Shas'o Benoît
03/10/04 , 14:17
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Fio?vre Xotes Azer fixait de ses yeux fatigués les fluctuations de l'oscilloscope, les mains moites accrochées à des manettes d'un gris métalliques. Assis devant son pupitre, il restait concentré, tout emprunt d'un calme apparent. Derrière lui, le sas s'ouvrit dans un crissement désagréable et une forme apparut, elle aussi équipée d'une combinaison isotherme. Le nouveau venu fit quelques pas et posa sa main sur l'épaule droite de son collègue, alors qu'une voix calfeutrée sortit de son masque :
« -Salut, Azer ! Je viens pour la relève.
-Ah, c'est toi, Humer ? Quoi de neuf ?
-Pas grand chose. Le chef de service a convoqué tous les membres du bloc ce soir à 15 decs. Et ton « patient » ?
-Hum ! Cela pourrait aller mieux, mais après toutes ses péripéties, il ne fallait pas s'attendre à ce que toutes ses neurones se réactivent en si peu de temps !
-Ah ça? Après une décharge et l'incident dans le convoi?
-Paraît que son caisson cryogénique a été désactivé quelques secondes. Normalement, personne ne résiste à cela. Heureusement pour lui, les circuits de secours se sont relancés peu après. Mais je bavarde, je bavarde et je te fais attendre. Tiens, je te laisse la place. »
L'opérateur se leva et laissa son camarade s'asseoir devant la console. Un petit bouton rouge clignota, le temps que le nouveau manipulateur se saisisse des commandes, puis l'ordinateur afficha à nouveau sa froide apparence. Fio?vre Xotes Humer regarda l'écran vitré, à travers lequel apparaissait l'image du compartiment de congélation ralentie. Diverses voyants lumineux parcouraient sa surface dans une ronde organisée, planifiée par les électrodes. A l'intérieur de la cellule, on ne pouvait pas distinguer grand chose : les vapeurs glacées entouraient une forme sombre, indiscernable.
« -Surveille bien sa tension nerveuse : elle est relativement basse, mais elle ne devrait pas dépasser la barre des 20. Ah, il y aussi le rythme cardiaque. IL vacille par moment, rien de bien inquiétant. L'ordinateur s'en chargera le cas échéant.
-Pas de problème ; allez, salut et bonne journée ! »
Le sas se referma et Fio?vre Xotes Azer retira son casque hermétique, dans un soupir de soulagement :
« -Ouf ! Ma journée est finie. Encore un passage en salle de débriefing et j'ai quartier libre. »
Il passa en toute hâte dans le couloir, laissant derrière lui son compagnon. A sa droite, derrière un long hublot transparent, l'immensité de l'espace se révélait, ponctué d'étoiles et de nébuleuses.
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Huron sombrecoeur
03/10/04 , 15:22
eh bien, je ne sais que dire... Tu brille par ton ingénuosité et tes prouesses , tu as su parfaitement cerné les races présentes maintenant il ne reste plus qu'a...(baston!!)ou alors jouer de finesse, mais ca me semble inévitable quand même.C'est très réussi encore bravo :D
Shas'o Benoît
16/10/04 , 19:08
La suite :
Le Commandant Aroyd Operatum fixait de ses yeux gris le tableau de contrôle, par-dessus l'épaule du pilote Macharius. Sa main bionique serrait le dossier du fauteuil de toute la force de ses pinces, mordant nerveusement le métal dans un crissement désagréable. Macharius, releva sa tête encastrée dans une minerve éléctronique, et annonça d'une voix grave :
"-Pas de nouvelles traces d'onde radio remarquable, commandant. Peut-être s'agissait-il d'une fluctuation périodique, ou d'un disfonctionnement local des paraboles...
-Réessayez tout de même, répondit Aroyd. Un chapitre entier de Dark Angel s'est rendu dans ce secteur, il doit nécessairement pouvoir répondre à nos appels."
Il riva son regard vers l'espace intersidéral s'étendant devant eux, derrière la baie vitrée. Quelque part devant eux, sur une planète du Système Priam, des space marines défendaient l'Empereur. Et il trouverait bien sur quel astre ses frères d'arme s'étaient positionnés. Macharius se retourna à nouveau vers l'émetteur central du vaisseau, et répéta son signal de reconnaissance sans un mot de trop. Si un autre fils de l'Empreur vivait encore dans ce secteur, et possédait encore un char en état, il recevrait aussitôt le message dans la bonne fréquence.
Aroyd se plaça devant le panneau transparent, révélant l'immensité de l'univers. Au premier plan se dessinaient quelques planètes ovoïdales, à proximité de Priam, l'étoile naissante. Puis des kyrielles de points lumineux tachaient le noir profond, autant de signes du pouvoir de l'Empereur. Enfin au loin se profilaient les silhouettes de nébuleuses, les taches de la Voie Lactée, et enfin les formes indistinctes de galaxie éloignées'
Aroyd laissa passer en lui un sentiment de petitesse, mais bien vite son esprit chassa cette pensée hérétique : les space marines sont les plus grands guerriers de la Galaxie, ils servent l'Imperium et el véritable Empereur pour le bien de l'Humanité? Un jour viendra où leur vaillance écrasera ces immondes xénos, tares de la Nature, et alors l'Imperium grandira sans frontières !
Le tir de batterie s'abattit sur les premiers contreforts montagneux, vaporisant plusieurs tonnes de caillasse en quelques secondes. Juché sur la carlingue d'un rhino éventré, le commandant Ganga regardait à travers une paire de jumelles optroniques les pentes se crevasser et s'effondrer. A nouveau la totalité de son arsenal fit feu de toute sa puissance, et une nuée de projectiles recouvrit le ciel d'un drap de fumée. Les missiles s'abattirent ensemble sur la pierre, à plusieurs dizaines de kilomètres, arrachant à la chaîne de montagnes un nouveau mur de roche. Rien ne pouvait résister à l'Impérium e marche, pas même la Nature ! Les forces conjuguées des Whirlwind de la Garde et des obusiers space marines viendraient à bout de ces repaires de xénos'
L'ensemble de l'armée avait stoppé son avance. En effet, les hauts capitaines avaient décidé de ralentir leur percée, puis de s'arrêter une fois que les pièces d'artillerie seraient à portée des monts XXXXX. A quoi bon affronter un ennemi embusqué, si l'on pouvait lui couper l'arrivée de vivres et de munitions en pulvérisant à distance sa retraite ?
Quelquepart entre les forces impériales et les falaises, une compagnie entière de guerriers de feu, abrités sous le couvert de la jungle, se retrouvaient en position délicate.
"-Bientôt tout approvisionnement leur sera impossible, et alors nous pourront frapper de tous les côtés à la fois ! commenta Ganga. Il ne nous restera plus bombarder leur refuge souterrain, et à purger les tunnels au gaz. Une mission de routine? D'ici quelques semaines, la guerre s'achèvera, et nous pourrons enfin repartir défendre d'autres fronts'"
Un sergent d'escouade approcha alors de lui, porté dans les airs par son réacteur dorsal. Il se posa avec aisance devant son supérieur, et s'agenouillant :
"-Sergent Zenobus au rapport, commandant ! Ma patrouille vient de percevoir un signal indistinct dans notre transport, le seul encore en marche. Nous allions nous mettre en route vers les positions sud, quand notre radio a commencé de recevoir un message émis dans les codes impériaux Magnus Ordis. J'ai aussitôt passé le commandement à mon second, et je suis parti vous prévenir.
-Curieux, il n'était pas prévu qu'un autre chapitre nous rejoigne? Fort bien, je vais m'en charger. Rejoignez votre faction, frère."
Zenobus s'inclina et partit, réallumant ses réacteurs, alors que Palpitus Ganga sautait à terre. Il se dirigea alors de son pas martial vers une chimère garée à quelques mètres :
"-Frère Georgius, mettez en marche, et allumez la radio sur les fréquences Magnus Ordis. Et faites-moi de la place, je prends moi-même la communication sur le canal.
-Bien commandant."
Le surhomme s'exécuta sans poser la moindre question, et bientôt le commandant Dark Angel commença de sonder les émissions. Peu à peu un signal se distingua au milieu du grésillement ambiant. Palpitus ne ragea pas, il ne soupira pas mais se contenta de marmonner :
"-Beaucoup de parasites : une flotte xénos en marche, sans doute pas loin d'ici. Et assez puissante pour brouiller les fréquences impériales'
-CHhhhh---ssage du chapitre des Iron Leg.--- Crrrr---approche de dégré 03--- Scrhhhh---
-Ici le commandant Palpitus Ganga, à la tête des forces impériales de Toregordabis. Je vous écoute. De quel légion êtes-vous ?
-Cshhhh---ommandant Aroyd Operatu--- Fsssssss---dant des Iron Hands---Wiisszzss---approchons du deuxième astre externe du système. Comment se passe votre campagne ?
-Très bien pour l'instant, assura Ganga tout en remarquant que la communication s'améliorait
( sans doute les "brouilleurs" ont-ils été dérangés dans leurs activités, pensa t-il ). Quelques démêlés avec ces xénos bleus, et des renégats amollis par des décennies en compagnies d'immondes extra-terrestres. Ce sera vite réglé.
-Peut-être bien ; mais notre chapitre a été envoyé en soutien dans le secteur, car on prévoit l'arrivée de plusieurs flottes belligérantes ; il semblerait que plusieurs races s'en mêlent et une généralisation des troubles au système tout entier est à craindre.
-Possible. La situation s'est accélérée depuis la mort de l'inquisiteur. De plus, notre télépathe a disparu, probablement tué par ces "taus".
-Ils paieront bientôt leurs crimes. Mais en attendant, nous devons assurer la mainmise de l'Impérium sur les deux planètes colonisées'
-Nous repoussons l'ennemi sur Toregordabis.
-Très bien, ce cas mon chapitre et moi-même nous rendront sur Priam VI ; on n'y trouve que quelques avant-postes impériaux, et deux trois cités par-ci par-là. La population humaine est peu ancrée, nous pourrons facilement raffermir cette occupation.
