagné ; mais les extra-terrestres avait opposé plus de résistance que prévu, et disposait manifestement de puissants moyens'il ne s'agissait en grande partie que de civils, comment les choses tourneront-elle lorsqu'ils affronteront les forces taus face-à-face ? En notre faveur, s'auto persuada Ganga. Nous sommes des Dark Angels, nous ne pouvons pas perdre !
Huron sombrecoeur
je te critiquerai ce soir smile.gif merci d'avoir continuer ton recit.
Huron sombrecoeur
QUOTE
Ensemble ils descendirent les marches pour arriver devant un rhino à la peinture liquéfiée. Il devait les conduire à leur objectif. Un garde impérial trempé jusqu'aux os exécuta le salut militaire du mieux qu'il put et se prosterna dans la boue devant ceux qu'il allait convoyer. Puis il les pria de monter et lui même rejoignit le pilote dans la cabine. Quand ils eurent tous monté dans le transport, le conducteur mit en marche le moteur.


euh 20 marine et un inquisiteur dans un rhino , il doit etre euh, tres grand ton rhino...

QUOTE
"-J'aurais dû prendre un chargeur de réserve, ce matin'trop de xénos."


simpa l'humour^^

QUOTE
Il n'eut pas le temps d'en dire plus : en plein milieu de leur escouade, une demi douzaine de grenades photoniques tombèrent et explosèrent, semant la confusion ; et au c'ur de leur escouade apparurent des exo-armures stealth aux couleurs fugitives, qui chargèrent les hommes ; mais ceux-ci se ressaisirent bien vite : n'étaient-ils pas des ultramarines ?


je tiens a souligner que ce passage et realiste , ils peuvent etre ebloui mais pas aveugler (oui ya une difference)

eh bien pour la critique du recit j'ai bcp aimé meme si ce n'est qu'un simple carnage , tu reussi a y mettre un taux(et non pax tau) de suspence assez bien dosé, la lecture et tres biens aéré on prend plaisir a la lecture , les description ne tombe pas dans le trop plein et sonne juste.
Il y a un realisme par rapport a l'univers qui en sort c'est assez bien fait la descrition du genocide et bien retranscrite.

bon , j'attend la suite.
Shas'o Benoît
Dans le crépuscule, les silhouettes délabrées de la ville s'élevaient comme une plainte vers le ciel. Quelques patrouilles arpentaient encore les rues, vérifiant que la cité ait bien été totalement vidée de ses habitants. Mais les forces space marine se regroupaient déjà à la périphérie. En quelques minutes, toutes les troupes se rassemblèrent en bon ordre et repartirent vers le campement. Le général avait ordonné à ses batteries de tirer une dernière salve sur la ville, histoire de la désinfecter définitivement.
Deux heures après la tombée du jour, les Dark Angels rejoignirent leurs frères à la base du Kalefron. Ganga accorda aussitôt à ses hommes une heure de repos et de méditation, puis il se retira lui-même sous sa tente, en compagnie d'Irich et de Sirius Lumenis, son second et fidèle bras droit. Lassé par cette journée sans surprise, il s'assit sur son fauteuil personnel et posa son casque au coin de la table. Les deux autres s'assirent en tailleur à même le sol. Palpitus demanda alors d'une voix résignée :
"-Combien de pertes avons-nous ?
-Exactement 17 space marine, répondit le gradé Lumenis.
-Et près de 200 gardes impériaux, précisa Pyell.
-200?fit le général en reniflant. Ces pouilleux ne nous arrivent décidément pas à la cheville. C'est là leur rôle : mourir pour l'Empereur, et s'il le faut, pour protéger les marines."
A cet instant, un impérial en armure se présenta à l'entrée et exécuta un parfait salut militaire.
"-Et bien, soldat, que faites-vous ici ? demanda d'un ton vif le général Ganga.
-L'Empereur soit loué ! Nous sommes encerclés par l'ennemi, général'
-Comment cela ?"
Sans lui laisser le temps de répondre, les trois dignitaires sortirent en coup de vent de la tente et se dirigèrent vers le mur nord d'un pas énergique.
Quand ils arrivèrent, plusieurs miliciens regardaient fixement les collines avoisinantes, anxieux.
L'un d'eux, à bout de nerf, s'écria désespéré :
"-Dans quel galère sommes-nous ! Tout allait beaucoup mieux avant que ces damnés marines débarquent'"
Ils ne se rendit pas compte à temps que deux des Dark Angels les plus hauts gradés se tenaient dans son dos. Exaspéré, Sirius lui octroya une claque magistrale, le projetant par-dessus la muraille ; et tous ses camarades purent entendre le bruit de son corps se fracassant au sol.
"-Y-a t-il encore quelqu'un doutant de la nécessité de notre présence ici ?" hurla t-il.
Seul le silence lui répondit.
Huron sombrecoeur
QUOTE
"-Y-a t-il encore quelqu'un doutant de la nécessité de notre présence ici ?" hurla t-il.
Seul le silence lui répondit.


tu les rend un peu trop agressifs car ils sont l'opposé des marines du chaos mais cela n'en est pas moins rester une lecture agrable , continue.
Damned
Bon en plus de ce que t'ont dis les autres membres et notre dévoué Huron, je viens y mettre mon petit grain de sel...

QUOTE
Texte que j'ai commencé depuis un moment et que je poste déjà !

Cherchez l'érreur.
QUOTE
Date: ù*gkpy

idem
QUOTE
"l'empereur est le guide est le maître"

et le maitre? ou probleme de ponctuation'

Ben oui, les 3 premieres lignes, 3 fautes.
Imagine toi que ceux qui te lisent sont là (pour la plupart ) pour te corriger, alors si tu les mets dans un contexte négatif des le départ, l'indulgence ce fait d'autant plus rare.
Bon je te cite quelques détails qui m'ont tout autant géné:
QUOTE
notre doctrine du dieu-machine

L'Imperium n'a aucune Doctrine envers le dieu machine proprement dite, l'adeptus Mechanicus (et d'autres tout aussi farfellu... Meme dans l'Adeptus Astartes... Ferrus si tu nous entends) prit le Dieu machine, l'Empereur à juste détourné cette croyance à ses propres fin.
La campagne de 2005 te montrera à quel point, le Dieu machine n'est pas l'Empereur...
QUOTE
Le général Dark Angel
général space marine

QUOTE
On sent qu'il y a un gros travail de recherche au niveau du fluff

Je crois que ca se passe de commentaires.

Bon en résumé j'ai pas eu le courage de lire les 12 pages Word que ce récit fait pour le moment.
Mais dans ce que j'ai lu, j'ai trouvé ce récit brouillon, tres (trop?) foulli renforcé par la présence d'une multitude de noms de personnes arrivant en meme temps et que le lecteur à énormement de mal à y mettre un visage ou une quelconque description ou histoire narré précedement.
L'histoire en elle meme (en ce qui me concerne) n'arrive pas à accrocher mon attention et c'est bien dommage. Pourquoi?
Tout simplement car tu tombes souvent dans des clishés fluffiques assez revisités (tuant le réalisme), tu fais pas mal d'erreur, tu as un gros probleme avec la concordance des temps, l'histoire manque de piquant ou de suspence etc...
Mais entre nous, ne prends pas ca pour une critique non constructive ou personnelle, je sais ce que c'est d'écrire un récit, chacun prend le temps qu'il lui faut pour progréssé, et j'espere qu'en continuant ce récit tu y arrives.
N'oubli donc pas que c'est en forgeant que l'on devient forgeront.

Damned
Kaos
QUOTE
QUOTE 
On sent qu'il y a un gros travail de recherche au niveau du fluff

Je crois que ca se passe de commentaires.


Un gros travail de recherche au niveau du fluff Tau, hein...

Kaos - Monoligne mais bon c'est pour apporter une précision...
Shas'o Benoît
Oui j'ai fait des fautes, mais la première, je vois pas où ?
Pour la deuxième, j'ai une excuse : je n'ai jamais compris comment marche le comptage des années à 40k, alors j'ai voulu simuler un bug pour évoquer une transmission défectueuse. J'ai cru comprendre que les canaux télépathiques n'étaient pas fiables à 100%.
J'ai corrigé la troisième.
Sinon pour le nombre de personnages, c'est normal vu qu'une dizaine d'armées vont s'affronter !
Sinon je sais très bien que le Dieu-machine n'est pas l'Empereur, mais c'est une doctrine officielle ; et donc en parler comme ça, de la part d'un télépathe, c'est louche, non ? Alors on envoie qulqu'un vérifier si tout se passe bien...et c'est la cata ! Car Toregordabis est une planète qui s'est détournée des doctrines impériales, fréquemment visitée par les eldars et à moitié occupée par la faction tau Xotes.


Bah oui, recherche sur les taus, vu que c'est mon armée...ET VIVE LE Bien Suprême ! tausymbol tausymbol tausymbol
Kaos
QUOTE
je n'ai jamais compris comment marche le comptage des années à 40k


Voici un exemple de date:
1524863.M41

Maintenant voici ce que ca signifie:
-Le premier chiffre indique la fiabilité de la date. 0 indique que la date a été enregistrée sur Terra, et qu'elle est donc très fiable. 1 indique qu'elle a été enregistrée dans le système solaire ou son espace proche. Et ca continue comme ca jusqu'à 9, qui indique une date complètement incertaine.
-Les trois chiffres suivants indiquent la portion de l'année. Une année standart est découpée en 1000 segments de durée égale. Ici le 524 indique donc qu'on est vers le milieu de l'année, ce qui correspondrait pour nous au mois de Juin.
-Les trois derniers chiffres indique l'année.
-Le M suivi de deux chiffres indique le millénaire.

La date que j'ai donnée plus haut se traduit donc ainsi:
Une journée du milieu de l'an 40.863

Et pour des infos plus détaillées (plus claires aussi), il y a Taran.

Kaos - Tiens, ca me fait penser que j'ai une trad' à finir...
Evandree
QUOTE
l'oubli d'une majuscule à "Empereur"

QUOTE
je suis le serviteur de l'empereur ! le coupa le space marine,

Mince le space marine serait 'il un hérétique ? Il a oublié le E majuscule. Il devra être purifié par les flammes.