-Bonne route, frère.
-A vous aussi, et que nos missions nous ramènent gloire et victoire, à apporter sur le trône de l'Empereur !"
Shas'o Benoît
25/10/04 , 10:15
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Les rochers et les falaises granitiques d'Ellirian défilaient sous les yeux des pilotes de motojets comme un manège incessant. Le bruit sourd des moteurs sophistiqués ronflait en continu, résonnant dans les défilés silencieux. Bientôt, une haute barrière montagneuse se dressa devant eux, une falaise apparemment infranchissable de pans de rocs empilés là depuis des siècles par la nature. Les six motojets ralentirent quelque peu leur allure, et commencèrent à sillonner le canyon avec circonspection.
Enfin le meneur de la bande repéra un défilé à l'est, une sorte d'escalier taillé sur le flanc de la montagne et s'enroulant derrière l'escarpement. Il fit alors signe à ses compagnons de le suivre, et les voyageurs s'engagèrent à tombeau ouvert sur le sentier abrupte.
Appuyés sur une corniche surplombant les marches, un ratling et deux guerriers de feu ne manquaient pas une miette de la scène. Ils observèrent en silence ces visiteurs importuns, bien trop près de leur retraite, à leur goût ! Ils ne ressemblaient mpas à des space marines. Leurs coiffes dentelées aux crinières noires, leurs armures moulantes d'un acier luisant, leurs fusils aux crochets proéminents' Tout cela indiquait clairement aux sentinelles que les nouveaux venus ne devaient pas être d'ardents partisans du bien suprême? Jusqu'à leurs véhicules ornés de chaînes déchirantes et de symboles pour le moins inquiétants.
Le ratling se retourna vers un garde impérial nonchalamment assis sur un rocher, sa radio posée à côté de lui :
« -Heuuu? Faudrait pt'être prévenir les autres !
-Ouais, approuva le garde, je m'en charge. »
Le détachement aéroporté arriva enfin devant une plate-forme rocailleuse, assez élevée et sans issue, encastrée au fond du passage entre les deux montagnes. Le meneur descendit de son appareil et se tourna vers le pan de roc, qu'il examina quelques instants. C'était évident : le chemin ne pouvait s'arrêter ainsi. Après quelques minutes, il devint évident que dans ce mur était camouflée une porte de pierre. Il retira alors les munitions de son fusil éclateur et tonna à pleine voix :
« -JE SUIS UN EMISSAIRE DE SA MAJESTE EROGAAD ! OUVREZ MOI VOTRE PORTE ? QUE NOUS PUISSIONS NOUS ENTRETENIR ! »
Un silence pesant lui répondit, et ses équipiers commençaient à murmurer quand soudain des dizaines de shas'la et de gardes impériaux, surgis de derrière les blocs de pierre, l'arme au poing.
Aun'el Xotes Giuv, sa lance de duel dans la main droite et un pistolet CYGNE dans l'autre, se leva au-dessus du fronton de la porte et répondit :
« -Qui êtes-vous et d'où venez-vous ? Pourquoi traiterions-nous avec vous ?
-Parce que vous n'avez pas le choix ! répondit effrontément le chef des émissaires. Vous êtes coincés dans ces trous, sans espoir de sortie.
-La puissance du Bien Suprême et la justesse de nos actes nous suffit ! Déposez vos fusils. Coupez vos moteurs. Nous allons vous escorter à l'intérieur. Vous avez de la chance : Oio Vim, nouveau gouverneur de Toregordabis, accepte de vous recevoir. Mais il est bien entendu qu'au moindre faux geste, nous n'hésiterons pas à vous abattre.
-C'est tout naturel ! » approuva l'autre.
Les ambassadeurs obtempérèrent sans discuter aux ordres énoncés, et se laissèrent encadrer d'une vingtaine de gardes. Alors seulement L'éthéré demanda, via un officier radio, que l'on ouvre la porte principale.
Le détachement entra alors dans un dédale de couloirs souterrains sans fin. Les cavernes d'Ellirian avaient été exploitées par les colons impériaux, il y a de cela des siècles. Elles renfermaient jadis de nombreuses mines de fer et de cuivre. Depuis, les grottes avaient été renforcées par des coulées de béton. On y assignait jadis une garde réduite, conservant la mainmise sur la région et entretenant ces bunkers camouflés. Les gouverneurs successifs ne s'étaient jamais décidés à emmurer cette forteresse secrète, pouvant servir à tout moment de refuge en cas de coup dur. Aussi Oio Vim, lorsque sa décision de se rebeller fut prise, pensa aussitôt à cette base blindée, creusée sous les monts les plus élevés de la planète.
Maintenant toutes les forces rebelles et les taus de Toregordabis se réfugiaient là. Ils ne restait plus à l'extérieur que les sentinelles de la porte et trois armées confinées dans des jungles isolées. Elles n'avaient pas réussi à être rapatriées à temps.
Huron sombrecoeur
25/10/04 , 14:43
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Shas'o Benoît
29/10/04 , 22:12
Les gardes du corps conduisirent les six envoyés à travers un nombre incalculable de galeries, jusqu'à une haute salle soutenue par des piliers en barres d'acier. Là se tenait le grand conseil des forces rebelles de Toregordabis : des centaines de sergents, d'hommes de main net de conseillers, des partisans chevronnés et des tacticiens aguerris. Le technocrate enchâssé dans son armure côtoie le Fio?o drapé dans sa tenue officielle ; les ratlings en panoplie de guerre s'assoient aux pieds des guerriers de feu et les capitaines de la garde sont au coude à coude avec quelques gros malins, rares ogryns ayant droit de se tenir avec les plus hauts penseurs de la planète. Les scientifiques en blouse murmurent avec les chefs de fermes agricoles et les présidents des complexes industriels du sud. Mais un petit groupe de meneurs se détache de l'assemblée : Oio Vim, se tenant encore pour maître incontesté de ces terres, et vu encore par nombre d'hommes comme le successeur légitime d'Ill Altus ; droit sur un siège en acier, il garde un pistolaser à la main et son sceptre à tête d'aigle. Dans son dos se tienne quelque-uns des plus hauts dignitaires du système, commissaires et dirigeants des enclaves satellites. A sa droite, Aun'el Xotes Giuv, serant dans sa poigne sa lance de duel et laissant pendre son pistolet CYGNE à sa ceinture, regardait de ses yeux mornes cette assemblée disparate, véritable mosaïque de ces peuples si différents et pourtant liés par les mêmes intérêts.
Les portes du caveau s'ouvrirent en grand, et Zaeris, chef des émissaires eldar noir, entra d'un pas majestueux, encadré par ses gardes du corps. Devant lui s'étalait un spectacle sombre et inquiétant : une foule innombrable de leader de tous types s'assemblaient en bon ordre, sous la gouverne d'un jeune homme, pour se révolter face aux vindictes impériales. Les couteaux étaient tirés, les canons armés et les fusils chargés. Il y avait à ce moment cette atmosphère particulière rôdant à la veille des grandes batailles. Une confusion affreuse, une attente insoutenable et une détermination sans faille : tous, taus et humains, avaient décidé de se battre pour continuer à vivre conjointement sur ce monde, sans les directives de l'Empereur. Le pilote de motojet sourit, d'un rictus mauvais et effrayant : il se sentait tout de suite chez lui, dans ces tunnels lugubres éclairés par des projecteurs livides, où seules règnent la peur, la crainte et la haine.
Avançant résolument vers le gouverneur des rebelles, il le salua de la main et dit :
« -Oio Vim, chef des vrais hommes libres de ce monde, mon maître m'envoie auprès de toi comme messager et conseiller. Notre race ne tient pas à se faire des ennemis de votre faction : actuellement diverses forces convergent vers votre système, mais nous sommes prêts à vous aider. Notre flotte est en approche, et nous sommes parés à toute éventualité. Je vous propose notre aide, au nom de mon maître. Ensemble, nous pourrons faire face ; sans nous, vous serez écrasés par les space marines, les orks ou les Dévoreurs ! »
A ces mots l'assistance fut troublée, et une vague de terreur secoua les auditeurs. Seuls les plus endurants des généraux et des commandeur restaient relativement calmes. Zaeris reprit :
« -Mon Maître nous envoie ici, comme gage de notre bonne foi. Nous sommes prêts à subir les pires traitements : il remet cinq vies d'eldars entre vos mains : n'est-ce pas le meilleur gage de notre bienveillante volonté ? Toutefois, il ne serait pas dans votre intérêt de nous malmener : nous sommes disposés à vous aider, mais notre courroux est terrible. »
Oio Vim se leva alors et répondit :
« -Nous acceptons vos propos avec recul. Toute proposition doit être pesée avec réflexion. Néanmoins votre offre est tentante, et nous vous sommes gré de nous avoir apporté ces renseignements. Vos gardes du corps vont vous mener dans des appartements où vous pourrez vous reposer.
-Et nos motojet ?
-On va les pousser dans nos murs dans les plus brefs délais. Demain, nous laisserons l'un d'entre vous retourner rapporter à votre Maître notre décision. »
Lorsque les eldars noirs furent partis, la plupart des membres du conseil se retirèrent à leur tour. Alors l'éthéré Aun'el Xotes Giuv se pencha vers le gouverneur et lui murmura :
« -Ce n'est pas bon de précipiter les choses. Que savons-nous des motivations de ces êtres ?
-Que nous le voulions ou non, répliqua le jeune homme, tout va s'accélérer à présent. Si ce que ces messagers ont rapporté est vrai, alors nous devrons nous attendre au pire. »
Le tau ne répondit pas, mais son regard semblait plus que jamais soucieux.
DarkProphety
30/10/04 , 16:14
Superbe, bonne ortho, suspense et cette facon de raconter qui nous tient en haleine. Vraiment, tu écris tres bien, il faudra penser a en faire un livre ^^.
Seul ceci me vient a l esprit : la suite ! la suite !
DarkProphety-vivement le prochain post
Shas'o Benoît
07/11/04 , 19:45
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merci Dark prophety !