QUOTE
C'est vous qui le dites, murmura Laurenc Dirukus.

Mon dieu heureusement que l'inquisiteur est là pour tempérer la power moufle que le sm à envie de donner. Heureusement que c'est un haut gradé. Car douter d'un sm est souvent proche d'une fin prématurée.

QUOTE
Les cinq envoyés eurent à peine le temps de sortir leurs pistolets shuriken, que déjà la vie quittait leurs corps criblés de balles.

Des mon keighs plus rapides que la plus noble des races. Pfffff !!!! Ton destin est tracé. J'ai dansé sur l'écheveau de ton avenir. Et j'y vois ta mort de mes mains.

QUOTE
Nightlord.

Dans la troisième partie tu as oublié de modifier le nom. Cet affront serait'il une nouvelle preuve de ton hérésie ?

QUOTE
eldar.

Et la majuscule à Eldar. Hein ! Attends on me dit quelque chose dans l'oreillette. On me dit que c'est authorisé. Heureusement que je ne fais pas partie du commité de censure...Et je tiens à signaler que je n'ais pas de partie pris pour les Eldars. Sisi je vous j...bon d'accord j'avoue.

L'affluence de nouveaux noms me dérange un peu, mais vraiment un peu. Car il faut se dire que plus il y a de noms, plus l'action est découpée. En effet il faut toujours se rappeler qui est qui et ce qu'il a fait par le passé pour en arriver là. Et cela est dur à gerer. Heureusement que j'ais l'habitude de lire de la sf où les noms sont en pagaille.
Sinon ton texte se laisse bien lire. Il n'y a pas vraiment de surprise dans ton scénario et c'est ce que je trouve dommage. Enfin pour l'instant les rebondissements sont trop visibles, peut être que par la suite tu arriveras à me prendre à revers.
Il n'y a pas aussi cette pointe d'originalité qui ferait de ton texte un grand texte dans son genre. Bien sûr ce n'est qu'un goût personnel. Par exemple pour différencier mon texte racontant une bataile de celui des autres, j'aurais aussi écris des petits textes sous le point de vue des civils. Pourquoi utiliser des civils ? Car les civils sont facilement effrayés et donc ils aident à mettre en place une ambiance propice digne d'une boucherie. Un mort vu sous les yeux d'un innocent touche plus que le décompte froid des disparus d'un commandant militaire. L'inconvénient par contre d'utiliser une telle vision des choses c'est de prendre un partie pris encore plus marqué. Mais si c'est bien fait cela mériterait un coup de chapeau. Tient d'ailleurs c'est ainsi que j'écrirai mon prochain combat. Vu sous l'angle des civils...
Mais revenons à ton récit. J'ai lu que tu voulais dire que la date était brouillé donc pas sur. Pour cela il y a un indicatif dans les dates des rapports envoyés qui souligne si la date est sur ou non. Tout cela est marqué dans les pages de fin du gros bouquin.
En passant je t'invite à lire Visions (introduction) puis Evasion (chapitre 1). Car si tu attends trop, tu auras de trop gros pavés à lire et cela te découragera. En plus cette saga à été primé (ya un point d'exclamation) et si j'attaque le chapitre 2 il faudra lire tout ce qu'il y a avant. Je sais je me fais de la pub mais je le vaux bien. (c'est ma mégalomanie qui me reprend)
Shas'o Benoît
Merci le sgars d'avoir expliqué les dates. Mais il y a un autre problème : je sais pas trop quand situer mon histoire ; il faudrait pour cela me dire quand à commencé la guerre d'Agamemnon et depuis quand elle dure ( je sais on voit pas le rapport mais vous allez voir...avant la fin du premier chapitre ! ).
La suite :

Le général space marine se tourna prestement vers le psyker derrière lui :
"-Irych, rendez-vous immédiatement dans la tente de télépathie et envoyez un message à Malerne. Dites-leur que nous sommes assiégés et mandez une assistance immédiate. "
Le télépathe partit d'un pas pressé vers le QG, alors que Ganga s'adressait à Lumenis :
"-Je ne doute pas de notre victoire, mais on ne sait jamais.
-Mieux vaut ne pas prendre de risque et écraser comme il se doit ces xénos" renchérit le second en chargeant son arme.
A l'instant d'après, des milliers de tirs fusaient dans les deux sens au-dessus de la muraille, sifflant comme une nuée de frelons meurtriers. Les adversaires, positionnés derrière les rochers affleurant dans la plaine, délivraient une puissance de feu incroyable. L'instant d'après, le ciel était strié de trajectoires fumantes de missiles et de chasseurs se livrant une chasse sans merci, alors que les mortiers des deux armées tiraient à l'aveugle, droit devant eux. Palpitus exhortait les troupes sur le parapet de sa voix de stentor :
"-Tenez bon ! Ne craignez rien, l'empereur nous guide ! Abritez-vous derrière les créneaux ! Tirez, rechargez, tirez ! "
Soudain l'air vrombit d'une multitude de moteurs , et une pluie de particules fusa du ciel, fauchant les hommes à couvert. Passant par-dessus les murs, des drones en nombre incalculable investissaient entièrement le camp des Dark Angels, tirant sur toute cible potentielle. La confusion était totale, et seul la certitude de mourir s'ils fuyaient forçait les gardes impériaux à rester à leurs postes.
Sortant en coup de vent d'une tente aux toiles déchiquetées, Irych courut à perdre haleine à travers la base envahie. Un drone lui barra le passage et il plongea de côté, mais un projectile le toucha au côté et il roula au sol. Il rampa alors vers un cadavre de milicien et ramassa un fusil laser. Le robot mitrailla de plus belle, mais cette fois le psyker se jeta derrière un muret de sacs de sable. Priant pour que l'arme soit chargée, il sortit à couvert et pressa trois fois la détente. Le droïde s'écrasa en virevoltant à ses pieds. Reprenant son souffle, il avisa une escouade de soldats courant vers les remparts ; il se joignit à eux et monta sur le chemin de ronde, tout en louant le divin Empereur. Il chercha alors des yeux le général, et le trouva en train de fixer un point précis au milieu des lignes adverses. A ses côtés, Lumenis tirait sans répit, tout en écoutant son supérieur parler :
"-Voyez, ils rassemblent des forces derrière cette crête de collines, à l'abri de nos tirs'Le prochain assaut est pour bientôt !
-Hum'général'
-Pyell ! Quelles sont les nouvelles ?
-J'ai réussi à entrer en contact avec Karlo Quarc. Il assure qu'il fera tout son possible.
-Fort bien. "
Corpse Eater
QUOTE
la guerre d'Agamemnon


Tu ne veut pas plutôt dire la guerre d'armaggedon'

Sinon ton texte est bien mais comme le dit Evendree ca manque de surprise!
Par contre, la vitesse à laquelle tu débite ton texte est trop rapide... Enfin pour moi (un peu con) car tu fait une petit histoire.

Mais bon continu, mais moins viteuuuuu!
Evandree
Ah cette partie est bien retranscrite je trouve. Personnellement cela ne me dérange pas que le texte donne une impréssion de rapidité, car c'est une bataille et une bataille peut être vu de deux manières. Se précipitant dans l'action dans un assaut où le temps semble se racourcir comme c'est le cas ici, ou s'enlisant dans les tranchées (ou dans une action précise) où le temps semble durer éternellement. Les termes choisis sont bien trouvés. Vraiment ce texte certe court est celui qui m'a fait le plus ressentir l'action de ton texte.
Et puis j'aime les petits textes dans les combats montrant les intervenant à tour de rôle. On a ainsi le sentiment que l'histoire s'emballe, que l'aventure s'accélère. Et c'est du tout bon pour les batailles.
Kaos
QUOTE
il faudrait pour cela me dire quand à commencé la guerre d'Agamemnon et depuis quand elle dure


Comme Corpse Eater, je pense que tu as voulu dire Armageddon...
Tu fais un DEUG de lettres classiques ? :P

Sinon pour ta question, il y a eu trois guerre d'Armageddon:
-La première a la suite d'une grande offensive lancée par les World Eaters, avec à leur tête Angron lui-même, devenu Prince-Démon après l'Hérésie d'Horus. Il fut finalement repoussé par Logan Grimnar et ses Space Wolves, aidés par les Chevaliers Gris.

-La seconde fut engagée par Ghazghkull Trakha, qui fut lui aussi repoussé.

-La troisième marque le retour de Ghazghkull, et cette fois son assaut faillit annihiler complètement les défenses impériales.
Etant donné que c'est celle qui est la plus citée dans le fluff V3, je pense que c'est de celle-ci que tu parle.
La troisième guerre pour Armageddon a donc eu lieu en 998.M41, et même si elle est officiellement terminée, des millions d'Orks parcourent encore la surface de la planète.

Kaos - Y'avait des Salamanders sur Armageddon...ouais...miam !
Shas'o Benoît
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Non, j'ai été voir "Troie" y'a pas longtemps...

La suite !