Alors voilà la suite :
Dans le ciel zébré de nuages sulfuriques, les derniers rayons du soleil disparaissent et éclairent une dernière fois la vallée. Au centre de la plaine s'élève une antique colline, une butte, un tertre antique recouvert d'un gazon bruni. Tout autour, des stèles, des menhirs plantés dans le sol rocailleux surveillent toutes les routes de l'horizon. Et voilà que s'avancent les caskads.
Des quatre coins de la planète, les plus grands dirigeants des cités souterraines, accompagnés de leurs gardes prétoriennes et de leurs cours s'avancent, ils se rejoignent et se réunissent en cohortes silencieuses. Ces processions respectueuses sillonnent le sol poussiéreux de Tah?nara, pour la première fois depuis des siècles les classes royales de la planète se réunissent pour une Grande Assemblée. Les voilà, les rois à la barbe grise, portant fièrement leurs diadèmes aux mille joyaux ! Leurs familles aux arbres généalogiques complexes, drapées dans leur dignité et leurs armures d'acier ! Les gardes du corps, brandissant leurs massues et leurs maillets ensorcelés d'où fusent des éclairs argentés !
A leur suite marchent les conseillers, les nobles et les plus riches marchands, les maîtres des guildes et les grands forgerons, les prêtres des plus célèbres temples. Toute cette foule d'être se presse vers ce domaine, cette réunion où culmine toute la sagesse et le savoir de leur civilisation. Le soleil de Priam s'est maintenant couché derrière les falaises de l'est, et les files de guerriers s'illuminent d'une forêt de torches. Les Pebs montent sur le galgal, ils se retournent et saluent trois fois la foule de leurs plus loyaux sujets. A la lueur des flambeaux, les pierres levées du sanctuaire luisent étrangement, et les ceinturons, les haches reflètent les éclats des flammes.
Soudain s'avance au milieu de l'assemblée une forme noire de haute taille, ce n'est pas un caskad ; devant son passage, les nains courbent la tête avec révérence, et dans son sillage résonne un mot : « ase ». Alors cet étranger gravit les marches ancestrales, il prend place dans le grand conseil et apporte ses connaissances pour éclairer les chefs des clans. Pendant toute la cérémonie, les rois discutèrent, disputèrent et se conseillèrent sans relâche, afin de répondre aux signes divins récents. Leurs fidèles attendirent dans le silence le plus total que les élus des dieux trouvent la vérité. A la fin de la nuit, alors que l'aube allait poindre, l'Ase se leva et tendant les bras, dit à l'assistance :
« -Peuples de Tah?nara ! Vos dirigeants ont trouvé la réponse aux appels mystiques ! Depuis des années, des signes lugubres et de sombres présages ont annoncé ces temps de malheur : la Guerre des Dieux va commencer ! Cette fois, les caskads devront se battre pour défendre leur existence même, et il est probable que les divinités, dans leur folie destructrice, ne vous viendront point en aide. Même, elles tenteront de vous réduire à néant. »
Aux murmures d'incrédulité qui fusaient, l'homme reprit :
« -Oui, même ceux de mon essence, même les ases tenteront de vous arracher la vie ! Seuls certains reconnaîtront peut-être l'importance qui vous est due. Aussi, en attendant que la paix revienne, il vous faudra vous préparer à la guerre, guerre totale et sans pitié contre tous ! Mobilisez vos troupes, rappelez vos frères de la surface ! Affûtez vos lames et que vos forges travaillent sans relâche ! Continuez à prier et persévérez, alors peut-être un espoir jaillira ! »
Il se tut, mais pas une voix ne s'éleva cette fois. Après un temps de pause il poursuivit :
« -En une époque de troubles extrêmes, il est nécessaire pour un peuple d'être guidé par un meneur absolu, un guide pour tous. Les Destins ont désigné ce maître pour vous : Rah Lin, chef de Ara, sera l'empereur choisi par les Kopi. Gloire à son nom ! »
Une ovation éternelle accueillit cette nouvelle, et toute la vallée trembla sous les acclamations de al foule exultant. L'homme soupira et sourit : les caskads acceptaient la décision des dieux. Désormais leur nation serait prête à prendre les armes, sous le commandement d'un unique chef.
Huron sombrecoeur
07/11/04 , 23:02
j'ai deja tout dit, rien a ajouté tu connais mon avis^^ ah juste un petit truk, saute des lignes entre les paragraphes^^
Shas'o Benoît
11/11/04 , 14:08
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Voilà j'ai sauté des lignes.
La suite :
Dans un rugissement assourdissant, des dizaines de vaisseaux métalliques traversèrent l'atmosphère de Priam VII, plongeant en piqué vers le sol. Ces appareils démesurés témoignaient tous de la puissance de l'Impérium : Thunderhawks, land speeder lâchés en haute altitude et chasseurs stellaires fendaient les airs en bon ordre, dans un bel ensemble.
Aroyd Operatum, son casque sur la tête et déjà prêt à sauter avec une escouade d'assaut, se tenait debout dans la soute de lancement. Grâce à son émetteur incorporé, il interpella directement et simultanément tous les pilotes des transports du chapitre, et leur ordonna de sa voix ferme :
« -Comme convenu, procédure de débarquement 23 C IH4. Les cargos I à IV se posent sitôt un périmètre établi, les autres resteront en haute stratosphère jusqu'à sécurisation complète. »
Dans un crissement et un bruit de dépressurisation, l'écoutille du hangar s'ouvrit à sa droite. S'avançant alors jusqu'à la sortie, il observa un instant les nuages en contrebas, aux reflets irisés.
« -Space marines, préparez-vous à vous lancer? Pour l'Empereur ! »
Et il sauta dans le vide, bientôt suivi du sergent de l'escouade et des autres Iron Hands. A plusieurs centaines de mètres d'eux, sur les côtés, d'autres guerriers de l'Imperium s'élançaient dans les airs. Au-dessus d'eux, les vaisseaux spatiaux virèrent de bord et cessèrent un instant leur piqué. Aroyd filait comme une flèche vers la surface. Derrière lui, l'immensité de l'espace disparaissait derrière un voile toujours plus opaque de gaz et d'air. Après quelques secondes, les space marines traversèrent les premiers murs de nuages ; toujours tombant de plus en plus vite, à une vitesse folle. Ils ne bronchèrent pas ; ils avaient été habitués à bien pire, et leurs armures encastrées amortissaient la sensation de vertige et de perdition. Lorsque les derniers nuages se dissipèrent pour laisser leurs yeux contempler la terre ferme, ils allumèrent leurs réacteurs dorsaux, se retournèrent et laissèrent les fusées faire le reste.
Le corps expéditionnaire se posa dans un ensemble parfait, sans le moindre dommage, sur les collines rocailleuses du point X45?? J12?
Ouvrant sa visière embuée, Operatum demanda :
« -Sergents Sephir, Burtox et Limignus au rapport.
-Ici Sephir, commandant. Avons atterri au nord-est. Je repère les lieux et j'ai envoyé deux space marines fouiller une sorte de forêt basse au sud.
-Burtox au rapport. Pas le moindre dégât. Nous sommes légèrement décalés au nord-est, nous revenons dans votre direction en scannant les environs. Avons repéré au sud de notre position actuelle des traces d'exploitation agricole. Une patrouille en reconnaissance serait requise.
-Limignus, mon commandant. Nous venons de relever une piste. Une route qui a dû être empruntée il y a peu.
-Bien, rejoignez vos postes définis, et commencez de creuser vos tranchées. Je plante la balise dès maintenant.
-A vos ordres, commandant ! » répondirent d'une seule voix les trois subordonnés.
Aux côtés d'Aroyd, les space marines de son escouade avaient entrepris de creuser des profondes ravines, tandis que le sergent et un autre faisaient le guet. Le commandant escalada une petite butte proche de leur position, et y planta la balise-emettrice. Puis il attendit. Après quelques minutes, quatre énorme transports spatiaux descendirent du ciel, accompagnés d'une flottille de chasseurs. Ils se posèrent aussitôt, et de nouvelles troupes s'avancèrent vers leur chef d'un pas martial. Aroyd ordonna à des escouades de motos ravenwings de rejoindre les avant-postes des sergents envoyés en frappe en profondeur. A leur suite s'élancèrent des équipes de terraformeurs, tandis que le gros des forces restait sur place pour élever les défenses du camp.
Un technogures se présenta au chef du chapitre et s'enquit :
?-Dans quelles directions devrons-nous installer le principal soutien des défenses ?
-Commencez déjà par installer les batteries de bolter lourd. L'artillerie statique pourra attendre. »
Puis se connectant au vaisseau amiral :
-Allo Macharius ! Quelles nouvelles ?
-Nos astronefs continuent leur orbite elliptique sans le moindre accrochage avec l'ennemi. Dans deux heures, nous allons passer de l'autre côté de la planète.
-Très bien. D'ici là, nous aurons construit un poste-emetteur assez puissant. Nous allons donc vous renvoyer les autres transports, vidés de leur matériel.
-? ?
-Vous allez répartir vos forces équitablement entre tous les thunderhawk, avant que de débarquer à votre tour, quand vous en recevrez l'ordre.
-A vos ordres mon commandant. »
Aroyd Operatum sourit : en faisant atterrir une deuxième fois la totalité de sa flotte, il diminuerait ainsi les pertes si l'ennemi abattait un des vaisseaux ; et de plus, l'invasion sera bien plus impressionnante. Il allait faire croire à ces xénos que près de 10000 space marines envahissaient Priam VII. Bien sûr l'effet de surprise passerait vite, mais il s'agissait de l'exploiter au mieux.
A la tombée du jour, les patrouilles revinrent rapporter leurs découvertes : peu éloignée à l'ouest, une importante agglomération tau, sans grandes défenses, apparemment, s'étalait dans la vallée. Alentour, plusieurs petites fermes isolées et des comptoirs humains s'étalaient, séparés par des distances assez grandes de désert, de dunes et de broussailles.
Tandis que l'obscurité s'affermissait, les ingénieurs achevaient de mettre au point les derniers détails du campement. La base de campagne Iron Hands occupait alors un carré de trois kilomètres de côté environ, entouré par une triple enceinte de fils barbelés, de fossés, de tranchées et de bunkers ; en son centre s'élevaient les baraquements, entourés de murs en béton et de tourelles surmontées de canons impressionnants. Au centre du dispositif, un bastion en acier abritait le QG, autour duquel s'alignaient les chars et les navettes.
Assis devant sa table de travail, Aroyd mettait au point les stratégies d'occupation, pour les jours suivants ; tandis que sa main droite griffonnait des directives sur des papiers, son implant bionique au bras gauche reposait sur le dossier de la chaise, provisoirement inactif.
La porte de la pièce s'ouvrit dans un claquement sec, et un autre fidèle à l'Imperium entra dans la pièce. Mais celui-ci était différent : ce n'était pas un Fils de L'Empereur, mais un psyker. Le télépathe attitré du chapitre.
« -Marcus Vinceas ? demanda le commandant. Que me voulez-vous ?
-Je crois que nos alliés Dark Angel ne pourront pas être joints par les voies télépathiques.
-Pourquoi cela ?
-Je ne ressens aucune fluctuation amicale dans le warp. En fait, je ne ressens pas le moindre courant. C'est inquiétant ; comme si quelque chose ou quelqu'un cherchait à brouiller les flux.
-Nous verrons cela plus tard. Pour l'instant, le plus urgent est de tirer profit de notre arrivée précipitée pour porter le premier coup. Cette nuit, nous partirons pour raser cette mégapole xénos, repérée par les éclaireurs. »
Shas'o Benoît
13/11/04 , 18:56
« Shas'vre Xotes Aior courait vers le capitole, tout en ajustant son casque. Pour la première fois depuis qu'il avait été affecté sur Tah?nara, les choses ne se déroulaient pas exactement comme les éthérés l'avaient souhaité?
Dans la salle de briefing régnait une fébrilité comme jamais cela n'avait été le cas auparavant : les fios couraient de pupitre en pupitre, apportant disquettes, papiers et rapports confus des colons, tandis que le Shas'O Gazer Réunissait ses plus fidèles vétérans.
Arrivé parmi les premiers, le Shas'vre aperçut Por?la Xotes Umys, en compagnie d'autres membres de la caste de l'eau, en grande conversation avec un CRISIS d'escorte ; leurs vêtements étaient à moitié brûlés et un désarroi profond se lisait sur leurs visages anxieux. Inquiet, il traversa la pièce en un instant et alla les rejoindre, tandis qu'ils racontaient leur mésaventure :
« -Et tandis que nous déchargions les fournitures dans l'entrepôt, un grondement s'est fait entendre, et une escouade motorisée est arrivée de l'est. On aurait dit des humains, mais en beaucoup plus grands, plus forts, et plus bestiaux aussi. Ils ont foncé dans notre direction, et dès qu'il ont reconnu en nous des taus, ils ont ouvert le feu. Nous nous sommes réfugiés vers les installations arrières du comptoir, mais ces types ont descendu à terre. Ils avaient bien trois mètres de haut ! Ils ont lancé des grenades sur les bâtiments, puis ont tiré au lance-flamme sur les barils stockés à terre? Vous pensez bien qu'après ça, la station pétrolière a flambé en quelques secondes. Nous nous sommes enfuis à bord de notre spacette, en emmenant les paysans humains que nous rencontrions. Nous nous sommes dépêchés afin de vous tenir au courant'
-Qu'en pensent les Auns ? » demanda Aior, encore plus troublé.
Le silence se fit, tous les taus se tournèrent vers le commandeur, attendant sa réponse. Ce dernier parla alors d'une voix grave :
« -Aujourd'hui une puissance est arrivée, que même les éthérés dans toute leur sagesse ne pouvaient deviner. Il revient à nous, guerriers de feu, de protéger nos frères et les gueve?sa. Que tous les Shas'Vre partent sur l'heure couvrir chaque région limitrophe à notre belle cité. Fio?el ! Quelles nouvelles des stations radio ?
« -Aucune, commandeur ! Les communications sont brouillées et' »
Une terrible explosion retentit et le sol trembla, tandis que des bruits effrayants arrivaient par les fenêtres de la pièce. Le commandeur se précipita alors vers le porche du palais, bientôt suivi par ses frères d'arme.
Le portique du capitole avait volé en éclat, les pierres du linteau recouvraient le grand escalier d'une pluie de gravats. Levant la tête, Shas'O Gazer n'eut que le temps d'apercevoir le missile avant que de crier :
« -A COUVERT ! »
Les guerriers en exo-armures se dispersèrent aussitôt, mettant en marche leurs propulseurs. Une fraction de seconde plus tard, un cratère fumant creusait les marches brisées.
Dans le ciel rougi, tandis que le soleil déclinait à l'horizon, une nuée de vaisseaux aux formes hideuses, comme des appareils fabriqués de toute pièce, zébraient le ciel de tirs aussi nombreux qu'imprécis. La plupart des vaisseaux fendaient les airs en canardant à l'aveugle la cité de Kal'aond'wyn, comme des taureaux furieux. Mais d'autres, véritables forteresses volantes, volaient en rase-motte tout en déversant un tapis de bombes dévastateur.
Les guerriers de feu s'abritaient derrière les tourelles éventrées, tirant avec désespoir sur cette flotte maudite qui anéantissait les efforts de dizaines d'années d'installation.
Shas'vre Xotes Aior gardait son sang-froid, et aux côtés de son supérieur, il tentait d'atteindre de ses lance-missiles ces cibles bien trop rapides. Jetant un bref regard de côté, il s'aperçut que les tourelles anti-aériennes étaient encore, pour la plupart, intactes.
Le commandeur s'en était déjà rendu compte, et il envoya les Por prévenir les Shas'la. Ces derniers devaient entrer dans les complexes de défense sans éveiller les soupçons de ces mystérieux agresseurs. Il fallait pour cela faire une diversion. Shas'O Azer regarda un bref moment Xotes Aior et lui dit :
« -Shas'vre, vous êtes le deuxième ici après moi. Tous les Shas'el sont partis depuis longtemps. Vous allez prendre le commandement, et si je ne survis pas, vous continuerez à assurer votre rôle pour l'Empire tau !
-A vos ordres, commandeur.
-Bien. Je sais que je peux compter sur vous. »
Il attendit quelques secondes, puis à l'instant même où un nouveau bombardier passait dans le ciel, il s'envola, catapulté par la puissance de ses propulseurs.
« -Harrr, harr, harrr ! jubila Exploz Massakr. I fui kom délapin !
-Zait jainyal, chaif ! » reconnut Bidouy Toutruk, aux commandes du super-chasseur, faisant office de vaisseau de combat amiral pour la flotte ork en milieu terrestre.
« -Gork et Mork i s'ron kontan ! ALLAI PULVAIRIZAI MOITOUSSA ! Seu soironva bienmanjé ! »
Il contemplait de son visage hideux la ville tau, que ses hommes réduisaient proprement en miette, et ce spectacle de destruction le plongeait dans une joie ineffable.
« -Chaif, chaif ! couina Gobby, qui regardait un panneau de contrôle encastré dans une tonne de câbles. Sé koi toutsé lumyair ?
-Aaaah, té toa, sâle grot ! Lèss légran travayé !
-AAAH ! Big Boss ! J'kroi k?on ai touché ! hurla le mékano.
-Kés'tu m'chant, abruti ?
-Les raiakteurs goch?son bouziyé !
-BAH é alor ? Y?a toujourlézot ! »
Une voix rauque crachota dans le haut-parleur du vaisseau :
« -Euuh chaif, ici l'nobz Kassgueul ! J'kroi k?on na atrapai un truk !
-Komansa, un « truk » ?
-Sé vré, approuva Bidouy Toutruk, son chasseurr ai justendsou de nou, et y?a un truk !
-Onva voarsa. »
Effectivement, accroché à la tôle de la navette ork, filant pourtant à une vitesse impressionnante, un tau dans une exo-armure se cramponnait.
« -On diré un moustik, il adu s'rakroché o murs plin de boud'féray ! commenta Gobby.
-Tétoi, le Gob ! hurla le Big Boss en lui décochant un coup de pied puissant qui l'envoya buter sur le pupitre de commande. Sépa inninsekt, sé un sal tau ! Janné d'ja vu kan jété jeun !
-Chaif ! s'exclama le mékano ! Il a fé soté la porteu du chasseurr, ilé entré d'dan !
-Hinkoikoman ? »
Sous les yeux des trois peaux vertes médusés, le chasseur du Nobz Kassgueul enclencha une courbe elliptique, puis partit en vrille et fonça vers le sol' où il s'écrasa dans une gerbe de flammes rouges.
« -bon bah au moin leu moustik aimaur ! remarqua le Big Boss.
-J'kroi pa, dit Gobby en se frotta la tête. J'lai vu s'envolai un p?tipeu avan.
-KOOOOAAA ?
-Chaif, y?a dé sortdeu tour ki noutir dessu ! »
Transpercé par les tirs des canons ioniques, le vaisseau mamiral d'Exploz Massakr tomba en piqué, puis passa à travers plusieurs immeubles avant d'arrêter sa course, au milieu des ruines.
Le commandeur revint se poser près du capitole, là où le QG de la défense tau s'organisait.
« -Félicitations, commandeur, s'exclama Aior. Bel exploit ! »
Rechargeant ses lance-missile, le Shas'O interrogea son second :
« -A ton avis, à qui avons-nous affaire ?
-heum' Aucune idée. Les seuls races que j'aie combattues jusqu'à maintenant sont les humains, les tyranides et un peu les eldars. Mais ce n'est rien de tout ça.
-Ce sont des orks ! Dans le vaisseau que j'ai abattu, il y avait cinq peaux-vertes. C'est la race la plus bestiale, la plus barbare et la plus folle de la galaxie.
-Mauvaise nouvelle.
-Nouvel Exercice. Vous avez réussi à enclencher le système sol-air ?
-Affirmatif. Les tourelles criblent de trous les vaisseaux ennemis. Mais la plupart se posent d'eux mêmes, à court de carburant, sans doute.