L'aube se leva sur une plaine tourmentée. Le sol labouré, éventré de cratères, était balayé par un léger vent du nord ouest qui faisait claquer les étendards lacérés sur les remparts.
Maintenant les troupes se regroupaient pour le décrochage. Depuis la dernière attaque ennemie, le général Palpitus Ganga avait jugé trop dangereux de rester ne serait-ce qu'un jour de plus dans ce camp ravagé. Il avait donc ordonné à son armée de se préparer à faire route vers Malerne.
A l'entrée de sa tente se tenaient deux gardes dark angels, aux visages fermés et sans expression. La toile s'écarta et laissa sortir les deux plus hauts gradés des forces en présence. Ganga enfila rapidement son casque, comme Sirius lui demandait :
"-Votre décision est prise, général ?
-Irrévocablement. Je veux savoir pourquoi les renforts tant attendus ne sont pas arrivés. Si ce damné vice-gouverneur avait déployé ses gardes, nous aurions pu anéantir ces taus avant qu'ils ne rembarquent. Je tiens à châtier le responsable, et le plus tôt possible. "
Il apostropha alors un impérial qui passait à quelques pas de lui en traînant un corps :
"-Soldat ! Allez immédiatement au hangar 5 et demandez à ce que l'on apprête ma moto.
-A vos ordres, général !
-Puis vous irez rejoindre votre formation ! Sirius ?
-Oui général ?
-vous prendrez le commandement des troupes pendant mon absence. Foncez droit sur la capitale ; au moindre accrochage, prévenez-moi sur la fréquence convenue.
-A vos ordres ! "

Un rugissement retentit et un rhino pila net devant eux. La tête respectueuse d'un space marine sortit de l'écoutille et lança :
"-Mon général, notre formation est prête à partir.
-Emmenez-moi au hangar 15, soldat ! Puis vous retournerez à votre place dans la formation.
-Comme il vous plaira. "
En quelques minutes le blindé arriva devant le bâtiment. Aussitôt trois officiers en sortirent et s'empressèrent d'accueillir leur supérieur :
"-Tout est prêt, nous pouvons démarrer.
-Votre moto est prête, nous avons vérifié l'équipement.
-Une seule escouade m'accompagnera, répondit le commandant. Les autres surveilleront les côtés de la formation comme convenu. "
La totalité des survivants impériaux suivaient les troupes space marines qui passaient sous l'arcade de la porte nord. Des centaines de chars de toutes sortes écrasaient les fossés et les obstacles de leurs chenilles sans faille. Quand ils furent tous sortis, les divisions s'arrêtèrent et attendirent. En première ligne étaient les Leman Russ, et chacun portait sur sa tourelle une bannière de l'Impérium aux couleurs vives et chatoyantes ; les cris de guerre brodés exhortaient les troupes sous l'aigle d'or.
A droite de Lumenis, le télépathe Pyell ajustait sa cape en psalmodiant une litanie glorifiant le tout-puissant Empereur, lumière de l'Humanité. Une escouade de motos d'assaut dépassa la colonne et s'arrêta devant les hommes. Le général Palpitus Ganga releva alors sa visière et déclara :
"-Dès aujourd'hui le sort de Toregordabis se joue. Tout dépendra de notre célérité. Allez, et que rien ne nous arrête ! Vive l'Empereur ! Vive l'Empereur ! "
Et tandis que ce cri se rependait et sortait de toutes les bouches, il partit à pleine vitesse vers la cité de Malerne. Le soleil levant était à sa droite, et des nuages s'élevaient au couchant. Roulant à travers la plaine, il précéda son armée et fendit l'air comme un trait acéré.
Loin derrière lui l'armée se remettait en marche ; les gardes impériaux montaient dans les rhinos et sur les chars, et les véhicules antigraves escortaient les dark angels.
Irych ne put s'empêcher de remarquer :
"-Ne vallait-il pas mieux que notre général allasse dans un land speeder ?
-Je ne pense pas, répondit Lumenis. Nous en avons besoin pour assurer notre défense , sans flotte, nous sommes perdu ; et vous savez bien que ces xénos ont abattu nos appareils aériens. En outre, les motos sont plus discrètes et le terrain se prêtera mieux à elle plus au nord ; d'après nos cartes d'Etat-major, le sol est beaucoup plus escarpé et les nombreux pitons rocheux sont autant d'obstacles à un vol à basse altitude. En revanche, les formations motrices pourront passer entre les promontoires granitiques. Non, ce qui m'inquiète, c'est le revirement de l'ennemi? Pourquoi ont-ils rompu le combat si vite ? Pourquoi vers minuit, alors que notre aviation était à genoux, ont-ils cédé du terrain ? Pourquoi avant que la nuit ne parte ont-ils rembarqué dans leurs transports ? Pourquoi ?"
Evandree
QUOTE
Ne vallait-il pas mieux que notre général allasse dans un land speeder ?

allasse ???!!! Oulà non. Plutôt un autre terme comme "prenne un land speeder", "réquisitionne un land speeder", etc

QUOTE
Pourquoi ?

Ah on termine par une interrogation et en leitmotiv en plus. En plus je suis laissé dans l'expectative. C'est bien ça.

Je pourrais toujours polimiquer sur des points mais c'est mes goûts alors je vais essayer de plutôt faire une critique motivante car ton texte le mérite. Rien que le fait de vouloir retranscrire un grand affrontement doit être salué.
Comme tu as pu le remarquer je n'ai pas trop fait de remarques (je dois être malade). Ton écriture s'est améliorée en tout cas et c'est certain. Cela rend la lecture d'autant plus agréable. Par contre...il n'y a pas de "mais" smile.gif Je laisse le soin aux autres de donner leur avis maintenant.

PS:
- Oulà c'est court comme critique ça. Qu'est ce qu'il se passe ?
- Je dois préparer mes examens. Arghh

REPS: J'ai été faire un tour sur le forum avec un fond bordeaux et jaune, et je dis que heureusement que la cfw est là, car pour les récits 40k les critiques sont partis en vacances.

REREPS:
Cela fait plusieurs jour qu'ici j'ai remarqué un relachement dans les critiques. Debout les gars réveillez vous !!!
Shas'o Benoît
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Merci pour tous ces compliments !
La suite :

Le jour tirait sur sa fin quand le petit détachement pénétra dans la capitale de Toregordabis. La formation passa en trombe dans les rues poussiéreuse, et pila net devant le palais. Descendant aussitôt, Ganga interpella deux gardes impériaux en faction :
« -vous là, surveillez nos motos. Soldats space marines, avec moi ! »
Il poussa vigoureusement la porte de fer et fonça droit vers un fonctionnaire qui courait, un dossier sous le bras :
« -Répondez ! Où est le télépathe Karlo Quarc ? Allons !
-Dans'dans la salle de communica-ca-tion'.
-Montrez-moi le chemin et dépêchez-vous, si vous tenez à votre misérable vie !
-C'est que, j'ai ces dossiers à? »
Palpitus le plaqua au mur et dégaina son bolter :
« -Tu es sourd, ou tu as en tendu ce que je viens de dire ? je suis le général Dark Angel, ne discute pas mes ordres ! »
Le malheureux glapit et glissa au sol. Il acquiesça, puis guida les guerriers à travers les couloirs. Bientôt ils débouchèrent devant le psyker, qui s'entretenait avec le sergent Horacius Fazad et ses combattants. Fulminant, Ganga fonça droit sur lui et le gifla, l'envoyant rouler à terre :
« -Immonde traître ! Tu n'as rien fait, les renforts ne sont pas venus, et par ta faute plusieurs space marines sont morts ! »
Tous restèrent un instant interloqués. Les dark angels regardaient avec haine le télépathe, alors que le fonctionnaire s'éclipsait discrètement. Palpitus prit le jeune psyker par le cou et l'éleva au dessus du sol, serrant toujours plus son étreinte :
« -Vous méritez de mourir, pour tous les crimes commis !
-Non, je?
-Pas de pitié pour les traîtres !
-Arrêtez ! »
Le sergent ultramarine intervenait, et posait une main ferme sur le bras du commandant. Le regard sans faille, il déclara :
« -Karlo Quarc n'est pas responsable. Sitôt votre message perçu, il a tout de suite prévenu le gouverneur.
-Pourtant, pas un seul soldat, pas un seul n'est venu nous soutenir ! rugit Ganga.
-Alors ce n'est pas moi qu'il faut blâmer, souffla Quarc en se massant la gorge.
-Ill Altus !
-Sans doute?c'est lui qui commande les forces impériales.
-Il va me le payer ! » s'emporta le dark angel, sortant de la pièce d'un pas décidé. Ses guerriers le suivirent de près, et derrière eux venaient aussi Karlo et les ultramarines.
Huron sombrecoeur
j'aime bien la facon théâtrale de la scene , mais c'est trop court!!! sinon les mots sonne juste ,l'action est soutenu bref , c'est bien ecrit .
Kaos
Seul petit détail qui me chagrine : Un Space Marine donnant une baffe à un humain lui arrache la tête à coup sûr...

Sinon j'aime bien le côté supérieur et autoritaire de Ganga.

Kaos - Et encore, c'est pas une powerbaffe, là on retrouvait même plus le cadavre...
Shas'o Benoît
La suite :

Le messager, genoux en terre, avait fini de déclamer son message. Lentement, Ill Altus leva un doigt vers lui :
« -merci, mon ami. Vous pouvez disposer? »
Autour de lui, ses conseillers demeuraient cois.
Des nouvelles désastreuses. La ville de Marcha, un des plus grands centres agricoles de ce monde, n'était plus. A l'aube, une flotte de taus décidés avait débarqué, après avoir pilonné les quelques barrières de défense. En quelques heures, la population avait été passée au fil de l'épée, les maisons rasées et les champs brûlés. La colonne de fumée s'élevait dans le ciel et se voyait à des dizaines de kilomètres à la ronde. Puis les xénos étaient repartis dans leur vaisseaux et repartirent, aussi vite qu'ils étaient venus. Il ne restait pas un survivant de cette cité jadis florissante. Le gouverneur se prit la tête entre les mains, bouleversé : Comment ? Où les taus ont-ils trouvé les forces nécessaires ? Ne combattaient-ils pas la croisade Dark Angel au même instant ? Cette fois il ne pouvait fermer les yeux, trop de crimes avaient été commis. Il faudrait répliquer, il devait agir ! Finalement il résolut d'ordonner à ses troupes impériales de suivre aveuglément les ordres donnés par les space marines, et d'embrasser les causes de leur expédition'
A ce moment la porte de la salle du conseil vola en éclats, pulvérisée par une salve de bolters. Une trentaine de personnes avançaient à longues foulées, les armes aux poings. Altus se leva, les bras écartés, et s'exclama :
« -Général Ganga ! Heureux de vous revoir ! »
Palpitus ne répondit pas, mais il pointa son arme vers le magistrat. Le visage d'Altus se décomposa, et il fut frappé de plein fouet. Chancelant, il tenta de se retenir au trône, mais il glissa au sol, un filet de sang tachant ses vêtements. Déjà sa vue se troublait comme le général se penchait sur lui, le regard noir :
« -Le châtiment des traîtres à l'Empereur ! » hurla t-il.
Il appuya à nouveau sur la gâchette, achevant Ill Altus.
« -Voici ce qui vous attend si vous vous rebellez ! » ajouta t-il.
Il ressortit, rengainant son arme ; Oio Vim contempla un instant la flaque pourpre s'épanchant sur les marches : maintenant, c'était lui le gouverneur.
Derrière le commandant space marine courait Karlo Quarc, qui l'appela :
« -Général Ganga !
-Quoi encore !
-J'ai des nouvelles'je me suis entretenu avec les observateurs du réseau satellite. Une flotte approche de notre système solaire.
-Et ?
-Aux dernières nouvelles, aucun renfort de l'Impérium n'est attendu. »
Evandree
Comme Kaos le coup de la baffe m'a fait sourire, car une coup de poxermoufle ne laisserai rien du corps et un coup de poing tout bête d'un type en armure énergétique aurait tou simplement arraché la tête. Je crois que ce passage est à reprendre.