-Où sont nos chars ? Ils devraient être là à écraser les fantassins ennemis !
-Les éthérés les ont envoyé chercher. Ils rassemblent d'ailleurs eux-même les broadside du camp militaire de Tian. Ils seront là d'ici trois heures, avec le gros de l'infanterie. Nous n'avons pour l'instant que la garnison. Et un conclave de capucins est parti rallier les mesnies kroots en chasse dans le secteur.
-Evidemment, il a fallu que cette double invasion survienne justement pendant les grandes man'uvres !
-Double invasion ?
-Des orks et des Space marines : deux des plus grands ennemis, parmi les plus obstinément opposés au Bien Suprême ! »
Shas'o Benoît
20/11/04 , 21:48
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Quelques jours seulement s'étaient écoulés depuis le premier contact entre le gouverneur rebelle de Toregordabis, le jeune Oio Vim, et l'expédition eldars noirs. Mais déjà des plans communs avaient été formés. Sous les conseils du voivode, les anciens gardes impériaux sortirent de leurs forteresses souterraines pour investir les plaines. Accompagnés des sentinelles et appuyés par les quelques régiments de chars encore sous leurs ordres, les révoltés marchèrent résolument vers Malerne, capitale de leur planète.
Les éthérés présents lors des réunions, en particuliers Aun'el Xotes Giuv, avaient désapprouvés cette stratégie quelque peu risquée. Mais jusqu'à présent le plan des pirates eldars semblait marcher. Du reste, il était assez simple : lors des brèves instants de répit, durant lesquels la flotte des space marines devaient rebrousser chemin pour se ravitailler en carburant, des frappes chirurgicales sur les flancs commencèrent de déstabiliser l'avancée des Dark Angel. Pour finir, un bombardement en masse des campements acheva de sonner la retraite des ennemis.
Mais chacun savait qu'une déroute si rapide ne convenait pas à des space marines dignes de ce nom. S' ils reculaient, ce serait pour mieux frapper ensuite, une fois leurs forces parées à l'assaut final. Aussi les eldars noirs poussèrent-ils les gardes impériaux à quitter leurs retraites pour talonner les adversaires, et leur empêcher de faire volte face.
Les milliers de troupes coalisées taus et humaines marchaient maintenant vers Malerne, suivant de près les légions de l'Empereur. Protégés par un barrage de tir et une maîtrise du ciel, assurés par les raiders et les mantas, ils avançaient à courte distance, se gardant bien de provoquer un assaut contrariant. Oui, les Dark Angel fuyaient. Mais il ne fallait aps les provoquer au corps à corps, ou la contre-attaque se solderait en débâcle ! Seules quelques escouades de cérastes accompagnaient cette grande marche, mais de nombreux transports edars noirs sillonnaient le ciel.
A bord de sa spacette de commandement, Aun'el Xotes Giuv regardait les forces conjuguées des rebelles progresser à ce rythme soutenu, tout en soupirant :
« -L'arrière-garde est empêtrée dans les forêts, nous devrions l'attendre ! Nous allons à une allure bien trop rapide?
-Nous devons exploiter notre prise d'initiative ! répondit Oio Vim. Plus tôt nous occuperons la capitale, plus tôt nous pourrons cesser l'approvisionnement en munitions des space marines.
-Mais nous avons encore plusieurs compagnies et parties de chasse disséminées dans les collines ! Il faut attendre de recouvrir toutes nos forces !
-Bah ! Avec l'appui de nos nouveaux alliés, nous serons assez forts pour prendre la ville.»
Arrivé sur la grande place, le Général Ganga descendit de sa moto ravenwing, et il alla rejoindre les sentinelles sur le parapet. A quelques distances des murailles, une immense armée de xénos alliés aux traîtres marchait vers la capitale, survolée de dizaines de vaisseaux.
« -Les tireurs de DCA sont-ils parés ?
-Affirmatif, dit Zenobus. Tous attendent d'être à portée pour ouvrir le feu.
-Combien de blindés avons-nous perdus ?
-Une cinquantaine, assura le subordonné. Mais la plupart étaient encore en état de marche quand nous avons rebroussé chemin. Après décontamination, ils pourront sûrement recouvrir leur splendeur.
-CHIENS DE TRAÎTRES D'HERETIQUES ! jura le commandant. Prions l'Empereur, afin qu'il nous assiste dans ce combat. »
Les Dark Angels commençaient à peine de psalmodier leurs litanies, que déjà les navettes adverses franchissaient les murs de la cité, en larguant des grappes de missiles sur les blockhaus. Les officiers des tourelles ordonnèrent alors que l'on ouvre le feu, et des tirs de laser crépitèrent dans le ciel, abattant plusieurs antigravs et les envoyant au tapis. Des groupes de scouts et des escouades entouraient alors les carcasses, purifiant les décombres au lance-flammes et achevant les survivants.
Sur la muraille ouest, les tirs de bolter répondaient aux pluies de projectiles ioniques fusant du sol. Plusieurs Ta?lissera se mirent dans la ligne de mire des space marines, et couvrirent du mieux qu'ils purent des escouades de démolition. Les cibleurs pointèrent les portes de leurs désignateurs, et les railguns fracassèrent les battants. Des Leman Russ en recul lâchèrent sur la voûte de l'entrée une salve d'obus, et tout un pan de la barrière tomba dans un nuage de poussière. Appuyés par les tirs précis des ratlings et des stealth embusqués, les cérastes et quelques ogryns s'élancèrent à l'intérieur de la ville, butant bientôt sur une ligne de space marines d'assaut.
Près des lignes arrières, Aun'el Xotes Giuv commençait à croire en la victoire, quand soudain la flotte eldar noir se scinda en deux, et tandis que les transports plongeaient résolument vers les rues délabrées de Malerne, les chasseurs raiders se mirent en devoir de prendre en chasse les antigravs taus ! Avant que les Kor aient compris d'où venaient les rafales de tirs perforant leurs tôles, leurs appareils explosaient dans des gerbes de flammes.
Saisissant son communicateur, l'éthéré cria à tous les Shas'vre :
« -Trahison ! Les pirates eldars ont trompé nos espoirs ! Décrochez immédiatement et rebroussez chemin vers les monts d'Ellirian, l'artillerie va tenter de couvrir votre retraite ! Il faut sauver le plus de vie possible avant qu'il ne soit trop tard : pour le Bien Suprême ! »
Oio Vim, quelque peu décontenancé, se retourna vers l'Aun en rageant :
« -Vous êtes fou, vous aussi ! Si près du but !
-Je préserve avant tout la vie des Shas' Et je vous conseille d'ordonner aussi la retraite de vos hommes.
-Mais'
-La victoire n'est plus à notre portée, gouverneur. Pris entre deux belligérants, nous ne pouvons résister. Il faut repartir vers nos refuges et mettre au point une meilleure tactique.
-Soit' »
Les armées rebelles, durement touchées par les ripostes des troupes Dark Angels, se débandèrent rapidement et retournèrent en désordre vers les lignes arrière. Seules quelques bandes de vétérans, des CRISIS et des troupes de choc impériales, tentèrent de couvrir leur retraite ; les STEALTH et les ratlings s'esquivèrent discrètement, mais les troupes déjà entrées dans la capitale ne purent reculer ; piégées entre les cérastes et les space marines d'assaut, ils moururent l'arme à la main.
Mais la bataille n'était pas finie. Dans le quartier nord, les derniers défenseurs de l'Empereur cédaient peu à peu du terrain face aux eldars noirs. Dans ces zones, presque toutes les forces des pirates de l'espace avaient débarquées, et plusieurs Talos faisaient voler en éclat les barricades ; les space marines, groupés autour des plus vieux et plus expérimentés d'entre eux, les Dreadnought, se retranchaient toujours plus loin au sud, reculant face aux gorgones et aux sombres combattants leur livrant un combat sans merci.
Erogaad lui-même, le grand Voivode, accompagné de ses incubes, chargeait les positions adverses et tranchait les armures vénérées de sa lame énergétique. Comprenant dans quelle situation il risquait de se trouver, Palpitus Ganga réunit les dernières troupes de réserve et fit rassembler les escouades dévastators sous le commandement de Sirius Lumenis. Il lui ordonna de se poster sur les toits des maisons sur toute une ligne coupant la ville en deux ; puis il envoya les terminators protéger le palais. Enfin, à la tête d'une vingtaine de motos d'assaut, il s'élança vers les rangs des xénos.
Erogaad se disait que finalement, ces fameux space marines n'étaient pas si puissants que cela? Quand soudain des rapports confus fusèrent tous le long de son armée. Les fléaux lui rapportaient des nouvelles des quartiers sur les flancs : à l'ouest, plusieurs escouades avaient été ravagées par des tirs de lance-missile, et plusieurs raiders avaient été abattus ; à l'est, une charge de motos avait mis en fuite les gardes noirs, et seul le sacrifice de nombreux cérastes avait pu empêcher l'effondrement des troupes. Le voivode ordonna alors à ses incubes de cesser le combat, et il fit reculer ses eldars de plusieurs dizaines de mètres. Puis, une fois les lignes d'affrontement stabilisées, chacun des deux camps creusa des tranchées dans le sol des rues.
Le sergent Horacius Fazad, le pied posé sur un baril renversé, rechargea son bolter tout en remarquant :
« -Hum ! Ils ont subi de lourdes pertes, mais l'affaire était rude. Demain sera un nouveau jour pour servir l'Empereur dans un combat pugnace. Nous aurons bientôt l'occasion de prouver notre valeur.
-Certes, approuva Yrich, abrité derrière une colonne de la façade du palais. Heureuse idée qu'a eue notre commandant, de nous envoyer ces quelques terminators en renfort. »
Sur les marches du capitole s'alignaient les susdits terminators, armes au poing, scrutant le moindre mouvement dans les ruelles. Des space marines qui gardaient le bâtiment, il ne restait plus que douze Dark Angel et quatre Ultramarines, sans compter Sirius et Yrich. Une voix anxieuse interpella ce-dernier :
« -Télépathe, frère Télépathe !
-Qu'y a t-il, frère Georgius ?
-Venez voir les écrans du capteur-satellite ! C'est' c'est incroyable ! »
Quelque peu inquiet, le psyker, talonné par l'Ultra, s'approcha du space marine qui contemplait un panneau de contrôle installé dans un poste de communication avancé. Ils se postèrent devant l'écran, et regardèrent'
« -Par l'empereur !
-Il faut immédiatement prévenir le commandant ! »
Shas'o Benoît
01/12/04 , 19:22
Le sergent Iron Hands Sephir, posté sur une colline non loin d'une plaine recouverte de hautes herbes, finissait de brancher les câbles de la tourelle radio. Le panneau radar se mit à pivoter sur lui-même de plus en plus vite, jusqu'à disparaître dans une spirale grisâtre, dans un ronronnement régulier. Les quatre autres membres de l'escouade, à deux pas de leur chef, observaient les ondulations des fougères, parés à anéantir la moindre créature en sortant. Ce qui leur sauva la vie, car une bête longue de deux mètres, un véritable monstre, croisement entre le loup-garou et le lion, jaillit des bosquets en hurlant. Les tirs précis des bolters lui déchiquetèrent la tête, et le fauve tomba au sol, raide mort.
« -Il semblerait, sergent, que cela soit le seul danger dans les environs.
-Parfait, frères ; le commandant à choisi judicieusement l'emplacement de la balise. Nous allons pouvoir rentrer à la base. »
C'est alors que deux projectiles frappèrent de plein fouet un des space marines, et creusèrent deux cratères noires dans son armure.
« -Qu'est-ce que? »
Un nain surgit des grandes herbes en contrebas en vociférant. Avant que le surhomme n'ait appuyé sur la gâchette, une hachette fendit les airs en tournoyant et se ficha dans son bras, lui arrachant du même coup l'usage de sa main droite. Ses camarades répliquèrent aussitôt, et le petit être, malgré sa cuirasse en fer, ne résista pas aux bolts.
« -Frère, rien de grave, j'espère ?
-Non sergent ; on aurait dit des balles primitives' »
A cet instant, une clameur fusa des bosquets, et des centaines d'autres caskads jaillirent des buissons, la hache à la main.
« -Iron Hands, feu à volonté ! Frère Tichis, envoyé un message au camp ! »
Submergés par leurs innombrables ennemis, les quelques soldats de l'Empereur se retrouvèrent bientôt encerclés, et ils rangèrent leurs bolters pour prendre à deux mains leurs épées. Combattant de leur mieux face à ces adversaires endurcis et trop petits pour être atteints, les space marines chargeaient en tranchant les têtes et repoussant du pied les nains sauvages.
Tichis, le plus jeune space marine de l'escouade, hurla à son sergent :
« -La base dit qu'elle ne peut envoyer du renfort. Ils sont eux-mêmes assaillis par une masse de ces êtres. Nous devons rentrer et faire notre rapport.
-Soit, répondit Sephir. Allumez vos réacteurs ! »
Dans un nuage de fumée blanche, les surhommes s'envolèrent, propulsés par les fusées miniaturisées. Quelques secondes après, plusieurs tirs de feu fracassèrent la butte, vaporisant la terre et l'émetteur radar.
L'escouade franchit en quelques minutes les dix kilomètres la séparant du camp, pour découvrir un spectacle à la fois surprenant et inquiétant : une véritable marée de guerriers barbus se jetait sur les lignes des Iron Hands, au mépris du danger. Armés de fortes doloires et de lours marteaux, ils fracassaient les guerriers de l'espace, les contraignant à reculer. A chaque seconde qui passait, plusieurs space marines tombaient à terre, renversés ou épuisés par l'ardeur des nains qui les achevaient de leurs tranchantes armes. A quelque distance, des groupes d'arquebusiers tiraient sans relâche sur les grands guerriers, tuant net ceux qui oubliaient de remettre leur casque sur la tête. Certains nains aux armures brillantes comme le diamant semblaient mener les troupes à l'assaut, transperçant leurs ennemis.
Sephir se posa près des hangars des motos ravenwings. Déjà les pilotes écrasaient les manettes de leurs lourdes poignes et partaient dans un vrombissement pour se jeter dans la mêlée en déchargeant une grêle de balles sur les autochtones. Burtox était passé maître dans l'art de piloter une moto d'assaut, même pour un sergent de space marines ; brandissant fièrement sa scie-tronçonneuse, il fendit en deux les rangs ennemis, tuant avec implacabilité.
Limignus déboula d'une tranchée en contrebas, suivi d'une dizaine de subalterne ; apercevant l'escouade de reconnaissance, il s'exclama :
« -Vous voilà enfin, frère Sephir ! Votre aide sera la bienvenue, on croirait qu'il en sort de partout, comme des champignons ! Mais nous avons le désherbant approprié ! »
Chacun d'entre eux portait un lance-flamme lourd, prêt à l'emploi. Limignus guida ses neufs compagnons en lançant par-dessus son épaule :
« -Si cela ne les arrête pas, il nous faudra utiliser la flotte orbitale ! »
Postés sur différents bunkers, les devastators pointaient leurs missiles sur la foule de caskads, ne cherchant même pas à trouver une cible particulière. Sortant de son QG, Aroyd posa sa main sur l'épaule de Marcus Vinceas et soupira :
« -Il semblerait que nous ayons un nouvel adversaire avec lequel compter, hum ? »
Huron sombrecoeur
02/12/04 , 2:18
Bien bien bien, j'adore ta description de la bataille avec les tau et les eldars noirs, c'est tres bordelique mais assurement realiste (une guerre dans une ville ca doit etre bordelique, et oui plein d'évènements arrivant en meme temps surtout si les protagonistes ne sont pas loin les uns des autres). Tu es fidèle à ton style, et aussi j'aime bien les sortes d'Ewoks c'est simpa...
bref continue ton petit bonhomme de chemin mon gars^^
Shas'o Benoît
08/12/04 , 18:09
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Merci, il y en a au moins encore un qui lit mon texte...

La suite :
Le psyker suivit les soldats en armure qui couraient vers le front, transportant des ceinturons lourds de balles en acier. La bataille faisait rage et de toutes parts, des explosions lumineuses déchiraient le ciel. Elles n'auraient pas manquer d'effrayer des troupes ordinaires, mais il s'agissait de space marine, et ce n'est pas une pluie de feu qui les effrayerait ! Fendant les rangs ennemis, le commandant arrosa les nains de gaz incandescent, répandant devant lui des traînées de flammes bleutées. Autour de lui, ses frères l'imitaient en chantant un cantique à la gloire de l'Empereur.
Les rangs des caskads commencèrent à décrocher, au vu des terribles pertes qu'ils subissaient. Les Pebs, restés à l'arrière, décidèrent alors de changer de tactique, et ils firent sonner le repli. De nombreux nains chargèrent dans l'énergie du désespoir, mais la plupart se débandèrent aussi vite qu'ils étaient venus. A l'aile droite seulement, les affrontements ne cessèrent point, et les nobles nains ordonnèrent à toutes leurs escouades de cracheur de lumière de concentrer leurs tirs sur les retranchements de cette zone.
Les cracheurs de feu, élite des troupes autochtones de Tah?nara, s'armaient d'imposants fûts de canon, et déchargeaient sur leurs proies des éjectas en mitraille, fauchant les malheureux dans leur ligne de mire. Alors les guerriers en armures de Carbonium se jetèrent sur les space marines retranchés, et un âpre combat s'engagea, hache contre épée, armure enchantée contre combinaison blindée. Des arrières des rangs caskads sortit un haut personnage, drapé dans une bure noire, et il courut si vite vers la base assaillie qu'aucun tir de bolt ne l'atteignit. L'étrange personnage arriva dans les tranchées pour appuyer les nains, et dégainant un glaive aux reflets vert pâle, il voltigea autour des space marines, pénétrant cruellement leurs plaques d'armure.
Marcus Vinceas s'arrêta soudain de tirer sur l'ennemi, et cria à son supérieur, via le communicateur :
« -Commandant Operatum, je ressens une déformation du warp ! Il y a un autre psyker ici?
-Lequel de ces chiens est-ce donc ?
-Je crois que c'est le nouveau combattant en longue cape noire? Je vois les déformations de l'immatérium autour de son aura.
-maudits soient les xénos ! Je vais lui régler son compte. »
Aroyd fit signe à ses compagnons de lui ouvrir un passage vers les complexes est, et il se tailla une voie à coup de lance-flamme. Bientôt il rejoignit les derniers space marines dans les positions avancées. Ces-derniers canardaient les routes au moindre mouvement, empêchant les nains de passer un coin de rue. Limignus était callé au pied d'une barricade de sacs de sable, et il salua brièvement son commandant :
« -Des renforts, et non des moindre ! Vous avez bien fait de venir, il y a un espèce d'indigène géant tapi de l'autre côté de la rue et'
-Je vais m'occuper de lui, vous, couvrez-moi, empêchez ses camarades de venir l'aider, c'est tout ce que je vous demande. »
Il rejeta son flammeur et prit son épée-scie à deux mains, puis alluma ses réacteurs dorsaux et fonça vers l'autre mur. Soudain une forme enroulée dans un large habit sombre sauta hors de son abri et planta sa lame dans le dos du commandant, tranchant d'un coup les câbles d'alimentation des propulseurs. Operatum redressa alors en catastrophe et se posa en vitesse, puis chargea son adversaire. Ce ?dernier semblait intouchable, esquivant inlassablement les coups et bloquant la lame bénie du space marine. Fulminant de rage, Aroyd pressa son ennemi en multipliant les assaut à une vitesse folle. A chaque fois, le sabre recourbé aux rainures verdâtres stoppait dans sa course l'arme du fils de l'Empereur. Mais l'Iron Hands attendait un instant d'inattention pour frapper.