Sinon il y a un truc que je trouve manquant. C'est l'explication du pourquoi il n'y a pas eu de renfort GI. Pourquoi le gouverneur n'a pas accepté. Il espérait encore une solution pacifique ? Devait protéger la capitale ? Souhaiter voir les DA mort ? etc...bref cette explication je la trouve manquante

Sinon l'action s'emballe. C'est peut être court mais cela se lit très bien. On est dans un bon rythme de croisière. Tu coupes ton texte au bon moment on est pas perdu. Les personnages sont vite situés. J'attend la suite avec impatience. J'attend surtout l'arrivée des Eldars. Mais pour eux il va falloir trouver un motif pour déclencher la guerre autre que l'assassinat des diplomates. Il faudrait parler d'un autre objectif, comme la position vitale de la planète pour repousser une future invasion du chaos ou des nécrons, la planète ne doit pas tomber entre les mains des Impériaux car c'est monde vierge, les taus étaient tolérés sur ce monde car dans l'écheveau du destin seul eux étaient à même de reposser une menace insidieuse, etc...
Shas'o Benoît
Oui, mais là le général ne porte pas de gant énergétique, c'est juste une gifle à main nue ( même si j'imagine que ça fritte sec ).

Heu les eldars arrivent à la fin du chap. I pour reforger l'empire eldar ! ( rien que ça ! ) En fait l'aristocratie eldar, originaire d'un vaisseau monde, a souvent passé des alliances avec les taus de Xotes, qui d'ailleurs ont à plusieurs reprises porté assistance au vaisseau-monde d'Ulthwë. Ils sont donc considérés comme une race relativement positive.
Shas'o Benoît
La suite :

Des centaines de formes étranges et démesurées progressaient lentement, cachant par intervalles les étoiles lointaines. Aucune de ces structures ne semblait avoir été créée par un esprit sensé, tant leurs formes grossières paraissaient impossibles. A bord du plus gros appareil, le vaisseau le plus dantesque et le plus incroyable jamais conçu, le Big Boss ork Exploz Massakr passait le temps. Le tir sur cible avait toujours été son jeu favori. Devant lui, deux hommes enchaînés l'un à côté de l'autre attendaient leur mort en silence, auprès de leurs camarades déchiquetés au sol. Une nouvelle rafale partit et pulvérisa un malheureux prisonnier, un vieil homme rachitique. Exploz ouvrit la bouche en un sourire édenté :
« -Ouuuuuaieuuuu ! Ankor?in é j'ba mon r?kor ! »
Un petit gretchin accourut à côté de lui et le tira par la manche, juste au moment où il pressait sur la détente. La charge déviée partit vers le plafond et troua la carlingue, ouvrant une brèche sur le ponton supérieur. Le big boss resta prostré, alors que la petite créature piaffait :
« -Chef, chef ! On vou dmand au pos' gargl !
-Spaiss dabruti ! A koz de toa j'é ratai monkou ! Raaah ! »
Et d'un coup de kikoup?, il décapita le gobelin. Puis fonçant la bave aux lèvres vers le détenu survivant, il le lacéra cruellement jusqu'à ce qu'il expire. Puis il piétina rageusement son cadavre en hurlant :
« -Modi gob ! Fo ke j'rekomans mint'nan ! »
Un nouveau gretchin se présenta à lui en geignant :
« -Pityai chaif ! Sé l'mékano Bidouy Toutruk kivou zapel !
-Oué ok, jariv ! »
Il se dirigea vers le poste de commande, non sans donner un magistral coup de pied à la frêle créature.
Le poste de commande ressemblait à tout sauf à une salle informatisée. Des dizaines de peaux-vertes couraient en tout sens, se houspillant, se battant et tapant sur les pupitres quand ils ne marchent pas correctement. Exploz alla droit vers un grand échalas mince comme une feuille et beugla :
« -Oué késtu m'veu, toa ?
-Bigboss Exploz, je kroi kvou dvrié voar sa ! »
Il enclencha une commande, mais la console crachota en couinant. Impatient, le chef de horde commença à broyer le siège de ses mains bioniques en grinçant :
« -Voar koi ? K?ta machin plantt ankor ?
-Satanai bidul de truk daibil ! grogna le mékano. Tu va marchai, oui ? »
Il tapa à plusieurs reprises sur son ordinateur ; enfin un voyant rouge s'alluma, et des voix grésillèrent dans les hauts parleurs. Les deux orks ne purent distinguer que des bribes de la conversation :
« -Trajectoire?primarque?arriverons avant l'équinoxe? signalons présence de ??????????chaos'??????. »
Le big boss réfléchit un instant, puis se renversa en arrière en ricanant :
« -Arrh, arrh, arrh ! Dela chèr frèch pour nou, lé brav zork ! Chèr mékano Bidouy, annonssai o zotr vésso ke nou renkontreuron byintau de koi nou amusai ! »
Ce message fut salué par une ovation bestiale, résonnant dans toute la flotte ork. Ils arrivaient, et étaient bien décidés à faire couler le sang.
Exploz retourna dans la salle d'entraînement et saisit par le col, un gretchin qui passait :
« -Di o mètr fouaitteur de fair venir dotr zom. Vit !
-Avozordr, chaif supraim ! »
L'immense meneur relâcha le gobelin en ricanant :
« -Mon rekor. Mon rekor. Je doa batr mon rekor : plusplus très sept zom à tuai, le tan de trouvai de koi rechargé mon arm ! »
Huron sombrecoeur
Eh bien maintenant des orks... ça viens de toutes la galaxie, et le pire c'est que t'arrive à le rendre credible car chacun y a son intérêt.

On attend la suite...
Vercingétorix
Ca se vaut mais heu ton orc il a un peut l'air d'avoir un accent canadien plus qu'autre chose sur certaines frases .............

Continu, ça se lit facilement et ça occupe.
Shas'o Benoît
La suite :