Les caskads embusqués derrière le bâtiment sortirent de leur couvert pour tenter de secourir leur allié, mais les marines les repoussèrent par une salve de tirs meurtriers. Aroyd profita de cet instant de surprise pour brandir sa poigne gauche, sa pince bionique qui remplaçait depuis de nombreuses campagnes sa main qu'il avait laissée dans un affrontement sur un monde jungle, et il cingla son adversaire, le projetant avec force contre la façade derrière lui. Le space marine sentit alors monter en lui la haine, le mépris et la fureur : c'était un homme ! Un psyker, certes, mais un humain, un ancien serviteur de l'Empereur ! Le clouant au mur, il plaqua son épée sur le vaincu en grondant :
« -Qui es-tu, pourriture d'hérétique, que ton nom soit maudit à jamais ? »
L'ancien télépathe releva fièrement la tête, tentant d'oublier les élancements de douleur qui le tiraillaient, et il répliqua fièrement :
« -Gan Invectivus, et je ne regrette rien ! »
Aroyd voulu l'éventrer d'un coup, mais il fut soudain foudroyé par un déchirement dans son esprit, et portant sa main unique à la tête, il essaya de retirer son casque. Invectivus eut un sourire dédaigneux, et s'apprêta à décapiter le fils de l'Empereur en ricanant :
« -Rien de telle qu'une petite frappe psychique pour calmer les plus rustres combattants ! »
Limignus comprit aussitôt que son commandant, torturé par quelque pouvoir dantesque, allait succomber si l'on n'agissait pas. Il pointa alors le rebelle de son arme et tira?
En une fraction de seconde, Gan perçut l'arrivée du projectile. Il se trouvait dans un dilemme insoluble et il devait décider, et vite. S'il frappait le space marine, il n'aurait plus le temps d'éviter la balle. Il soupira, s'esquiva brusquement, disparut dans les rangs des caskads qui faisaient retraite.
Quand Aroyd recouvrit ses sens, l'ennemi fuyait au loin. Limignus, Sephir, Burtox et les autres sergents lui firent un rapport détaillé des affrontements en chaque zone de la base. Enfin, Marcus se présenta à son supérieur et déclara :
« -J'ai fait des recherches dans les archives, ainsi que dans tous les documents que nous avons pu glaner dans les avant-postes ennemis attaqués. Il semblerait que ce psyker ait été envoyé il y a de cela plusieurs dizaines d'années ici, pour y étudier les populations. D'après ses rapports, plusieurs petites colonies de l'Impérium ont été fondées, mais depuis plusieurs années, le centre du système solaire sur Toregordabis, a perdu toutes traces de ses activités. Il apparaît qu'il a commencé à s'intéresser de trop près aux secrets des xénos de ce monde, et c'est la principale cause de l'envoi de ce chapitre dark angel dans le secteur. »
Huron sombrecoeur
09/12/04 , 12:25
c'est interessant il y a encore une intrigues apres celles des tau, c'est pas completement bourrin^^ . Je m'attendais a ce que ca finisse en bain de sang , mais il y a encore un soupcon de mystere qui donne du charme c'est bien ce genre de rebondissement^^
Shas'o Benoît
12/12/04 , 18:51
Qu'est-ce que tu croyais Huron, j'écris pas des textes 100% grobill, moi !
Alors voilà la suite :
Un ciel de plus en plus obscur envahissait l'air lourd de Malerne. Entre les ruelles ébranlées, les remparts de débris protégeaient les lignes de front, où space marines et eldars noirs se toisaient froidement. Le silence était tombé depuis plusieurs heures, et chacun attendait que la bataille reprenne.
Dégainant son épée, le voivode Erogaad aboya au pilote du raider :
« -Fonce à pleine puissance vers leurs barricade? maintenant ! »
Le transport chargea à tombeau ouvert à travers les positions des eldars noirs, fauchant au passage plusieurs fantassins, et la plupart des autres chars légers le suivirent dans une charge infernale. Le premier de la cohorte franchit les dernières haies élevées et se précipita vers les sacs de sable des dark angels.
Palpitus entendit un crépitement dans son communicateur, et une voix lui annonça :
« -Mon commandant, les xénos tentent une percée ! Ils se jettent sur les premières défenses ! Att' ! »
Le meneur des fils de l'Empereur saisit son épée énergétique et hurla à ses hommes :
« -hardi, mes frères ! Il faut repousser un assaut ! »
Les raiders frappèrent de plein fouet les barricades, et le premier des transports explosa dans une gerbe de flammes. Le voivode se réceptionna à quelques mètres, ses incubes à courte distance. Ils se rallièrent et marchèrent résolument vers le capitole, déchiquetant de leurs lourdes hallebardes les défenseurs qui leur barraient la route. Derrière eux, plusieurs vengeurs tourbillonnaient autour des décombres des maisons, s'abattant avec violence sur les escouade d'assaut arrivant en renfort. Appuyé par sa piétaille, le chef des eldars noirs entra profondément dans la ville, fauchant de sa maudite lame les marines tentant de le ralentir. Il entendit dans le lointain le crissement caractéristiques d'énormes pinces métalliques, et un sourire cruel se dessina sur son visage : les talos allaient entrer en action !
Déversant sur les rangs de l'Imperium une pléthore de feu, les chars eldar noir repoussèrent les guerriers. Lumenis Prit le commandement des Dévastators du secteur, et les exhorta à tirer sur les dangereux blindés xénos. Ganga, accompagné de deux dreadnought et d'une vingtaine de Dark Angel, faisait tout son possible pour rejoindre Erogaad et l'affronter. Mais de nouveaux extra-terrestres affluaient, et une escouade de Mandragores en furie lui barra la route. Adressant une courte prière à l'Empereur, il frappa à gauche et à droite, entre les tirs des lance-flamme des deux Vénérables.
Horacius Fazad marchait au côté d'Yrich Pyell, à la tête des quatre Ultramarines encore en vie. Ils avaient laissé le palais sous la protection de frère Georgius et des terminators.
« -M'est avis, avança le sergent marine, que de nouveaux ennuis sont à prévoir. Cette structure bouchant notre champ radar dans l'espace ne peut être une flotte alliée?
-Je crois, hasarda, le télépathe, que bien peu de races sont capables de construire d'aussi grands vaisseaux? A ma connaissance, seuls une flotte-ruche tyranide ou un vaisseau-monde ont une taille comparable. Il faut immédiatement faire un rapport à Palpitus Ganga. »
Pressant le pas, ils franchir un coin de rue, et se retrouvèrent à quelques foulées du voivode et de sa suite, qui arpentaient les allées en direction du centre de commandement. Tirant une rafale de bolts, les fils de l'Empereur se plaquèrent derrière un mur désagrégé. Les eldars noirs poussèrent des soupirs de plaisirs en sentant les tirs les blesser, et ils coururent en hurlant.
« -Retournons au palais, vite ! Ils sont trop nombreux ! »
Les space marines se replièrent et rebroussèrent chemin aussi vite que possible. Yrich vit qu'un des ultras n'était plus avec eux ; tournant la tête, il vit son frère d'arme au milieu d'une masse de xénos en armure noire. Le marine était bien visible, tache bleue au milieu de la lugubre tempête qui l'environnait.
Erogaad, rendu à moitié fou par la puissante drogue qu'il venait d'ingurgiter, se jeta avec rage sur l'ultramarine et le contraignit à reculer. Le malheureux succombait déjà, sabré par les tranchants des morgenstern. Le voivode ricana avec satisfaction et trancha les deux mains de son adversaire d'un seul coup, puis se glissa dans son dos et enfonça son arme dans son dos jusqu'à la garde. Le space marine tomba à genou en gémissant, et le maître eldar noir le décapita, envoyant rouler le casque sur le sol retourné. Il fit volte-face et se précipita vers la haute silhouette du palais de Malerne, ses incubes l'entourant de leur mer de piques sanguinolentes. Il arriva au pied du grand escalier, et aperçut, retranchés derrière des colonnes brisées, une dizaine de terminators parés au combat. Elevant son sabre teinté de sang, Erogaad cria à ses suivants :
« -Encore un effort et la victoire est à nous ! »
Il allait gravir les premiers échelons, quand un sifflement transperça les nuages, et une nuée de wyper fendit les airs, piquant droit vers la cité. Volant en rase-motte, elles ravagèrent les rangs des deux belligérants à coup de lances ardentes et de catapultes shuriken. Bientôt de nombreux serpents descendirent à leur tour en quittant la haute atmosphère, et des falcons se profilèrent dans les cieux.
Assez loin à l'ouest, les taus et les Gardes Impériaux reformaient leurs rangs, quand une flotte eldar les survola à faible altitude, larguant plusieurs tirs bien placés. Les Exo-armures tentèrent quelques rafales sur les antigravs, mais ils filaient bien trop vite ! Aun'el Xotes Giuv regarda avec gravité le gouverneur Oio Vim :
« -Il va falloir monter des tourelles ioniques et organiser le camp : un nouvel adversaire vient de débarquer.
-Vous parlez des eldars d'Aerwilsir ? Il y en avait quelques-uns ici, et ils n'avaient rien d'impressionnant : minces, faibles et'
-Les eldars, même exodites, ont un glorieux passé derrière eux, et des armes dévastatrices. Nous risquons de l'apprendre à nos dépens. »
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Je n'ai qu'une chose a dire: c'est très bien écrits, le texte est agréable a lire, l'histoire est intéréssante, je la suis depuis le début, vraiment je suis étonner.
Bonne chance pour la suite.
BK
Shas'o Benoît
19/12/04 , 13:19
Hélas, à partirn de demain et ce pour une semaine, je n'aurais plus d'ordinateur... Je tacherai de poster la suite sitôt que mon PC sera revenu.