La petite colonne avançait résolument entre les rangs de maisons, l'arme aux poing. Karlo Quarc, accompagné d'une dizaine de gardes impériaux, se dirigeait vers le rempart sud de la ville, pour guetter le retour de la croisade Dark Angel. Lentement leur formation progressait, sous les yeux de la population inquiète ; derrière les carreaux des fenêtres, les civils suivaient du regard la patrouille. Le sergent épousseta son bolter en riant :
« -Ah ! Si ces sales xénos attaquent aujourd'hui, ils auront affaire à moi ! J'ai briqué le canon d'mon arme ce matin ! »
Une jeune recrue qui marchait à côté de lui s'interrogea :
-Ça fait un moment qu'on en a pas vu un seul !
-Forcément, rétorqua le gradé. Ceux qui ont été assez fous pour rester à Malerne ont été exécutés ! La plupart d'entre eux, tous des lâches, sont partis avant que tout ça ne tourne au vinaigre !
-Dites, chef vous croyez qu'ils vont nous attaquer ?
-Bien sûr que non, mon gars ! Ils ont trop peur de nous !
-Ouais, c'est ça, le railla un homme de l'arrière-garde. Moi, j'ai mon beau-frère en service au palais, et y?a des rumeurs, comme quoi à Marcha?
-TAISEZ-VOUS ! C'est un renseignement confidentiel !
-Quoi, à Marcha ? s'inquiéta le bleu.
-Rien, cet ivrogne délire ! maugréa le supérieur en pressant le pas.
-Je veux savoir ! J'ai de la famille là-bas ! se plaignit le nouveau en courant après le sergent.
-Silence, Max ! La discipline ! Rester ferme, en temps de guerre !
-En tout cas, remarqua Karlo, si la guerre éclate, ils nous donneront du fil à retordre.
-Ouais, vous vous rappelez leurs armures monstrueuses, qu'ils endossaient pour les grandes man'uvres ?
-La guerre a déjà éclaté, c'est là le drame? »
Un tir de bolter résonna dans l'air. Le sergent toisait ses compagnons, le regard noir, le canon de son arme pointé vers le ciel étoilé. Il s'emporta alors :
« -Ce n'était qu'un coup de semonce ! Le prochain qui débite encore des élucubrations de ce genre recevra une balle dans le crâne, c'est clair ? »
Il s'avança vers un subordonné qui marmonnait, à l'arrière de la colonne :
« -Qu'est-ce que t'as dit ? J'ai pas entendu !
-?
-C'est bien ce que je pensais ! je suis votre supérieur ! Vous me devez obéissance ! J'ai droit de vie et de mort sur vous, même sur un télépathe ! »
Et son regard enflammé croisa celui de Quarc. Il reprit son discours :
« -Je représente le divin Empereur, loué soit-il !
-Loué soit-il ! » répondirent sans conviction les autres gardes.
« -Reformez la colonne deux par deux ! »
Les soldats obtempérèrent, non sans râler. Pour eux, l'Empereur ne restait qu'une lointaine rumeur permettant aux sergents de gueuler sur les recrues.
Ils reprirent leur marche, sans se douter qu'à quelques pas d'eux, depuis une sombre ruelle, un xénos les observait.
Le shas'ui repartit d'un pas saccadé au fond du chemin obscur, rejoignant ses cinq camarades. S'agenouillant aussi bien que ses vérins le permettaient, l'exo-armure stealth se baissa devant le shas'vre menant le groupe infiltré. Du casque à ailettes dorées émana une voix ouatée :
« -Eh bien, ils arrivent ?
-Oui, Shas'vre. Dans un instant, ils passeront devant nous.
-A vos postes. »
Une escouade de trois stealth se tapit dans l'ombre des bâtiments. Deux autres restèrent en retrait, l'arme au poing. Enfin le supérieur s'envola sur le toit d'une baraque, à l'aide de ses réacteurs silencieux. Le piège se refermait, ils l'avaient minutieusement préparé. Au milieu de l'agitation due à l'état de siège permanent, personne ne remarquerait l'échauffourée.
Peu à peu, le détachement s'approcha du carrefour. Le vétéran, tenant son fusil à deux mains, marchait fixement vers l'enceinte, suivi des hommes légèrement armés, au milieu desquels cheminait le psyker, reconnaissable à sa robe de fonction. A l'instant précis où ils passaient devant le passage ténébreux, le shas'vre lâcha sur eux trois jets de grenades photoniques, qui explosèrent en aveuglant les hommes. Elles se fragmentèrent, projetant dans la rue une intense luminosité, qui leur brûla les yeux. A ce moment deux exo-armures fondirent sur eux, à l'aide de leurs réacteurs dorsaux, et firent feu de leurs fusils plasma, envoyant à terre deux gardes avant même qu'ils comprennent ce qui se passait. Les trois guerriers camouflés dans le noir se jetèrent alors sur eux et en tuèrent deux autres avant que ne vienne la riposte. Le sergent cribla d'éclats les armures épaisses en hurlant :
« -Tirez sans répit ! Pour L'Empereur ! Sauvez votre peau ! »
Dans ce combat rapproché, les hommes furent rapidement pris de cours, déjà meurtris par les brûlures de plasma. En quelques minutes, l'affrontement tourna cours. Le shas'vre rejoignit ses escouades, et ils achevèrent les derniers soldats. Karlo, seul survivant, restait bien décidé à vendre chèrement sa vie. Son pistolet braqué sur le casque du héros tau, il cria :
« -Vous ne vaincrez pas si facilement ! »
Mais deux des stealth le saisirent aux épaules, le plaquant au mur. Alors le psyker reconnut la deuxième arme du meneur tau, à son bras gauche? Le supérieur xénos approcha sa pince métallique du corps entravé du télépathe. Doucement, des éclairs grésillèrent entre les deux bornes. Alors un arc électrique fusa et foudroya sur place Karlo Quarc, et son esprit s'évanouit.
Shas'o Benoît
Vautré sur le trône du gouverneur, devant la grande table de conférence, Palpitus Ganga regardait le sergent ultramarine d'un air résigné. Sa main gauche tapotait en cadence le haut de son casque, posé sur son accoudoir. Il parla enfin d'une voix monotone :
« -Ainsi ce vice-gouverneur ne valait pas mieux qu'Ill Altus. Il a définitivement choisi son camp, et scellé son destin en rejoignant l'hérésie. Tout cela est la faute de ce télépathe, Karlo Quarc ! Un mauvais conseiller aux idées par trop tolérantes'
-Mais aussi la faute de ces auns ! ajouta Horacius Fazad. Ces espèces de xénos en robes avaient les mains libres dans le capitole, pour manipuler les commandants de l'Impérium.
-Tout cela va être corrigé par le feu ! Maintenant c'est un général Dark Angel qui commande, et la musique va changer ! Tous les gardes impériaux encore fidèles devront être encadrés par des space marines aguerris. La moindre parole teintée de doute devrait être immédiatement lavée par un tir de bolter bien placé. Nous sommes les fils de l'Empereur, nous nous devons de conserver son souvenir et de nous battre pour Lui !
-Quel sera notre premier objectif ?
-Retrouver ce traître d'Oio Vim, et lui faire payer sa fuite nocturne ! Oser quitter ainsi la capitale, en corrompant par ses ordres envenimés de nombreux fidèles à l'Impérium ! C'est inqualifiable ! A combien se chiffre le nombre de désertions ?
-Environ un dixième des troupes autochtones se sont alliées aux taus en fuyant cette nuit. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi nous n'avons pas réussi à les en empêcher ?
-C'est pourtant évident ! Après plusieurs journées de combat sans repos contre des embuscades dans les canyons, mon armée n'a pu rentrer à temps. Mes space marines ne sont arrivés que vers deux heures du matin, pour constater l'ampleur de l'hérésie ! Et nous qui étions sur place n'avons rien remarqué ! Ils avaient bien planifié leur coup? Depuis quand avaient t-ils décidé de nous fausser compagnie ?
-Sans doute depuis la mort du gouverneur Altus ?
-Il n'a eu que ce qu'il méritait, ce chacal ! Maintenant aux autres de payer !
-La situation se corse, il serait peut-être plus sage de?
-Vous avez raison. Nous devons immédiatement contacter les hautes autorités et les tenir au courant de notre situation. Gardes ! »
Une poignée de miliciens armés de fusils laser arrivèrent dans la salle, le visage convulsé par la peur :
« -Oui? messire? ?
-Où est le télépathe Karlo Quarc ? Nous avons besoin de ses services ! ( et j'en profiterai pour lui dire ses quatre vérités, songea Palpitus ).
-Imp? impossible de le retrouver, messire ! Il est' introuvable !
-Il n'a pourtant pas quitté la cité ! s'exclama Horacius. Il doit être ici, cherchez-le !
-On a fouillé chaque recoin de la capitale ! gémit le sergent.
-Il ne s'est pourtant pas envolé !
-Mais' »
Une rafale aussi précise que meurtrière envoya le sergent à terre, lui rabattant du même coup sa langue bien pendue. Rengainant son arme, le général Ganga ajouta :
« -Continuez vos recherches sans geindre, et sans chercher d'excuses ! Mais avant, envoyez-moi Irich Pyell, puisqu'on ne peut compter sur Karlo Quarc. »
Huron sombrecoeur
il faut dire que tu as le sens de la mise en scène c'est tres bien écrit les dialogues sont très exagéré sur le caractère ca donne de la vie a ton récit.
Shas'o Benoît
A mesure que les écrans radars se recouvraient de taches jaunes, la panique gagnait le Nightlord. Les opérateurs s'affolaient, tentant de redonner aux réacteurs assez d'énergie pour s'arracher aux ennemis entourant l'appareil. Assis sur son fauteuil, comme à son habitude, Laurenc Dirukus lançait ses ordres d'une voix ferme :
« -Et bien, qu'attendez-vous pour allumer les propulseurs ?
-Hélas ! gémit un pilote, les circuits des passerelles inférieures refusent de fonctionner !
-Alors, allumez les rétro-fusées !
-Impossible ! répondit un autre. Les commandes sont bloquées ! »
A ce moment les écrans de communications grésillèrent, n'affichant plus qu'un voile parasitaire. Mais dans les micros hurla une voix :
« -Aaaah ! Amiral ! Ils sont là ! La passerelle 1 est tombée !
-Capitaine Firx ? Où en êtes-vous ? Qui est notre agresseur ? Répondez !
-Non ! Aaah ! Lâche-moi sale bête !! »
Des rafales de tirs résonnèrent dans les communicateurs, puis un silence inquiétant. Enfin un cri, immonde, éc'urant, vibra dans les hauts parleurs, glaçant le sang des soldats comme des officiers. Tous le connaissaient bien, ils l'avaient déjà entendu lors de la campagne de Kaor et avaient bien espéré ne plus jamais l'entendre?
Sautant de son siège, l'amiral s'époumona : chacun à son poste ! Ils ne tarderont pas à arriver jusqu'ici ! Tom, envoie un message de détresse à Toregordabis !
-La communication est toujours coupée !
-Réessaie, c'est notre dernière chance ! Les autres avec moi ! Quittez vos postes, nous devons rejoindre les réserves d'armes. Ce ne sont pas nos pistolets qui nous sauverons la vie. Allez ! »
Tous s'engouffrèrent à sa suite, leur revolver au poing, et le petit groupe s'enfonça dans les couloirs d'acier. Tous les appareils restaient à leur place, rien ne clochait. Ils soupirèrent intérieurement ; l'ennemi mettrait encore quelques minutes avant d'investir la dernière passerelle? Après un temps qui parut interminable, ils arrivèrent devant la porte qui menait aux entrepôts. Dirukus l'ouvrit d'un coup de pied et attendit. Rien, aucun son. Il se précipita alors à l'intérieur en hurlant :
« -prenez tout ce que vous pouvez, mais ne vous surchargez pas ! Pensez aux munitions ! »
ils se jetèrent sur les caisses et firent sauter les cadenas, puis s'approprièrent le matériel de guerre. L'amiral sortit de son emballage un bolter lourd portant les ornements des Dark Angels, et soupira :
« -Désolé ganga, mais si tu veux conserver des stocks d'arme, nous devrons nous en servir ! Bien, chacun a trouvé son bonheur ?
-Oui, amiral !
-Parfait, nous' »
De la porte du fond parvinrent des bruits de pas furtifs, des hurlements, des râles de souffrance? Chacun se plaqua alors derrière un container, et ils fixèrent l'embouchure de leurs canons. Alors du passage sortirent des dizaines de gardes impériaux cruellement blessés, épouvantés et complètement désorganisés. Ils traversèrent la salle en hurlant :
« -Ils arrivent, ils arrivent ! »
Laurenc happa au passage un sergent sous le choc, dont l'uniforme déchiré en lambeaux laissait voir de profondes balafres :
« -Que s'est-il passé, soldat ? Parle !
-Les conduits' Ils sont entrés par les conduits' Tous les niveaux sont tombés ! On va tous mourir ! »
L'amiral le rejeta au sol, puis se concentra sur la situation. Le vacarme approchait'
« -Gardez vos positions ! Ne fuyez pas ! »
La première créature qui passa dans l'embrasure fut foudroyée par des dizaines de bolters. Pourtant ce monstre se redressa en beuglant, et se précipita vers les résistants en fracassant les murs. Une seconde rafale le cloua au sol, et basculant en arrière, il pulvérisa les parois. Le plafond chuta à moitié, recouvrant l'entrée de blocs de fonte tordus.
Dirukus Laurenc passa sa main sur son visage, puis cria à ses hommes :
« -Camarades, n'oubliez pas que si nous sommes venus, ce fut pour sauver les millions d'êtres humains vivant sur cette planète, Toregordabis. En ce moment même, un chapitre Dark Angel leur porte l'espérance?Notre voyage n'a pas été vain. Quand les tyranides passeront cet éboulis, il se peut que votre c'ur flanche, que vos jambes ne vous porte plus et que votre volonté vous abandonne. Pourtant, vous ne devrez pas fuir ! Toute retraite est coupée désormais ! Tout ce que nous pouvons faire, c'est mourir dans l'honneur? Vous avez toujours affronté l'ennemi sans reculer, et vous continuerez?jusqu'à la mort ! POUR L'EMPEREUR ! »
Repoussant les gravats, une nuée de xénos recouverts de griffes et de sang se précipita vers les derniers survivants. Alors, tous, sous un déluge de plomb et d'acide, ils chargèrent résolument, le doigt pressé sur la gâchette, en hurlant leur mépris pour ces terribles engeances.
Shas'o Benoît
Les fantassins du dixième régiment de Malerne avançait en bon ordre, se frayant un chemin à grand coups de machettes. Ces gardes impériaux, l'élite de la planète, avaient déjà participé à plusieurs incursions sur les autres planètes du système, ils ne craignaient pas la moindre chose. Envoyés comme fer de lance pour ouvrir un passage dans la jungle. A plusieurs dizaines de kilomètres à l'est, les montagnes les plus élevées de Toregordabis s'étendaient ; et dans leurs flancs escarpés, les taus s'étaient réfugiés. Le plan mis en ?uvre par les Dark Angels brillait par sa simplicité : se tailler une route jusqu'aux chaînes enneigées, et pilonner les positions adverse en les assiégeant, jusqu'à ce que ces damnés xénos cèdent. Sur le papier, cette stratégie paraissait appropriée, mais dans la réalité, elle se révélait assez difficile à réaliser.
Perdus dans cette masse étouffante d'arbres et de fougères, les soldats perdaient leur cohésion au fur et à mesure qu'ils avançaient dans les jungles luxuriantes ; bientôt les unités ne purent plus que communiquer par contact radio. Les vétérans réunissaient auprès d'eux les plus jeunes, et les petits groupes s'infiltraient avec peine dans les bosquets touffus.
Jon Sinn n'était qu'une recrue inexpérimentée, aussi suivait-il à la lettre les recommandations de ses supérieurs. Son voisin, un certain Him Loop, portait une radio et gardait le contact avec les autres formations, dans un dialogue ininterrompu :
« -Oui, un peu en avant, des mares reflètent la lumière du ciel' Sans doute des marais !
-A tous les coups, bourrés de Saurides ! grésilla une voix dans l'écouteur.
-Ouais, va falloir franchir à gué ce?
-Aaah !
-Quoi ? Que se passe t-il ? Allo ?
-? »
Le sergent regarda Loop, le visage crispé. Chacun serra un peu plus la crosse de son fusil laser, tournant les yeux autour de soi pour essayer de repérer un hypothétique ennemi.
« -Fais pas l'idiot, réponds quoi ? Allo ! Allo !
-C'est rien, c'est un rat qui m'a mordu la main !
-Si les bestioles s'y mettent aussi? »
Le sergent soupira puis fit signe au groupe de reprendre la route. Mais avant qu'ils ne fassent trois pas, une rafale de tir fusa des sous-bois devant eux, fauchant les corps sur place.
« -Planquez-vous les gars !
-A couvert ! A couvert ! »
Jon se cala derrière un palmier, et jeta son regard vers son bras éraflé. Il ?en était fallu de peu?
« -Et merde ! Ils ont eu Him ! »
Le radio gisait à terre, la main encore serrée autour de son communicateur.
Une autre salve transperça les branchages, mais cette fois les militaires ripostèrent dans la direction des tirs. Alors une clameur s'éleva devant eux, et ils entendirent les cris de guerre adverses :
« -XOTES, XOTES ! POUR LE BIEN SUPRÊME ! »
Une escouade de drones passa entre les troncs à toute vitesse, tirant sans relâche, mais avant que les hommes aient pu faire volte-face pour descendre les robots, des guerriers de feu coururent à travers les bois, chargeant les gardes. Le sergent eut à peine le temps de recharger son bolter que déjà le corps à corps s'engageait. Tous se battaient avec rage, cognant et cinglant de ses rapières ceux qui se trouvaient sur leur chemin. Bientôt les xénos lâchèrent la pression puis s'égayèrent dans les bois, alors que d'autres taus les couvraient de leur rafales ajustées. Les impériaux, couchés à terre, s'appuyant sur les branches jonchant le sol, canardaient les positions ennemies, chassant un adversaire invisible. Finalement, des troupes fraîches arrivèrent de l'arrière, portant les insignes du quatorzième de Malerne ; le vieux Gill les guidait. Le sergent le salua de sa main en lui criant :
« -Planquez-vous, on a accroché l'ennemi !
-On le sait, répondit le capitaine, et pas qu'un peu. C'est comme ça sur toute la ligne, mais les supérieurs ne veulent rien savoir : il faut avancer. Ils nous ont envoyé ici pour forcer le barrage.
SOLDATS ! A mon commandement' CHAAAARGEEEEEZ !!! »
La masse de conscrits traversa en quelques instants la distance la séparant des extra-terrestres. D'abord les sections franchirent le cours d'eau sous une averse de projectiles, et de nombreux engagés tombèrent dans la boue sans même avoir pu tirer, puis les survivants franchirent le reste du parcours en encaissant les balles mortelles. Finalement leur attaque fut si soudaine que les lignes des xénos cédèrent, et les guerriers de feu décrochèrent après avoir subi les premières pertes.
Le capitaine rangea son pistolet et s'assit sur une racine en concluant :
« -Voilà, c'est fait. »
Jon avait survécut à l'assaut, comme plusieurs autres. Raide comme un piquet, il avait les yeux rivés sur les corps de taus et d'hommes jalonnant le sol, et murmurait :
« -Quel massacre? quel massacre? »