Huron sombrecoeur
19/12/04 , 13:43
Prend ton temps pour ecrire, ne gache rien dans l'empressement ( a part si c'est deja ecrit )
Shas'o Benoît
24/12/04 , 13:31
J'ai reçu mon ordi plus tôt qu'escompté, alors voilà la suite :
Erogaad regarda une nouvelle wyper passer dans le ciel, fendant les nuages de poussière. Serrant les dents avec rage, il se retourna vers ses incubes et leur fit signe de se replier :
« -Dites aux talos de reculer, et faites tirer les vengeurs, les plate-formes, que sais-je ? Ne laissons pas les eldars nous voler notre triomphe ! »
A cet instant, un vrombissement assourdissant fit trembler le sol, et une trentaine de motojets élancées traversèrent la place en déchargeant leurs armes sur tout être vivant. Trois incubes mordirent la poussière, et les shurikens lacérèrent le bras du voïvode en profondeur. Ses servants le soutinrent, et faisant rempart de leurs corps, l'emportèrent à l'arrière-garde. Plusieurs escouades de gardiens investirent le centre-ville et fauchèrent les occupants d'une plétore de tirs lancés par les canons à distorsion. Toujours alignés derrière leur barricade, les terminators attendaient imperturbablement l'assaut des xénos, quels qu'ils soient. Horacius, entre ses derniers confrères ultramarines, écoutait Georgius donner ses directives :
« -Tenez bon, les renforts arriveront sous peu ! Le capitole doit être tenu, pour la gloire de l'Empereur ! Armez vos canons, tirez avec précision ! »
Une rafale de missiles évapora toute une rangée de maisons en ruine, désagrégeant les moellons de béton en une seconde. Au milieu des nuages de décombres, de massives silhouettes émergèrent peu à peu, comme une vision apocalyptique. Quatre seigneurs fantômes avançaient vers le capitole, accompagnés de deux archontes et d'une foule de gardes fantômes ; les pulsars éventrèrent les sacs de sable et annihilèrent en quelques instants les premières défenses, tuant net deux terminators ; les survivants déchargèrent leurs bolters sur les xénos morts, tentant d'ignorer les seigneurs fantômes ; ils savaient n'avoir aucune chance face à ces êtres non-morts, dont l'endurance et la détermination étaient inébranlables. Yrich Pyell se concentra et déchargea sur les deux psykers un flux d'énergie foudroyante, mais les auras des pierres esprits et de la moelle spectrale toute proche catalysèrent les éclairs et les dissipèrent. Les seigneurs catapultèrent des jets de flammes sur les space marines et trois nouveaux défenseurs succombèrent. Georgius, saisissant son épée-tronçonneuse, passa la barricade et chargea l'aile droite des eldars en hurlant :
« -Avec moi, space marines, il faut nous tailler un chemin ! »
Les terminators survivants et Yrich Pyell lui emboîtèrent le pas, essayant de repousser, sinon de tuer les machines enchantées des xénos.
Shas'o Benoît
05/01/05 , 18:16
Le falcon rutilant se posa en douceur au milieu de la grande place, au pied de l'escalier en ruine. Les trappes s'ouvrirent, et Milidonyr, le vieux grand prophète, posa le pied sur Toregordabis. Plusieurs archontes l'accompagnaient, portant chacun une lame de sorcière aux reflets bleutés. Le vénérable gravit les marches une à une, et à chaque pas sa joie s'accroissait. Arrivé aux portes du palais, il se retourna pour voir avancer vers lui les gardiens, les nobles segneurs fantômes et les guerriers aspects ; dans le ciel zébré de fumées noires, les antigravs eldar formaient un ballet incessant, et les vrombissements des motojets ronflaient dans les rues de la ville. Kaelon Wyrdis, exarque des plus valeureux et des plus expérimentés des Dragons de Feu, arriva en tête de l'armée et salua le grand prophète, un sourire sur les lèvres :
« -Ô grand visionnaire, soit loué et que ton nom perdure ! Aujourd'hui notre bannière de pourpre et d'azur claque dans le vent de Toregordabis, au sommet de Malerne ! La majeure partie de la cité est désormais en notre pouvoir. Les mon-keighs ont fui dans les quartiers du sud, et les maudits frères ennemis se sont repliés au nord ! »
le ciel s'obscurcit peu à peu, au fur et à mesure qu'une sombre forme occultait le soleil : le vaisseau-monde Ychar survolait la planète, débarquant toutes ses armées dans l'ancienne capitale des hommes ! Milidonyr leva ses mains, et dit :
« -Bientôt Abyss viendra, et le temps du Renouveau fleurira ! »
Une salve de tirs fit trembler les piliers encore debout, et tous les eldars présents hurlèrent et exhultèrent, louant leur grand prophète et leur maître de guerre. Kaelon Wyrdis rejoignit ceux qui avaient choisi la voie du guerrier, et il organisa les lignes de défense ainsi que l'approvisionnement. Mais Milidonyr se détourna, et marcha sur les terrasses du palais. Avisant une colonne brisée, dans l'ombre d'un balcon, il s'approcha et déclara :
« -Ce monde sera bientôt nôtre, frère.
-Peut-être? » répondit une voix sépulcrale, de derrière la pierre. Uen forme sombre apparut, et voilà qu'un eldar se tenait devant lui, appuyé sur la rambarde. Il portait un casque aux couleurs vives, arborant d'horribles traits dorés sur un fond du noir le plus obscur. Son armure en adamantium brillait au soleil, mais d'une lumière triste et troublée. Une longue cape pendait dans son dos, retenue à ses épaules par une agrafe d'opale. Tournant son regard insondable vers l'exodite, il lança :
« -Ce n'est qu'un des futurs possibles, une des trames entrevues ! Que ferez-vous si vous échouez ?
-Nous n'échouerons pas, répliqua Milidonyr.
-Pourquoi avoir attaqué ici ? Notre objectif n'est pas sur cette sphère, et vous le savez ! Il faut frapper à Tah?nara, et affronter nos ennemis d'antan !
-Nous devions commencer par ici ! rétorqua le grand prophête ; nous ne pouvions laisser à l'Impérium tout un monde dans ce système, cela aurait représenté une menace bien trop importante.
-Vous épuisez vos forces contre les mon-keighs, que ferez vous quand vous arriverez devant les nécrontyrs, ou pire encore, le?
-Nous serons prêt, vous pouvez en être certain. Allez dire à votre troupe que nous Le récupérerons bientôt.
-Cela est souhaitable. »
L'arlequin s'enveloppa de sa cape, et en quelques instants, il se dissipa dans les airs, quittant Toregordabis pour rejoindre ses frères.
Shas'o Benoît
19/01/05 , 14:34
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Rah Lin, despote désigné par les dieux, regardait son ost le suivre, du haut de la colline. Dans l'immense plaine de hautes herbes, les milliers de guerriers nains avançaient, la hache à la main. A ses côtés, les porte-étandards brandissaient les bannières de pourpre tout en chantant de vieux lais de leurs montagnes ; cette fois, rien ne pourrait endiguer l'avancée des natifs de Tah?nara !
Le Peb reprit la marche, rejoignant la tête des colonnes. Fièrement il marchait, entouré de ses gardes du corps dans leurs armures rutilantes. Chacun portait un plastron de carbonium, un heaume en adamantium, un ceinturon d'électrum' leurs maillets runiques jetaient des éclats dorés sur leurs visières, et leurs pas lourds martelaient le sol poussiéreux.
Soudain des cris sauvages et des hurlements retentirent à l'est, et toute l'avant-garde s'arrêta aussitôt. Les cracheurs de feu, armés de leurs fusils métalliques, s'alignaient entre les guerriers, prêts à foudroyer tout ennemi. Les bruits bestiaux se firent plus puissants, à mesure que des ombres avançaient dans les fougères arborescentes, à quelques centaines de mètres d'eux.
Une haute stature drapée dans une bure noire : Gan Invectivus, anciennement archiviste de l'Imperium, renégat honni, s'approcha du seigneur des caskads, l'air inquiet et le sabre à moitié sorti du fourreau :
« -Qu'est-ce là ? Des bêtes ? »
Rah serra plus fermement le manche de sa cognée en murmurant :
« -La Bête? une meute entière en vadrouille. C'est un signe funeste. Soldatesque, préparez-vous à lacérer ! A mon commandement' »
D'entre les arbustes apparurent des dizaines de créatures au pelage zébré de rouge et de noir, toutes affichant des crocs hideux et des griffes en poignard. Reniflant les effluves des vents du désert, les fauves grondèrent et l'un d'entre eux, plus grand que ses congénères, poussa un hurlement de colère.
« -?FEU ! »
Une salve de projectiles enflammés s'abattirent sur les garous, leurs transperçant chairs, et des carreaux d'acier entrèrent profondément dans leurs crânes, pourtant seuls quelques-uns s'effondrèrent ; les survivants de la première vague se jetèrent, la langue pendante, sur le front de nains stoïques. Les loups démesurés bondirent en aboyant, mais les doloires brisaient leurs membres et fracassaient leurs corps vigoureux. En première ligne, Rah Lin et Gan Invectivus abattaient des garous sans relâche, comme s'ils avaient fait cela toute leur vie. La hache enchantée et le cimeterre enchantés découpaient les fourrures, aussi facilement qu'avec du beurre. Alors le meneur de la meute courut vers eux en bavant de rage, décidé à éventrer ces deux bipèdes récalcitrants. Gan se concentra et tendant la main vers la Bête, il déchargea sur elle un flux d'énergie pure, l'envoyant rouler au milieu de sa harde, raide morte. Ce que voyant, les autres carnassiers se replièrent dans les bois en hurlant. Courant sur leurs traces, Rah Lin s'écria :
« -Caskads, en chasse ! Ceux de la cité de Tirop, avec moi ! »
Le psyker le suivit en courant entre les branchages, tout en s'étonnant :
« -Ils nous attaquent, ils fuient, et maintenant on les poursuit ? Ce ne sont que des carnivores'
-Il faut les asservir, les enchaîner ! répliqua Rah Lin. A Tirop, les Pebs se sont entraînés depuis des générations à dompter les Bêtes de Tah?nara ! Cela fera un atout de plus dans notre manche ! »
L'armée des caskads s'enfonça dans les forêts de fougères, s'écartant pour un temps de son objectif, la base des space marines. Cependant leurs man'uvres ne passèrent pas inaperçues pour tout le monde : au creux des rochers, Xizatokis regardait de ses deux yeux verdâtres les forces naines converger vers le nord. Attendant encore un instant, il rengaina son fusil au métal froid et gris pour rejoindre la Nécropole.