Le psyker Yrich Pyell marchait en se tordant les mains nerveusement, en se demandant comment il pourrait bien annoncer la nouvelle à son supérieur. Il traversait le camp de fortune, sans même s'arrêter un instant. A son passage, les gardes impériaux se retournaient et le suivaient des yeux. Pour la plupart d'entre eux, c'était la première fois qu'ils voyaient un homme avec sept doigts à chaque main' ! Palpitus Ganga, adossé à un basilisk immobilisé, s'entretenait avec ses officiers :
« -Oui, affirma Sirius Lumenis, à peine avons-nous eu le temps de voir la « marque de la walkyrie » que ce char a explosé, transpercé de part en part'
-Plusieurs autres ont subit le même sort sur toute la ligne de front, ajouta un capitaine armé d'un lance-flamme.
-Quelles sont nos pertes ? De combien de kilomètres avons-nous avancé ?
-Les effectifs sont difficiles à cerner? peut-être un millier de gardes impériaux ; mais 57 marines manquent à l'appel.
-Sale affaire, commenta le commandant en chef des armées. Pas de résistance en face ?
-non, ils abandonnent assez rapidement le combat, et nous n'avons pas encore eu à affronter de char. Mais les barrages d'artillerie stoppent l'avancée en plusieurs points.
-Quelle distance nous sépare encore de la retraite de ces xénos ?
-Tout au plus cinquante kilomètres'
-Bon, au moins l'aviation nous couvre et empêche les raids aériens, nota le général. Tiens, voilà enfin notre télépathe ! Venez, Yrich. Quelles nouvelles du Nightlord ?
-Aucune?
-Comment cela ?
-Bien' La communication est interrompue. Plus de répercussion. Il a aussi disparu des écrans de contrôle. Il s'est volatilisé? Mais les opérateurs ont découvert pourquoi.
-Et bien parlez ! Qu'est-il arrivé ? »
Tous les officiers blêmirent, mais Palpitus ne dit mot. Son faciès en disait long sur son appréhension. Les hérétiques, les traîtres, les xénos, oui il savait qu'il pouvait en venir à bout, mais Eux? Il ouvrit la bouche et dit d'une voix lente et pesante :
« -Adressons une prière à l'Empereur? »



Au sein de la grande étendue glacée qu'est l'espace, Nychar avançait, comme une planète mue de propulseurs invisibles. Soudainement, il avait apparu, en plein centre du système solaire de Priam. A présent il se dirigeait droit vers le monde le plus peuplé du secteur : Toregordabis.
Milidonyr marchait le long d'une allée sablonneuse, au c'ur d'un magnifique jardin arborescent. Autour de lui, des kyrielles d'oiseaux et de fleurs tourbillonnaient, remplissant le jardin de leurs effluves et de leurs chants. Après plusieurs jours passés à vagabonder dans cette énorme biosphère entourée de baies de verre, le vénérable eldar ne se lassait pas d'admirer la magnificence des lieux, et l'art savant qui avait permis à ses frères d'édifier, dans des temps immémoriaux, ces lieux de paix et de sérénité. Il se rappelait les ères d'antan, à l'époque où les eldars conversaient avec les anciens, où son peuple ne craignait rien ni personne, sillonnant l'univers de ses vaiseaux innombrables. Il se rappelait la capitale de l'empire eldar, rayonnante et resplendissante, au zénith, au sommet de sa gloire.
Puis vint le crépuscule des eldars, la chute et la mort, la grande dévoreuse, la fin de tout, ou presque. Maintenant les siens se terraient au plus profond des mondes hostiles, ou se cachaient dans des vaisseaux-mondes errant sans but dans la galaxie, à la recherche des souvenirs de leur splendeur passée?
« -Aujourd'hui vient le tournant et le renouveau, déclara Kaelon Wyrdis. »
Milidonyr lui sourit en murmurant :
« -Nychar a bien souffert jadis, mais voilà que les siècles et les siècles d'effort portent leurs fruits.
-Rien ne pourra plus nous empêcher de recouvreir notre puissance d'autrefois.
-Puisses-tu dire vrai? »
Milidonyr ressentait encore un trouble au plus profond de lui-même ; bien sûr les eldars savaient que la flotte ruche Drak croisait dans le secteur. Mais cela ne les inquiétait pas vraiment ; Iyanden n'avait-il pas déjà repoussé tous les efforts d'une des plus grandes flotte tyranide ? Nychar pourrait sans nul doûte égaler les exploits de ses frères.
Non ,quelque chose d'autre s'avançait. Après un long silence inquiétant, les vents du warp revenaient, de plus en plus forts'
« -QUELQUE CHOSE APPROCHE? Et cette chose n'est pas de notre univers. »


Le sergent Horacius Fazad ouvrit le tome dix du sept cent cinquante ?huitième rayon et tomba enfin sur ce qu'il cherchait depuis des heures dans les archives de Malerne. De sa main gantée, il tourna précautionneusement les pages de l'ouvrage, comme son autoporteur le reposait lentement au sol de la bibliothèque.


Destination: Mars
Date: 9153587. M41
Réf: AdMech/76553653/Xen987
Auteur: scribe Gan Invectivus
titre: Priam VI
"Purifiez par les flammes, les bolts et le plasma"



Tah?nara est une petite planète, aussi appelée Priam VI dans les archives de l'Administratum. Son rayon est deux fois moindre à celui de Terra -ce qui en fait le plus petit astre du système- mais son cycle et sa révolution lui sont analogue. Le paysage de Tah?nara semble à première vue peu engageant : sur les trois continents, il n'y a que chaînes de montagnes, sables ou falaises. Mais en y regardant de plus près, on découvre un véritable Eden caché : des rivières lumineuses arrosent des vallées encaissées où poussent herbes et arbustes à profusion. Au c'ur des plaines s'ébattent des animaux aux dimensions modestes et à la chair savoureuse. Sa terre est austère mais un labeur acharné peut en extraire une moisson abondante. Mais il est vrai que le sous-sol regorge surtout de calcaire ou de granit. Cette planète est encore jeune et sa croûte est parsemée de volcans effusifs déversant presque continuellement leur lave dorée.
Parfois, on peut relever des cercles de pierre et des alignements au c'ur des prairies, témoins du passage d'une race intelligente. Mais ce peuple n'a pas disparu, ses membres sont toujours là, tapis dans les hautes herbes ou à l'ombre des fougères. Les caskads ressemblent à de petits hommes, ou mieux, à des squats. Mais des miniatures de squats peut-être, ou des ratlings. Bien qu'aucun lieu de parenté ait pu être établi entre leur civilisation et celle des « nains de l'éspace », nombreux sont ceux pensant qu'ils ne forment qu'une seule peuplade, ou deux branches évoluées d'une maison-mère ; Ce serait surprenant, car le centre de la galaxie est très éloigné de Priam VI. Il y a un grand fossé entre les caskads et les squats : ces-derniers jouissent d'une notoriété et d'une technologie relative. Mais les natifs de Tah?nara en sont encore aux balbutiements de la science. Les caskadiens sont gloutons, avares, hypocrites, mais ils savent aussi faire preuve de discrétion, de courage et de dextérité quand le besoin s'en fait ressentir. Ils vivent dans des cités souterraines ou « Antres » fermées chacune par une seule et unique porte, condamnée par deux battants en carbonium, un alliage rare dont les autochtones ont le secret. On estime leur population industrieuse à quelques milliards vivant sous terre. Il n'y a apparemment jamais eu d'hégémonie caskad, bien que leurs clans n'aient jamais été vus en affrontement direct. Par ailleurs, sur les trois continents, ils feraient tous preuve des mêmes us et coutumes, en particulier dans leurs cérémonies religieuses.
Chaque clan dirige une cité entière, et les chefs du clan sont les « Pebs » ; une famille dirigeante gère donc les affaires de tout un monde souterrain.
Les caskads semblent être insensibles au warp ou à toute forme de psychisme. Cela leur vaut d'être activement surveillés par les membres de l'Adeptus Mechanices, qui m'encouragent à leur rendre visite pour en savoir toujours plus. Mais jusqu'à présent, tous les caskads que les gardes impériaux ont tenté d'enlever se sont battus jusqu'à la mort, ou sont morts lors du trajet interstellaire. La déportation hors de leur planète les plonge dans une léthargie mortelle, et ils en meurent au bout de quelques heures.
Les habitants de Tah?nara moulent les quelques métaux présents sur Priam VI pour s'armer, malheureusement leur art de la guerre ne leur permet pas encore de construire des armures composites, ou des fusils laser. Ils s'équipent de cottes de mailles, d'armures en acier et de haches. Les plus fortunés ou les « Pebs » réussissent tout de même à porter des armures de carbonium, malgré leur poids écrasant pour de si frêles créatures. Certains brandissent des maillets aux pouvoirs dislocateurs, et la plupart des colons impériaux se méfient de ces artefacts sortis apparemment du néant. Les caskads appuient aussi leurs fantassins avec des « Isms » sortes de « Tireurs de pluies d'impact ». Ces troupes d'élite ont l'insigne honneur de porter les seules armes à poudre de manufacture caskad ( encore que les caskads de la garde rapprochée portent des miniatures de mousquets ) : des tromblons aussi longs qu'eux et aux résultats aléatoires.
Shas'o Benoît
Chapitre II


Une longue traînée de nuages jaunâtres s'étire dans le ciel sans lune, où perle la lumière vacillante des étoiles infinies. Sur le balcon de marbre attendent, droits comme des statues, imperturbables, deux êtres habillés de tissus chatoyants. Au-dessus d'eux, une grande tour s'élève vers le ciel, comme le pilier du monde. Car tel est le palais de Kal'aond'wyn,, colonie Tau sur Tah?nara : imposant et resplendissant de beauté, il est pareil aux plus hautes montagnes de la planète, son fondement et son soutien.
Loin au nord, une lueur commence à apparaître, puis s'étendant au-dessus des plaines et des basses forêts, elle se répand comme une traînée de feu, comme la lave des volcans, toujours éveillés sur ces terres retournées. Mais cette lumière dévalant les pentes ombragées ne vient pas de la terre, elle vient du ciel. Le soleil priamique se dresse à l'horizon, ses premiers rayons frappent de plein fouet la vallée qui s'étale aux pieds des montagnes. Et là, la splendeur de la cité tau se révèle dans toute sa magnificence, glorifiant l'idéal de ces jeunes xénos qui se jettent avec ardeur dans leur idéal, se consacrant tout entiers au Bien Suprême !
C'est d'abord une barrière impressionnante, un mur de béton poli et d'acier doré tacheté de rouge, répétant sur toute la longueur des murailles le symbole du sept de Tah?nara. Par-delà cette frontière imposante se succèdent des maisons innombrables, toutes plus travaillées les unes que les autres, s'amoncellant les unes sur les autres sur une colline, dans un ajustement parfait. Pas un porche qui n'ait de colonnes blanches, pas une demeure qui ne soit entourée de jardins luxuriants. Le long d'allées sablonneuses se présentent les portes de bois ouvragé des demeures xénos, fruit du travail acharné des fios. Autour de la sublime ville court le parapet, défendu par de nombreuses forteresses haut-perchées, sous la garde des shas vigilants. Les Por sortent déjà de leurs maisonnées pour acheminer leurs marchandises jusqu'aux marchés, alors que les ambassadeurs reprennent leur route astrale depuis le Spatioport. Là, ils sont guidés par les kor, qui lévitent aussi dans les stations orbitales, loin là-haut dans le ciel de l'aube.
Sur la terrasse, les deux amis contemplent la beauté de la cité, encore inégalée dans tout l'empire tau.
« -Même sur T'au, aucune ville n'égale en splendeur notre douce Kal'aond'wyn » dit simplement Por?la Xotes Umys.
Ce jeune marchand de la caste de l'eau, récemment débarqué sur cette petite planète nouvellement visitée par el Bien Suprême, n'envisageait ddéjà plus vivre autrement que dans les rues radieuses de cette ville de rêve. Il faut dire que son enfance n'avait pas été de tout repos. Dès sa prime jeunesse, ce jeune extra-terrestre connut les affres de la guerre. A trois ans, ses parents perdirent la vie lors d'un raid de S'urs de Bataille sur Priam IX. Il fut alors recueilli par Shas'vre XotesAior, qui était à l'époque le Shas'ui d'une escouade de guerrier de feu. On avait retrouvé ce jeune Kor dans les décombres d'une tour, alors que l'ennemi reculait vers ses positions. Umys serra autour de lui son large manteau de soie en secouant la tête. Il ne voulait plus penser à ce passé de douleur, devant lui s'offrait un avenir meilleur. Il ne tenait qu'à lui de rester en ces lieux et d'y couler des jours heureux, en remplissant son rôle dans la caste.
Shas'vre Xotes Aior, tout nouvellement promu à ce rang honorifique, ne portait pas son exo-armure. Bien que bénéficier d'une CRISIS représentait un grand honneur, un droit du à ses loyaux services et un devoir envers le Bien Suprême, il ne l'endossait que rarement, même en temps de guerre, à moins que son escouade ne parte en mission loin en avant, ou que son commandant ne le lui demande. En effet, il préférait de loin garder le contact avec les guerriers, rester encore un des leurs, et leur apporter leur soutien, partageant leur condition en leur faisant part de ses expériences passées. Dans sa simple combinaison de tous les jours, il se sentait libéré, heureux de voir enfin une ère de paix embraser l'Empire, après les campagnes successives contre les forces chaotiques.
Huron sombrecoeur
Tu ecrit vraiment tres bien , ce n'est pas lourd a la lecture et tu sais jouer sur l'intrigues , tu as découpé en plusieurs partie pour faire intervenir différents protagoniste ( armées ) même si cela et plutot audacieux de ta part , ca n'en décrédibilise pas du tout le récit de voir autant de races différentes qui vont ce cotyoer tu melange leurs genres avec une simplicité incroyable. Et je le répète ce n'est pas du tout lourd a la lecture tu réussi a bien nous immergé dans les détails de chaque races , très réussi , continue ....




huron désolé du retard ces derniers temps je suis un peu busy^^
Damned
Commencont par la forme...
Je dirais que c'est le grand plus de cette saga de récit. Le style est marqué mais souple, la lourdeur n'est aucunement présente et pourtant on y trouve par endroits de nombreuses expréssions ou mots de language soutenu.
L'ortho et la syntaxe sont tout aussi respecté et respectable, que dire de plus... y a bon.

Pour le fond, je ne suis pas aussi monochrome... Voila mes divers reproches:
QUOTE
Lâche-moi sale bête !!

On parle tout de meme d'un tyrannide la hein... Pas d'un castor en rut.
QUOTE
des dizaines de bolters

Les Gardes impériaux ne possedent pas de Bolters. (Trop lourds, trop couteux pour eux). C'est une arme réservé au SM, à moins que tu ne voulais dire "pistolet bolter" ou Bolts pour y mentionner les balles.
QUOTE
Quand les tyranides

Par pure originalité, quand on sait que dans l'Empire il y a plusieurs langues officielles (le haut gothique, le bas gothique, le tech) ainsi qu'une multitudes de patois, ont peut supposer qu'ils aient un autre nom à proposés pour ces betes.
QUOTE
ils ne craignaient pas la moindre chose

Ca reste des conscrits, des gens enrôlés de grée ou de force.
Alors en plus s'ils ne sont pas là par conviction et idéaux, ca reste encore moins crédible de ne craindre rien ni personne. Et puis bon un Garde armée (moulu soit il) portant un simple marcelle comme protection et voyant surgir un Tyty, je t'assure, ca doit faire peur... L'insécurité (manque de protection, arme peu éfficace, menace de danger mortel) ainsi que l'ignorance, crée forcément une notion de doute, de peur chez l'etre humain.
QUOTE
« -Fais pas l'idiot, réponds quoi ? Allo ! Allo !
-C'est rien, c'est un rat qui m'a mordu la main !

Morceau qui m'a bien fait sourire.
QUOTE
le sergent => son bolter

Idem pas de Bolter dans la garde. Tu devrais te faire une petite cure Taranienne, tu y verrais aussi que dans un chapitre Space marine, il n'y a pas non plus de "général".
QUOTE
« -Quel massacre? quel massacre? »

C'est vrai qu'un Tau au corps à corps, avec sa masse surpuissante, son initiative de 3 et sa capacité de CC de 2, ca fait mal quand ont les charges... wink.gif
QUOTE
Et cette chose n'est pas de notre univers.

l'univers est un concepte englobant le Tout. Le néant en est le Rien.
Cette chose, si elle éxiste est forcément compris dans le tout.
Donc elle est forcément de l'univers, à toi de changer et y mettre "Galaxie", de facon à etre plus crédible. (Surtout si c'est un Eldar qui dit ca...)

De facon plus général, j'en arrive à me demander, comment cela se fait il qu'on est: des eldars, des Gi, des tyrannides, des taus, aux abords (ou à l'interieur) d'une meme planete?!

Damned- Gavin sort de ce corps !
Shas'o Benoît
Merci à vous deux pour vos remarques !

Aaaah, Damned tu m'as encore eu... Ouais ben pour le moment je continue de tapper, je corrigerai plus tard mais je prends note des remarques.
Démoil
Eh bin!
Depuis le debut je me refusais a lire ce texte a cause de sa longueur, j'avais tord!

trés bien écrit, donc agréable à lire et ceux, méme quand on lis tout d'un coup! On sent au fil du texte que tu progresse au niveau de l'écriture.
Selon moi une seul chose laisse a désirer: la recherche au niveau des tau est ecxellante mais celle au niveau de l'imperium est incompléte.
comme le rhinos transportant 20 SM, les bolters dans la garde...

sinon l'action est bien rythmé. J'aime bien le fait que l'on ne puisse s'attacher a aucun perso a cause de sa mort proche (souvent a cause des tau).

J'attend la suite avec impacience
Bloody
Je trouve que t'on récit est très bien fait. J'aime bien le début, avec l'inquisiteur. Sinon, comme la dit huron, tu arrive à faire entrer toute les races avec un motifs valable. J'attend la suite.
Shas'o Benoît
Merci, merci les gars !

allez hop, la suite :

Gobby courait de toute la force de ses petites jambes, chancelant sous le poids écrasant du plateau de bois. Le petit gretchin n'en menait pas large. « Appaurt'moa d'koi mangai, ou cétoi ke j'vé boufé ! » avait dit le big boss Exploz Masakr. Le malheureux gret' avait alors couru à travers tout le vaisseau, pour chercher la pitance de son maître dans les cuisines. Courir, ça ne le gênait, pas, il était habitué. Dans ls batailles, c'était ce qu'il savait faire de mieux. En revanche, il n'aimait pas particulièrement remonter les étages avec un plateau imposant, supportant de la viande en suffisance pour rassasier l'appétit affamé d'un ork de plusieurs mètres de haut ! Complètement épuisé, il arriva dans la salle de contrôle, tremblant de fatigue. Hoquetant, le petit être s'affala à même le sol en geignant :
« -V?la vot'bouf, chef ! »
Se retournant d'un seul coup, le meneur de la horde s'avança vers le nain. Gobby n'avait jamais rien vu d'aussi effrayant, d'aussi hideux, d'aussi puant, que son « chef », et il s'aplatit un peu plus sur le sol. Exploz ouvrit grande sa gueule prohéminante en vociférant :
« -Komen k?tu ma parlai, larvimmond ?
-Bin heu, atan... Gobby a oublié, répondit Gobby.
-Hummmmrf !
-Bin vrai chaif ! »
Sans un mot de plus, le bestial leader des peaux-vertes se jetta sur le plat de viande d'origine douteuse, et se baffra sans plus attendre.
« -z?avié bokou fin, big boss chaif ! commenta le gobelin.
-Lèssmoi mangé enpé ! » lui rétorqua le big boss, lui décocha un coup de pied l'envoya valser à trois ou quatre mètres.
« -Eeeeh, chaif, venai-voir, vit ! hurla le mékano Bidouy Toutruk, qui paniquait devant un panneau de contrôle.
-Cait foi, ti koupra pa ! » s'emporta Massakr, se dirigeant d'un pas lourd, résolu, vers le brikoleur qui faisait figure de nabot à ses côtés. Prenant le mécanicien à la gorge, le meneur de la horde le souleva lentement, en criant :
« -Jé daija di san foi ke javai oreur daitr dairangai kan jmanj !
-Mé chaif, y?a plin de p?tites lumiaires sur lé zékrans !
-Bah, s'tankor un bug ! conclut le chef ork en flanquant un coup de pied dans l'appareil ,tout en resserrant sa poigne sur la gorge de Bidouy.
-Nénon chaif, jé touvérifié ! Sé sureman des zotr véssos spatio, croizan dans le saicteur !
-Absurd ! rugit Exploz. Ki ozerai passai là ou la hord du sailaibr Exploz Massakr ai passai ? »
A ce moment le vaisseau amiral oscilla, comme une salve de tir le frappaient sur le flanc droit.
« Sété koi sa ? demanda le Big boss, en laissant le pauvre mékano tomber sur le plancher.
-Sa, sa doitaitr un baraj de feu. » répondit ce-dernier.
Des centaines de petits chasseurs stellaires passaient et repassaient autour des vaisseaux orks, aveuglant leurs écrans de kyrielles d'explosions. Les petits astronefs aux fuselages déchiquetés, pareils à des ailes de chauve-souris, filaient dans l'espace sidéral à des vitesses folles, virant sans cesse pour entourer la flotte peau-verte de leurs tirs ravageurs. Au loin, les silhouettes d'appareils de haute stature croisaient, se dirigeant avec rapidité vers le système de Priam, de toute la puissance de leurs réacteurs.
« -Vit léga, o tourells, fo lézabatr ! »
Les artilleurs gobelins se jetèrent pêle-mêle vers les consoles de tir en glapissant :
« -Woooo, onva tiré danlta !
-Waaa, ivon vachman vit !
-Hihiho, jan né u in ! »
Soudain les chasseurs astraux relachèrent la presion puis décrochèrent, se rabattant vers le reste de leur armada.

Au c'ur même du vaisseau amiral des assaillants, une silhouette noire, de laquelle émanait une aura maléfique inquiétante, fixait de son regard impalpable une pitoyable créature à ses pieds. Le pauvre prisonnier enchaîné termina de réciter les quelques bribes désordonnées qu'il avait répétées de nombreuses fois déjà en présence du Maître :
« -38 années-lumières de l'?il de la Terreur?plusieurs rotations'dix ou douze ans' Sept planètes' colonies' vous trouverez?»
Caressant d'un long doigt osseux un kriss en forme de plume, le Maître écoutait toujours, ses yeux tourmenteurs vrillés sur le captif. Peu à peu la lame oscillait, dans un balancement de plus en plus rapide, comme les paroles du malheureux se faisaient plus saccadées :
« -Pas de relais-phare dans les couloirs' zone de failles warp? nouvelles rumeurs sur les flottes orks' relations avec les eldars ! »
Le couteau partit, aussi rapide qu'un bolt, plus froid qu'un pic à glace, et il entailla l'épaule droite de l'esclave qui se laissa retomber au sol, les yeux exorbités. Alors le maître partit d'un rire sardonique et lança :
« -Bien vermine ! Aujourd'hui encore tu as fini ton petit exposé à temps. Mais qui sait, peut-être demain ce fer te coupera la parole, si tu ne vas pas assez vite ? Ou après-demain, ou plus tard encore ? J'ai tout mon temps, l'éternité devant moi, jusqu'à ce que le poids des ans t'affaiblisse peu à peu et alors' »
Un guerrier enchâssé dans un armure noire d'une finesse stupéfiante se prosterna sur le sol et lança :
« -Ô grand voivode, les pitoyables peaux-vertes commencent à riposter. »
Après une longue pause entrecoupée par les hoquets du prisonnier, le meneur des eldars noirs ricana :
« -Laissez-les donc gaspiller leurs munitions ! Ils ne sont pas des proies de choix? Que notre flotte s'écarte de leur route, ils ne les intéressent pas. Je me réserve un autre gibier, bien meilleur et bien plus coriace, digne de nous ! »
Bloody
Vraiment, y'a déja l'imperium et les tau qui se battent sur la planète, Les eldars, les tyranide, les ork et les eldars noir qui vont arriver, vu le monde que y'a, je pari que le chaos et les nécrons vont faire les apparition. Sinon, j'aime bien le coté sadique de l'eldar noir laughdevil , même si on ne connait pas le motifs de leur venu (pour les tyranide on sait, ils viennent bouffer)
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